Romook, ectoplasme bloguique

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 12 mai 2011

"Corpus Sexis" de Camille Eelen

Je viens de terminer un recueil de textes érotiques. Dans la lignée d'Anne Archet et de son Pronographe... Je suis conquis! J'aurais bien mis le texte en téléchargement sur le blog, mais je ne sais pas trop comment sont gérés les droits d'auteurs. J'ai reçu le fichier par email d'un ami qui le tient d'un ami qui le tient... Bref, impossible de contacter l'auteur. En tout cas, si vous croisez ce recueil, faites moi signe!

Littérairement vôtre

Romook

lundi 10 novembre 2008

Thou shall be polite

Previously, i told you about an english book about french manners... "Talk to the snail", Stephen Clarke. I don't resist no more time before i give you a new part of this excellent book. Words are unusefull: just taste it.

"The french are geniuses at being polite while simultaneously insulting you. You've never been put down until you've been put down by a Frenchman. And they do it with such aplomb. They can wish you a good day, call you an idiot and send you sprawling into the verbal gutter beore you can even open your mouth to reply.

I was once queuing at a famous french restaurant that doesn't take reservations because it doesn't need to. A chic-looking American expat, with a smug 'yes i live here' look on his face, sidled to the front of the line and quietly informed the maître that he'd reserved a table for two.

'Reserved a table, Monsieur?' the maître d' replied for the whole queue to hear. 'We don't take reservations. Is Monsieur sure he didn't call the McDonald's on the corner by mistake ?'

He got a big laugh, and presumably lost a customer for life, but couldn't resist the temptation to get in an insult that put the pretentious interloper firmly in his place. The French may claim to livein a classless republic, but they are very keen on keeping everyone in their place. And politeness, combined with extreme rudeness, is often the best way to do it."

I hope you tasted it like me. The whole book is interesting. You have to read it absolutely.

Romook, english reader

dimanche 2 décembre 2007

Lawyers against the Law

In his book "Talk to the Snail", Stephen Clarke has written one chapter about the secret french habits. he began it by "In France, things are done on a 'don't need to know' basis. Unless forced to do otherwise, no one will tell you anything."

This book is very funny because you have some french habits which are caught by the author with ironical writting or black humour. I'm taken one part of this chapter to notice how comic it is.

"French court lawyers all look like abstract sculptors who have been practising on their own hair. They are often interviewed on TV about a case as their client enters or emerges from the courtroom, and they all look like the last person you would want to defend you in a court of law. Unshaven, vaguely psychopathic, totally untrustworthy.
But in fact they are often very astute operators, because they are experts at manipulating French secrecy.
In the British legal system, solicitors are officers of the court and as such are duty-bound to produce any relevant documents in their possession, even if they are harmful to their client. But French lawyers have no such obligation. So what if their client filmed himself hacking his business partner to death? No one else knows about the home slasher movie, so they can plead not guilty. At the same time, these lawyers are more than happy to review all the evidence into a forest of TV and radio mics and then claim that their client cannot possibly get a fair trial because the media keep reporting the case. The moral is, what better person to defend you than someone capable of such beautiful hypocrisy ?"

I'm very pleased to read it. I nod.

Romook, no time to write these last days

jeudi 26 avril 2007

A la recherche de ma carte de BU

Un individu, à qui j'ai prêté ma carte de BU, il y a quelques mois (et dont j'ai totalement oublié l'identité), a emprunté les livres suivants :

  • Les Obligations de Malaurie
  • Les contrats spéciaux de Malaurie
  • Droit bancaire de Piedelievre
  • Instrument de crédit et de paiement de Piedelievre
  • Droit des assurances de Lambert-Faivre
  • Droit commercial et des entreprises en difficulté de Jeantin


Merci de les ramener à la BU au plus vite et de me signaler qui détient la carte en question. Il fallait les rendre pour le 14/04/2007.

Ma confiance aveugle dans les gens finira par me perdre.

Vous pouvez m'écrire à mes adresses email habituelles ou à romook@romook.eu si vous l'avez perdu.

Romook, c'est urgent, merci!

vendredi 23 février 2007

Les entretiens de Bouddha

J'ai toujours étudié en adoptant la démarche suivante : lire les sources, toutes les sources, rien que les sources.

Sauf concernant une idée, pour laquelle je n'avais jamais trouvé les sources : le Bouddhisme. J'avais dû me contenter de livres écrits par des bouddhistes, ne trouvant pas de traduction des propos, ou livres, du Bouddha lui-même...

Et bien, l'erreur est réparée, j'en ai trouvés. Et je suis donc en train de lire "Les entretins du Bouddha" dont la traduction est de Môhan Wijayaratna.

Bien qu'habitué à la lecture de textes mystiques ou philosophiques, je dois dire que c'est la première fois qu'un texte sacré me laisse autant de marbre. J'irai même jusqu'à évoquer l'ennui. Beaucoup de répétitions, rien d'essentiel. On a l'impression qu'il s'agit d'une liste de principes tirés du bon-sens, sans explication, un peu comme si on remplaçait un préjugé par un autre.

