Romook, ectoplasme bloguique

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samedi 26 août 2006

Je suis infidèle

Il faut que je le confesse. Après un an de bons et loyaux services, j'ai fait faux bond à ce qui a été très proche de moi pendant les bons et mauvais moments de ma vie cette dernière année. Sans aucune pitié, il y a deux jours, j'ai fait mes valises et suis parti voir ailleurs. Un flirt de quelques heures et ma vie a basculé. Ainsi va la vie. Surtout quand on est un homme.

Je dois reconnaître que ça s'est fait sans prévenir. Mais, j'avais été mécontent, ce qui explique mon incartade, qui s'avère être plus qu'une passade. Mon choix est fait. Et je ne reviendrai plus. Mon choix est fait. De toute façon, je n'aurais probablement pas le choix.

De l'extérieur, ça peut paraître cruel. Surtout que je laisse derrière moi un passé, des mots, des relations. Je ne sais pas si l'on me suivra dans ma nouvelle vie. Mais mon choix est définitif. Je sais que je fais cela aussi par instinct, sans beaucoup de réflexion. Y a des moments comme ça dans la vie où on "sent" les choses. Parfois, on se trompe avec ce type de décision.

Il faut dire que, comme dans toutes les relations, il y avait eu l'étincelle des débuts. Le charme que l'on trouve aux petites imperfections. Bref. Surtout pour un perfectionniste comme moi - et j'ajouterai, sans vouloir choquer mes lecteurs, que je suis un spécialiste dans le domaine en question. D'où ma décision de changer. D'ailleurs, ma grand-mère, qui a toujours un mot à dire sur tout, dirait : "changement de pâturage réjouit les veaux." En excluant l'allusion aux veaux, qui pourrait faire sourire dans notre contexte, je rappellerai que je viens de la campagne. Même avec son côté embourgeoisé - le bon sens venant d'abord de la terre, rappelons-le - ma grand mère teinte sa phrase d'une tonalité printanière toute paysanne.

C'est vrai que les premières rencontres avaient été pétillantes... Les premières complicités qui se mettent en place... Toute la nuit, ensemble, à échafauder et construire notre avenir commun. Toute la journée à travailler à l'édification de ces rêves. La sensation d'avoir l'univers à portée de main et que rien ne peut résister à la relation naissante. Les rencontres avec mes amis qui se prennent au jeu. Les inconnus qui en nous voyant se sont pris d'amitié. Des bons moments, il y en a eu. Il y en avait encore ces derniers temps. Alors, cette terrible question qui se pose : pourquoi partir?

Je pourrais répondre que - essentiellement pour valoriser mon égo - on ne prive pas de grands espaces les grands fauves. La vie en captivité, ça va bien un temps et après on renifle l'horizon de la liberté. Un jour, le vent apporte d'anciennes odeurs connues et tout bascule...

Voilà ce que j'aurais pu écrire si je n'étais pas honnête avec moi-même. Mais, la réalité est tout autre je le crains... Je dois le confesser en ces lieux : je crois bien que je suis superficiel. Honnête, intègre mais superficiel.

Je suis le jouet de mes émotions esthétiques : voilà la réalité. On est présent. On satisfait pratiquement tous mes désirs. Alors je suis bien, je suis heureux. Un jour, j'arrive et on a changé de robe. La couleur ne me plaît pas. Et à partir de ce moment là, c'est le cercle vicieux qui démarre. Je remarque tous ces petits riens que j'avais "oublié" tout ce temps. Dès lors, tout me paraît insuportable. Et je me demande comment j'ai su rester dans une telle prison - dorée certes - pendant tout ce temps. Et lorsque l'on m'amène une nouvelle robe qui peut me plaire, c'est trop tard. Je reste sur mon lot de mauvaises impressions. Comme un abruti. Et pourquoi me direz-vous?

Pourquoi?

Simplement parce que, comme je n'aime pas perdre mon temps, le jour où cette nouvelle robe arrive, je suis déjà ailleurs. L'espace pendant lequel je remets tout en question a été suffisant pour que je m'éprenne à nouveau de ma liberté et ma rencontre avec l'ailleurs m'a fait prendre la décision de tout laisser derrière moi. J'ai laissé un mot sur la porte : pour me contacter, venez me rejoindre à ma nouvelle adresse. Je suis parti précipitamment. Et j'ai laissé derrière moi comme un album que les gens pourront aller feuilleter pour y découvrir la vie, la moelle de cette relation. J'y retournerai aussi volontiers. Même les infidèles sont doués de sentiment. Même eux se demandent parfois si leurs instincts ne leurs font pas faire des bêtises parfois.

