Romook, ectoplasme bloguique

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mercredi 8 avril 2015

Les gourgandines ont disparu :-(

Gourgandine,

Du coeur au corps,

Imagine

Aimer encore.

Romook national, en réponse à la recherche de gourgandine

lundi 3 novembre 2008

Bander à Dunkerque

Emmené par des dockers moustachus,
jamais dans la bande joyeuse je ne chus.
Bâton du Major, voilà un chahut !
Jean Bart, dans ces coeurs, à jamais élu.

JC, Figueman

jeudi 5 avril 2007

Réveil du matin

Dans un grand cri

Réveillé au milieu de la nuit

L'absence de ton être auprès de moi

me glace d'effroi

Dans tes bras imaginaires, réfugié au creux

Je flâne alors sur tes courbes délicieuses

Te parant de milles dentelles de feux

Comme autant de portes et d'interdits

fermant l'accès du paradis

Mais tu te redresses

Glisse le long de ta cuisse

Le frein suprême

Découvrant l'objet de mon ivresse...

Et le réveil sonne.

Romook, pas envie de me réveiller...

mardi 3 avril 2007

L'éternité n'est pas de trop

"Laisse moi pénétrer ton jardin, tel un rayon de lune. Il éclairera tout sans rien bousculer. Il effleurera les êtres qui y vivent, ayant souci cependant de laisser les échos, les parfums et les mouvements poursuivre leur élan, tout de fraîcheur innocente. Femme qui a été bafouée par des désirs corrompus, qui a cherché à t'élever vers la confiante transparence et la légèreté aérienne. Je comprends ta nostalgie. Tu es allée bien loin. Peut-être trop loin pour moi. Mais crois-moi, je saurai te suivre." (L'éternité n'est pas de trop, F. Cheng)

mercredi 27 décembre 2006

...le bonheur, le réveil.

La fleur était là et tu ne la voyais pas.
La fleur est là et tu arraches ses pétales par moment.
La fleur est là et tu te retires pour lui laisser la place et la lumière qu'il lui faut par moment.
La fleur est là et tu l'aimes par moment.
La fleur est là et elle t'aimes par moment.
La fleur est là et elle aime ça éternellement.
Mais, cette fleur que tu vois, pourquoi ne la regardes-tu pas?
Tu sais que tu ne peux l'emmener avec toi, est-ce pour cela que tu l'ignores?

Romook

mardi 26 décembre 2006

...la vision devient claire...

Le passé, c'est la mémoire du présent. Elle vogue sur le présent, la petite fleur... Aujourd'hui, le présent est éternel, il ne peut plus avoir de mémoire. Les mots ont disparu, elle n'a pas de souvenirs, la petite fleur.
Aujourd'hui, elle vogue. Aujourd'hui, elle aime. Aujourd'hui, elle a rencontré la Vie et discute avec elle...
La lune est là, et me regarde profondément en souriant, mais le temps ne s'écoule plus. Il stagne. Il laisse la lune se regarder en lui. Elle est pleine. Elle est calme. Aujourd'hui, elle est amoureuse...

Romook, à suivre...

lundi 25 décembre 2006

...les mots, transparents, alors...

Un point lumineux apparaît à travers une minuscule goutte de rosée.
Elle est épuisée, allongée sur le sol et cherche à reprendre son souffle. Elle aperçoit cette vague lueur.
"Il est très dur de vouloir vivre" se dit-elle...
"Pourquoi, dès que la lumière apparaît, l'espoir renaît?" se demande-t-elle. L'espoir s'approche et lui tend une main. Elle souffre et essaie de se coller à lui. Elle n'a plus assez de force.
Des cloches sonnent au loin.
Le Désespoir s'approche et lui tend une main. "Il est temps que tu te reposes, suis-moi, écoutes ces cloches, elles fêtent ta visite..."
Rien. Vide. Tout a disparu.
Les mots reviennent dans sa mémoire et font une ronde et tout, d'un coup, s'éclaircit. Les mots transparents, limpides, dénués de force... L'Espoir lui sourit. La Mort l'attend. La Vie la réclame. Le Désespoir lui sourit. Elle est là, abîmée.
Heureuse. Le temps la soulève et l'emmène loin... Très loin...

Romook, à suivre...

dimanche 24 décembre 2006

...quand la pureté se fait nette...