Mon conseil, si vous ne connaissez pas le bouddhisme, évitez ce livre de toute urgence. Le résultat serait simplement de vous donner l'illusion que cette doctrine est pauvre et que le Bouddha était un individu qui ne savait que répéter les mêmes phrases... Bref, un livre a priori nuisible au bouddhisme.

Le problème de ce livre provient sûrement du style dans lequel ont été composés et retranscrits les entretiens du Bouddha. Probablement qu'à une période de l'histoire, les livres sacrés étaient rédigés de cette manière. En comparant avec la vivante Bhagavad-Gita ou encore le profond Dao De Jing de Laozi, on se demande comment le bouddhisme a pu survivre jusqu'à aujourd'hui. On peut supposer que les autres textes sur lequel il se fonde sont rédigés de plus heureuse manière.

En effet, on n'y pense pas immédiatement, mais une religion qui ne développe pas un bon "marketing", comment peut-elle reproduire ses idées ? Surtout que les religions, en général, nous interdisent de nous moquer de notre prochain, de faire du mal aux autres, de bien manger, d'être égoïste, de bien baiser, de ne pas aimer notre prochain, de jouïr des plaisirs des sens en général. Ou alors, il faut les contrôler pour arriver à un état de méditatif intérieur incroyable (tantrisme) qui a pour conséquence d'annihiler ledits désirs sensuels... Bref, les religions ont un effort à faire, surtout dans le monde du plaisir immédiat, de la consommation à tout va qu'est devenu notre société. Donc, ce livre est à déconseiller. Je vous tiendrais bien entendu au courant des deux autres ouvrages que je lirai ensuite qui sont également des textes fondateurs.

Romook, scepti-bouddhiste

dimanche 28 janvier 2007

"Stupidity", Avital Ronell

"Le système du quotient intellectuel, comme le montre Stephen Jay dans l'ouvrage qu'il consacre à l'intelligence et à sa mesure, est fondé sur l'exploitation abusive de certains présupposés philosophiques. Ce qui m'intéresse dans les catégories et le système d'évaluation dont le jeune corps étudiant est marqué dans sa chair, c'est la façon dont les notes sont utilisées de manière à déstabiliser toute une classe d'élèves. Les notes sont en effet conçues afin de montrer que l'idiotie, pour reprendre le vocabulaire du test, se réfère à l'âge mental d'un enfant de trois ans ou moins, et que celui de l'imbécile se situe, lui, entre trois et sept ans. Nous devons l'introduction du mot moron (crétin, idiot, abruti) aux psychologues américains, qui le dérivèrent du grec pour désigner une débilité légère, juste en dessous de la "moyenne". Le terme fut inventé pour tester les immigrants, en particulier leurs enfants, à leur arrivée aux Etats-Unis. Ces morons étaient aussi définis comme "incapable de prendre en charge leurs propres affaires avec une intelligence ordinaire ou de prendre part à la lutte pour la survie." Ainsi classés et déclassés, les petits immigrants étaient dès le départ voués au redoublement, catalogués et répertoriés dans les fichiers de l'anthropologie criminelle.

Il est important de garder à l'esprit que la bureaucratie de l'humiliation se fondait sur l'idéologie du test scientifique. Celle-ci ne fit jamais aucun effort afin de théoriser ou même de décrire son mode opératoire, ni pour expliquer pourquoi la "lutte pour la survie" ne relevait pas d'opérations instinctives, incalculables ou en partie stupides. En quoi la survie devrait-elle être une question d'aptitude ou d'intelligence ? (Cette notion est d'ailleurs une traduction de l'allemand Lebesunfähigkeit, qui signifie "inaptitude à la vie"). Axiome exaspérant quant on considère ces interlocuteurs hautement intelligents qui n'étaient pas capables de "survivre" alors qu'ils continuaient, dans certains cas, à vivre. Les termes utilisés pour évaluer le petit immigrant sont indiciblement frappants. Celui-ci, entravé par la trace projeté de la passivité, ne peut ni passer, ni prendre part dans et à la lutte. Son passeport est marqué du sceau de la débilité. D'une certaine façon, l'entrée aux Etats-Unis repose sur un imaginaire de l'idiot administré par l'Etat. Ce que cela implique, c'est, entre autres, le degré auquel la question de la bêtise, question de frontières par excellence, est liée à un engagement fondamental pour la justice. Rabaissé, le nouvel arrivant est transformé en réfugié spirituel, en signe totalisé de pauvreté. Ce petit immigrant est partout dans une situation critique. Si l'ondevait résumer en termes éthiques la seule position possible au regard de cet être toujours en instance d'arriver, ce serait de la façon suivante : je suis idiot devant l'autre."

Avital Ronell, Ed. Stock, Trad.Céline Surprenant et Christophe Jacquet (traduction et révision).

mercredi 3 janvier 2007

Sophocle, Antigone...



"Créon : Tu me l'amènes; mais où l'as-tu prise et comment ?

Le garde : Elle était en train d'enterrer le mort. Tu sais tout.

Créon : Comprends-tu ce que je dis? Et dis-tu la vérité ?

Le garde : Certes! C'est elle que j'ai vue ensevelir le mort, le mort défendu : est-ce clair et net ?

Créon : Comment l'avez-vous vue et prise sur le fait ?