Et pourtant, aujourd'hui, on m'a fait un beau cadeau. Mais on ne m'achète pas. Aujourd'hui, on m'avait offert ma 11 000 ème page vue. 11 000 pages vues, ça n'est pas rien. Et j'ai laissé mon univers bloguesque précédent et j'ai tout déménagé ailleurs.

Ma relation avec MSN s'est éteinte lorsque mon interface graphique a été changé sans me prévenir et sans me laisser la possibilité de retrouver l'ancienne. J'avais pourtant supporté de multiples désagréments pendant cette longue année (15 mois en fait), notamment : l'impossiblité pour le quidam non "msn-nien" de ne pas pouvoir laisser de commentaires, le non-accès au code source qui m'a empêché de développer des petits gadgets sans intérêt autres que celui de m'amuser et le fait que l'on a modifié 3 fois l'url de mon blog sans me prévenir. Bref, des petits riens que l'on supporte tout au long d'une relation lorsque l'harmonie (esthétique, faut-il le rappeler?) est au rendez-vous. Je suis quelqu'un de très patient. Mais quand je suis à bout, je suis à bout. Et mon impatience est alors sans limite.

Me sentant libéré de la crainte de la censure qui se traduisait par la fermeture pure et simple du blog, sans avertissement de la part des services de MSN, je vais pouvoir évoluer dans des sphères bien pires que celles que l'on pouvait lire auparavant. Vous jugerez par vous-même. Je vais pouvoir mettre en place le LIAR (Linking Indoctrination About Romook) aussi. Ce petit test me permettra de découvrir l'âme soeur probablement. Après avoir écumé mon entourage féminin immédiat, les sites de rencontres rapides et les boîtes de nuit échangistes, quelques bars à pute, quelques cercles d'adoration sm intellectuels, je dois reconnaître que je vais proposer un test qui me permettra de déterminer avec certitude comment je suis perçu par les autres et, surtout, me permettra probablement de découvrir celle la personne avec laquelle je serai susceptible de terminer ma vie lorsque mes hormones se seront assagies. Beau programme!

La mise en place de ce test n'aurait pas été possible sur MSN. Je suis donc parti. Et je ne reviendrai pas. Le plaisir de goûter aux joies de la mécanique interne de mon blog, de remettre les doigts dans le cambouis du PHP me rend euphorique.

Si j'ai été infidèle, j'espère que ce sera pour mieux aimer encore. Dans ce cas, on devrait toujours être pardonné. Mais c'est là un autre débat. On retiendra surtout mon inconstance due à un simple détail esthétique. Je ne suis qu'un homme après tout. Que pouvait-on attendre de plus de moi que de suivre la plus belle robe qui passe ? Et en l'occurence, je peux soulever la robe et aller fouiller à l'intérieur avec mes propres doigts. Je suis un spécialiste dans ce domaine. Plus jolie et plus pratique, qui pourrait résister ?

Romook, le regard tourné vers l'horizon

vendredi 25 août 2006

Aider autrui...

La question que l'on peut se poser est de savoir jusqu'où on peut aider les autres, dans quelle mesure c'est possible.

La seule aide que l'on peut parfois apporter est d'être l'ami de celui qui les accompagne...

Romook, en connaissance de cause

jeudi 24 août 2006

Analectes d'Elisabeth

Ce blog qui mérite vraiment qu'on s'y attarde m'a été interdit d'accès pendant plusieurs semaines : j'en suis sûr aujourd'hui. Ce matin, j'essaie d m'y connecter et ça ne marche pas. Mon hypothèse de travail est la suivante :

Il y a une mise à jour du serveur de temps à autre qui rend indisponible ce blog. Cette mise à jour s'effectuant dans ces heures-ci... Or, lorsque j'essayais d'accéder à ce blog en Chine, c'était toujours environ à des moments comme celui-là (qui arrivera à donner une définition de ce qu'est un moment comme "celui-là"). Le blog était donc hasardeusement indisponible et ça tombait toujours sur moi.

