Romook, ectoplasme bloguique

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dimanche 16 novembre 2008

Don Giovanni, Mozart : Scène du commandeur



LA STATUA

Don Giovanni a cenar teco m’invitasti e son venuto! (Don Giovanni, à souper avec toi tu m’as invité et je suis venu !)

DON GIOVANNI

Non l’avrei giammai creduto; ma farò quel che potrò. Leporello, un altra cena fa che subito si porti! (Jamais je ne l’aurais cru ; mais je ferai ce que je pourrai. Leporello, un autre couvert fais que l’on apporte bien vite !)

LEPORELLO

Ah padron! Siam tutti morti. (Ah, patron ! Nous sommes tous morts.)

DON GIOVANNI

Vanne dico! (Va, te dis-je !)

LA STATUA

Ferma un po’! Non si pasce di cibo mortale chi si pasce di cibo celeste! Altre cure più gravi di queste altra brama quaggiù mi guidò! (Arrête-toi ! Il ne se repaît de nourriture terrestre celui qui se repaît de nourriture céleste ! D’autres soucis plus graves que ceux-là, un autre désir ici même m’a guidé !)

LEPORELLO

La terzana d’avere mi sembra, e le membra fermar più non so. (Il me semble avoir la fièvre tierce, et je ne puis empêcher mes membres de trembler.)

DON GIOVANNI

Parla dunque! Che chiedi? Che vuoi? (Parle donc ! Que demandes-tu ? Que veux-tu ?)

LA STATUA

Parlo; ascolta! Più tempo non ho! ecc. (Je parle, écoute ! Je n’ai plus le temps ! etc.)

DON GIOVANNI

Parla, parla, ascoltando ti sto, ecc. (Parle, parle, je reste là et t’écoute, etc.)

LEPORELLO

E le membra fermar più non so, ecc. (Et je ne puis empêcher mes membres de trembler, etc.)

LA STATUA

Tu m’invitasti a cena, il tuo dover or sai, rispondimi: verrai tu a cenar meco? (Tu m’as invité à souper, or tu sais quel est ton devoir, réponds-moi : viendras-tu souper avec moi ?)

LEPORELLO

Oibò; tempo non ha, scusate. (Fi donc ! C’est qu’il n’a pas le temps, excusez.)

DON GIOVANNI

A torto di viltate tacciato mai sarò. (À tort de lâcheté accusé jamais ne serai.)

LA STATUA

Risolvi! (Décide-toi !)

DON GIOVANNI

Ho già risolto. (J’ai déjà décidé.)

LA STATUA

Verrai? (Tu viendras ?)

LEPORELLO

Dite di no! (Dites que non !)

DON GIOVANNI

Ho fermo il core in petto. Non ho timor: verrò! (Un coeur vaillant bat en ce sein. Je n’ai pas peur : je viendrai !)

LA STATUA

Dammi la mano in pegno! (Donne-moi la main en gage !)

DON GIOVANNI

Eccola! (La voici! Il donne sa main )
Ohimè! (Hélas !)

LA STATUA

Cos’hai? (Qu’as-tu ?)

DON GIOVANNI

Che gelo è questo mai? (Comme celle-ci est glacée !)

LA STATUA

Pentiti, cangia vita, è l’ultimo momento! (Repens-toi, change de vie, c’est l’instant suprême !)

DON GIOVANNI ( Il veut se dégager )

No, no, ch’io non mi pento vanne lontan da me! (Non, non, je ne me repens pas, va-t-en loin de moi !)

LA STATUA

Pentiti, scellerato! (Repens-toi, scélérat !)

DON GIOVANNI

No, vecchio infatuato! (Non, vieil orgueilleux !)

LA STATUA

Pentiti! ecc.

DON GIOVANNI

No! ecc.

LA STATUA

Sì!

DON GIOVANNI

No!

LA STATUA

Sì!

DON GIOVANNI

No!

