Romook, ectoplasme bloguique

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mercredi 27 décembre 2006

...le bonheur, le réveil.

La fleur était là et tu ne la voyais pas.
La fleur est là et tu arraches ses pétales par moment.
La fleur est là et tu te retires pour lui laisser la place et la lumière qu'il lui faut par moment.
La fleur est là et tu l'aimes par moment.
La fleur est là et elle t'aimes par moment.
La fleur est là et elle aime ça éternellement.
Mais, cette fleur que tu vois, pourquoi ne la regardes-tu pas?
Tu sais que tu ne peux l'emmener avec toi, est-ce pour cela que tu l'ignores?

Romook

mardi 26 décembre 2006

...la vision devient claire...

Le passé, c'est la mémoire du présent. Elle vogue sur le présent, la petite fleur... Aujourd'hui, le présent est éternel, il ne peut plus avoir de mémoire. Les mots ont disparu, elle n'a pas de souvenirs, la petite fleur.
Aujourd'hui, elle vogue. Aujourd'hui, elle aime. Aujourd'hui, elle a rencontré la Vie et discute avec elle...
La lune est là, et me regarde profondément en souriant, mais le temps ne s'écoule plus. Il stagne. Il laisse la lune se regarder en lui. Elle est pleine. Elle est calme. Aujourd'hui, elle est amoureuse...

Romook, à suivre...

lundi 25 décembre 2006

...les mots, transparents, alors...

Un point lumineux apparaît à travers une minuscule goutte de rosée.
Elle est épuisée, allongée sur le sol et cherche à reprendre son souffle. Elle aperçoit cette vague lueur.
"Il est très dur de vouloir vivre" se dit-elle...
"Pourquoi, dès que la lumière apparaît, l'espoir renaît?" se demande-t-elle. L'espoir s'approche et lui tend une main. Elle souffre et essaie de se coller à lui. Elle n'a plus assez de force.
Des cloches sonnent au loin.
Le Désespoir s'approche et lui tend une main. "Il est temps que tu te reposes, suis-moi, écoutes ces cloches, elles fêtent ta visite..."
Rien. Vide. Tout a disparu.
Les mots reviennent dans sa mémoire et font une ronde et tout, d'un coup, s'éclaircit. Les mots transparents, limpides, dénués de force... L'Espoir lui sourit. La Mort l'attend. La Vie la réclame. Le Désespoir lui sourit. Elle est là, abîmée.
Heureuse. Le temps la soulève et l'emmène loin... Très loin...

Romook, à suivre...

dimanche 24 décembre 2006

...quand la pureté se fait nette...

La fleur traverse la brume.
Il fait de plus en plus frais.
Ses pétales s'abîment...
L'air la gifle.
Elle tombe dans la brume.
Sa couleur s'assombrit...
Clac! Elle frappe contre sa mort!
Le noir l'enveloppe.
Sa tige tremble de plus en plus violemment...
Un mot déboule de l'inconnu.
Elle perd un pétale.
Le requiem, à travers la brume, commence...
Un autre mot la percute.
Elle en perd un autre.
Les voix s'élèvent au loin...
Un, deux, puis une multitude la renverse.
Elle est toute flétrie.
Elle s'éloigne de la vie...
Une avalanche de mots apparaît et lui casse ses feuilles, lui froisse et arrache ses pétales, lui secoue la tige d'une manière ininterrompue, la bouscule, la renverse, la retourne, la coince...
Un pétale tombe...
Une goutte de rosée perle...

Romook, à suivre...

samedi 23 décembre 2006

... le vide s'anéantit...

L'Amour et ses amis ne sont plus qu'un et démesurément se mettent à enfler et à tout combler dans l'univers. Le vide, de peur d'être écrasé, s'anéantit... La Nature gentiment se pousse et laisse à cette petite fleur fragile qu'ils deviennent la lumière et la place propice à son épanouissement...
Le temps semble s'accélérer au fur et à mesure que la fleur grandit et se colore...

Mais, tout à coup, emporté par le courant, elle tombe.
Le temps s'arrête. Le climat est rude...
On n'y distingue plus précisément le chemin, il y a un peu de brume...

Romook, à suivre...

vendredi 22 décembre 2006

...lorsque rapidement tout s'accélère...

Tout de suite, c'est la fête! La Confiance, la Vérité et l'Amour dansent ensemble une danse diabolique! Puis la nature court, rentre dans la ronde et vole de pas en pas et les ligote tous les trois!
Ils sont ficelés et ne peuvent plus se séparer. La Nature les chatouille, les amuse. Ils rient, ils rient tous et de bon coeur! De grands coeurs!
Les fils disparaissent, ils sont soudés les uns aux autres... La transformation s'accomplit et la Nature sourit...

Romook, à suivre...

jeudi 21 décembre 2006

...lorsque lentement tout glisse...

Tout est calme, tout est silence et repos, la Confiance et la Vérité partent à la rencontre de l'Amour, la recherchent tranquillement...
Ils la découvrent en train de vivre doucement sur le temps, de grandir et de s'épanouir calmement...
Elle est là, elle rayonne, rien ne peut plus l'assombrir : elle vit éternellement.

L'Amour est câline, tendre.
Aujourd'hui, elle est féminine...

