Romook, ectoplasme bloguique

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jeudi 30 juin 2005

Signe

Lorsque l'on rentre chez soi, après un match de squash difficile en 5 sets, où l'on vient de remporter le droit de continuer à participer à la course du portage d'alliance du futur mariage de son cousin, on a envie de se poser - avant tout - au calme chez soi.

Faire le vide.

Une aspiration vers le néant.

Et là, machinalement, on ouvre la boîte aux lettres. Au milieu de quelque missive rappelant que la communication avec autrui à un prix, m'attendait une enveloppe brillante de paillettes. Je la prends dans ma main et l'observe.

Tressaillements intérieurs.

Interrogation créatrice.

Mon nom et mon adresse sont inscrits en lettres argentées. L'écriture m'est inconnue. Au verso, un message court, clair et délicat m'indique que c'est ce courrier dont je rêve depuis des mois. Je remonte l'escalier : ma seule envie est d'en prendre connaissance. Je m'installe et observe l'effervescence qui pointe en moi.

Quel est donc cet étrange courrier ?

J'ouvre l'enveloppe et me retrouve face à... La suite est mon secret...

Romook

lundi 27 juin 2005

Oh!

Paul Eluard a écrit :

"Il fallait bien qu'un visage
Réponde à tous les noms du monde."

Qui a une meilleure définition de l'amour ?

Romook

dimanche 26 juin 2005

Le coucher au lever

Il est toujours étonnant de se coucher au moment où d'autres se lèvent... N'y a-t-il pas là un paradoxe ? En fait, concrètement, au moment où l'on se couche, il existe forcément un endroit dans le monde où quelqu'un se lève... Dès lors, se dire que l'on se couche au moment où d'autres se lèvent a d'autant moins de sens... Ou révèle simplement le fait que l'on a une conscience rétrécie de son propre univers. Finalement, notre univers est toujours lié à l'autre... C'est d'ailleurs à la fois notre prison et notre fenêtre sur le monde. Vive soi! Vive l'autre! Vive le monde!

Romook

dimanche 19 juin 2005

Ave Maria

Tes longs cheveux,
Ton regard perdu,
Ta sensibilité à fleur de peau,
Divine femme...

La passion est-elle une question de foi ?

Romook

samedi 18 juin 2005

Polémique

De la différence entre les capacités de raisonnement naît la polémique...

Romook

mardi 14 juin 2005

Exaltation

L'exaltation est une attitude intellectuelle qui, en cessant, laisse place à une lassitude exacerbée, en quelque sorte un ennui exhubérant. C'est une situation similaire à celle où on est en face d'une femme pour qui on a eu un désir fou et des rapports intimes intenses, mais que tout s'est éteint : de quoi parler ? Que faire avec elle ?

Romook

lundi 13 juin 2005

Monologue de vieille

Je n'ai plus d'âge, je n'existe plus.
Enfin, j'ai 71 ans vous allez me dire. Et alors?
J'existe plus... Enfin, j'existe pas plus pour autant.
Une vie est passé, je suis là, je vous regarde et ne vous vois pas.

J'ai pas envie de vous parler parceque vous avez beau me regarder, y en a pas un qui me voit. Je vous parle et vous ne m'entendez pas. Je suis trop vieille, on ne m'écoute plus que par complaisance ou par pitié. Je ne sais pas si ce n'est pas la même chose d'ailleurs. Mais, en vrai, je suis déjà morte.

Je ne suis pas belle à voir. J'y peux rien. On verra bien pour vous... Moi aussi, j'ai eu mon heure de gloire. Je m'en souviens bien. Dans ma tête, je suis resté comme ça. C'est quand je me vois dans un miroir que je m'aperçois que tout ce temps est passé...

Je ne vous dirai pas mon nom. Avouer mon âge, ce la suffit. Je sais bien que j'en ai assez dit, voire trop dit. 71 ans, c'est facile à dire, on n'y vient facilement, si rapidement. Incroyable, à peine le temps de vivre... "Vivre" à 71 ans et n'avoir pas eu le temps de vivre. Enfin, bien sûr que j'ai vécu. 71 ans, c'est quand même quelque chose. Seulement, on ne m'avait pas appris à l'école que quand on a 71 ans, on se fatigue vite quand les gens parlent. On est malade. On est laid. On se dégoutte. Et puis les autres, comme on est malade et laid, ils ne veulent plus venir nous voir. Du coup, on se rend malade : la solitude est une maladie. De toute façon, les autres, on leur dit qu'on est pas bien, ils viennent quand même pas. Pourtant, je suis gentille et je les aime bien. C'est eux qui ne m'aiment pas, ou plus...

En fait, quand je dis que je suis morte depuis longtemps, c'est vrai. J'existe plus. Dans le monde nouveau, je ne comprends rien. C'est tout en désordre. Même mes journaux ne me sont plus sympathiques. J'aimais bien "femme actuelle" jusqu'à l'année dernière. Je sais bien qu'avoir 70 ans, c'est pas très "actuel" mais bon. J'ai arrêté de le lire. Le titre du dernier numéro que j'ai acheté c'était "Rester belle à 40 ans". Là, j'ai vraiment compris.

samedi 11 juin 2005

Solitude du vendredi soir

Il n'y a pas un moment où l'on peut se sentir plus seul que lorsque toute l'humanité qui vous entoure se rapproche, s'embrasse, s'enflamme et "fais la fête" alors que vous ne pouvez pas participer... Pourquoi ne pas participer ? Incapacité sociale : ce doit être la seule réponse acceptable.

