Romook, ectoplasme bloguique

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jeudi 21 septembre 2006

新的旅行

我很高兴因为我现在在武汉讲课.我的学生很好, 中国人也很热情, 都很好.我怕 有点儿到武汉去以前因为我觉得我的中文去了.但是我觉得我的脑袋会说中文说得快, 说得流利.我的词汇也是, 我没忘很多所以我可以说明很多的东西.但是, 在武 汉有土话.有时候我不明白.但是我看了我的耳朵习惯得快.现在我可以跟我的司机一 起谈谈.我非常高兴.明天我有主要的约会对我的律师的工作.我希望有好的新闻.越 来越我跟中国人一样我觉得我的中文提高得快.我很想我的中文的老师听我, 她们 可以告诉我就我的中文怎么样...在中国的时候,我非常高兴.我很喜欢中国, 我 也觉得中国很喜欢我...

洋法龙

mercredi 20 septembre 2006

C.. Paradis terrestre..

Café, câlin, Chine, cocktail, concert, contact, conversation, cryptographie.

C.. Peut-on y résumer mon univers?

Romook, cool

jeudi 14 septembre 2006

Chine, je reviens!

Juste un léger message à caractère informatif pour les lecteurs que ma vie intéresse. Je retourne en Chine pour environ trois semaine dès demain après - midi.

Ce blog ne devrait pas être déserté, néanmoins, il est possible que j'ai des problèmes pour accéder à la gestion de celui-ci. Dans cette hypothèse extrême, et seulement dans ce cas, je me verrai dans l'obligation de retourner sur le blog sous MSN pendant cette période.

Dans tous les cas, je ne vous abandonne pas, mais aucun billet n'est à attendre avant dimanche...

Désolé pour la gêne occasionnée. Les services techniques travaillent actuellement au maintien en ligne d'un blog de qualité.

Romook, de retour à China Honta ?

lundi 11 septembre 2006

Ma vie, mon immeuble... 10 ans de solitude

Il était temps que j'en parle. Aujourd'hui, je vais tout vous dire sur toutes les choses qui se sont produites à ma connaissance dans mon immeuble depuis que j'y suis. Il fallait bien qu'un jour quelqu'un crève l'abcès.

Je suis arrivé dans mon immeuble après une opération de rénovation faite sur un immeuble dont la façade est classée "monument historique" qui avait été squatté pendant plusieurs années. Tout avait pillé, y compris les compteurs EDF. On se demande bien ce que les gens peuvent en faire. Admettons. Ca vous situe le décor. Nous sommes alors en novembre 1995.

Je suis au deuxième étage. De mon appartement, j'aperçois trois appartements en face. Celui le plus en haut d'un escalier extérieur était habité par un être androgyne, dont les vêtements ne m'ont permis que tard de découvrir l'être féminin qui se camouflait en dessous. Juste en dessous vivait une jeune femme blonde, au tempérament "chaud" d'après les échos de ses propos à l'encontre de tout ce qui se mettait sur son passage (voisin, petit ami...). En dessous, je ne sais pas. Cet appartement est d'ailleurs resté jusqu'à ce jour un mystère pour moi. Je n'ai aucun fait notable pouvant permettre d'extraire quelques morceaux de vie concernant cet endroit.

A cette époque, une violoncelliste habitait au rez-de-chaussée. Ce n'est que trois ou quatre ans plus tard que je fis sa connaissance par hasard. Trop tard. Il y avait aussi une femme qui me troublait dans un autre appartement au rez-de-chaussée : Virginie.