Pour en avoir le coeur net, j'ai directement demandé à la prinicpale intéressée, mon féminin se justifiant si c'est bien une femme. Finalement, sur un blog, peut -on être sûr de qui est le bloggeur? Et si Romook était la création d'une collectivité d'amies qui avaient envie de se fendre la poire :-))

Ca peut être un jeu intéressant que de retrouver dans mes billets mes traits de caractère afin de cerner Romook et de déterminer qui il peut être dans la vraie vie... D'un autre côté, la vraie vie, c'est peut être celle d'un blog, celle où l'on peut dire tout ce que l'on pense étant à l'abri de l'anonymat...

Sur ce, je vous conseille de vous jeter sur Elisabeth - pour moi Geneviève est une vue de l'esprit.

Romook, ectoplasme?

lundi 21 août 2006

Etat de guerre

Depuis quelques jours, je produis, réfléchis, manage, projette, prépare, étudie, fabrique, conçoit, planifie... Bref, je prépare ma petite guerre sur Internet, ce qui - à mes yeux - justifie mon absence de billets mordants, tout simplement parce que mon inspiration n'y est pas. Pour donner un ordre d'idée très égocentrique de mes préoccupations : ouverture d'un nouveau blog, réalisation de chartes graphiques pour 5 sites différents, mise en place du contenu... En fait - comme toujours dans ce genre de truc où tout se fait en précipitation - après avoir fait l'acquisition d'un nombre substantiel de noms de domaine, voici que je les enregistre dans Google. Fort de mon expérience de référenceur, je sais qu'il faut un délai de 2 à 3 mois pour que cela pénètre la base de données et, ensuite, environ un mois pour que les pages soient visitées à l'intérieur... J'enregistre donc les adresses. Et bien non! 2 jours plus tard ces dernières étaient accessibles sur le web. Me voici contraint donc, de remonter mes manches, et me mettre à fabriquer du contenu, créer des graphismes au pas de course pour éviter l'horrible page blanche qui rélègue pour longtemps votre site dans les oubliettes du référencement! Sans compter qu'il vaut mieux avoir un site moyen en ligne que pas de site du tout. Donc, les premières pierres sont posées. Ce qui est inquiétant, c'est que les premières pierres sont donc du provisoire. Et dans ce domaine, j'ai un site qui a connu du provisoire pendant 5 ans et, maintenant, au moment du relooking, je m'aperçois que finalement celui-ci me rapporte 30 000 visiteurs /mois. Bref.
La vie est très différente de ce qu'imagine les créatifs des agences web. Un site beau ou laid ne change rien, c'est la qualité du contenu qui compte. Les gens viennent pour du contenu, peu importe la vitrine. Et ils reviennent s'ils trouvent ce qu'ils cherchent. Il n'y a plus de gens qui font du lèche-vitrine (je pense) sur le web, simplement pour voir un beau site. Pourquoi ? Parce que Internet est banalisé maintenant... L'essentiel est bien plus d'exister sur la Toile.
L'équation existentielle webienne (et non pas weberienne) se résume à : "je blogue donc j'existe" ou "j'homepage donc j'existe"... Ferait-elle de l'ombre à l'équation fondamentale de notre société : "je business donc j'existe"?
A méditer. L'implication du lien informatique dans la notion d'existence, voilà un beau sujet de philosophie pour les nouveaux penseurs. L'immatériel a -t-il changé notre vie? Devrons nous relire l'Ethique de spinoza en remplaçant la notion de substance par celle d'ordinateur? En arriverions-nous à la même conclusion sur "de deux maux, on choisit le moindre". Entre la TV et l'ordinateur branché sur Internet, l'alternative existentielle en terme de perte de temps peut-il confondre le quidam sur la voie de son existence, voire de son être ?
Restons pragmatique. Internet, c'est le business. J'internetise donc je business donc j'existe. Voilà la réalité de notre nouvelle société capitalistique. Donc, tout ce qui permet de posséder plus n'est pas un mal. Dès lors, poser une alternative entre la TV et Internet en terme de maux est rien moins qu'une incompréhension philosophique et culturelle fondamentale dans notre société. A titre d'exemple, que rapporte la lecture d'un livre? Alors qu'avec le fait de regarder la TV régulièrement, vous avez toujours un truc (et j'insisterai volontiers sur le terme parfaitement approprié "truc") à dire à votre voisin, qu'allez-vous échanger sur "Bazazet" de Racine ou à propos de la contextualisation historique de l'Utopie de Moore qui rend ce livre totalement obsolète (d'ailleurs, on vous remerciera de conseiller des livres à ne pas lire puisque vous éviterez aux gens de perdre du temps)... Bref, la TV est un moteur de création des liens sociaux.
De plus, l'abêtissement généralisé et l'inculture progressive qui guette le téléspectateur le rend d'autant plus semblable aux yeux de ses congénères, donc moins "suspect", donc parfaitement "intégré". Pour quel idiot passez-vous lorsque tout le monde parle et échange de la dernière real aventure story télévisé alors que vous ne savez même pas que ça existe? Il faut se tenir au courant, que diable! C'est ça la culture! Du coup, on crée des jeux culturels basés sur cette méconnaissance de la culture, en fabricant une culture de l'éphémère. A quand le Trivial Pursuit spécial "reality show"? J'imagine les questions : en quelle année Loana fit-elle l'amour dans la piscine dans l'émission "Loft Story"? Wouaaaah... Ca sera bien... D'ailleurs, je ne sais pas si le passé simple ne sera pas considéré comme une tournure moyen-âgeuse du vieux français et que la question ne sera pas plutôt libellée de cette façon : En kel ané Loana fé t el cracrac dans la piscine dans "Loft Story" ? Mélangeant ainsi le présent à un pseudo passé, hybridé dans une nouvel orthographe permettant de tuer les nuances de la langue française, je pense que le jeu sera plus "hype". Donc, la télévision n'est pas nuisible, c'est l'archétype de la culture de notre société (ne sommes nous pas tous des "enfants de la télé" ?). Et internet dans tout ça? Internet, c'est le royaume du business dans lequel, malgré les émissions de téléachat, la télévision n'avait pas réussi à s'imposer avant l'invention du sms payant pour donner de la démocratie aux téléspectateurs...
Oups! Je m'aperçois que, parti pour faire un court billet sur mon absence actuelle, je me retrouve à la tête d'un truc long qui ne va pas se terminer si je n'arrête pas rapidement... Au grand dam de mes lecteurs qui apprécieront, comme à l'accoutumée, mes dithyrambiques élucubrations, je vais cesser car si je n'écris pas en ce moment, je le rappelle, c'est que je suis très occupé: je crée mes futurs sites web, bref je "business" donc j'existe.
CQFD.

