Romook, ectoplasme bloguique

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mercredi 21 septembre 2005

Rien, vraiment rien

Et si la vraie vie était de ne rien faire, rien apprendre... Peut-on seulement imaginer une vie sans rien ? Ou avec Rien... Car là est finalement le problème. Que recouvre l'idée du "rien". Le vide? Ce n'est pas rien... Le rien, c'est la capacité à imaginer qu'il n'y a pas quelque chose. Ce manque de quelque chose ne doit pas pouvoir être nommé pour pouvoir être rien. L'absence, ce n'est pas rien par exemple, c'est un peu comme le vide... Est-ce que rien serait finalement une espèce de graal philosophique vers lequel on ne pourrait que tendre, au même titre que l'infini, sans jamais pouvoir l'atteindre ? Au même titre que Dieu, Rien est un concept qui contient ensoi la limite selon laquelle l'idée de finitude en détruit le sens et donc, par voie de conséquence, la portée, l'essence.

Linguistiquement, rien comme dieu, sont des mots dont le signifiant ne connaît pas de signifié.

Romook, bon pour l'asile des bons à rien

mardi 20 septembre 2005

Nouvelle langue, nouvelle pensée

Apprentissage difficile de la pensée et de l'humilité que celui de l'acquisition d'une langue étrangère. Lorsque l'on commence à maîtriser suffisamment de vocabulaire, ça ne pose pas de problème... On peut à peu près tout dire, ou tout au moins, s'exprimer avec des périphrases. Comment faire, lorsqu'il manque les mots de base les plus essentiels comme le verbe "prendre", "à côté de ", "sur", "chanter" ou encore "se réveiller" ?

Et que dire, lorsque cette langue, en plus, n'a pas d'alphabet, et que l'on ne sait donc pas déchiffrer un texte où vraisemblablement on devrait pouvoir reconnaître tous les mots de vocabulaire. Sans parler d'écrire... Quel régression! A presque 30 ans, se retrouver dans la peau d'un enfant de 3 ans qui découvre le langage et ne sait ni lire, ni écrire... L'impossibilité d'affirmer son identité et de dérouler sa pensée. Devenu un être sans culture, on se retrouve apatride de la pensée et de la sensation d'exister...

Arrivé à un certain niveau de maîtrise de la langue française, on se demande si l'enjeu est réelle. Pourquoi essayer d'acquérir une nouvelle langue comme celle-là? Combien de temps pour arriver à un résultat intéressant ? Et après, si l'utilité ne s'en fait pas sentir, comment faire pour la pratiquer ? Que de question, de doute sur l'utilité et le sens des choses dans ma vie.

J'ai passé mon temps à courir derrière les connaissances et, une fois celles-ci acquises, à en désirer de nouvelles... Que de temps passé à étudier, sans sortir, juste pour comprendre le monde et sa complexité. Et aujourd'hui, quel résultat ? Une relativité énorme appliquée aux idées qui conduit au nihilisme: le néant de la subjectivité a pour miroir la vanité.

Vers quoi faut-il tendre pour que l'étincelle de vie qui nous anime tous reste étincellante lorsque tout conduit à plus de nuit au lieu de nous conduire vers la clarté ? "Heureux les simples d'esprit, le royaume des cieux leur appartient.", voilà bien le sens de cette phrase... Moins on sait, moins on peut percevoir le côté relatif des choses: vive les certitudes et les préjugés qui permettent de garder un cap dans la vie, une direction, un sens qui ne soit jamais remis en question.

Il n'y a que lorsque l'on s'arrête au bord du cheminour se demander pourqupoi tout le monde marche dans la même direction que le danger de vouloir donner un sens à cette marche guette. Le problème est que le sens qu'il faut y donner est tout simplement la marche. Le sens de la vie, c'est la vie elle-même. L'illusion nihiliste est de vouloir conserver dans les doctrines matérialistes et mécanistes, le rapport de cause à effet. En voulant démontrer l'absurdité de l'existence et son non-sens, on ne fait rien d'autres que de démontrer son attachement au sens. Le véritable nihiliste ne doit pas se poser de questions, qu'il y ait un sens ou non aux choses, peu importe, ce qui importe, c'est de comprendre que le temps s'écoule en dehors de notre volonté.

La vie est un fleuve sur leque nous sommes embarqués, peu importe de savoir s'il se jettera dans la mer durant notre vivant ou non. Quitte à voguer, voguons tranquillement. Pourquoi s'interroger sur le sens des méandres ?

Alors, sachant ça, je pose cette question redoutable et cruciale : pourquoi apprendre le chinois ?

Pour ceux qui n'aurait pas encore perçu toute l'immensité du vide qui creuse cette question, répétons là :

POURQUOI APPRENDRE LE CHINOIS ?

Justificiations économico-politico - juridico- culturelles ? Hmmmmmmm... Pis aller.
Recherche de soi ? Plus probablement.
Vanité ? Peut-être.

Pour ouvrir des portes intellectuelles sur un autre monde ? Je le pense, mais le jeu en vaut-il la chandelle ?

Allez zou, quelques lignes d'écriture et hop! La journée va démarrer.

Romook, "Quand on se tait trop longtemps, on a beaucoup trop à dire après"

vendredi 16 septembre 2005

Pfffffffffffff.........

Idem que dans l'intitulé.

Romook