La seule réponse véritablement sincère. Ce genre d'évènement n'est pas pour moi : je ne suis pas assez léger. J'ai trop besoin de comprendre les choses, d'aller en profondeur, d'aimer les gens pour des bonnes raisons, et voilà... De ce fait, dans ces moments fugitifs de la fête du vendredi soir, et bien, je ne suis nulle part à ma place. La première approche sera généralement sympa et socialement vivante. Mais mon interlocuteur doit se lasser je pense rapidement et me prendre pour un individu "bizarre". Dans ces moments, où il faut séduire vite, mon temps est rapidement écoulé. Pourtant, le concept de vitesse, c'est moi qui l'ai invité (presque).

Je ne parle pas seulement de la relation homme - femme, dans laquelle je me sens de plus en plus étranger, mais de tous types de relations. On ne pardonne pas aux gens de ne pas être comme tout le monde. C'est ma faiblesse et j'en fais une fierté. Je suis différent. Il y a aussi une forme d'intolérance à l'égard des gens comme moi, une sorte de racisme.

Dans la durée, je ne m'inquiète pas, les relations humaines se contruisent bien avec les individus. En revanche, c'est dans l'instantané que tout a disparu. Tout s'est envolé. J'ai passé trop d'années seul, à travailler, à m'exclure chaque jour un peu plus de l'autre en cherchant à mieux le connaître, lui que je ne sais pas (ou plus) apprivoiser.

La vie m'a trop donné. Sûrement que je dois faire une overdose...

Romook

vendredi 10 juin 2005

Le sexe de l'âme

"Toute philosophie est avant tout hormonale."

Retrouvé sur un bout de papier... Ma lucidité me laisse songeur. Effrayant.

Romook

mercredi 8 juin 2005

Complexité féminine

Les femmes me laissent parfois perplexe... Des moments de vie merveilleux sont englouties par leur caractère de dragon. C'est terrible : je n'y comprends rien. Pendant des semaines, les choses sont merveilleuses. Un jour, ça dérape bizarrement. Et ensuite, c'est la longue descente aux enfers... Pourquoi ? Pour quoi ?

La femme a-t-elle un esprit capable de surmonter l'animalité qui est en elle ? Est-ce un conditionnement physiologique ou social, ce comportement aberrant qu'elle révèle dès lors qu'on la fréquente intimement ?

Romook

lundi 6 juin 2005

Vendredi soir ou comment se tuer un week end...

Vendredi soir : soirée avec la plupart de mes petits camarades de classe.
Emploi du temps du week end prévu : samedi matin, cours de squash. L'après midi et le dimanche : petite sortie à Paris.
Samedi matin, 5h : Lille s'éveille tandis que je vais me coucher. Avec une soirée bien arrosée, inutile de continuer à penser au squash.
Samedi, 9h : réveil difficile, mais néanmoins obligatoire vu mon physique. (Dès que j'ouvre un oeil, je ne sais jamais me rendormir alors je me lève).
SAmedi 10h : je m'aperçois que ça fait une demi-heure que j'ai fait le café et que, maintenant, il est prêt. Tant mieux, j'allais justement en faire un.
Samedi, 11h : J'ai mon amie B., qui me téléphone, elle a perdu son portable. Ben justement, j'étais avec une autre sur msn qui me disait avoir son téléphone. C'est dingue les coïncidences...
Samedi, 15h : rendez-vous dans un café avec B. On va boire une bière pour se remettre de nos émotions de la "veille". La serveuse est charmante. On commence à se tirer les cartes du tarot.
Samedi, 18h30 : direction chez moi pour manger.
SAmedi 22h30 : il y avait une exposition à 20h. Il est temps d'y aller.
Samedi, 1h30 : Je vais enfin me coucher, non sans avoir passer une bonne soirée. Demain, fini la glande : je vais courir.
Dimanche, 9h30 : je me réveille. Rangement dans l'appartement. J'irais peut-être à Paris quand même aujourd'hui.
Dimanche, 10h30 : je joue au Go sur Internet. Encore juste une partie et j'arrête.
Dimanche, 12h30 : Paris, c'est pas possible. J'ai du linge à faire et du travail à finir pour lundi.
Dimanche, 15h, le ligne est dans le lavomatic. B. est venue participer à cet acte symbolique qu'est celui de laver mes drap. Elle m'offre une bière.
Dimanche, 17h : Je suis en train de réparer l'ordinateur de B. Y a vraiment de ces cochonneries dans les spywares !
Dimanche, 18h : je suis au cabinet et je bosse. Ca m'éclate super.
Dimanche, 20h30 : je rentre chez moi. J'ai bien bossé.
Dimanche, 23h : j'ai pas encore mangé. Je recommence à travailler.
Dimanche, 2h30 : j'arrête de travailler. Je ne suis pas fatigué mais il faut être sérieux pour ne pas être trop crevé aujourd'hui (2h30, c'est déjà lundi).

C'est ça la vie ?

Romook