La fleur traverse la brume.
Il fait de plus en plus frais.
Ses pétales s'abîment...
L'air la gifle.
Elle tombe dans la brume.
Sa couleur s'assombrit...
Clac! Elle frappe contre sa mort!
Le noir l'enveloppe.
Sa tige tremble de plus en plus violemment...
Un mot déboule de l'inconnu.
Elle perd un pétale.
Le requiem, à travers la brume, commence...
Un autre mot la percute.
Elle en perd un autre.
Les voix s'élèvent au loin...
Un, deux, puis une multitude la renverse.
Elle est toute flétrie.
Elle s'éloigne de la vie...
Une avalanche de mots apparaît et lui casse ses feuilles, lui froisse et arrache ses pétales, lui secoue la tige d'une manière ininterrompue, la bouscule, la renverse, la retourne, la coince...
Un pétale tombe...
Une goutte de rosée perle...

Romook, à suivre...

samedi 23 décembre 2006

... le vide s'anéantit...

L'Amour et ses amis ne sont plus qu'un et démesurément se mettent à enfler et à tout combler dans l'univers. Le vide, de peur d'être écrasé, s'anéantit... La Nature gentiment se pousse et laisse à cette petite fleur fragile qu'ils deviennent la lumière et la place propice à son épanouissement...
Le temps semble s'accélérer au fur et à mesure que la fleur grandit et se colore...

Mais, tout à coup, emporté par le courant, elle tombe.
Le temps s'arrête. Le climat est rude...
On n'y distingue plus précisément le chemin, il y a un peu de brume...

Romook, à suivre...

vendredi 22 décembre 2006

...lorsque rapidement tout s'accélère...

Tout de suite, c'est la fête! La Confiance, la Vérité et l'Amour dansent ensemble une danse diabolique! Puis la nature court, rentre dans la ronde et vole de pas en pas et les ligote tous les trois!
Ils sont ficelés et ne peuvent plus se séparer. La Nature les chatouille, les amuse. Ils rient, ils rient tous et de bon coeur! De grands coeurs!
Les fils disparaissent, ils sont soudés les uns aux autres... La transformation s'accomplit et la Nature sourit...

Romook, à suivre...

jeudi 21 décembre 2006

...lorsque lentement tout glisse...

Tout est calme, tout est silence et repos, la Confiance et la Vérité partent à la rencontre de l'Amour, la recherchent tranquillement...
Ils la découvrent en train de vivre doucement sur le temps, de grandir et de s'épanouir calmement...
Elle est là, elle rayonne, rien ne peut plus l'assombrir : elle vit éternellement.

L'Amour est câline, tendre.
Aujourd'hui, elle est féminine...

Romook, à suivre...

mardi 19 décembre 2006

...à l'intérieur...

La lune est là, et me regarde profondément en souriant, mais le tonnerre gronde, la terre crache, le ciel éternue!
Tout bouillonne et tourbillonne, l'Amour s'élance, se brise, repart, se casse, court vers la vie mais trébuche et se fait mal. L'espoir le remet sur ses pieds et le relance. Il glisse et trouve un chemin. Un chemin fluide et changeant, un chemin trouble et confus... Comme sur un bateau, il se laisse transporter par le temps et vogue doucement...
Tel un enfant, il regarde, découvre et s'émerveille...

Romook, à suivre...

lundi 18 décembre 2006

Les yeux ouverts...

Le vide pénètre tout, s'infiltrant dans les moindres brèches de l'esprit, ruminant les idées et broyant les souvenirs, transforme la vie en illusion.

Le vide est créateur... Le vide est désert...
Distances infinies entre le rêve et la réalité...
Profond gouffre entre légèreté de la vie et l'abîme de l'illusion...
Oublier, ou ne pas vouloir voir... Etre aveugle un instant... Ne pas voir le désert... Ne plus le voir... Jamais...
C'était hier, avant de rencontrer mon amour,
c'était hier, dans mon désert, tout petit désert d'un jour...

Romook, à suivre...

vendredi 15 décembre 2006

Panorama abstrait du paysage de l'absurde en quatre lieux (V)

Endroit dernier aussi : Paysage absurde, mais surtout très incohérent, et encore moins compréhensible qu'on ne peut le croire.

Aujourd'hui, non. Surtout avec les bleus comme le fin, qui stoppent les idées de la circulation ou l'inverse, vert comme le fin. C'est tout comme la jaune nuit qui cuit brutalement de ses cris.

Pas évident.

Hier, non plus. Surtout depuis que les oiseaux... mauves... peu importe... ne donnent plus de cours de plongée sous-marine aux poissons... bleus... peu importe... surtout à la saison des champignons... verts... peu importe... surtout à la saisons des maisons... roses... peu importe... surtout à la saison...