LEPORELLO

Sì! Sì!

DON GIOVANNI

No! No!

LA STATUA

Ah! tempo più non v’è! (Ah ! Il n’est plus temps!)
La statue disparaît. De tous côtés surgissent des flammes et la terre commence à trembler sous les pieds de Don Giovanni

Don Giovanni : Werner van Mechelen;
Leporello : Huub Claessens;
La statua : Harry van der Kamp

Collegium Compostellanum
La petite bande

Sigiswald KUIJKEN

vendredi 1 février 2008

Concerto pour clavecin de Bach

Pas trop de temps pour écrire, mais voici une information de tout premier ordre :

Concert gratuit à l'église Sainte Vitale de la Madeleine (59, près de Lille), le 8 février à 20h30.

Programme : concerto pour 2 et 3 clavecins de JS Bach.

Solistes : Pierre Hantaï, Olivier Spielmont et euh... un autre (?!).

Inutile de vous dire que si je fais de la réclame, c'est que c'est bien. Et comme c'est une expression dans l'air du temps, j'en profite : "de quoi prendre une bonne claque!"

Romook, publipitoyable

dimanche 13 janvier 2008

La minute culturelle : l'interprétation de la musique chinoise

Constatant que mon billet sur le ErHu a totalement déchaîné les foules, j'en profite - dans un vilain esprit de rentabilité capitalistique en termes de retombées médiatiques potentielles - pour vous donner quelques informations complémentaires sur la musique chinoise.

Tout d'abord, lorsque l'on fait écouter de la musique classique (notre musique classique) à un chinois, sa réaction (sauf exception encore jamais rencontrée) est une totale insensibilité. Oui, oui : une totale insensibilité. Pourquoi ? Parce qu'il ne comprend pas notre musique donc il ne sait pas s'il aime ou non. Il ne comprend pas... Dans notre raisonnement purement occidental, on se demande comment on peut comprendre ou non la musique, puisqu'a priori, il suffit d'avoir des oreilles pour entendre et donc apprécier... Et bien non car le fondement musical n'est pas le même.

Apparté : Eh! Les malins au fond qui croient avoir compris, on se calme, vous faîtes fausse route : il ne s'agit pas du problème de la différence entre notre système harmonique tonal et celui de la gamme pentatonique (qui utilise aussi notre système tonal)... Ce serait trop simple si c'était aussi évident.

Un chinois n'écoute pas seulement la musique avec ses oreilles mais aussi avec son esprit. Chaque musique porte le nom d'un conte et raconte cette histoire musicalement, même pour les versions uniquement instrumentales. Je vous ai ainsi donné deux versions différentes de deux "morceaux de musique - conte" identiques.

Le premier conte s'appelle "Zhao Jun Chu Sai (昭君出赛)", c'est-à-dire "la dame Zhao Jun Chu". Voici donc deux morceaux de musique qu'un chinois reconnaîtrait comme identique. Ca s'appelle le décalage culturel. Je vous laisse savourer.

La première interprétation utilise le ErHu comme instrument solo :



L'histoire se passe, il y a très longtemps, dans la Chine ancienne. A cette époque, les provinces chinoises n'étaient pas encore un tout unifié et les combats entre les peuples étaient courants et meurtriers. C'était une époque sanglante où la guerre était le quotidien. Un peuple, appelé Xiong Lu, combattait avec violence le peuple Han (l'ethnie qui a pris le pouvoir ces derniers siècles et qui continue à "régner" aujourd'hui, 98% de la population chinoise sont des hans). A cette époque, une femme d'une beauté exceptionnelle était née en territoire Han, mais ses origines appartenaient au peuple Xiong Lu. Son nom était Zhao jun chu. Sa rare beauté la fit entrer au service du Roi des Han. Elle se fit rapidement remarquer, notamment par un courtisan qui désirait la prendre comme épouse. Une histoire d'amour débuta entre les deux.