Le garde : Voilà. Sitôt de retour, et toujours sous le coup de tes effroyables menaces, nous balayons entièrement la poussière qui couvre le mort; nous essuyons de notre mieux la cadavre qui se défait; puis nous nous asseyons de notre mieux au sommet des rochers, bien au vent, pour que l'odeur qui s'en dégage ne parvienne pas jusqu'à nous; et chacun tient son voisin en éveil, avec un fracas de gros mots contre tous ceux qui bouderaient à la besogne; cela jusqu'à l'heure où le disque du soleil atteint le milieu du ciel et enflamme l'atmosphère. A ce moment un soudain vent d'orage fait se lever du sol une trombe de poussière, un vrai fléau céleste, qui envahit la plaine, y fouille la crinière de la forêt et remplit le vaste ciel de ses débris. Nous subissons, les yeux fermés, l'épreuve que nous envoient les dieux. Il fallut quelques temps pour qu'elle s'éloignât, et c'est alors que nous voyons la fille. Elle est là, à pousser les cris perçants de l'oiseau qui se désole à la vue du nid vide où manquent ses petits. Telle, à voir le cadavre, ainsi dépouillé, elle éclate en gémissements et lance des malédictions féroces contre les auteurs du méfait. Puis, sans tarder, de ses mains, elle apporte à la fois de la poussière sèche et une aiguière en bronze martelé, qu'elle lève en l'air, pour répandre sur le corps l'hommage d'une triple libation. Mais nous avons tout vu, nous nous précipitons, nous nous saisissons d'elle. Rien toutefois ne la démonte. Nous l'interrogeons sur ce qu'elle a fait hier et aujourd'hui. Elle ne nie rien - et j'en ai, pour ma part, plaisir et peine tout ensemble : se tirer soi-même d'affaire, c'est un plaisir évidemment; mais jeter les siens au malheur, c'est chose dure aussi. Après tout cependant, je me trouve ainsi fait que le soin de ma vie passe avant tout le reste.

(Créon se tourne vers Antigone)

Créon : Et toi, toi qui restes là, tête basse, avoues-tu ou nies-tu le fait ?

Antigone : Je l'avoue et n'ai garde, certes, de le nier.

Créon, ''au Garde'' : Va donc où tu voudras, libéré d'une lourde charge. (Le garde sort. A Antigone) Et toi, maintenant, réponds-moi, sans phrases, d'un mot. Connaissais-tu la défense que j'avais fait proclamer ?

Antigone : Oui, je la connaissais; pouvais-je l'ignorer ? Elle était des plus claires.

Créon : Ainsi tu as osé passer outre à ma loi?

Antigone : Oui, car ce n'est pas Zeus qui l'avait proclamée! Ce n'est pas la Justice, assise aux côtés des dieux infernaux; non, ce ne sont pas là les Lois qu'ils ont jamais fixées aux hommes, et je ne pensais pas que tes défenses à toi fussent assez puissantes pour permettre à un mortel de passer outre à d'autres lois, aux lois non écrites, inébranlables, des dieux! Elles ne datent, celles-là, nid'aujourd'hui ni d'hier, et nul ne sait le jour où elles ont paru. Ces lois-là, pouvais-je donc, par crainte de qui que ce fût, m'exposer à leur vengeance chez les dieux ? Que je dusse mourir, ne le savais-je pas ? Et cela, quand bien même tu n'aurais rien défendu. Mais mourir avant l'heure, je le dis bien haut, pour moi, c'est tout profit : lorsqu'on vit comme moi, au milieu des malheurs sans nombre, comment ne pas trouver profit à mourir ? Subir la mort, pour moi n'est pas une souffrance. C'en eût été une, au contraire, si j'avais toléré que le corps d'un fils de ma mère n'eût pas, après sa mort, obtenu un tombeau. De cela, oui, j'eusse souffert; de ceci, je ne souffre pas. Je te parais sans doute agir comme une folle. Mais le fou pourrait bien être celui même qui me traite de folle.

Le coryphée : Ah! Qu'elle est bien sa fille! La fille intraitable d'un père intraitable. Elle n'a jamais appris à céder aux coups du sort.

Créon : Oui, mais sache bien, toi, que ces volontés si dures sont celles justement qui sont aussi le plus vite brisée. Il en est pour elles comme pour le fer, qui, longuement passé au feu, cuit et recuit, se fend et élate encore plus aisément. Ne voit-on pas un simple bout de frein se rendre maître d'un cheval emporté ? Non, on n'a pas le droit de faire le fier, lorsqu'on est aux mains des autres. Cette fille a déjà montré son insolence en passant outre à des lois établies; et, le crime une fois commis, c'est une insolence nouvelle que de s'en vanter et de ricaner. Désormais, ce n'est plus moi, mais c'est elle qui est l'homme, si elle doit s'assurer impunément un tel triomphe. Eh bien! Non. Qu'elle soit née de ma soeur, qu'elle soit encore plus proche de moi que tous ceux qui peuvent ici se réclamer du Zeus de notre maison, il n'importe; ni elle ni sa soeur n'échapperont à une mort infâme. Oui, celle-là aussi, je l'accuse d'avoir été sa complice pour ensevelir le mort. (A ses esclaves) Appelez-la-moi. Je l'ai vue dans la maison tout à l'heure, effarée, ne se dominant plus. C'est la règle : ils sont toujours les premiers à dénoncer leur fourberie, ceux qui manoeuvrent sournoisement dans l'ombre. (Se retournant vers Antigone) Ce qui ne veut pas dire que j'aie moins d'horreur pour le criminel saisi sur le fait qui prétend se parer encore de son crime.

