Romook, ectoplasme bloguique

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dimanche 26 novembre 2006

Retrouvailles…

Hier soir, petite soirée entre amis. Concept simple : un de mes anciens camarades de lycée fêtait ses trente ans. Invitation « surprise », de la part de sa sœur : je ne l’avais pas vu depuis 10 ans environ (si on excepte une rencontre fortuite il y a 3 semaines dans le cadre d’un jogging, rencontre qui n’avait pas eu l’air de le ravir…). Nous étions donc 4 de ses anciens « meilleurs » camarades de lycée… Ce genre de soirée est toujours un peu dangereux et me laisse toujours un peu dubitatif. Le temps passe, les gens évoluent, leurs idées, même le sens de l’humour… Bref, que reste-il de ces relations d’antan : voilà la vraie question.

Bon, et bien, malgré le temps qui passe, il y a des réflexes relationnels qui sont toujours présents. Chacun considère l’autre avec les étiquettes qu’il avait à l’époque. On s’avoue certaines choses – avec une forme de sensibilité très touchante. Les étiquettes évoluent. On s’aperçoit qu’il existait des incompréhensions malheureuses, qui ont peut-être changé le cours des choses. Les étiquettes doivent-elles être maintenues ? Probablement, d’ailleurs, qu’il reste aujourd’hui des incompréhensions tenaces qui resteront durables. Je ne suis plus assez énergique pour aller à l’encontre de certains préjugés à mon égard. Mais, je m’accommode assez bien finalement des images et des cadres dans lesquelles on veut me faire rentrer. Ce qui m’amuse le plus d’ailleurs, c’est de constater que mes amis sentent confusément qu’il y a quelque chose de vicié dans le raisonnement à mon égard et que j’échappe - en définitive - à leur jugement taxinomiste dans la classification des étiquettes. Quelque part, je me demande si je ne suis pas une plaisanterie vivante, plaisanterie au deuxième degré bien sûr.

Pour en revenir à ce concept de plaisanterie vivante, j’ajouterais que je me rends compte que, lorsque je parle de mon blog à mon entourage, je m’aperçois que « Romook » est une part de moi-même, un peu comme une excroissance artistico-dérisoire de moi-même. Néanmoins, est-il vraiment moi-même ? Sous un certain angle, oui, of course. Toutefois, il faut vraisemblablement bien me connaître pour y déceler ce qui appartient directement à l’auteur ou à Romook.

Un ami a déclaré à une personne à qui il me présentait : « Surtout, l’une de ses plus belles créations, c’est le personnage qu’il a créé sur Internet, Romook, Empereur de Mo Am’Gambie ! ». Là, j’ai pris conscience du pouvoir de la création virtuelle. C’est d’ailleurs là tout le problème. Nous sommes tous une image pour quelqu’un, et il y a interaction entre notre être et cette image. Je m’explique.

Quelqu’un me perçoit d’une certaine manière. J’ai conscience de la subjectivité de son jugement. Pourtant, ce que je ressens pour cette personne va directement influencer ma manière de me comporter avec cette personne. Je vais entretenir cet aspect de moi, ou au contraire m’attacher à le modifier. Ce qui va entraîner une transformation de l’image que cette personne a de moi. Et ainsi de suite, avec les conflits d’image qui surgissent nécessairement lorsque des personnes d’horizons différents se rencontrent. Ceci est vrai pour moi, comme pour tout le monde, il s’agit de mécanismes inconscients qui sont à l’œuvre, qu’on le veuille ou non. On est toujours un produit de son temps, de son environnement, de son image.

Romook, content de sa soirée

samedi 25 novembre 2006

Sainte - Catherine : quel sens lui donner aujourd'hui?

La Sainte Catherine est une jolie fête destinée à mettre à l'honneur les femmes de 25 ans, célibataires et vierges. Cette petite fête s'est étendue de nos jours, au grand désespoir des puristes, à toutes les femmes de moins de 25 ans et célibataires, quelque soit leur mode de vie sexuelle. Pourtant, et j'insiste sur ce point, normalement, ce sont uniquement pour les vierges de 25 ans. Or, il y a un vrai problème social, sans faire d'étude statistiques particulières, il est extrêmement difficile d'imaginer une française de 25 ans encore vierge. Certains contextes très particuliers peuvent justifier cette exception à la règle, néanmoins, la société française a dû faire évoluer la fête de la sainte Catherine pour pouvoir la conserver.

En Chine, en revanche, cette fête aurait tout à fait un sens, puisque dans les femmes célibataires de 25 ans, Les vierges sont légion. Je ne ferai aucun commentaire sur cet état de fait après 4 mois de vie sur place.

Quel est la véritable signification de cette fête? Voilà une question qui ne s'est jamais vraiment posée.

En fait, cette règle est une résurgence historique machiste selon laquelle la femme DOIT être mariée. Dans le cas où elle n'est pas mariée, le pire est à craindre. Notamment, elle reste disponible pour les aventures de maris en mal de frisson - dès lors elle est dangereuse pour l'équilibre social. Par ailleurs, il ne faut pas oublier le rôle régulateur de la femme dans la vie de l'homme, où elle rythme à sa manière, tel un métronome, les différents aspects de la vie de l'homme : le repas, les moments de détente, les massages spéciaux... Moments au cours desquels nul autre être ne peut la surpasser puisque de manière innée, elle se saisit d'une liste de course à faire, fait la cuisine et la vaisselle, etc... Sans oublier l'aspirateur.