En cette période troublée, le roi Han, qui en avait assez de ces combats perpétuels, proposa de prendre une femme dans l'ethnie des Xiong Lu, pour apaiser les tensions. Les princesses du peuple Xiong Lu, qui étaient très fères, refusèrent toutes d'aller se marier avec le prince des Han. Il décida alors de proposer aux femmes de son royaume d'aller se marier avec le prince de ce peuple. Il fut décidé que seules les plus belles pourraient y aller. Zhao jun chu, qui était très remarquée à la cour du roi à cause de son extraordinaire beauté, se présenta pour devenir la princesse. Elle renonça à l'amour de l'homme qui voulait l'épouser pour faire profiter sa province d'une paix diplomatiquement arrangée par un mariage. La paix s'installa alors entre les deux peuples pendant plus de cinquante ans.

Comme vous le constatez, chers lecteurs, cette histoire peut à la fois être perçue comme très triste (renoncement à un amour) comme de manière très gaie (les combats cessent et la paix s'installe). Ceci explique notamment les différences musicales que l'on entend dans les deux interprétations.

La seconde interprétation utilise un instrument qui s'appelle "pipa", c'est-à-dire une sorte de luth chinois.

Le second morceau s'appelle "Ping hu qiu yue (平湖秋月)", c'est-à-dire "Lune d'automne sur un lac paisible". Cette fois, il ne s'agit pas vraiment d'une histoire, mais d'une image qui est décrite par la musique. Tout est dans le titre ;-) Il faut ajouter que si le thème musical peut être repris d'un même conte (ou image) à un (une) autre, il s'agit de musique traditionnelle tout de même. Le thème musical n'est pas vraiment fixé et a subit des variations au fil du temps et des interprètes, chacun y apportant sa petite graine à l'édifice. Ainsi, aujourd'hui, il existe à peut près autant de versions de chaque morceaux qu'il n'y a d'interprète. Il n'y a pas vraiment de transciption écrite de cette musique. Si elle existe, elle doit se comprendre comme une transcription équivalente à celle qui correspond à la musique baroque et des périodes précédentes (en dehors de la polyphonie flamande qui, elle, était rédigée avec précision, enfin je m'égare). Pour expliquer les choses correctement, il faudrait faire un parallèle avec la calligraphie. Je vous laisse lire mon écrit sur la question.

La première interprétation est réalisée par un ensemble instrumental avec une flûte appelée "Dizi".


Je tiens à préciser que d'après les recherches faites en musicologie, les chinois auraient trouvé notre système tonal (tel qu'existant depuis Bach, 1650 environ) bien avant nous. Ils auraient trouvé que ce n'était pas très mélodieux et ne l'auraient pas adopté de ce fait. Une autre raison me semble probable - mais c'est mon avis personnel - le chiffre 5 porte une signification particulière en chine où l'on parle des cinq sens, cinq couleurs, cinq sons... La symbolique a toujours été très présente dans l'histoire de la Chine. Le côté ésotérique des objets, des couleurs et des mots se retrouve partout en Chine, encore aujourd'hui.

Une autre exemple de non-universalité des choses est la couleur rouge qui correspond en Chine à la couleur du bonheur, de la joie et de la prospérité. Or, chez nous, elle correspond à la couleur de Satan, et partant de là, est devenue la couleur de l'interdiction. En Chine, il n'est pas imaginable qu'une femme se marie dans une couleur autre que la couleur rouge dans un mariage traditionnel (le blanc est tradionnellement considérée comme la couleur de la mort, la robe blanche de Ségolène avait d'ailleurs donné lieu à de vives critiques en tant que faute de goût diplomatique de sa part lorsqu'elle était venue en Chine). En revanche, dans la religion chrétienne, l'utilisation du rouge dans une cérémonie religieuse serait considérée comme un blasphème (quoique les époques changent). Ainsi, l'utilisation de la couleur rouge pour la signalisation routière, norme internationale, est perçue différemment ici. Enfin, disons que les chinois doivent s'adapter, ce n'est qu'une convention après tout. Convention culturelle, fallait-il le préciser.