Antigone : Tu me tiens dans tes mains : que veux-tu de plus que ma mort ?

Créon : Nullement : avec elle, j'ai tout ce que je veux.

Antigone : Alors pourquoi tarder ? Pas un mot de toi qui me plaise, et j'espère qu'aucun ne me plaira jamais. Et, de même, ceux dont j'use sont-ils pas fait pour te déplaire ? Pouvais-je cependant gagner plus noble gloire que celle d'avoir mis mon frère au tombeau ? Et c'est bien ce à quoi tous ceux que tu vois là applaudiraient aussi, si la peur ne devait leur fermer la bouche. Mais c'est - entre beaucoup d'autres - l'avantage de la tyrannie qu'elle a le droi dire faire absolument ce qu'elle veut.

Créon : Toi seule penses ainsi parmi ces Cadméens.

Antigone : Ils pensent comme moi, mais ils tiennent leur langue.

Créon : Et toi, tu n'as pas honte à te distinguer d'eux ?

Antigone : Je ne vois pas de honte à honorer un frère.

Créon : C'était ton frère aussi, celui qui lui tint tête.

Antigone : Certes, frère de père et de mère à la fois.

Créon : Pourquoi donc ces honneurs à son égard, impies ?

Antigone : Qu'on en appelle au mort : il dira autrement.

Créon : C'est le mettre pourtant sur le rang d'un impie.

Antigone : Mais l'autre était son frère, et non pas son esclave.

Créon : Il ravageait sa terre : lui, se battait pour elle.

Antigone : Hadès n'en veut pas moins voir appliquer ces rites.

Créon : Le bon ne se met pas sur le rang du méchant.

Antigone : Qui sait, si sous la terre, la vraie pitié est là?

Créon : L'ennemi même mort n'est jamais un ami.

Antigone : Je suis de ceux qui aiment, non de ceux qui haïssent.

Créon : Eh bien donc, s'il te faut aimer, va-t-en sous terre aimer les morts! Moi, tant que je vivrai, ce n'est pas une femme qui me fera la loi."

Antigone, Sophocle, Trad. Pierre Vidal - Naquet.

Romook, rien à ajouter...

vendredi 22 décembre 2006

About Avital Ronell

I read one "philosophy book" of Avital Ronell. The first time, I read this woman. I think she is the most interesting way of mind I discovered in the head of a woman. I didn't read a lot of things from women : Yourcenar, Duras, Weil, Despentes, Nothomb, Sand, Darieussecq, Harendt.

I know it's a short list of women. I read one or more books for each author. My special research was to find if there is a difference with a male mind and a female mind. It's one of prejudice in the world. And I really dislike this kind of idea. So, I would know how I could answer of this question. I was in doubt for a long time. And, I think I couldn't decide because there is one thing very important in the scheme of mind : socialisation rules. If a girl heard she's only a girl and couldn't make this thing - or the other - a long time in his child period, after, her brain are not able to make this thing. It's not only the fault of the parents, of course - it would be, in this case, so simply - but the responsability of the society - darked ideas used in movies, press or social rules.

Now, I think Men and Women are not the same - you know, I think about mind, not about other things. These others, I know it from a long time, now, and I appreciate this difference ;-) - in the way of mind. I remark some women express their mind using examples and a lot of details about something, maybe they need some picture of things to think about it. For men, it's more abstract. A lot of details annoyed them and lost their attention. So, there is a difference. But, I don't know why. This is two way of mind, but, no one is better in comparison of the other.

I discovered Avital Ronell and I asked myself. I believe she has a way of mind like a man, in my opinion, according to I explained before. So, I believe, dear visitors, if you like philosophy, you need to read her because she is very interesting (I don't want you think these previous female authors aren't!). The choice of the theme is original, in every way. So, read it.

Romook, book adviser ?

