Romook, ectoplasme bloguique

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lundi 4 septembre 2017

La vie, le mouvement...

Comme je l'écrivais dans mon dernier billet, ma vie bascule en ce moment. Incertitudes professionnelles, pour quelques mois, qui pourraient avoir un énorme impact sur ma vie personnelle. Passer d'une situation indépendante à celle de salarié reste un challenge conceptuel important. Le problème n'est pas tant que je souhaite faire cavalier seul : la contrainte réside plutôt dans le fait de m'engager dans une "équipe" - car c'est ainsi que je qualifie une entreprise - en toute confiance. Ces dernières années, j'ai été particulièrement déçu par les entités pour lesquelles je m'étais investi. La reconnaissance que j'aurais pu attendre n'était non seulement pas présente, mais bien au contraire, j'ai reçu des marques détestables d'irrespect pour un travail de longue haleine effectué avec la volonté de construire l'avenir. J'ai effectué des choix personnels de carrière pour promouvoir des projets que j'étais seul à pouvoir mener pour constater qu'un jour il était jeté aux orties, sans un regard de compassion... Et moi avec... Et l'histoire se répète encore pour la seconde fois cette année. Il y a une fatigue persistante et insidieuse qui s'est installée en moi, de ce fait. Vais-je savoir rebondir et sentir qu'on m'accorde une véritable confiance qui me donnera envie de me surpasser ? Vais-je avoir à nouveau envie de donner le meilleur de moi-même, juste par désir de faire avancer le navire ?

Sincèrement, je l'espère.

Romook, en pleine tempête

lundi 14 août 2017

Changement de vie

Depuis quelques années, j'exerce une profession contraignante en terme de réglementation... Un métier passionnant mais chronophage, ne laissant aucune part à de réels moments de détente et qui, dans ma vie "privée", m'impose un certain nombre d'obligations. Si ce blog est tombé en déshérence, c'est aussi en raison de cet exercice professionnel. Aujourd'hui, je suis en passe de peut-être changer de vie, changer de métier et retrouver un équilibre meilleur entre ma vie professionnelle et ma vie personnelle. Si un tel miracle devait se produire, Romook reviendrait sur le devant de la scène et recommencerait à commenter l'actualité avec son cynisme humoristique tout particulier.

Il était important que ce fut écrit.

Romook, mutation en cours

dimanche 1 janvier 2017

2017 - et pourquoi pas ?

Après des mois (bientôt des années) de silence, je reviens écrire quelques lignes. Perdu au milieu de l'océan numérique, sans lecteur, ce blog reprend cette fonction de pense-bête de mes propres pensées. L'âge avance et ma mémoire me fait parfois défaut... Et oui, on oublie, surtout dans le domaine de la pensée... Ca bouge tout le temps de forme, on revient sur ces idées, on les supprime et on les remet à jour : bref, tout un mouvement perpétuel et incessant qui fait qu'on a conscience que du dernier état de nos idées. Donc, comme je l'écrivais, la fonction du pense-bête.

Le lecteur attentif remarquera donc que :

  1. J'écris pour moi et me souvenir de mes idées;
  2. Je n'ai pas écrit depuis plusieurs mois, voire années;

Il n'est donc pas injuste d'imaginer que je n'ai pas d'idées... Néanmoins, ce n'est pas le cas : je vous rassure ! C'est plutôt qu'avec trois métiers à temps plein, je n'ai plus beaucoup de temps pour écrire. J'ai la mauvaise manie d'accepter toutes les opportunités qui se présentent au risque de me retrouver noyé sous des flots incessants d'activités.

Pour résumer ma vie - pour les rares lecteurs intéressés - je n'enseigne plus en Chine. Décision grave, mais j'ai refusé de continuer à y enseigner compte tenu du volume de pollution absolument incroyable qu'on y rencontre au quotidien. J'y allais l'équivalent de trois mois par an. C'était beaucoup trop. Par ailleurs, c'était si insupportable au quotidien que ce n'était plus un plaisir d'être dans ce pays que j'aime toujours. Cette nuit, Hong-Kong m'a manqué : sa salle d'escalade, ses sentiers de course à pied, le restaurant d'Alfredo, ma Guiness sur l'avenue des stars et cette ambiance si particulière qui rend cette ville unique dans son genre. On m'a proposé un enseignement à Dakar (que je ne pouvais pas refusé). Outre le fait que je connaisse bien le Sénégal pour y avoir voyager plus d'une vingtaine de fois, je ne suis absolument pas enchanté d'y aller. Entre la chaleur (que je n'apprécie pas) et la pollution, je ne sais pas ce qui sera le plus difficile à supporter.

J'ai lancé une troupe de théâtre où j'interviens en qualité de metteur en scène. Ca me prend énormément de temps dans la semaine (3h de répétition environ et une dizaine d'heures de préparation pour celle-ci chaque semaine). On devrait monter "Antigone" de Sophocle (représentation prévue pour le 19 mai 2017). C'est passionnant, mais en sus de mes autres activités, c'est complètement en trop. Nous devions être trois à gérer cette troupe : je me suis retrouvé seul.

Je participe à une maison d'édition où j'ai un rôle majeur. Je m'occupe de tout le côté juridique (normal), mais également de faire la promotion du site internet et de la relation avec la plupart des auteurs. Ca me prend également une vingtaine d'heures par semaine. Non rémunéré, mais c'est passionnant et avec le vrai sentiment d'oeuvrer à faire progresser l'humanité.