Elle ressemblait étrangement à une femme que j'avais aimé éperdûment pendant ma jeunesse et qui continuait alors à me hanter. Même morphologie, même taille, même visage, même style vestimentaire. Même regard de coin. N'y tenant plus, un jour, je vais frapper à sa porte. "Bonjour, je m'appelle romook et je suis votre voisin au-dessus. Je m'excuse de vous déranger, je vais vous sembler bizarre, mais j'ai une requête à formuler. Vous ressemblez étrangement à une femme que j'ai aimé et je voudrais vérifier si les théories sur la morphopsychologie ont une quelconque consistance. En échange de mon analyse, je vous offrirais une tasse de Long Jing, le thé chinois appelé "le puit du dragon". Une vraie merveille. Je peux aussi mettre de la musique classique. J'adore ça. Alors? - OK. Je viens."

C'en est suivi une belle petite relation amicale. Elle m'a présené une de ses amies pensant que ça pourrait coller. Et non. On buvait de temps à autre du thé en écoutant Frantz Liszt. Souvent une partie d'échecs permettaient à nos deux esprits de s'affronter. Malgré mes études de droit et ses études de finance, nous n'abordions jamais ces thèmes. Y aurait- il là un message que je ne sais pas su percevoir? Elle était fiancée. Elle n'est restée qu'un an dans ma ville et ses études de DESS terminées, elle est partie. Je n'ai pas pris son adresse. Comme à mon habitude, je pense que le monde est petit et que les gens que l'on doit retrouver ne peuvent pas se perdre de vue. A ce jour, je n'ai plus de nouvelle et je le regrette de temps à autre.

Juste en dessous de chez moi, il y avait "béné". Un petit brin de femme hyper dynamique dont la vie n'était pas simple. Elle faisait des études de banque - finance après avoir fait quelques années de droit. Avec elle, les sujets étaient beaucoup plus variés et avaient souvent tendance à virer à la polémique amicale sur le domaine juridique. On s'entendait bien aussi. Pourtant, un problème subsistait : mon ami Sébastien. Un individu hors normes qui avait pris cette voisine en grippe pour je ne sais quelles raisons. Traduction dans la vie quotidienne : lorsqu'il venait chez moi, il sautait à pied joint en hurlant des noms d'oiseau sur ma voisine. Comme elle était loin d'être sourde et surtout très proche (son appartement était juste en dessous du mien), elle venait régulièrement et rapidement chez moi dans un état d'énervement absolument compréhensible lorsqu'il était là. Je ne sais pas pourquoi ils ne se sont jamais battus. Peut-être parce que j'avais pris la décision d'inviter Sébastien uniquement lorsqu'elle était sortie.

Un jour, Bénédicte est partie et a été remplacée par Hélène. Une danseuse angliciste. Je n'ai pas mis longtemps à établir le contact avec elle car elle était très jolie dans l'appartement de Bénédicte. La proximité ça aide toujours un peu ;-) Elle préparait l'agrégation, qu'elle a eue. Discussion philosophique, musique, bons moments. Je garde un excellent souvenir d'hélène dont je pense toujours avoir le numéro de téléphone. Je lui ai permis d'avoir un poste dans mon université. Je la retrouverais donc facilement le cas échéant. Une femme plus intelligente que je ne l'imaginais. Tout au long de la relation, j'ai été de surprise en surprise avec elle. Et, un jour, elle est partie et a été remplacée par une infirmière. Une vraie conne.

Fort heureusement, elle est partie aussi vite qu'elle est venue. C'est à peu près à cette période que j'ai commencé à "fréquenter" la médecin qui s'était installée dans l'immeuble. Fréquenter un médecin, on s'entend, j'allais la consulter. Encore la simplicité de la proximité. Une femme très gentille. Très tolérante. Que j'aime beaucoup.