STOP!!!!!!... peu importe...

Demain, non pareillement non plus. Conclusion (intestinale) que je sois auteur ou lecteur je n'y comprends rien heureusement que je cherche un message car sinon je pourrai croire qu'il n'y en a pas ce qui 'ailleurs vrai mais que personne ne sait même l'auteur ou le lecteur qui n'y comprends d'ailleurs rien... peu importe puisque je rouge à la saison... intestinal(e) choisissez que préférez alors et mais n'oubliez message personne comprend le lecteur pareillement rouge conclusion... peu importe...

Peut-être.
,
...

Romook, en fin

jeudi 14 décembre 2006

Panorama abstrait du paysage de l'absurde en quatre lieux (IV)

Dernier endroit : Une rivière, avec plein de jolis paysages naturels autour. Bien entendu, il faut retourner la photo pour apprécier.

L'univers se bouleversant me renverse te traverse des émotions excitées emballées rouge comme les poissons dans le lait se battent avec les pieds courir loin du monde renversé des cohérences éclipsées des souvenirs brumeux et inexpliqués surviennent en abondance dans cet abîme de circonstances (atténuantes) se projettent par millier des.

Je ne suis ni Demain,
Ni Hier,
mais j'avais été plutôt
Aujourd'hui.

Romook, à suivre...

mercredi 13 décembre 2006

Panorama abstrait du paysage de l'absurde en quatre lieux (III)

Avant-dernier endroit : une vague à l'envers.

Propulsé par l'eau,
Détourné par le ciel,
Renversé par la lumière,
L'oiseau nagerait beaucoup mieux sans palme.
Prudemment, il continuera et deviendra comme.
Mais pour elle, offrir sa douceur et désaltérer fut toujours un petit arbre rouge plein de pois vert tirant très fortement sur le violet.
L'image retournée dévoile plus que. Et d'ailleurs.
Aujourd'hui n'est pas Hier, mais était Demain.
Peut-être

Romook, à suivre...

mardi 12 décembre 2006

Panorama abstrait du paysage de l'absurde en quatre lieux (II)

Avant-avant-dernier endroit : une source d'eau dans la montagne.

Doucement, lentement, imperceptiblement et tendrement.
L'eau, jouant avec les rochers et distribuant la vivacité joyeuse du monde multicolore qui l'entoure, calmement coule, profondément plonge dans une méditation rêveuse l'admirateur du temps qui s'écoule.
Elle brise les frontières qui l'empêche de pénétrer fortement au plus profond de sa douceur, et évite ainsi les étranges mystères de.
Hier est Demain, seul Aujourd'hui est différent.

Romook, à suivre...

lundi 11 décembre 2006

Panorama abstrait du paysage de l'absurde en quatre lieux (I)

Premier endroit : Un éclair sur la mer.

Demain, le bonheur broutait passivement l'herbe de l'ennui. Le ciel était vert comme une cerise et soufflait doucement sur moi.
Brusquement, le tonnerre me déchira en deux parties, différentes et distinctes, non identiques.
Mes mains devenaient bleues marine et mes nerfs blancs et transparents comme la nuit douteuse.
C'était Aujourd'hui que Demain m'avait tuée.

Romook, à suivre...

lundi 27 novembre 2006

Destructuration amoureuse

L’univers est gris et bleu, monocorde et monotone,
Teinté de vert reflet de tristesse, rempli de nostalgie atone.
La Nature se dématérialise, les parfums s’évaporent.
Les fleurs s’envolent, la chair se meurt,
(Eclosion sourde et brumeuse de la fuite du temps, la souffrance du cœur,
Qui, à chaque pas, en s’éloignant grandit encore)
Les ombres vivantes, fantômes visibles, défilent sous mes yeux brûlés
Par le feu de ta beauté, le feu de mon amour, désir aux doigts d’argent,
(Chacune de tes caresses me sourit comme une petite fée dorée,
Tu glisses sur moi comme la vie sur un souvenir d’antan).