dimanche 10 décembre 2006

Laura Brams - Patrick Cauvin

28 août 1982

"'Pas tellement plus sain de corps que d'esprit, je commence ce journal, conscient de tout ce qu'il peut avoir de parfaitement inutile et persuadé de sa totale absence d'influence dans la rotation des planètes comme dans la vie journalière d'un quelconque mineur de fond. Voilà donc des lignes qui ne servent à rien, ce qui n'est déjà pas un mince avantage si je les compare à la somme catastrophique d'ouvrages à messages parus depuis la nuit des temps.
Voilà donc un monsieur qui écrit pour lui, dira un lecteur.
Comble de l'hypocrisie, je me soupçonne déjà un lecteur, c'est dire ce que j'ai eu derrière la tête depuis le début.
Eh bien, il y a en fait deux raisons à cette décision qui n'en fut d'ailleurs pas une car je n'ai jamais dit : Tiens, aujourd'hui je commence un journal, mais plus exactement, je suis à la campagne, verdoyante et emmerdatoire dans cette fin d'été de mes quarante-deux ans (vous remarquez le style déjà :fin d'été!). Je n'ai rien à faire, la plus proche librairie est à cinq kilomètres et mavoiture est au garage, donc je vais tuer le temps à commencer un truc quelconque. Donc, si j'écris un journal et imagine déjà sur mon étagère la série des tomes à venir, vingt, trente peut-être, classés par année, c'est essentiellement parce que ma Honda a besoin d'une vidange, et si j'ai commencé une oeuvre monumentale c'est parce que j'ai la flemme de piquer le vélo de mon fils pour aller m'acheter le dernier Balzac en livre de poche.
C'est d'ailleurs la flemme qui a commandé la quasi-totalité des grands actes de ma vie. Si on peut me passer cette expression inappropriée, car on se rendra vite compte que ma vie n'a pas d'actes.
Elle a en revanche énormément d'envies et j'y ai succombé avec une régularité de métronome. J'ai fait l'écrivain par flemme, l'amour par flemme, des enfants par flemme, et j'ai écrit des livres parce qu'ils me dispensaient, le repas fini, de faire la vaisselle ou d'aller promener le landau.
On ne saura jamais assez que la littérature, et c'est là son mérite le plus grand, est l'une des activités les plus reposantes qui soient et qu'étant donné l'aura qui l'entoure elle vous dispense de la plupart des autres : comment mettre un balai entre les mains d'un lascar qui tient une plume avec des yeux rêveurs ?
Donc j'ai écrit des livres pour éviter d'aller au marché et de descendre la poubelle, mais j'avoue tout de suite à ma décharge que si j'avais trouvé une autre activité encore moins fatiguante et plus rigolote, je l'aurais adoptée sans problème. Ainsi je pensais l'autre jour, en écoutant pérorer un jeune journaliste plein d'avenir sur mon oeuvre passée (on y reviendra aussi : j'ai la vie devant moi), que si j'avais vécu dans un monde, dans une ville, où il y ait eu partout des cinémas permanents et gratuits, je n'aurais jamais débouché mon stylo pour autre chose que pour souhaiter le nouvel an à ma tantine.
Quand j'y réfléchis bien, écrire un roman est une chose astreignante : il faut en effet se souvenir de ce que l'on a dit la veille ou l'avant-veille, ménager le suspense et tout et tout, mais cela n'est rien par rapport à la difficulté première : un romancier doit écrire avec un stylo tordu.
Expliquons cette image audacieuse.
Ecrire, c'est traduire une pensée en mots; c'est fabriquer une sorte de pâtée visuelle, auditive et autant que possible signifiante avec des lettres. C'est tout à fait différent. Donc, si je dis : Dupont avait la migraine., je ne peux pas l'écrire parce que ça fait moche. Il faut alors que je me torde le stylo, c'est à dire que je fabrique une pâtée pour lecteur, un Kit et Kat digeste et sophistiqué bref écrire c'est faire des manières.
Même Steinbeck, même Hemingway, même Sinclair font semblant d'être de bons bougres sans chichis; eh bien c'est faux, ils truquent, or truquer est un travail, donc écrire en est un, mais si je l'ai choisi c'est quand même parce que c'est l'un des moins fatiguants, et si un écriavain vous dit le contraire, envoyez-le sur les quais entre Bezons et Argentueil voir la tronche des mecs qui sortent après huit heures à tourner les manivelles.
Je me suis un peu paumé dans tout ça et je ne sais plus en effet très bien où j'en suis, après avoir dit que je commençais ce journal pour deux raisons; j'en vois à présent à peu près cent cinquante et j'ai la flemme (toujours elle) de raturer.
A propos de flemme, je voudrais signaler, après un mois passé à la campagne, qu'il existe une catégorie de gens encore plus flemmards que moi. Ce sont les paysans.
Tous les paysans.
Avec une ruse ancestrale, ils sont toujours arrivés à se faire prendre, photographier, décrire, en plein effort, c'est à dire à la charrue, en train de moissonner, de récolter, etc., mais quand on y réflléchit bien, la récolte et la moisson réunies prennent, pour un champs moyen, facilement huit jours à elles deux.
Alors je pose la question : Et le reste du temps ?
C'est simple : trois cent cinquante-sept jours à se les rouler, à attendre que ça pousse, à aller aux champignons, à réparer le toit, à graisser les moteurs, etc., bref des prétextes, et cette formule fameuse marque le sceau du feignant invétéré : Y a toujours de quoi s'occuper à la ferme.
Formule qui se trahit d'ailleurs elle-même, car c'est bien de s'occuper qu'il s'agit, et quand est-ce que l'on s'occupe ? Quand on n'a rien à foutre.
Ce qui sauve le paysan, ce qui maintient sa réputation, est dû à deux choses : la première est sa face burinée, ravinée par le grand air et les siestes dans les herbes, la deuxième est une astuce de taille qui consiste à toujours porter des vêtements de travail et à s'entourer de plus en plus de machines énormes et compliquées, ronflantes et dangereuses qui lui servent trois jours par an et qu'il montre au visiteur, laissant subodorer une oeuvre titanesque.
Je ne sais pas pourquoi je me suis laissé ainsi emporté sur les sabots glaiseux d'une paysannerie qui ne m'intéresse en aucune façon, mais j'aimerais que d'autres partagent mon hilarité lorsqu'un vieux type courbé, en pantalon de velours, s'en va aux champs avec des mimiques déjà exténuées. Il y a là l'une des plus grandes farces et l'une des plus belles usurpations de réputation qu'il soit donné de connaître dans notre civilisation pourtant riche en la matière. (...)"