Dès lors, affublé une jeune femme de 25 ans d'un chapeau, c'était avant tout rappeler à la gente masculine que cette femme là était encore disponible pour servir un homme et qu'il était temps de se saisir d'elle avant qu'elle ne se gâte. Néanmoins, cette théorie originaire de la Sainte Catherine n'a plus cours aujourd'hui. Tout le monde le sait, le mariage bat de l'aile chez les jeunes couples. Alors, aujourd'hui, quel sens lui donner?

Tout simplement, il est simple de constater qu'une jeune catherinette a aujourd'hui une expérience sexuelle qui est bien au-delà des espérances du futur jeune mari. Le "hic" est que Mademoiselle n'entend pas être la bobonne à la maison et que son homme doit avant tout être autonome : savoir faire les courses seul, faire la cuisine et la vaisselle, penser à passer l'aspirateur et être un bon amant. Fini la femme-tronc qui attendait les bonnes grâces de Monsieur.

Dès lors, une catherinette aujourd'hui entend bien fêter sa Sainte-Catherine dignement, à l'aide de ses copines mariées qui vont lui présenter plusieurs hommes entre lesquels elle fera un choix - et il n'est pas dit qu'il n'y en aurait qu'un. Le lendemain, quand elle lui aura expliqué que son état de Catherinette lui convient bien et que ses chaussettes il peut aller les faire laver ailleurs, elle ira, ensuite, raconter à ses bonnes copines mariées, sa fin de soirée et sa nuit, copines mariées qui, en secret, vont jalouser tant de liberté...

Ainsi, je pense que la Sainte-Catherine n'a plus rien à voir avec cette fête chrétienne machiste. Maintenant, bien au contraire, elle est devenue une sorte de carnaval où les femmes se déguisent pour appeler le mâle, étant entendu, qu'un chapeau est bien plus visible de loin qu'une non-alliance...

Romook, sociologue

mardi 14 novembre 2006

Decorative sex..

"Women are a decorative sex. They never have anything to say, but they say it charmingly."

Oscar Wilde

vendredi 10 novembre 2006

Questionnement intérieur

Comment peut-on avoir été amoureux pendant des années d'une femme et découvrir un peu après la fin de cet amour éperdu qu'en elle sommeillait un dragon ?

Romook, sans réponse

dimanche 5 novembre 2006

Tu comprendras plus tard...

En lisant l'autobiograpie de Gandhi, je tombe sur un passage où on lui explique qu'il est trop jeune pour soulever certaines questions dans sa tête, qu'il comprendrait plus tard... A moi aussi, on m'a dit : "tu comprendras plus tard."

Inutile de dire que, cette phrase, je l'ai toujours considéré comme un aveu de la personne (qui me la disait) de son incompétence ou de son incapacité à expliquer la situation en question.

Aujourd'hui encore, je considère cette phrase avec suspicion. Fort heureusement, du haut de mes trente ans, c'est moi qui peut dire cette phrase, de temps en temps, et bien souvent lorsque je suis trop fainéant pour expliquer les choses... CQFD. Dans certains rares cas, c'est pour éviter de dire à mon interlocuteur qu'il est trop bête pour comprendre - souvent car la croûte de préjugés qu'il a serait plus longue à enlever que d'expliquer la situation elle-même.

Toutefois, pour être parfaitement honnête intellectuellement, pour ce qui est de l'ordre de l'irrationnel, c'est à dire du comportement étrange que l'on peut avoir lorsque l'on est dans les âffres du désir ou de la passion, je dois reconnaître que je comprends maintenant pourquoi certaines personnes pouvaient avoir des attitudes idiotes, condamnables, illogiques, au-delà de tout bon sens. Je suis un individu assez froid et rationnel - sous certains angles - et, pourtant, il m'est arrivé d'avoir des comportements qui défient tout à la fois le bon sens et l'intelligence... Et ça, je ne l'aurais jamais crû avant de les vivre. Comme quoi, l'expérience peut nous apporter quelque chose.

En revanche, pour tout ce qui est de l'ordre de l'esprit, du rationnel, rien ne m'a été apporté par l'âge. Ce que je pense aujourd'hui, je le pensais déjà à 12 ans, soit 18 ans de stagnation mentale, ça fait peur... Au niveau philosophique, le texte que j'ai écrit qui s'intitule "Lève toi et marche", j'en ai déjà écrit de semblables quand j'avais 13 ans. Comme quoi, le temps ne fait rien à l'affaire. Je suis toutefois d'accord pour reconnaître que mes petits camarades de classe n'en faisaient pas autant et que j'étais souvent regardé comme le mouton noir. Peut-être suis-je une exception. N'empêche que toutes les personnes qui m'ont dit un jour cette phrase ont, dès ce jour, perdu toute crédibilité auprès de moi.

A part m'avoir renseigné sur leur propre chemin de développement personnel - dans le meilleur des cas - elles ne m'ont été d'aucune utilité et, de surcroît, n'ont plus eu l'occasion de me répondre sur quoique ce soit ensuite.

Ca ne sert strictement à rien de l'écrire, je le sais, mais, au moins, c'est dit. Je dois tout de même réserver le cas où je dis cette phrase à quelqu'un qui est plus vieux que moi - mais je sais qu'il est inutile de l'expliquer car elle le sait déjà à ce moment-là - dans cette hypothèse particulière, si je le dis, j'explique toujours pourquoi il y a quelque chose que l'on ne peut pas expliquer. Bref, j'essaie de rendre l'inexplicable compréhensible.

Romook, libre apprenant