La seconde interprétation musicale est réalisée avec un instrument appelé "GaoHu", qui doit sûrement être une flute avec un piston dedans.

Ainsi, toute musique, pour un chinois, raconte une histoire, a un sens... Rien à voir avec nos symphonies qui ne veulent rien dire et qui n'ont été écrites que dans le but d'être jolies. Mais, allez expliquez à un chinois qu'il doit écouter abstraitement la musique, sans référence à une histoire : et bien, il perd tellement ses repères qu'il est incapable de dire si la musique est agréable ou non. En fait, la notion de sentiment comme cause abstraite d'un comportement est aussi une donnée culturelle. Ici, on ne parle pas de Freund, ni de quoi que ce soit d'autres. Tout ça fait partie d'une culture occidentale où l'optique est la domestication de notre environnement. La psychologie n'existe pas telle que nous la concevons ici. A la place, on va chez l'acuponcteur qui rééquilibre nos énergies. Ainsi, la musique ne s'exprime pas en sentiment, catégorie abstraite psychologique susceptible dedescription, mais en ressenti face à une situation. Ca ressemble à des sentiments, mais la démarche est totalement différente. C'est un peu le même problème, pour nous, avec la peinture figurative ou abstraite, en fonction de notre culture graphique. Les difficultés sont du même ordre.

Ainsi, "la nuit transfigurée" de Schöenberg touche tout de suite un chinois (puisqu'il y a une histoire) alors que "la petite musique de nuit" de Mozart le laisse de marbre (musique qui ne veut rien dire). Ca s'appelle aussi le décalage culturel. Mais dans l'autre sens cette fois. On fait moins le malin avec l'universalité des sentiments musicaux, hein? ;-)

Romook, pas facile la musique chinoise...
PS : Pour ceux qui sont intéressés,j'avais déjà fait un billet où je développe cette question de la musique (entre autres).

samedi 12 janvier 2008

La minute culturelle : ErHu, instrument de musique chinois

Puisque je n'ai pas toujours pas beaucoup de temps pour écrire ce que je voudrais, je tiens quand même à vous informer que j'ai croisé un magasin de musique. Etant un ancien musicien à la retraite (comment est-ce seulement possible? N'est-ce pas un état, une qualité, que l'on conserve que l'on soit actif ou passif?), je suis évidemment intéressé...

Je vous avais déjà présenté le GuZheng qui est mon instrument préféré de la musique chinoise traditionnelle. Attention au terme employé "traditionnel" qui ne signifie pas pour autant "populaire". Le Guzheng est un instrument ancien qui était réservé à une classe d'élite. Lorsque j'étudiais le chinois à Beijing, j'avais en projet d'étudier cet instrument. Malheureusement, le problème de la langue, le manque de temps et l'absence de connaissance des caractères chinois m'avaient fait abandonné (mettre en veille?) ce projet... Je pénètre dans ce magasin et découvre que le prix de cet instrument est tout à fait abordable (450 euros pour les instruments de concert!). Je me renseigne un peu, il y a des cours et le transport par avion se fait sans souci a priori. Si je reste ici au mois de mai pendant plus de trois semaines, il est probable que je revienne avec cet instrument en France dans les bagages, après avoir pris de nombreuses heures de cours (on peut rêver...).

Juste à côté, dans le magasin, je vois un ErHu (musique que vous écoutez normalement en ce moment). Il s'agit d'un instrument à corde frottée avec deux cordes. A l'origine, c'était un instrument d'accompagnement. Il est devenu assez récemment, il y a environ une centaine d'année, un instrument solo.



