Romook, ectoplasme bloguique

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dimanche 15 janvier 2012

Hong Kong: arrêt sur image

Hong Kong est vraiment en endroit surprenant. A la rencontre de l'Asie et de l'Europe, on trouve cette île. De toutes les villes de Chine que je connaisse, c'est la seule où j'aurais vraiment envie de vivre. D'abord, ça bouge. On n'a pas cette sensation de temps qui se suspend comme en Chine où les voitures sont toujours bloqué dans des embouteillages ou rouent à 20 km/h en produisant du dioxyde de carbone en quantité telle qu'à chaque seconde, le trou de la couche d'ozone s'élargit. D'un point de vue écologique donc, Hong Kong est moins dangereux pour l'humanité, ce qui n'est pas le cas pour le piéton irrespectueux de la signalisation routière. D'un point de vue occidental, un environnement plus conforme à nos modes de vies sur l'environnement immédiat

Par ailleurs, les habitants de Hong Kong ont l'air moins "niais" que les chinois continentaux. Ce sont certes des roublards, prenant votre argent sans vergogne, en se trompant en rendant la monnaie, 1 $ par ci, 2 $ par là... Néanmoins, connaissant notre culture occidentale et notre éducation, on ne risque pas de tomber par terre de surprise avec des phrases du style : "L'euro est plus faible que la monnaie chinoise maintenant, c'est parce que Nicolas Sarkozy n'est vraiment pas un bon président." Le chinois continental, très nationaliste par nature, a toujours une explication sur tout, n'ayant aucune éducation ( presque) sur rien. Ce qui fait que discuter avec un chinois continental revient à peu près à discuter avec un enfant de 12 ans en Europe dans la majorité des cas, qu'il ait été ou non à l'université. Avec, en prime, une condescendance sur son interlocuteur européen, qu'il considère comme moins intelligent puisque la Chine progresse plus vite que l'Europe. Jamais il ne prend conscience que si c'est le cas, cela ne tient pas à sa personne.

Cela dit, si j'ai l'air acerbe dans mon analyse, il ne faut pas oublier qu'après plus de deux ans de séjour mis bout à bout en Chine, le fait que je parle couramment le mandarin, je continue à y aller. C'est justement parce que j'apprécie ces personnes qui sont d'une extrême gentillesse avec les étrangers. Justement, ce n'est pas le cas à Hong Kong. A Hong Kong, vous êtes une personne comme une autre, pas une curiosité, pas un pigeon, juste un autre.

J'aime bien me sentir l'égal de l'autre, tout simplement. C'est plus agréable pour tout le monde. Moi, qui suis un amoureux de la campagne, j'apprécie Hong Kong pour la tranquillité d'esprit qu'elle me procure, contrairement à une ville comme Wuhan, qui pourtant est plus aérée, avec des arbres, son grand lac... Pourquoi? Peut-être parce que l'on ne se fait pas bousculer dans les rues par les gens, alors qu'ils sont trois fois plus petits qu'en Chine, parce que l'on a des points de repères occidentaux : des feux rouges qui servent à quelque chose, tout type de restaurant, un internet non bridé...

Hong Kong, à première vue, c'est un croisement entre Monaco, Londres et Shanghai. Le cadre est agréable. La mer est proche, on peut mettre prendre une bière en terrasse, ce qui n'est pas possible (ni souhaitable compte tenu de la pollution) en Chine continentale. Alors, oui, à chaque venue ici, je me dis, et pourquoi pas ne pas aller vivre à Hong Kong ? Avec mon métier d'enseignant, je pense que je pourrais trouver une place dans une université. Je pourrais également créer une entreprise de prestations de services informatiques. Dernière idée: je fais l'école de médecine traditionnelle de Beijing et je viens m'installer ici dans une dizaine d'année. En même temps, je suis bien en France. Les allers-retours entre les deux me fatiguent mais correspondent plus sûrement à mon désir de vie.

En tout cas, j'ai décidé d'apprendre le cantonais. Apprendre une cinquième langue n'a pas vraiment de sens en soi, mais j'aimerais mieux connaître la vie hong kongaise en profondeur. Je vais donc apprendre une langue régionale (que 300 millions de locuteurs dans le monde!), mais quand on aime, on ne compte pas.

Romook, hong kong mon amour

dimanche 1 janvier 2012

Nouvelle année, nouvelle résolution ?

Bonne année chers lecteurs et chères lectrices fantômes! Après avoir travaillé pendant des années à constituer un blog sympa, original et rigolo, j'ai réussi à détruire son audience mieux que quiconque. En le laissant à l'abandon. Tous les ans depuis deux ans, je promets de revenir sur la scène, d'écrire à nouveau, d'être présent. Comme beaucoup d'homme politique, c'était de fausses promesses faites avec conviction (enfin dans mon cas c'était le cas).

Comme cette année, c'est la fin du monde: je ne vois pas l'intérêt de me casser le cul à pondre des billets, sans intérêt pour l'histoire de l'humanité, et qui disparaîtront une fois les ordinateurs détruits ou cet hébergement impayé. Alors non, je n'écrirai que je reviendrai pour écrire. L'envie ne me manque pas mais je sais que mon emploi du temps est très très chargé. De nouveaux projets vont absorbés le peu de temps libre que j'ai. A moins de trouver un moyen d'écrire 30 minutes quotidiennes, ce blog risque fort de continuer à être présent sur la toile sans l'être.

Ne pleurez pas. J'ai un second blog dont la ligne éditoriale correspond mieux à ce que je fais actuellement: de l'informatique sous linux. En tout cas, ce que je suivais, je continuera à les suivre de loin, lorsque le temps me le permettra. Je laisse la maison ouverte et je garde les clés car je compte bien m'en resservir plus tard.

Romook, sage car conscient de ses limites