Le tableau ne serait pas complet sans le développement de la formation professionnelle dans le prolongement des cours que je donne à l'université. Ca me prend huit heures par semaine. C'est très enrichissant. J'aime beaucoup. Mais c'est toujours ça à préparer en plus...

Bref, pour 2017, je me souhaite un peu de temps libre pour me retrouver avec moi-même et être capable de finir tous mes chantiers littéraires entamés depuis trois années. J'ai aussi beaucoup de livres de retard.

Du coup, je vous souhaite une excellente année 2017, avec une santé à toute épreuve, que ce soit pour vous et votre entourage, ainsi que du temps disponible pour que vous trouviez le temps de mener à bien tous vos projets personnels.

Romook, on the blog again

mardi 2 août 2016

Grec ancien, le retour aux origines...

Depuis quelques mois, je me suis passionné pour la réforme du collège. Le manque de temps ne m'a pas permis de venir en découdre sur ce blog. Pourtant, parmi tous les affronts faits à l'intelligence, l'un d'entre eux m'atteint au coeur : la suppression de l'étude du grec ancien.

J'ai étudié (et continue encore par pur plaisir) le grec ancien au collège et au lycée. Ce sont parmi les meilleurs moments de ma scolarité. Déchiffrer un texte de Platon... Puis, en classe de 1ère, découvrir dans le texte, progressivement, la condamnation de Socrate, qui était devenu mon ami depuis le collège, dans l' "Apologie de Socrate." Aujourd'hui, j'essaie de transmettre ce savoir culturel à ma fille, 13 ans, qui est - heureusement pour moi - férue de littérature.

Peut-être plus que jamais je me sens décalé dans cet univers où l'absence de culture générale devient non seulement une norme, mais, parfois même, une source d'orgueil. Voici deux grandes dames auquel va mon admiration. Je ne vous les présente pas, elles sont suffisamment présentées dans l'émission. Merci pour cette belle émission.


Entre l'Egypte et la Grèce avec Jacqueline de... par publicsenat

Romook, ''au coeur lourd...''

dimanche 27 décembre 2015

3 billets par an, ça vaut bien un billet

Et bien voilà, me revoilà! Envie d'écrire aujourd'hui. Tout simplement pour vous faire partager (tiens je me suppose encore un visiteur) mon plaisir de lire les "polaroïds" de Marie Richeux. Depuis un peu plus d'un an, j'ai redécouvert France Culture. J'en viens à regretter que le métier d'auditeur professionnel n'existe pas car, sans hésiter, j'irai postuler.

Pour ceux qui ne connaissent pas, un polaroïd c'est une image à entendre avec ses oreilles, un amoncellement de mots et de sonorités qui, tout bout à bout, forme dans la pensée un instantané de vie, comme un cliché volé, fugace instant imagé. Alors oui, je n'écris plus sur mon blog, mais je lis. Et j'écris, ailleurs, constamment, comme une seconde vie que je vivrai en double. Un prêt de plume pour exprimer des souhaits, des désirs, des envies. Pour présenter des maux et des mots, en d'autres termes que ceux inappropriés qu'utiliseraient les héros de ces histoires que je narre, ou pour sublimer les mots que ceux qui écrivent aiment à aligner, coordonner ou encore agencer pour des lecteurs aillent se noyer dans des lectures inavouées.

J'ai toujours eu plusieurs casquettes, mais ces trois dernières années ont été plus que chargées. De tremblement de terre de vie à contraintes professionnelles harassantes, j'ai eu en quelques mois un rattrapage pour toute la chance accumulée depuis ma naissance. Il fallait bien un équilibre. Aujourd'hui, il semblerait que le ciel s'éclaircisse. Je reste vigilant.

Romook, une tête qui surnage encore

mardi 13 janvier 2015

Meilleurs voeux

Après une longue période d'inactivité, ce blog risque de reprendre du service (après plusieurs come-back réalisés et manqués, je ne jure plus de rien). Plusieurs raisons expliquent le silence. La première : des changements importants dans ma vie qui ont eu raison de mon temps libre. La seconde : une absence de volonté d'écrire, manquant foncièrement de "sujets" à traiter. La troisième : la fréquentation sporadique du blog.

Aujourd'hui, la première raison a disparu. La seconde, suite à l'actualité récente, me donne du grain à moudre. La troisième risque fort de perdurer, mais ce n'est pas un mal. Comme les femmes qui prétendent se faire belles pour elles, et bien moi, je prétends que j'écris pour moi. Et qu'on ne vienne pas me taxer de mauvaise foi, puisque l'argument donné précédemment sur les femmes me paraît être une parfaite justification de ma bonne foi.

Meilleurs voeux.

Votre romook adoré

samedi 28 juillet 2012

Je n'ai pas besoin de mon blog pour...

Depuis quelques temps, je n'écris plus sur mon blog. C'est vrai que j'en suis le seul responsable à priori. Peu de sujet sur lesquels je puisse utilement divertir mes lecteurs, plus le feu sacré pour trouver de bons thèmes, etc... Bref, la crise existentielle du blogueur qui doit se renouveler ou mourir. Se renouveler: pas d'énergie. Mourir : disons s'éteindre petit à petit. Dès le départ, je m'étais promis de ne pas faire un blog "poisson rouge" (où on parle de son poisson rouge et de ses ennuis intestinaux). Le problème, c'est qu'un grand nombre d'évènement m'ont conduit à devoir privilégier des centres d'intérêt plus réels que ceux de mon blog.