Cet instrument a une sonorité que j'aime beaucoup. Demain, je vais prendre un cours de cet instrument, histoire de m'y tâter un peu. A Beijing, j'avais également envie d'apprendre. Toutefois, les seuls que j'avais vus étaient des instruments vendus au touriste qui n'avaient que peu de chose à voir avec les sonorités que produit cet instrument.



Peut-être que ce nouvel instrument va me redonner le goût de la composition musicale.

Affaire à suivre...

Romook

dimanche 4 février 2007

Perdu de vue!

Je viens de ranger (et dépoussiérer par la même occasion) mon meuble à CD.

Sont actuellement portés disparus :

- Le CD de Tania Chagnot sur Fernando Sor (dédicacé)
- L'intégrale des suites pour luth de Bach par Hopkinson Smith (dédicacé)

Connaissant ma bonne âme, il est évident que j'ai prêté ces CD, à charge à l'emprunteur de me les rendre en bon état. Dans ce le simple cadre du recensement de ma CDthèque, je voudrais savoir où se trouvent ces disques. Pour ceux-ci, j'ai des fortes suspicions envers un individu. Il est préférable de se dénoncer volontairement, je le rappelle.

Bonne fin de week end

Romook

mercredi 31 janvier 2007

Cancion del Emperador, Luys de Narvaez

podcast



This is the song "Mille Regretz" of Josquin Desprez, a french composer :

Mille regretz de vous habandonner,
Et deslongiers vostre fache amoureuse,
Jay si grant doeul et paine doloreuse,
Quon my verra brief mes jours definer.

Now, you could listen the transcription of a 4 voices polyphonia, based on this song, which was made for vihuela by Luys de Narvaez (1538). This is one of my favourite piece.

I recorded myself because I don't want to infridge some legal right. So, it's my guitar mourns some desperated loves...

Romook, sometimes guitar player...

dimanche 14 janvier 2007

La minute culturelle : Guzheng, instrument de musique chinois


La première maison de thé chinoise, dans laquelle je suis allé, était dans le parc de ZhongShan, à Beijing.



Il y a des endroits magiques sur terre que vous voudriez posséder seul, mais dont l'enchantement vous pousse à les faire connaître de tous.



Au milieu de ce jardin féérique, il existe une maison de thé. Le Guzheng s'y fait entendre de loin. Vous êtes alors plongé dans une atmosphère où le temps semble se suspendre à chacun de vos pas...



Quand vous découvrez cette petite terrasse extérieure, encadrée de ces chemins de promenade si particuliers, bercée par la musique, vous vous retrouvez plongé dans les abysses de votre être. Les lieux exercent parfois, par leur beauté extérieure, une attraction irrésistible vers notre intérieur.



L'attitude presque méditative engendrée par le lieu vous saisit. Et les vapeurs du thé, qui s'échappent de votre verre, finissent de vous entraîner dans un voyage sans fin. Quelque soit l'endroit où votre regard se pose, vous êtes ramené à cette excentricité naturelle et poétique du lieu. Seul le ciel peut encore vous sauver.



Et c'est ainsi que le dragon du temps vole jusqu'à vous. Rapidement, le frais vous ramène à la réalité, la journée s'est déjà écoulée.



Romook, généreux

samedi 9 décembre 2006

Wozzeck, Acte 2, scene 3, A. Berg

podcast

Wozzeck : Franz Grundheber

Marie : Waltraud Meier

Staatskapelle Berlin
Daniel Barenboim

vendredi 3 novembre 2006

Ligeti : redécouverte

Un petit mot rapide pour dire que j'ai découvert "the mystery of the great Macabre" de Ligeti.

J'ai trouvé ça "super". Je suis pressé d'entendre l'opéra. Je m'explique. Il faut savoir que cette musique doit être tiré de l'opéra "Le grand Macabre", une pièce de téhâtre de Michel de Ghelderode, un auteur méconnu - et à découvrir. A la fois comique et tragique, à l'image de la musique contemporaine, fallait-il le préciser? de Ligeti...