La conne disparaissant, un jeune homme est arrivé dans l'immeuble. Musicien de son état, je ne pouvais pas malheureusement m'entendre avec lui. Musique rock jusqu'à deux heures du matin les premiers temps. Un jour, décidant d'entamer un contentieux avec ce voisin créateur, je vais le voir et lui explique que, bien qu'étant parfaitement disposé à comprendre que la création artistique se réalise essentiellement la nuit pour certains (dont je fais également partie), la musique rock ne me permet pas de développer ma propre sensibilité et... La réponse ne se fit pas attendre. Il se confondit en excuses et plus une seule fois je n'eu à me plaindre. Nous avions donc des rapports cordiaux entre voisins avec échange de tire-bouchon et autres entraides classiques. Il faisait de la cuisine indienne qui embaumait tout l'immeuble. Et plusieurs fois, je m'enquéris du nom des épices qu'il utilisait. Noms que j'oubliais malheureusement en rentrant dans mon appartement. Dommage, ça avait vraiment l'air délicieux à l'odeur. Il ne m'a jamais invité à mgoûter ces mets. Peut-être à cause de mon appréciation de la musique Rock.

Un jour, il disparut et laissa place à un couple de jeunes. La femme se faisait battre avec une violence inouïe. Plusieurs fois j'appelais la police. Systématiquement, celle-ci venait. Je leur ouvrais la porte de l'immeuble. Guidés par les bruits, les policiers trouvaient rapidement la porte litigieuse. Lorsque dans le tapage, le jeune homme entendait enfin que des personnes frappaient à sa porte. Il ouvrait. S'ensuivait une explication forte où la femme niait tout ce qui venait de se produire. La police repartait donc bredouille. L'enquête commençait. Mon voisin se dirigeait vers toutes les portes de tous les appartements et interrogeait chacun pour savoir qui avait appelé la police. Vu le gabarit du type et sa tête, il faisait vraiment peur. Lorsqu'il avait fini sa tournée d'inspection, il retournait corriger sa femme car, évidemment, c'était elle qui avait appelé la police. Et si ce n'était pas elle, c'est parce qu'elle criait trop fort et qu'elle dérangeait les voisins. Bref, ça méritait d'être corrigé à nouveau. Qu'auriez-vous fait?

Dans ces cas, je rappelais encore la police qui revenait. Plusieurs fois, il a été embarqué au poste je crois. Ne payant pas son loyer, il a été mis dehors. Une bonne nouvelle. Lorsque je le croise dans la rue actuellement, j'en ai encore des frissons dans le dos. Alors, le musicien est revenu... Il a entrepris de faire des aménagements qui lui ont coûté son logement, me semble-t-il. Le propriétaire ayant considéré que le fait de mettre en place une mezzanine était inutile. Pour ma part, connaissant bien cet appartement avec ces plafonds à 4,30 mètres, ça me semblait très bien. Enfin, je ne saurais jamais exactement ce qui s'est passé précisément. Il est parti et depuis les locataires dans cet appartement restent un mystère. Je crois qu'il s'agit d'un couple avec un enfant, euh... non, un jeune chat gris. Je leur rappelle d'ailleurs sollennellement que les animaux sont interdits par le réglement de la copropriété et qu'en plus je n'aime pas les chats (et pas de jeux de mots graveleux sur le mot "chat" SVP).

En effet, ça doit correspondre avec ma rencontre guigui et juliette, un très joli brin de femme. Les voisins du bout du couloir. Et oui, sur mon pallier, il y a deux appartements. L'un détenait le triste record des entrées par effraction. Il faut dire que la porte de cette appartement était un appel à violer la propriété privée. Equivalent à une jeune femme qui aurait une minijupe, un string, et se tiendrait assise en face de vous les jambes légèrement écartées, avec un regard qui vous aguichent et les lèvres légèrement entreouvertes. Vous imaginez la situation? Ben la porte de l'appartement était de ce genre là, mais sans rouge à lèvre. Son chambranle était extérieur et seuls des verrous permettaient de la fermer. En gros, en désossant le chambranle de la porte, on pouvait rentrer dans l'appartement sans toucher aux verrous. 3 fois / an, c'était la moyenne jusqu'à ce que le propriétaire fasse changer cette porte. Mais depuis ce temps, plus personne n'y habite à ma connaissance. Il faut dire qu'avec ces poutres intérieurs, il est très spécial.