Dans une société où l'on ne vit pas de l'air du temps, il apparaît donc indispensable de privilégier les activités "rentables". Je n'ai pas besoin de mon blog pour draguer : j'ai suffisamment de charme comme ça. Gérer les relations féminines me prend également suffisamment de temps comme ça. Je n'ai pas besoin de mon blog pour gagner de l'argent : bon, j'ai deux métiers hyper intéressants et je n'ai pas l'intention de les abandonner pour une carrière numérique. Donc voilà... Je n'ai pas besoin de mon blog pour me trouver des amis : j'en ai plein et on s'aime très fort. Je n'ai pas besoin de mon blog pour vivre : j'ai plein d'autres passions et le fait que je n'écrive plus depuis longtemps est une preuve de mon indépendance à l'égard du numérique. En fait, je n'ai vraiment pas besoin de mon blog... Alors pourquoi je le garde ? Tout simplement parce que je crois fermement que mon envie d'écrire des idiotie qui me font rire va revenir à un moment ou un autre. Et puis, mon blog a toujours été un carnet de route très particulier. Alors, je le garde. Et si ça vous ennuie de le lire, allez voir ailleurs si je n'y suis pas.

Romook

mardi 17 avril 2012

Insomnie de Chine

Cher lecteur absent,

J'ai le plaisir de t'annoncer que je suis actuellement en pleine insomnie chinoise. Décalage horaire oblige, me voici reclus à vivre de nuit (alors que je vis aussi le jour). J'ai pourtant fait une journée digne de mes exploits herculéens d'antan. Pas moins de 8 km avalés en course à pieds, un rendez-vous, la correction d'une bonne trentaine de copie, 3h30 de cours donnés, des étirements, de la marche nocturne, un menu big mac avalé, un sketch de réaliser (mon pied, mais quel pied), une conversation avec un chauffeur de taxi chinois qui m'a dit que j'étais "zinzin" là dedans quand je lui ai annoncé que j'avais 36 ans et que je ne souhaitais pas me marier, sans compter les quelques pages de lecture que je me suis avalé et la pâtée que j'ai prise au Go.

En considérant le tout objectivement, j'ai bien mérité une petite fatigue... Et bien non, me voici en pleine forme avec l'envie raisonnable de dormir. Pas envie de me trainasser toute la journée demain au motif que je n'aurais pas dormi suffisamment. Ne sachant plus quoi faire, je me tourne vers toi, Ô mon lecteur absent, qui a depuis des lustres déserté mon blog... Et pour cause, je ne peux plus y raconter ma vie car cela fait un temps relativement long que tout mes amis le lise. Résultat: plus moyen d'avoir sa petite page intime. J'en vois déjà fermer la fenêtre en se disant qu'il est taré celui qui ouvre un blog pour raconter son intimité. Et bien pas forcément figurez-vous...

Il y aurait fort à dire sur cette question, mais c'est vrai que cela n'intéresse personne hormis quelques robots en mal de blog pour spammer et y inscrire des publicités déguisées sous forme de commentaires généraux et impersonnels. Voici donc mon blog devenu un blog fantôme. Tant pis.

Romook, plus le feu sacré

dimanche 15 janvier 2012

Hong Kong: arrêt sur image

Hong Kong est vraiment en endroit surprenant. A la rencontre de l'Asie et de l'Europe, on trouve cette île. De toutes les villes de Chine que je connaisse, c'est la seule où j'aurais vraiment envie de vivre. D'abord, ça bouge. On n'a pas cette sensation de temps qui se suspend comme en Chine où les voitures sont toujours bloqué dans des embouteillages ou rouent à 20 km/h en produisant du dioxyde de carbone en quantité telle qu'à chaque seconde, le trou de la couche d'ozone s'élargit. D'un point de vue écologique donc, Hong Kong est moins dangereux pour l'humanité, ce qui n'est pas le cas pour le piéton irrespectueux de la signalisation routière. D'un point de vue occidental, un environnement plus conforme à nos modes de vies sur l'environnement immédiat

Par ailleurs, les habitants de Hong Kong ont l'air moins "niais" que les chinois continentaux. Ce sont certes des roublards, prenant votre argent sans vergogne, en se trompant en rendant la monnaie, 1 $ par ci, 2 $ par là... Néanmoins, connaissant notre culture occidentale et notre éducation, on ne risque pas de tomber par terre de surprise avec des phrases du style : "L'euro est plus faible que la monnaie chinoise maintenant, c'est parce que Nicolas Sarkozy n'est vraiment pas un bon président." Le chinois continental, très nationaliste par nature, a toujours une explication sur tout, n'ayant aucune éducation ( presque) sur rien. Ce qui fait que discuter avec un chinois continental revient à peu près à discuter avec un enfant de 12 ans en Europe dans la majorité des cas, qu'il ait été ou non à l'université. Avec, en prime, une condescendance sur son interlocuteur européen, qu'il considère comme moins intelligent puisque la Chine progresse plus vite que l'Europe. Jamais il ne prend conscience que si c'est le cas, cela ne tient pas à sa personne.

Cela dit, si j'ai l'air acerbe dans mon analyse, il ne faut pas oublier qu'après plus de deux ans de séjour mis bout à bout en Chine, le fait que je parle couramment le mandarin, je continue à y aller. C'est justement parce que j'apprécie ces personnes qui sont d'une extrême gentillesse avec les étrangers. Justement, ce n'est pas le cas à Hong Kong. A Hong Kong, vous êtes une personne comme une autre, pas une curiosité, pas un pigeon, juste un autre.