La lune noire, majesté de la nuit, se dresse sur mon cœur dévasté
(Hier, prairie verte et fertile, aujourd’hui, aride et brûlée)
Sur mon esprit souffrant le silence de l’absence,
Mon âme torturée par le Néant
Gribouillant avec des sentiments,
Des grimaces sur le tableau de l’existence,
Vie rongée par le ver de la solitude indéfinie et infinie
(Le temps s’étire longtemps lorsque l’âme pleure,
Que la souffrance s’épanouit dans le cœur).
Destructuration chaotique de l’être amputé de sa moitié de vie…

Seule, subsiste une trace dans ce décor sans relief
(Témoignage de ton lumineux passage, fût-il bref)
Celle qui suit l’amour dissout dans le temps
(Parfum merveilleux aux secrètes substances),
La prison de l’amoureux solitaire est la distance
(Vent terrible soufflant sur l’absent, le présent).

Les yeux tournés vers la nuit où le rêve prend vie,
Le ciel tend sa toile noire aux milles diamants
Au-dessus de l’union de cristal des amants s’aimant
Pureté de l’unité métamorphosée en infini…
La ligne courbe des amoureux enlacés
Trace le cercle-frontière de leur univers.
Lorsque celui-ci est brisé, lorsqu’ils sont séparés
Rejetés au loin, blessés jusque dans leur chair
Alors leurs regards s’élèvent vers la voûte céleste et ténébreuse
Et, à travers les étoiles, recherchent la lueur du regard aimé
Jetant un pont de désir et de rêve au-dessus des rivières et des forêts
Laissant leur sentiment planer dans des envolées roses et brumeuses.

Au pied de chaque arc-en-ciel,
On peut ainsi deviner un amoureux
Qui jette dans le ciel
Le pont coloré lui permettant de rejoindre son aimé.

Le temps de l’amour est celui où on est heureux,
Le paradis de l’amour, n’est-ce pas aimer dans l’éternité ?

Romook, romantique ?

mercredi 15 novembre 2006

La machine infernale

"Il tuera son père. Il épousera sa mère.

Pour déjouer cet oracle d'Apolon, Jocaste, reine de Thèbes, abandonne son fils, les pieds troués et liés, sur la montagne. Un berger de Corinthe trouve le nourrisson et le porte à Polybe. Polybe et Mérope, roi et reine de Corinthe, se lamentaient d'une couche stérile. L'enfant, respecté des ours et des louves, Oedipe, ou Pieds percés, leur tombe du ciel. Ils l'adoptent.

Jeune homme, Oedipe interroge l'oracle de Delphes.

Le dieu parle : Tu assassineras ton père et tu épouseras ta mère. Donc il faut fuir Polybe et Mérope. La crainte du parricide et de l'inceste le jette vers son destin.

Un soir de voyage, au carrefour où les chemins de Delphes et de Daulie se croisent, il rencontre une escorte. Un cheval le bouscule; une dispute éclate; un domestique le menace; il riposte par un coup de bâton. Le coup se trompe d'adresse et assomme le vieillard. Ce vieillard mort est Laïus, roi de Thèbes. Et voici le parricide.

L'escorte craignant une embuscade a pris le large. Oedipe ne se doute de rien; il passe. Au reste, il est jeune, enthousiaste; il a vite oublié cet accident.

Pendant une de ses haltes, on lui raconte le fléau du Sphinx. Le Sphinx, "la Jeune fille ailée", "la Chienne qui chante", décime la jeunesse de Thèbes. Ce monstre pose une devinette et tue ceux qui ne la devinent pas. La reine Jocaste, veuve de Laïus, offre sa main et sa couronne au vainqueur du Sphinx.

Comme s'élancera le jeune Siegfried, Oedipe se hâte. La curiosité, l'ambition le dévorent. La rencontre a lieu. De quelle nature, cette rencontre? Mystère. Toujours est-il que le jeune Oedipe entre à Thèbes en vainqueur et qu'il épouse la reine. Et voilà l'inceste.

Pour que les dieux s'amusent beaucoup, il importe que leur victime tombe de haut. Des années s'écoulent, prospèrent. Deux filles, deux fils compliquent les noces monstrueuses. Le peuple aime son roi. Mais la peste éclate. Les dieux accusent un criminel anonyme d'infecter le pays et ils exigent qu'on le chasse. De recherche en recherche et comme enivré de malheur, Oedipe arrive au pied du mur. Le piège se ferme. Lumière est faite. Avec son écharpe rouge Jocaste se pend. Avec a broche d'or de la femme pendue, Oedipe se crève les yeux.

Regarde, spectateur, remontée à bloc, de telle sorte que le ressort se déroule avec lenteur tout le long d'une vie humaine, une des plus parfaites machines construites par les dieux infernaux pour l'anéantissement mathématique d'un mortel."

Jean Cocteau, extrait de La Machine Infernale