L'autre était habité par des jeunes - des personnes de mon âge - dont seule la jeune femme avait toujours retenu mon attention. Mais bon, pas besin de faire connaissance, il y avait toujours son homme. Finalement, on a fini par finir des liens. On s'est échangé les numéros de portable. On m'a volé le mien. Il ne m'a pas rappelé. Fin de l'histoire.

Dans l'autre appartement, celui aux effractions, la première année, il y avait une étudiante de l'IEP Paris dedans. Jolie, intelligente, disponible et attentive à mes desiderata pour autant que je m'en rappelle. Elle est partie trop vite. Karine si je me rappelle bien... Tant pis :-(

Puis, un jour, il y a deux ans maintenant. J'étais chez moi : il faisait beau. Samedi après midi. Fatigué, envie de rien faire. Discuter devant une bière, mais pas envie de bouger. Et je vois une jeune femme, accoudée en train de fumer hors de chez elle : la voisine d'en face. Dépouilllée depuis un an ou deux de ses vêtements kaki et de ses gros pulls, je m'aperçois que c'est effectivement une jolie jeune femme. Ayant rencondes gens intéressants simplement en faisant une rencontre. Je me dis : pourquoi pas? Je l'avais déjà entendu parler avec son petit copain. Je savais qu'il allait falloir utiliser le patois. Chose surprenante en ses beaux quartiers. Le contraste de l'expérience m'amuse et je lance ma proposition d'une bière rapide. C'est accepté.

Je découvre ainsi une très jolie étudiante en sociologie. Je pense que très vite je commence à démontrer que c'est une fausse science. On ne se refait pas., désolé ;-) Discussion intéressante, échanges intéressants et chose surprenante : elle a envie d'apprendre à jouer au Go. S'en est suivi une relation mouvementée où les parties de Go ont succédé régulièrement à des discussions sur le nihilisme ou le sexe. J'ai vite oublié ces années où je me demandais si c'était un garçon ou une fille qui habitait en face de chez moi. Et puis, je suis parti en Angleterre. Puis en Chine. Elle est partie presque concomitamment à Paris. On reste en contact. Et j'en suis très heureux. Elle m'a beaucoup apporté par sa présence et j'espère qu'elle le sait.

10 ans de vie dans mon immeuble et je vais bientôt le quitter. Je suis le plus vieil occupant de l'immeuble depuis sa rénovation. Avec moi, c'est une page de son histoire qui s'en va. Evidemment, je ne peux pas tout raconter. Ca pourrait poser problème peut-être... Hé hé hé, comme si je ne savais pas si ça pouvait poser problème...

Romook, vieil occupant

jeudi 7 septembre 2006

vagin, fellation, etroit, sexe

Une partie de mes visiteurs (et mes visitrices j'insiste pour utiliser le féminin) ont deux traits de caractère que je peux relever. Le premier est la curiosité intellectuelle. Le second, c'est leur côté littéraire extraverti. Si, si! Je m'explique. Je vais être clair.

Je sens que certains lecteurs habitués de ce site rient déjà sous cape... Sûrement l'enchaînement de "je m'explique" et de "je vais être clair" qui paraisse augurer d'un raisonnement tordu où l'on aboutit à une conclusion étrange après avoir traversé les contrées étranges de mon esprit. Désolé mais, malgré les efforts déployés par le CNRS, les chercheurs n'ont toujours pas réussi à tracer une carte neuronale de mon chemin spirituel. C'est pour ça que mes raisonnement continue à surprendre et à être drôle. Rassurez-vous, un jour, moi aussi j'aurais la chance d'être banal normal compris.