J'aime bien me sentir l'égal de l'autre, tout simplement. C'est plus agréable pour tout le monde. Moi, qui suis un amoureux de la campagne, j'apprécie Hong Kong pour la tranquillité d'esprit qu'elle me procure, contrairement à une ville comme Wuhan, qui pourtant est plus aérée, avec des arbres, son grand lac... Pourquoi? Peut-être parce que l'on ne se fait pas bousculer dans les rues par les gens, alors qu'ils sont trois fois plus petits qu'en Chine, parce que l'on a des points de repères occidentaux : des feux rouges qui servent à quelque chose, tout type de restaurant, un internet non bridé...

Hong Kong, à première vue, c'est un croisement entre Monaco, Londres et Shanghai. Le cadre est agréable. La mer est proche, on peut mettre prendre une bière en terrasse, ce qui n'est pas possible (ni souhaitable compte tenu de la pollution) en Chine continentale. Alors, oui, à chaque venue ici, je me dis, et pourquoi pas ne pas aller vivre à Hong Kong ? Avec mon métier d'enseignant, je pense que je pourrais trouver une place dans une université. Je pourrais également créer une entreprise de prestations de services informatiques. Dernière idée: je fais l'école de médecine traditionnelle de Beijing et je viens m'installer ici dans une dizaine d'année. En même temps, je suis bien en France. Les allers-retours entre les deux me fatiguent mais correspondent plus sûrement à mon désir de vie.

En tout cas, j'ai décidé d'apprendre le cantonais. Apprendre une cinquième langue n'a pas vraiment de sens en soi, mais j'aimerais mieux connaître la vie hong kongaise en profondeur. Je vais donc apprendre une langue régionale (que 300 millions de locuteurs dans le monde!), mais quand on aime, on ne compte pas.

Romook, hong kong mon amour

dimanche 1 janvier 2012

Nouvelle année, nouvelle résolution ?

Bonne année chers lecteurs et chères lectrices fantômes! Après avoir travaillé pendant des années à constituer un blog sympa, original et rigolo, j'ai réussi à détruire son audience mieux que quiconque. En le laissant à l'abandon. Tous les ans depuis deux ans, je promets de revenir sur la scène, d'écrire à nouveau, d'être présent. Comme beaucoup d'homme politique, c'était de fausses promesses faites avec conviction (enfin dans mon cas c'était le cas).

Comme cette année, c'est la fin du monde: je ne vois pas l'intérêt de me casser le cul à pondre des billets, sans intérêt pour l'histoire de l'humanité, et qui disparaîtront une fois les ordinateurs détruits ou cet hébergement impayé. Alors non, je n'écrirai que je reviendrai pour écrire. L'envie ne me manque pas mais je sais que mon emploi du temps est très très chargé. De nouveaux projets vont absorbés le peu de temps libre que j'ai. A moins de trouver un moyen d'écrire 30 minutes quotidiennes, ce blog risque fort de continuer à être présent sur la toile sans l'être.

Ne pleurez pas. J'ai un second blog dont la ligne éditoriale correspond mieux à ce que je fais actuellement: de l'informatique sous linux. En tout cas, ce que je suivais, je continuera à les suivre de loin, lorsque le temps me le permettra. Je laisse la maison ouverte et je garde les clés car je compte bien m'en resservir plus tard.

Romook, sage car conscient de ses limites

mercredi 27 avril 2011

Désespoir du coureur de fond

L'année 2010 a été l'année noire de mon sport favori : l'ultrafond. Depuis que j'ai commencé à courir, jamais je n'ai subi de tel revers. Aucune course (véritablement) terminée sur l'année. Je dois préciser le "véritablement" car j'y inclus des courses terminées au sens propre du terme, mais dont mes objectifs étaient largement atteignables et n'ont pas été atteint.

Faisons un rapide bilan :

- Les 6 heures de Loos (avril) : 49 km (au lieu des 66 km en objectif).
- Le 10 km couru début juillet : 46 minutes (au lieu de 44).
- L'ultra 6000D (juillet) : abandon au 30ème kilomètres et 6 heures de course (trop froid, trop fatigué).
- Sur la Trace des Ducs de Savoie (aout) : annulation de la course en meme temps que l'UTMB.
- Le semi marathon et le 10 km de Lille (septembre) : je termine le semi en 1h50': je ne peux pas prendre le départ du 10km. De toute façon, enrhumé, je n'étais pas capable de courir le 10 km derrière.
- Trail National de la Cote d'Opale (septembre) : Abandon au 40ème km. Il ne restait que 15 km à faire.
- Grand Trail du Nord (octobre) : Abandon au 66ème km. Epuisé et problème de cheville. Trop de boue et d'eau.

Fort de ces mauvaises expériences, pour la première fois depuis des années, j'ai choisi de faire un vrai break. J'ai complètement arreté de courir de octobre à mars. Depuis, j'ai recommencé à courir. Mais le gout n'y est pas. Je m'ennuie rapidement et je n'ai absolument plus le courage de mettre un pied devant l'autre passé une demi heure de course à pieds. Cela correspond à peu près à 7km...

Du coup, mon moral s'effondre un peu plus à chaque fois. Je peux invoquer une activité professionnelle stressante. Je peux également rappeler que je suis en période de création intense au niveau informatique (qui est (re)devenue l'une de mes préoccupations majeures ces derniers temps). Mais, en fait, je sens bien qu'il y a quelque chose de briser dans mon élan de coureur. Il faut que je trouve le moyen de rebondir. Allez Romoook, secoue toi!