Romook, auto miroir

mardi 8 août 2006

Et...

Alors c'est très simple : j'ai pensé à un super jeu de mots aujourd'hui, mais je l'ai oublié. J'adore mon travail. Le problème est que lorsque l'on met bout à bout ces deux membres de la phrase et qu'en plus on sait que je suis ironique, impossible de faire croire que le second est vrai alors qu'en fait il l'est, n'est-il pas? Bref, tout va bien et mon silence obstiné ne s'explique que par la mise en place sur le web de nombreuses urls... Et oui, vous lisez en ce moment le blog d'un type qui possède plus de 45 noms de domaine... Ah, le rêve du propriétaire enfin réalisé... Il y en a qui collectionne les appartements, d'autres les voitures, moi, c'est les noms de domaines. Rassurez-vous, il n'y en a que 4 différents, le reste ce sont des noms de domaines avec des attributs géographiques différents c'est tout. Rien de très passionnant quoi.

Ben, j'avais déjà fait un galop d'essai avec un site (qui marche bien d'ailleurs : 30 000 visiteurs uniques / mois), mais le nom était tellement super qu'à l'époque tout le monde y avait déjà pensé. Enfin, là, j'ai fait les choses dans l'ordre. A part un conflit avec un gros éditeur de logiciel américain et un cabinet d'avocat anglais, je ne risque rien J'attends juste la reconnaissance de mes deux marques pour les déposer au niveau communautaire. L'expansion capitaliste est en marche, je ne reculerai devant rien. Et j'adore mon métier.

Mon jeu de mots ne me revient pas, je vais donc laisser l'antenne revenir à un calme plat incroyable. Après 4 mois de chinois intensif, je n'ai plus le temps de le travailler du tout. Oh Râge! Oh Désespôir!

Ne vous inquiétez pas pour moi, je retourne en Chine dans un mois : tout va bien.

Romook, "Mais c'est vrai que j'adore mon métier!!"