Si vous ne connaissez pas, à décourvir.

Romook, libraire

mardi 21 novembre 2006

Sur mon île déserte...

A la question, qu'emmenerais-je comme livres sur une île déserte, question qui fuse évidemment parfois en soirée, après mûre réflexion, je répondis souvent ceux-ci :

Ainsi parlait Zarathoustra, Nietzsche
Dao de jing, Lao-zi
L'immortalité et l'insoutenable légèreté de l'être, Kundera
Cosmos et la Pornographie, Gombrowicz

Voilà, la liste complète des ouvrages que j'aurais emmené - et s'il n'y en avait eu qu'un, ce serait probablement celui de Nietzsche.

Mais, à la réflexion, je pense que j'ai lu suffisament de livres dans ma vie, et, finalement, je n'emmènerai avec moi que la mémoire de mes livres. Je n'en prendrai aucun. En en prenant un, je risquerai d'oublier les autres. Je préfère donc partir les mains dans les poches. Et puis, quoiqu'on en dise, un livre, c'est avant tout un objet de communication. Si je suis sur une île déserte, à quoi me sert la dialectique? A quoi sert la philosophie? A quoi sert de lire? Une réflexion intérieure, je peux la faire seul, dans la solitude de mon être.

Sur une île déserte, je n'emmènerai donc aucun livre.

Romook, prêt à partir pour l'île déserte

jeudi 26 octobre 2006

Le journal de Gombrowicz

Le premier blog du monde, à ma connaissance a été tenu par un écrivain polonais du nom de Gombrowicz. Evidemment, les lecteurs habitués de ce blog le connaîtront forcément, puisque j'avais présenté l'un de ses livres dans cette rubrique.

Ceux qui sont des habitués de Kundera - et curieux intellectuellement - auront été découvrir cet auteur qui est cité dans "l'Art du Roman" comme étant l'un des sept écrivains ayant forgé un nouveau style dans l'écriture romanesque. A ce titre, je conseille - voire je recommande vivement la lecture - "la Pornographie" et "Cosmos".

Il est à noter, pour ceux déjà curieux qui avait tenté l'expérience gombrowiczéenne et qui n'en sont pas ressortis indemnes (pour ma part, après avoir lu ces deux romans à l'âge de 22 ans environ, j'ai quasiment arrêté la lecture des romans, tous me paraissant insipides après ceux-là), que si la lecture des blogs - et notamment du mien - vous intéresse que, d'un point de vue historique, à mon sens, le premier blog qui a été écrit, était le Journal de Gombrowicz.

Il y a dans ce journal tous les ingrédients du bon blog artistique à mon sens - si un blog peut être artistique bien sûr, skyblog exclu - changement de thème quasi quotidien, un nombrilisme permettant d'élever le débat vers d'autres sphères, soit en initiant une réflexion personnelle chez le lecteur, soit en provoquant un effet de catharsis sur le lecteur en lisant des horreurs. Un vrai blog initiatique, rédigé sous la forme d'un journal, journal évidemment peu sincère s'il en est (puisque rédigé par un romancier).

A cela j'ajouterai également si mon blog présente des similitudes d'esprit avec le Journal de Gombrowicz, il s'agit soit d'un fait de hasard (je viens de reprendre ce journal pour en extraire un passage que je n'ai pas retrouvé, mais ai constaté cette similitude spirituelle), soit le fait que j'ai si bien assimilé la pensée de Gombrowicz que j'écris maintenant comme lui (ha! ha! ha!), soit que nos deux esprits ont toujours été proches et qu'il m'est seulement donné de le remarquer maintenant. Bref.

Le premier blog dans l'histoire du blogging est donc, à mon sens, le Journal de Gombrowicz. Rappelons ses propos :

"Je dois devenir mon propre commentateur, mieux encore mon propre metteur en scène. Je dois forger un Gombrowicz penseur, un Gombrowicz génie, un Gombrowicz démonologue de la culture et encore beaucoup d'autres Gombrowicz indispensables."

Le Journal de Gombrowicz est l'occasion de cotoyer un être dont l'intelligence fine et rapide sait choisir et analyser ces thèmes, comme sortis du hasard, mais avec une méthode remarquable. Inutile de faire croire que tout est calculé, sur autant d'année, c'est impossible. Mais les choses sont composés de telle manière qu'il existe un fil conducteur. Celui de la pensée. Et c'est un beau voyage.