Romook, à moitié lui-meme

mercredi 30 mars 2011

Insoluble contradiction

Il est des moments où l'on revient sur soi, sur sa vie, sur son nombril. On compte le nombre de personnes qui ont traversé, avec plus ou moins de bonheur, notre existence. On se rappelle ses moments de vie passionnés où l'on aurait pu mourir pour un autre, une idée ou un plaisir. On se rappelle l'odeur de ses temps de jeunesse où le temps s'écoulait sans que l'on s'en aperçoive. Les après-midi où l'on séchait les cours, avec la sensation d'exister plus, mieux, de braver un pseudo "interdit" où personne pourtant n'était dupe... Des après-midi, soirée et nuit, à jouer au tarot, à la recherche d'une consécration éphémère, être le roi ou la reine de la table, juste une fois. Des répétitions de théâtre, pour un spectacle, deux représentations au mieux, dont les gens parleront une journée, peut-être deux. Tous ces souvenirs qui remontent à la surface, alors qu'on les croyait enfouis dans les limbes de l'oubli, ravivent de leurs éclats un pâle quotidien.

Et puis, à travers tous ces moments de vie qui nous ont enrichi, fait grandir - parfois briser - il y a ce sentiment d'être seul avec son existence, qu'elle ait été merveilleuse ou non. Dans ces moments-là, j'ai envie d'être seul. Jouir de ce plaisir retrouvé des émotions que j'ai vécues, émotions incommunicables par essence. Et puis, il y a le reste du temps.

Je mène une vie très remplie, joyeuse, riche d'expérience, entouré de gens qui m'aiment et qui me veulent du bien. J'enchaîne des expériences de vie tout aussi intéressantes qu'originales constamment. Je suis contraint de faire confiance à ma bonne étoile pour me sortir de situation invraisemblable. Et ça a toujours marché. Tout va bien. J'ai beaucoup de chance. Je suis heureux.

Pourtant, les turbulences professionnelles qui m'entourent, les personnes qui me veulent du bien et qui sont toujours à l'affût d'un moment de ma liberté pour le partager avec moi, mes allers-retours entre la France et la Chine : tout ça finit par m'user. J'ai besoin d'être seul avec moi-même et de prendre des vacances. M'éloigner de cette vie infernale pour me retrouver au calme, dans mon être intérieur, pour me poser, me reposer.

En même temps, si je suis seul, j'ai très envie d'aller voir certaines personnes que je n'ai pas vu depuis longtemps, appeler des amis, bref avoir l'activité sociale qu'en même temps je cherche à fuir... Je ne cherche pas où est l'incohérence, je la connais. Il y a un paradoxe en moi qui veut que je sois un solitaire qui aime vivre en groupe. Je ne sais pas dire non, ou presque, aux services que l'on me demande lorsque j'ai la réelle possibilité de le faire. Résultat : je me prive seul, en toute bonne foi et en connaissance de cause, de mes derniers rares instants de liberté...

Alors des fois, j'ai envie de prendre un baluchon et de partir dans un pays où je ne parle pas la langue, pour tout recommencer à zéro. Goûter à cette liberté que je chéris tant pour en connaître le vrai goût, même amer, qu'elle peut avoir parfois. Je ne le fais jamais. Ca reste une envie qui traîne. Si je ne pars pas, ce n'est pas par lâcheté. C'est parce que je sais que j'emmènerai avec moi ce que je veux fuir. Je suis le seul responsable des chaînes qui m'emprisonnent. Je me les suis mises moi-même. Tout quitter sera un moyen temporaire de me libérer. Je me les remettrais dès que j'aurais appris la langue et recréer un réseau social autour de moi. En conclusion, je suis condamné. L'enfer ce n'est pas les autres, c'est moi.

Romook, pffffff...

lundi 4 janvier 2010

Justifications a posteriori

Dans la catégorie "rétro billet", c'est-à-dire ceux que j'écris dans le temps passé alors que nous sommes aujourd'hui (9 janvier 2011), je vais expliquer en quelques mots pourquoi mon blog n'est pas renaît lorsque je suis revenu du salon de masse au mois de novembre 2009... Tout simplement parce qu'il ne s'est rien passé. Discussion plate, rien de trépidant. En fait, je pense que je connais maintenant tellement bien la Chine que, lorsque je discute avec un autochtone, automatiquement mon cerveau déplace les discussions vers des sujets non polémiques. Alors du coup, plus rien à dire.

Vous allez me dire, "ben quand même, il n'y a pas que les salons de massage des pieds où on peut trouver de l'inspiration ?". Et vous avez mille fois raison! Sauf que le train-train quotidien, la fatigue qui en résulte, les 35000 projets annexes font que je n'ai plus beaucoup de temps pour écrire. Quand je dis "écrire", je veux dire me pencher deux ou trois heures pour faire un billet. Non pas que je n'ai plus envie d'écrire, ça, ça n'a pas changé. En revanche, dans mon métier je passe mon temps à écrire, alors le soir, je le reconnais, des fois j'allume la télé. Je n'en avais pas jusqu'en 2009, mais maintenant j'en ai une. Au début j'étais plein de bonnes intentions : uniquement les chaînes anglophones, chinoises et polonaises. Travailler les langues en se distrayant. Et puis un jour, on se dit que le documentaire sur National géographic est génial... Doucement, on glisse sur les chaînes cinéma. On finit par se dire que, vraiment on a touché le fond, devant Koh Lanta. Et on se rend compte qu'on a délaissé le blog.

Bloguer... Pourquoi faire ? Au départ, c'était une démarche informationnelle vis-à-vis des gens que je connaissais. Puis, j'en suis venu à me dire que c'était une forme d'art. Enfin, je n'ai plus réussi à trouver l'inspiration. Ecrire que mon poisson rouge faisait des bulles, non. Je respecte trop mon lecteur pour ça. D'autant plus que je n'ai pas de poisson rouge.