Romook, à suivre...

mardi 19 décembre 2006

...à l'intérieur...

La lune est là, et me regarde profondément en souriant, mais le tonnerre gronde, la terre crache, le ciel éternue!
Tout bouillonne et tourbillonne, l'Amour s'élance, se brise, repart, se casse, court vers la vie mais trébuche et se fait mal. L'espoir le remet sur ses pieds et le relance. Il glisse et trouve un chemin. Un chemin fluide et changeant, un chemin trouble et confus... Comme sur un bateau, il se laisse transporter par le temps et vogue doucement...
Tel un enfant, il regarde, découvre et s'émerveille...

Romook, à suivre...

lundi 18 décembre 2006

Les yeux ouverts...

Le vide pénètre tout, s'infiltrant dans les moindres brèches de l'esprit, ruminant les idées et broyant les souvenirs, transforme la vie en illusion.

Le vide est créateur... Le vide est désert...
Distances infinies entre le rêve et la réalité...
Profond gouffre entre légèreté de la vie et l'abîme de l'illusion...
Oublier, ou ne pas vouloir voir... Etre aveugle un instant... Ne pas voir le désert... Ne plus le voir... Jamais...
C'était hier, avant de rencontrer mon amour,
c'était hier, dans mon désert, tout petit désert d'un jour...

Romook, à suivre...

vendredi 15 décembre 2006

Panorama abstrait du paysage de l'absurde en quatre lieux (V)

Endroit dernier aussi : Paysage absurde, mais surtout très incohérent, et encore moins compréhensible qu'on ne peut le croire.

Aujourd'hui, non. Surtout avec les bleus comme le fin, qui stoppent les idées de la circulation ou l'inverse, vert comme le fin. C'est tout comme la jaune nuit qui cuit brutalement de ses cris.

Pas évident.

Hier, non plus. Surtout depuis que les oiseaux... mauves... peu importe... ne donnent plus de cours de plongée sous-marine aux poissons... bleus... peu importe... surtout à la saison des champignons... verts... peu importe... surtout à la saisons des maisons... roses... peu importe... surtout à la saison...

STOP!!!!!!... peu importe...

Demain, non pareillement non plus. Conclusion (intestinale) que je sois auteur ou lecteur je n'y comprends rien heureusement que je cherche un message car sinon je pourrai croire qu'il n'y en a pas ce qui 'ailleurs vrai mais que personne ne sait même l'auteur ou le lecteur qui n'y comprends d'ailleurs rien... peu importe puisque je rouge à la saison... intestinal(e) choisissez que préférez alors et mais n'oubliez message personne comprend le lecteur pareillement rouge conclusion... peu importe...

Peut-être.
,
...

Romook, en fin

jeudi 14 décembre 2006

Panorama abstrait du paysage de l'absurde en quatre lieux (IV)

Dernier endroit : Une rivière, avec plein de jolis paysages naturels autour. Bien entendu, il faut retourner la photo pour apprécier.

L'univers se bouleversant me renverse te traverse des émotions excitées emballées rouge comme les poissons dans le lait se battent avec les pieds courir loin du monde renversé des cohérences éclipsées des souvenirs brumeux et inexpliqués surviennent en abondance dans cet abîme de circonstances (atténuantes) se projettent par millier des.

Je ne suis ni Demain,
Ni Hier,
mais j'avais été plutôt
Aujourd'hui.

Romook, à suivre...

mercredi 13 décembre 2006

Panorama abstrait du paysage de l'absurde en quatre lieux (III)

Avant-dernier endroit : une vague à l'envers.

Propulsé par l'eau,
Détourné par le ciel,
Renversé par la lumière,
L'oiseau nagerait beaucoup mieux sans palme.
Prudemment, il continuera et deviendra comme.
Mais pour elle, offrir sa douceur et désaltérer fut toujours un petit arbre rouge plein de pois vert tirant très fortement sur le violet.
L'image retournée dévoile plus que. Et d'ailleurs.
Aujourd'hui n'est pas Hier, mais était Demain.
Peut-être

Romook, à suivre...

mardi 12 décembre 2006

Panorama abstrait du paysage de l'absurde en quatre lieux (II)

Avant-avant-dernier endroit : une source d'eau dans la montagne.

Doucement, lentement, imperceptiblement et tendrement.
L'eau, jouant avec les rochers et distribuant la vivacité joyeuse du monde multicolore qui l'entoure, calmement coule, profondément plonge dans une méditation rêveuse l'admirateur du temps qui s'écoule.
Elle brise les frontières qui l'empêche de pénétrer fortement au plus profond de sa douceur, et évite ainsi les étranges mystères de.
Hier est Demain, seul Aujourd'hui est différent.

Romook, à suivre...

lundi 11 décembre 2006

Panorama abstrait du paysage de l'absurde en quatre lieux (I)

Premier endroit : Un éclair sur la mer.

Demain, le bonheur broutait passivement l'herbe de l'ennui. Le ciel était vert comme une cerise et soufflait doucement sur moi.
Brusquement, le tonnerre me déchira en deux parties, différentes et distinctes, non identiques.
Mes mains devenaient bleues marine et mes nerfs blancs et transparents comme la nuit douteuse.
C'était Aujourd'hui que Demain m'avait tuée.

Romook, à suivre...