J'ai choisi la compagnie des livres il y a bien longtemps pour le plaisir de pouvoir converser, même si c'est avec des années d'intervalle et dans une discussion monologuique, avec des êtres qui ont pensé en profondeur les choses et avec lesquels, à chaque instant de ma vie, je peux reprendre la discussion. On peut d'ailleurs imaginer facilement que je suis quelqu'un dont la culture n'est qu'une surface sans relief. Certaines de mes connaissances voient en moi un type qui ne maîtrise pas rigoureusement les concepts. La plupart du temps, si j'accepte ses propos insultants avec le sourire, c'est simplement parce que je sais que leur niveau d'inculture les met hors de portée d'une vraie compréhension. Et il y a bien longtemps que j'ai cessé d'expliquer à qui ne pouvait pas comprendre. Il y a un temps pour tout. J'adore enseigner. Mais à choisir entre perdre mon temps et me cultiver, je choisis l'autarcie. Il y a un moment pour tout, l'élitisme est une nécessité si on veut que le monde continue à avancer. On trouve toujours quelqu'un à sa portée pour nous faire avancer un peu... Gombrowicz laisse transparaître un type qui ne connaît pas bien la philosophie, les concepts, etc... Or, il avait une parfaite connaissance des théories de Kant, d'Hegel et de Nietszche. L'existentialisme est une réalité romanesque pour lui. Dans son Journal, il se présente comme quelqu'un en recherche et vous invite à partager celle-ci. C'est une nouvelle forme de maïeutique, ni plus ni moins. Pour conclure, je vous laisserai sur une formule type préjugée : "L'habit ne fait pas le moine."

Voici donc un extrait de son journal : 1953 I

"Lundi.

Moi.

Mardi.

Moi.

Mercredi.

Moi.

Jeudi.

Moi."

Après, dès vendredi, jour du poisson, il y a du texte. Et ça ne s'arrête plus. Un vrai blog. Evidemment, si vous ne lisez pas dans les quatre "moi" successifs, quatre individus différents, je comprends que le Journal vous rebute. Mais alors avez-vous compris mon blog ?

Je viens de retrouver le passage que je voulais d'abord retranscrire (il est étonnant de constater que huit ans plus tard, je sais encore qu'il y avait ce passage dans ce journal à l'image de tout ce que je retrouve dans ma mémoire qui m'avait marqué et que je retranscris dans ce blog, sûrement à cause de la référence à la musique que j'ai été marqué). Voici donc l'extrait :

"Jeudi.

Concert à Colon.
Que peut bien valoir le meilleur virtuose comparé aux dispositions de mon âme ? De mon âme qui pas plus tard que cet après midi vient d'être pénétrée par un air, d'ailleurs faux, fredonné par quelqu'un? De mon âme qui, ce soir et dans cette salle, repoussée avec dégoût la musique qu'un maestro en habit essaie de lui servir sur un plat de vermeil, avec des paupiettes tout autour? Ce n'est pas toujours dans les restaurants de première classe que la chère est la meilleure. Et d'ailleurs, en ce qui me concerne, presque toujours l'art me parle avec plus de force quand il s'exprime de façon imparfaite, fortuite et fragmentaire, quand il se borne à signaler pour ainsi dire sa présence, me permettant de la pressentir à travers une interprétation médiocre. Je préfère du Chopin m'arrivant par bouffée d'une fenêtre ouverte que ce même chopin joué avec force fioritures sur une estrade de concert.
Accompagné par l'orchestre, le pianiste, un Allemand, galopait. Bercé par la musique, je vaguais dans une sorte de rêverie, tissée de souvenirs, et puis de choses terre à terre - ce dont je devais m'occuper le lendemain, et puis encore le petit fox-terrier de B.. Pendant ce temps, le concert fonctionnait, le pianiste toujours galopant. Pianiste ou cheval? J'aurais juré qu'il n'était plus question de Mozart, mais de savoir si ce coursier saurait battre au finish Horowitz ou Rubinstein. Une seule question préoccupait les types qui étaient là : quelle est la classe de ce virtuose, ses piano sont-ils à la hauteur de ceux d'Arrau, ses forte à la hauteur de ceux de Gulda? Alors, rêvant plutôt d'un match de boxe, je voyais déjà mon pianiste faucher d'un bel arpège de la gauche Brailovski, assomer Gieserking à coups d'octaves, enfin d'un trille magistral mettre Slomon knock-out. Pianiste, cheval, boxeur? Tout à coup, j'optai pour un boxeur qui avait enfourché Mozart, chevauchait Mozart, le frappant, le harcelant et tapant comme un sourd, l'éperonnant et piquant des deux. Tiens, mais que se passe-t-il? Il a touché au but! Applaudissements, applaudissements, applaudissements! Le jockey, descendu de son coursier, saluait bas, tout en s'épongeant le front.(...) Rentré dans ma loge, et tout seul, je me disais, moi le moderne, et libéré des préjugés, moi l'ennemi des salons, moi à qui le cinglant fouet du désastre a fait passer à tout jamais le goût de toute prétention et de toute lubie, je me disais donc qu'un univers où l'homme s'adore tel un dieu dans la musique est davantage à mon goût que l'univers où l'hommme fait son dieu de la musque.(...)"

Voilà. J'ai fait mon devoir en vous présentant Gombrowicz, que vous retrouverez dans la collection Folio. L'avantage, c'est que c'est pas cher si ça ne vous plaît pas. L'autre avantage, c'est que si ça vous plaît, vous pourrez faire comme moi et en offrir plein à vos amis. C'est juste une remarque en passant : je ne suis pas actionnaire de Folio.