En plus, mais c'est tellement ridicule que je n'ose pas le donner en justification : Elisabeth est partie. Et ça, c'est insoutenable. N'ayant aucune personnalité, je n'ai pas pu faire autrement que me mettre en deuil, mon blog avec. Voilà pourquoi je n'écris plus. Mais je ne désespère pas. Chez moi, tout est question de cycle.

Romook, ectoplasme bloguique

mardi 10 novembre 2009

De retour dans l'univers...

Me voilà revenu! Monde, tremble devant ton Romook qui amorce un come-back tonitruant (tony truant... j'avais jamais fait attention. Ok, j'arrête là.) ! Arrivé en Chine depuis deux jours, j'ai retrouvé l'envie d'écrire, l'envie de prendre en main ce blog en dérive, l'envie de récupérer cette verve qui fit de votre serviteur l'être caustique que vous avez tous adulé... Bref, je suis là.

Bon, ben, vous savez tout. Je me retire. Je vais aller éprouver mon inspiration à l'aune du salon de massage le plus proche. Rien de telle qu'une petite discussion avec une autochtone pour alimenter de quelques nouvelles croustillantes ce blog.

Ne bougez pas. Je reviens.

Romook, come-back tonitruant

mercredi 11 février 2009

Tragédie amoureuse

Hippolyte :

"O Zeus, qu'as-tu mis parmi nous ces êtres frelattés, les femmes, mal qui offense la lumière ?

Si tu voulais perpétuer la race humaine, il ne fallait pas la faire naître d'elles.

Nous n'avions qu'à déposer dans les temples de l'or, de l'argent ou du bronze pesant pour acheter des semences d'enfants, en proportion du don offert. Ainsi dans les maisons l'on aurait vécu libéré des femmes. Tout au rebours nous en sommes à nous ruiner pour faire entrer chez nous cette disgrâce.

Voici qui prouve à quel point la femme est un mal.

Le père qui l'a engendré et nourrie lui adjoint une dot pour l'établir ailleurs et s'en débarrasser.

L'époux qui prend dans sa maison ce parasite s'amuse à parer la méchante idole et se ruine en belles toilettes, le malheureux, détruisant peu à peu le bien de la famille.

Il a le choix, ou bien de s'accommoder d'une femme amère, pour l'avantage du bienfait d'une haute alliance, ou avoir une bonne épouse dont les parents sont gens de rien.

Chaque fois, le profit doit compenser l'inconvénient. Le plus commode encore est d'installer chez soi un soliveau que sa nullité rendra inoffensive. Je hais celle qui a de l'esprit. Que jamais n'entre chez moi femme aux idées trop hautes pour son sexe! Car c'est chez les savantes que Cypris fait naître le plus de perversité. La sotte est préservée par sa simplesse de tout débordement.

On devrait d'une femme écarter les suivantes, et lui donner pour compagnie des animaux qui mordent sans parler. Tout au rebours, que voyons-nous ? Les méchantes dans leurs chambres trament leurs plans coupables que la servante exécute au dehors. (...)

Soyez maudites. Jamais je ne pourrai rassasier ma haine contre les femmes, dût-on m'accuser de la ressasser. C'est aussi qu'elles ne cessent de faire le mal. Qu'il se trouve quelqu'un pour leur enseigner la décence, ou qu'on me laisse sans arrêt me déchaîner contre elles." (Hippolyte, Euripide, avril 428 avant JC)

A rapprocher de l'aveu de Phèdre pour ceux qui n'aurait pas reconnu Hippolyte...

Romook, déçu ? ...

lundi 12 janvier 2009

Le cri du silence






















Romook, Romook, PjB, même combat

dimanche 4 janvier 2009

La sensation d'exister

Tout d'abord, je tiens à présenter mes voeux à l'ensemble de mes lecteurs que j'ai longtemps négligé. Ne désirant pas m'engager dans des promesses que je ne pourrai pas tenir, je tiens à préciser que la situation ne s'arrangera probablement pas dans les semaines à venir...

La vie est pleine d'incertitude. J'ai rencontré une femme en Chine qui m'a troublé. N'ayons pas peur des mots : je pense avoir eu le coup de foudre. Certains se demanderont si le Romok nihiliste est aujourd'hui disparu ou non... Bonne question, il ne le sait pas lui-même. Tentons une réponse par la présentation de la situation.

Cette relation amoureuse, qui avait bien entendu tout ce qu'il faut d'idyllique et de romantisme dans les premières semaines (la distance, les différences culturelles, les problèmes de communication liés à l'usage de langues étrangères...), est devenue ces trois dernières semaines extrêmement éprouvante. Les montagnes russes émotionnelles ont été mon quotidien depuis ces derniers temps. Avec tout ce que cela entraîne de conséquences négatives sur le travail, les relations amicales, le moral, le physique... Bref.

Tout ça pour vous indiquer que l'année 2009 commencera pour moi sous l'angle de la sensation d'exister... Car, finalement, c'est quoi le but de la vie, si ce n'est de poursuivre le chemin. Qu'y a-t-il de mieux qu'une relation amoureuse pour ça? Bien sûr, on préfère que tout se passe bien, c'est le bonheur absolu et le monde de Walt Dysney nous entoure en permanence... Mais, ça, c'est ce que l'on suggère dans les contes de fée quant le prince a embrassé la princesse et qu'un

"ils se marièrent

Supprimer les mentions inutiles

1/ et eurent beaucoup d'enfants
2/ et vécurent heureux"

le 1 semblant incompatible avec le 2, même dans les contes de fée.