Le premier point qu'il me faut avouer est que mon blog est sous surveillance. Un logiciel traque les visiteurs pour me donner quelques statistiques qui me permettent de donner un sens à ma vie. Qu'est-ce qu'un blogueur sans ses statistiques? Hmm..... Admettons mais quand même, y a des fois ça ne suffit pas je pense. Sinon, on peut faire ça chez soi, tout seul, sans le mettre sur le Net. Oh! Excusez-moi, je n'avais pas vu que vous ne suivez pas le fil. A la question, on m'a suggéré "un artiste" et derrière est venu souffler Edmond de Rostand, derrière son long nez, une phrase légère : "c'est bien plus beau lorsque c'est inutile". D'où ma réponse que dans ce cas, on peut écrire un journal intime en dehors du Net. C'est un fait, un blogueur est avant tout quelqu'un en mal de reconnaissance mondiale, un type qu'a besoin d'amour (message perso : si tu es mince, de sexe féminin, très jolie et que tu as envie de me donner de l'amour, n'hésite pas à me contacter. Tout profil accepté, même petits seins et chercheuse en maths), qui ne sait pas quoi faire de sa vie et qui meuble patiemment son petit blog en traquant le commentaire qui le fera sourire. Franchement, ça donne pas envie d'avoir un mec pareil une personne avec si peu de passion dans la vie dans son cercle d'amis. Heureusement que je n'en connais pas.

Explications. Tout d'abord, la curiosité intellectuelle. Ce n'est pas seulement une qualité, mais c'est aussi un don. Félicitation à toi, mon lecteur, de bénéficier d'une telle aura à mes yeux. Il faut savoir accepter le compliment - humblement, ça va de soi - et c'est avec beaucoup de sincérité que je te le fais. Si tu es arrivé sur ce blog par hasard, çà prouve bien que tu es curieux intellectuellement. CQFD. Si tu me connais et que tu viens régulièrement, tu veux connaître ma vie intellectuelle : j'espère que tu n'es pas déçu(e). CQFD. C'est tu es un lecteur de temps à autres de ce blog, vu les thèmes abordés, tu es également un curieux intellectuellement. Ici, pas de sensationnel, pas de femme à poil, pas de langage sms : un bon vieux blog, morne, poussiéreux comme il en faut pour permettre d'apprécier les blogs de Skyblog. Ici, on fait des raisonnements qui se tiennent et on essaie d'éviter les préjugés. Donc, mes lectrices et mes lecteurs sont curieux intellectuellement. CQFD.

Evidemment, je pourrais refaire le raisonnement sur l'utilisation de la langue sino anglo franco polonaise de ce blog pour rappeler que tous mes lecteurs sont quadri lingues et ont un QI dépassant facilement les 150 en milieu de journée. J'aurais pu, c'est vrai, rédiger cela. Mais c'est un autre raisonnement qui m'a conduit à la conclusion que mes lecteurs sont des littéraires extravertis.

Il y a donc ce logiciel qui me permet de connaître les statistiques de mon blog, notamment les billets les plus lus. Il y a aussi sur votre droite un petit moteur de recherche intégré dans le site qui vous permet d'afficher les billets en fonction des mots clef que l'on peut trouver dans les billets. Les 4 mots les plus tapés à ce jour, et loin devant les autres, sont :

vagin
fellation
etroit
sexe

Bref, que des mots en rapport avec le cul. Mais attention, que des mots propres, des mots que l'on utilise dans les livres de médecine ou encore dans les dîners chics. Donc mes lectrices ou mes lecteurs sont des gens littéraires qui n'utilisent pas les mots :

chatte
pipe
bonne
minou

Vous m'excuserez pour la traduction des termes de la première liste en langage dit "grossier" dans la seconde liste, il s'agit d'un objectif éducatif, mais l'exercice est tout aussi difficile pour moi que pour ces lecteurs prudes qui utilisent mon moteur de recherche.