Je suis un peu fainéant : ce sera donc une brève.

Romook, esthète musical

dimanche 15 mai 2005

Concert de Noyelles sur Selle

L'ensemble Alia Mens est dirigé par mon ami, Olivier Spilmont. Ensemble de musique ancienne, cela faisait bien trop longtemps k j n l'avais pas entendu.

1ère partie :

Concerto en ré mineur pour clavecin de Bach

1er mvt : des mo am'gambs dans la salle

Lorsque Bach jouait sa musique en concert, il me plaît d'imaginer k la situation était la même: une partie de la salle écoute attentivement, tandis k l'autre, généralement dans le fond - comme dans une classe de collégiens - est plus dissipée. C'est de ma faute, je suis arrivé juste à l'heure...

2ème mvt : sublime

Comment ai-je pu arrêter la musique ? Olivier au clavecin est tout simplement admirable... Le charme des instruments anciens opère tt de suite! Bach est 1 grand compositeur... En plus, les interprètes sont bons. Espérons que tout le concert sera de la même facture.

3ème mvt : sensibilité et profondeur

Les marches harmoniques avancent et étouffent mon coeur. Si seulement on pouvait mourir dans un accident de ce type...

Messe de charpentier à 4 voix.

Jn connais pas : découverte musicale en vue.

Lente exposition du thème par les instruments. Lorsque les voix démarrent, c'est magique. Puis, Bertrand Dazin intervient. J'ai les larmes qui m viennent tout de suite. Il a un timbre de voix prodigieux.

Encore un de mes plaisirs solitaires... Pourtant, j'ai proposé à une jeune femme de m'accompagner. Ce n'était - malheureusement - pas possible. De toute façon, on est toujourrs seul face à son plaisir. Le partage se fait dans la confrontation qui suit, pas dans l'instant...

Dsl, mais, là, j profite ;-)

2ème partie

Stabat Mater de Charpentier

Il y a une écoute intense dans la salle. Une sorte d'absolu. On fait même taire les enfants. Ne nous leurrons pas: peut-être est-ce parce que la progéniture de la salle est sur la scène ? Dans ce cas, le recueillement est total.

Sabat mater de Derégnaucourt

Musique contemporaine. Les contraintes de création étaient terribles. Ecrire une pièce musical pour choeur d'enfant n'ayant aucune formation musicale, allié à un ensemble de musique baroque. Le tout donne une oeuvre étonnante. Ca me fait penser à Ligeti et Ohana. Evidemment, j'aime.

La réaction du public est évidemment mitigé. Je suis content : j'ai la sensation de revivre la naissance de la musique sériele et dodécaphonique... Ho! Le public s lève pour applaudir!

Comme quoi, tout peut arriver.

Après d chaleureux remerciements de la part du maire (je suppose), nous apprenons qu'un "vin d'honneur" est organisé. Merci la commune de Noyelles sur Selle!

Blogué pendant le concert d'où les fautes de frappe, dsl..

Romook, "La sensibilité ne s'achète pas, ni ne se monnaye : elle est tjrs subie."

dimanche 8 mai 2005

Marjolaine, une artiste amie à découvrir

Mon amie Marjolaine m'a dit une fois : "tu m'impressionneras vraiment le jour où je verrai tes romans en livre de poche dans les supermarchés". C'était en terminale. Pari pas encore perdu - et presque réalisé - mes livres sont bien en supermarché, mais ce ne sont pas des romans... Je te retourne le compliment, que tes disques se trouvent un jour en supermarché... Mais, comme tu le sais, l'art n'est pas une compétition. Peu importe la reconnaissance sociale, ce qui compte est la sincérité que tu glisses dans ta création. Fais toi mal...

En attendant, ma petite fée, que ta sensibilité gagne l'univers et le rende plus doux. Impossible qu'il en soit autrement de toute façon...

A visiter : http://www.calamitymarjo.com