En regardant récemment, la Belle au bois dormant, je me suis aperçu que le Prince se battait pour la femme qu'il aimait, mais qu'au moment de ses épreuves, il le fait sans savoir pour quelle princesse il le fait, ni pourquoi vraisemblablement. "Mais Dieu que les hommes sont cons!", me suis-je dit, "Pourquoi subir tant d'emmerdements pour une potentialité de bonheur ?" Ma mère se retourne et me pose cette question redoutable : "Et pourquoi tu ne t'appliquerais pas ça également?" Voilà, ça c'est dit. Merci maman. Walt Dysney avait prévu les méchantes belle-mères, pas les mères attentionnées.

Pourquoi ? Pfff... Difficile de répondre. La question fait mouche, aucun doute. Allez on essaie de se justifier quand même. Parce que j'existe. Parce qu'en tant qu'être vivant, je persiste à exister. Parce que si je baisse les bras maintenant, je renonce à tous les rêves de prince et de princesse dont on m'a bourré l'imaginaire depuis ma plus tendre enfance. Parce qu'envers tout, contre la raison la plus élémentaire, je ne peux imaginer une seconde sans ressentir l'absence de sa présence dans mon quotidien, parce que les plats ont plus de saveurs depuis que je sais qu'elle existe, parce que j'ai envie d'être ce prince charmant qui combat le dragon, parce que je l'aime à en devenir con...

Et si le résultat, c'était un échec. Et bien j'aurais vécu un instant une illusion de plus qui renforcera mon nihilisme, je serai encore plus féroce avec la vie et ses illusions multiples. Mais j'aurai eu la sensation d'exister vraiment quelques intants. Donc, vous l'aurez compris, ça ne passe pas comme au pays de Candide... J'accumule les incertitudes et les propos contradictoires de ma princesse, la confiance est mise à mal, bref, le bateau est probablement en train de couler "normalement". Il y a des voies d'eau de toute part. "Normal après 10 semaines consécutives d'absence" me direz-vous. Mon Dieu, comme j'aimerais que vous ayez raison! Aujourd'hui, c'est le doute et l'angoisse qui m'oppressent en permanence, mais pas un doute philosophique, sain qui vous fait avancer. Non, le méchant doute qui ronge la nuit, vous serre le coeur, vous donne envie de crier pour ça cesse, vous fait simplement souffrir physiquement...

Vais-je changer quelque chose ? Non, bien sûr. Je suis courageux. J'aime la vie plus que tout et j'en fais une expérience magnifique, en permanence depuis quelques semaines... C'est le prix de l'amour. C'est aussi le prix à payer pour l'espoir d'un romantique qui ne sait pas être nihiliste lorsqu'il le faudrait. Lorsque j'étais rentré de Chine, je l'ai annoncé à mon ami nihiliste de cette manière :

"Salut the endgamer! J'ai eu une mauvaise nouvelle à t'annoncer.
- Tu crois en Dieu ?
- Pire. J'ai eu un coup de foudre et je crois que j'ai rencontré la femme de ma vie. Peut-être que je vais me marier.
- Mais c'est pas une mauvaise nouvelle ça...
- Quoi ? Je tombe dans le piège du romantisme, des concepts creux du genre "femme de la vie", "engagement éternel", etc.. et tu trouves ça bien??
- Mais non, mais il faut voir le bon côté de la situation. Une nouvelle histoire d'amour, c'est toujours le début d'une déception, d'un malheur. Tu m'appelleras un jour pour me dire à quel point tout ce que tu as cru était ridicule. Vois le bon côté des choses.
- Qu'est-ce qu'on va faire si j'arrive à rester avec elle dans l'illusion pendant toute ma vie ?
- Putain, t'es vraiment con là. Bah tant pis. Je ferais semblant de comprendre ce que tu me racontes lorsque tu me parleras d'amour, de fidélité, de confiance, etc... Pendant ce temps là, bah je serai probablement seul en me demandant pourquoi c'est toujours aux autres d'avoir le bonheur d'être dans l'erreur..."

Qu'on ne se méprenne pas, cete discussion est à prendre plusieurs degrés au dessus de ce qu'elle semble être. Voilà, je suis troublé. Elle connaît mon blog, mais ne lit, ni ne parle le français... Ca restera donc entre vous et moi ce billet en forme d'ode à la sensation d'exister.

"Romook nihiliste" a -t-il disparu ? Gageons que non. Il refera surface de temps en temps au gré des nuits blanches remplies de doute, d'incertitude, d'absence, etc... Je vous présente à tous mes excuses pour la gêne occasionnée par ce coup de foudre que je n'ai évidemment pas choisi. Pire, si je deviens heureux, vais-je continuer mon blog? Putain, ça fait froid dans le dos des perspectives comme ça. Désolé encore de vous avoir gâché votre début d'année avec mon futur bonheur. Je vais essayer de me reprendre.

Bonne année quand même.

Romook, charbons ardents

mardi 26 août 2008

Ils arrivent...

Mes nouveaux étudiants chinois arrivent demain matin... Prévenu trop tard de leur arrivée à Paris, je ne pourrais pas aller les accueillir à l'aéroport. J'en suis tout malheureux rien que d'y penser. Je me rappelle ma première arrivée en Chine, après toutes ces heures de vol, la fatigue, l'environnement nouveau et complexe... Comme on se sent bien dans ces conditions d'être accueilli par quelqu'un qui vous déblaie le terrain de toutes les petites difficultés pratiques qui se présentent... Ils ont mon numéro de téléphone, mais pas de monnaie pour téléphoner, ni de téléphone portable... Je commence à stresser pour leur arrivée. J'espère que mon université va pouvoir envoyer quelqu'un les chercher.