D'ailleurs, quand on lit la seconde en dehors du contexte de la première, elle n'a pas l'air fort salasse. Pourtant, imaginez un type dans un dîner chic qui se mettrait à hurler les mots, un par un, très fort. Imaginez un instant. Vous voyez la tête des gens qui l'entourent. Non, décidemment, ce sont bien des termes grossiers.

En aparté, j'en profite pour expliquer quelques principes de traduction pour ceux qui ne sont pas très au fait de ces techniques. D'aucuns trouveront que traduire "etroit" par "bonne" c'est faire preuve d'un contresens total. Or, si je prends mon dictionnaire des synonymes, je constate que "étroit" se trouve être : "juste, serré, étriqué, riquiqui, resseré, encaissé, petit, intime". Pas de "bonne" là dedans. Mais rappelons que vu le contexte de la liste dans laquelle est inséré le mot "étroit", il y a fort à parier qu'il soit relier au mot "sexe". Or, un homme peut-il avoir un sexe étroit ?

Il s'agit donc bien de la version lubrique du sens du mot "étroit" qui est en cause. Or, pour bien traduire en un mot l'idée, seule le mot "bonne" me vient à l'esprit. Pourtant, ce n'est pas forcément le sens que les hommes à une femme qui est dite "bonne". Souvent il s'agit d'un terme évocateur du paisir que l'on s'imaginerait avoir avec une femme lors d'un rapport crapuleux. Mais justement, s'il existe cette projection de plaisir, c'est bien parce qu'on imagine cette femme étroite, tout au moins une partie de son anatomie. Accueillante, moelleuse, humide et étroite. Voilà bien quatre qualificatifs qui permettent de traduire correctement le sens de ce qu'imagine un homme lorsqu'il voit passer une femme de "bonne", mis à part le contexte ménager.

Si on a réussi à expliquer le côté "littéraire" de mes lecteurs (trices), il reste encore à expliquer en quoi ils (elles) sont extraverti(e)s. Tout simplement car ils n'ont pas peur de laisser dans un espace public leurs interrogations sur le sexe. Ils savent qu'ici, on peut tout dire, tout écrire et que rien ne risque d'être spécialement choquant. D'où l'absence parfois étrange de commentaire. Pourquoi laisser un commentaire si celui-ci est noyé dans un océan de nihilisme total (au sens pur du terme) ? Bref.

Extraverti littéraire ET curieux intellectuellement. Voilà deux qualités de mes lectrices (teurs). Mais on peut poser des questions supplémentaires afin d'en savoir plus sur ces visitrices (teurs). Je pencherai plutôt pour des lectrices. D'une part parce que les hommes sont souvent moins littéraires dans leur approche du monde sensible - en excluant la Théorie de la Raison Pure du discours bien sûr - que les femmes. Pour un homme, une paire de nichon, ça suffit à faire démarrer la machine. Pour une femme, il faut commencer les négociations longtemps avec du bonus dolus, puis des fleurs, puis restaurant, puis ambiance calme et tamisée avant d' enfin arriver à l'arrachage de culotte pur et simple, sans autre forme de procès pour ce bout de dentelle qui finira sa fin de soirée sur le sol, en boule, recroquevilllée sur soi, dans l'humidité, pendant que d'autres iront chercher les fruits du bonheur. Pauvre culotte. Chaque jour des drames existentiels se produisent à côté de nous et nous ne savons pas les voir. Recueillement.