Romook, "un jour, j'oeuvrerai pour le bien de l'humanité, mais un jour seulement"

mercredi 23 novembre 2005

Projet perso

Parce que la vie se déroule tranquillement, parce que je me sens bien, parce que la liberté est un bien rare, parce que je goûte le bonheur de vivre, j'ai envie de rédiger deux nouveaux livres. L'un sur les sudoku, l'autre est plus confidentiel, mais rien de cochon ;-) Rien d'informatique cette fois!!

A suivre...

Romook, envie d'écrire en ce moment, le renouveau de l'écrivain

mercredi 12 octobre 2005

La possibilité d'une île

Décidemment, Michel sait parler à mon esprit. Dès les premières pages, je ris.

Hier, j'étais à la STIP (Section du Traitement Immédiat des Procédures), au Parquet. Je ne peux m'empêcher de sourire quand j'entends certaines situations. Pourtant, cette fois, ce n'est pas de la littérature, ce sont de vrais drames humains. Suis-je un lobotomisé de la détresse sociale ?

Houellebecquement vôtre,

Romook

jeudi 12 mai 2005

Sur "la pornographie" de Gombrowicz

"La pornographie" est un titre de Witold Gombrowicz qui mérite que l'on s'y attarde. Premièrement, il n'est pas question de parler de sexe ou de grossièreté dans cette ouvrage. C'est vraiment étonnant, mais les amateurs de sensations fortes seront très déçues par ce livre, si ce titre si évocateur les incitait à le lire. En effet, il est question d'amour adolescent, mais ce n'est absolument pas un roman d'amour. Qu'est-ce donc ? Bonne question...

Witold Gombrowicz est un homme qui appréciait énorment la philosophie et qui avait une culture extrêmement étendue. Ces romans ressemblent à des écrits d'un fou pourtant. Vous pénétrez toujours dans un univers comme il n'en existe aucun autre. Pour ma part, j'ai découvert Gombrowicz à l'âge de 20 ans. Depuis, j'ai la sensation que la littérature est fade et plate.

J'ai découvert récemment Arto Paasilinna, avec lequel je retrouve une forme de fraîcheur et de folie. Néanmoins cela reste tout de même très très en deça des frissons que j'ai connu avec Gombrowicz. "Cent ans de solitude" de G. G. Marquez est aussi un roman qui me paraît être assez fou, mais il ressemble tout de même pas à mon inimitable auteur polonais.

"La pornographie" relate l'histoire de deux hommes qui se retrouve dans la campagne polonaise pendant la seconde guerre mondiale et ils observent deux adoslescents - de sexe opposé - qui semblent être fait pour se rencontrer amoureusement... Le regard de ses deux adultes est terrible : est-cela la "pornographie" ? Je ne sais pas.

J'ai lu plusieurs fois ce livre et je n'ai jamais compris pourquoi il se nomme ainsi. Dans le journal, je n'ai pas trouvé d'élément de réponse non plus. Il est possible que j'ai mal lu. Si quelqu'un a des infos... Glissez le en commentaire. Ce n'est pas un problème de traduction: j'ai déjà vérifié.

En tout cas, si vous voulez lire quelque chose d'à part dans le monde de la littérature, vous savez quoi. Ame classique et sans sens de l'originalité s'abstenir!

Romook, gombrowiczny vôtre

dimanche 8 mai 2005

Sur le "Cosmos"

Cosmos de W. Gombrowicz

Ceci est le livre le plus important que j'ai lu de toute ma vie - après le Tao Te King. Le plus important, pourquoi ? Les bouleversements qu'il a provoqué dans ma manière d'appréhender le monde et la littérature ont été majeurs. Il n'est pas lieu de s'étendre ici sur le Tao Te King, qui est un ouvrage de philosophie asiatique (mystique même) et le fait qu'il modifie notre appréhension des choses semble relativement classique. En revanche, Cosmos est un roman.

Lecteur et fan de Kundera, j'appréciais ses romans qui avaient un style très particulier mêlant philosophie et histoire. Et, un jour, j'ai rencontré une polonaise, Beata, qui voyant mon goût prononcé pour la littérature m'a conseillé de lire Gombrowicz. J'ai commencé par "La Pornographie" et j'ai tout de suite embrayé sur "Cosmos"...

Cosmos est un livre qui se présente sous les apsects d'un roman policier, sans intrigue. Ou plutôt, un roman avec intrigue, mais sans sens. Enfin, non... C'est un livre indéfinissable où les éléments de la vie sont cumulés pour donner un sens général pour celui qui les regarde et les analyse. Bref, nous, lecteurs, sommes forcément désarçonné par un tel livre car, en fait, il ne se passe rien. Et pourtant, pour les personnages, ils se passent énormément de choses! La vision de la réalité est déformée à un point tel qu'il n'est plus possible ensuite de ne pas sourire lorsque l'on voit certains évènements quotidiens - lorsque l'on est sorti du livre.

En définitive, ce livre est une initiation à l'expérience humoristique quotidienne, expérience quasi-mystique il faut le préciser. A lire Absolument.

Romook, ou comment rendre inoffensifs la plupart des auteurs contemporains en un seul livre?