Donc il me semble que ce premier indice me laisserait penser qu'il s'agit d'une femme. Mais ça n'est pas suffisant. Le thème abordé semblerait pouvoir convenir à une interrogation féminine. "Vagin", voilà bien un mot qu'aucun homme ne va aller fourrer dans un moteur de recherche, sauf s'il est gynécologue. Le mot en lui-même n'est pas attirant. C'est plutôt un mot pour une femme. "Fellation" pourrait être un mot qu'un homme taperait mais... MAIS vu le graphisme de mon site, il se doutera que taper ce mot-clef dans mon moteur de recherche interne sera à peu près aussi inoffensif qu'un verre de grenadine. Aucun homme n'ira taper ce mot sur mon site. Encore une femme, j'en étais sûr. A la recherche d'une technique ou de mon email pour me contacter? Personne ne saura jamais. "etroit"... Là je suis perplexe car ce mot a été tapé trois fois de plus que le mot "sexe", et moins souvent que le mot "fellation" (d'ailleurs on aurait écrit "fellation étroite", ça s'accorde). La seule explication que j'ai, c'est que quelques personnes ont aussi tapé "esprit étroit" ou "con étroit", trois fois... Dans un seul cas, un homme aurait pu écrire l'un de ces mots. Lequel ? Mystère. Enfin, le mot "sexe" qui rayonne dans toute sa splendeur. Dans la femme, tout n'est que sexe. Donc, pas besoin de plus de démonstration. Ce sont des lectrices qui ont mis en exergue ces mots-clef.

Un mystère de l'humanité de plus a été levé cette nuit. Rendons grâce à notre bonne mère la Vie. Alleluia!

Romook, CQFD

Peaceful moment...

Silent...















It's like a good blog... Like a perfect woman : no sound, isn't it?

Romook, in a blog like a dream

mercredi 6 septembre 2006

Cosmogonie du désir

Ayant vécu et vérifié tous les arguments contre la vie, je l'ai dépouillée de ses saveurs, et, vautré dans sa lie, j'en ai ressenti la nudité. J'ai connu la métaphysique post-sexuelle, le vide de l'univers inutilement procréé, et cette dissipation de sueur qui vous plonge dans un froid immémorial, antérieur aux fureurs de la matière. Et j'ai voulu être fidèle à mon savoir, contraindre les désirs à s'assoupir, et j'ai constaté qu'il ne sert à rien de manier les armes du néant si on ne peut les tourner contre soi. Car l'irruption des désirs, au milieu de nos connaissances qui les infirment, crée un conflit redoutable entre notre esprit ennemi et la Création et le tréfonds irrationnel qui nous y relie.
Chaque désir humilie la somme de nos vérités et nous oblige à reconsidérer nos négations. Nous essuyons une défaite pratique; cependant nos principes restent inaltérables... Nous espérions ne plus être les enfants de ce monde, et nous voilà soumis aux appétits comme des ascètes équivoques, maîtres du temps et inféodés aux glandes. Mais ce jeu est sans limite : chacun de nos désirs recréele monde et chacune de nos pensées l'anéantit... Dans la vie de tous les jours alternent la cosmogonie et l'apocalypse : créateurs et démolisseurs quotidiens, nous pratiquons à une échelle infinitésimale les mythes éternels; et chacun de nos instants reproduit et préfigure le destin de semence et de cendre dévolu à l'Infini.

Cioran, tiré de Précis de décomposition

mardi 5 septembre 2006

Confessions

Là où d'autres proposent des oeuvres je ne prétends pas autre chose que de montrer mon esprit.
La vie est de brûler de questions.
Je ne conçois pas d'oeuvre comme détachée de la vie.
Je n'aime pas la création détachée. Je ne conçois pas non plus l'esprit comme détaché de lui-même. Chacune de mes oeuvres, chacun des plans de moi-même, chacune des floraisons glacières de mon âme intérieure bave sur moi.
Je me retrouve autant dans une lettre écrite pour expliquer le rétrécissement intime de mon être et le châtrage insensé de ma vie, que dans un essai extérieur à moi-même, et qui m'apparait comme une grossesse indifférente de mon esprit.
Je souffre que l'Esprit ne soit pas dans la vie et que la vie ne soit pas l'Esprit, je souffre de l'Esprit-organe, de l'Esprit-traduction, ou de l'Esprit-intimidation-des-choses pour les faire entrer dans l'Esprit. (...)

Antonin Artaud, tiré de L'ombilic des Limbes