L'année redémarre. Ca y est. Pour de bon. Je ne suis pas vraiment parti en vacances, mais j'ai réussi à bien me reposer. J'ai continué à travailler au rythme des vacances... Je ne sais pas si j'arriverais à maintenir ce rythme encore très longtemps, mais qu'est-ce que cela serait agréable... Un à deux jours de travail par semaine, hmmmmm... c'est un peu comme pouvoir être sous la couette en sachant qu'il y a un impératif qui est de se lever, mais qu'à part ça, aucune contrainte horaire ne pèse sur vous... Quel bonheur! J'ai vraiment beaucoup de chance de faire un métier qui me permet d'être aussi cool parfois.

Il faut absolument que je note cette dernière phrase quelque part car, dans quelques semaines, je suis certain de trouver cette réflexion très drôle. En attendant, la braderie de Lille qui approche marque la fin de cette période de léthargie... Gare à vous, Romook revient!

Romook, sortant de la torpeur estivale

jeudi 3 juillet 2008

Demain, c'est la course

Bon, et bien voilà, demain, c'est la course que j'attends. 10 petits kilomètres à parcourir, ce n'est pas le bout du monde. Aujourd'hui, je suis serein tout en étant excité et impatient... Drôle de sensation. Je n'ai pas couru depuis dimanche. J'avais prévu d'aller courir mardi, juste un peu, comme ça, pour le principe. Mais lundi et hier soir ont été occupés par du squash. Inutile de se fatiguer inutilement : je me repose et recharge les batteries. Eau, fruit, glucides en tout genre. Voilà mes futurs repas. Mes affaires sont presque prêtes. Le temps devrait être idéal pour une performance, si performance il doit y avoir. Je pense tenter de faire un 1er kilomètre à 13 km/h (environ 4'35" / km) pour conserver des batteries pour la fin et augmenter progressivement la vitesse. La stratégie est bonne, mais que je sais qu'il est difficile de partir lentement quand tout le monde part à toute vitesse! On verra.

Romook, un peu angoissé quand même

mercredi 11 juin 2008

J'étais en vacance

Depuis quelques temps, tous les lecteurs, qu'ils soient avertis ou non, auraient remarqué une désertion manifeste de ses pages par l'ectoplasme Romook qui les hante pourtant de manière très régulière depuis quelques années. Est-ce à dire que le Poltergeist a été exorcisé ? Renvoyé au fin fond de ses limbes immatérielles ? Que nenni. Et pourtant, dans les profondeurs de l'être, quelque chose se produit qui se détache probablement du blog. Qu'est-ce donc?

Tout d'abord, une énorme fatigue, une sorte de ras-le-bol général et nerveux, a nécessité des vacances. Juste avant mon dernier voyage en Chine, je passe à la pharmacie pour acheter quelques produits dopants pour mon intellect que je trouvais déclinant... Ma pharmacienne, une femme qui me connaît depuis plusieurs années, me regarde et me demande si j'ai pris des vacances récemment. Je réponds avec ma blague habituelle, lourde de sens, : "Des vacances ? Ce mot ne fait pas partie de mon vocabulaire ? Ca signifie quoi déjà?" Et contrairement à son habitude, plutôt que de sourire, elle me regarde gravement et me répond que TOUT LE MONDE a besoin de vacance. Je me renseigne donc sur le contenu de ce concept.

J'ai bien effectivement de me faire préciser les choses car, du plus loin que je m'en rappelle, mes vacances ont toujours été pour moi l'occasion de réaliser le dernier projet que j'avais en tête, et que je n'avais pu mettre en œuvre auparavant faute de temps. Le temps des vacances étant généralement court, j'étais obligé de faire vite et de 'travailler' sur le projet de manière d'autant plus intense... Bref, alors que pour moi il s'agissait d'un amusement, il est vrai que mon corps - et peut-être aussi mon cerveau qui est malgré tout un organe subissant de la fatigue - a dû subir plus d'une fois mes humeurs créatrices en vacances, entrecoupées de nuits blanches et de journées de travail non-stop... Bon, alors, qu'est-ce que les vacances ?

"Les vacances, c'est ne rien faire. Se reposer." Là, je dois avouer mon incompréhension. Comment peut-on ne rien faire ? Tout est source d'activité. "Vous prenez un livre, mais quelque chose de simple, pas de la philosophie ou des mathématiques. Un roman par exemple. Quelque chose qui vous donne du plaisir. Vous pouvez discuter avec des amis. Prendre le soleil. Ecouter de la musique. Des choses simples, mais qui ne vous procure qu'une activité intellectuelle réduite." Ca, c'était un vrai défi. Etre en vacance.

Arrivé en Chine, j'ai tenté l'expérience des vacances. Emmenés dans ma valise, des romans fantastiques, très peu de dossier, mon ErHu. J'ai lu, dormi, bu du thé dans mon salon de thé magique, pris des cours de ErHu, jouer du ErHu, peu écrit sur mon blog et presque pas travailler pour la France. Mes cours étaient succincts, mais suffisants. J'ai été en vacance. Ça n'a pas été terrifiant. Je crois avoir réussi à me reposer. Je suis revenu plus en forme, mais avec une certaine nonchalance intellectuelle qui me poursuit encore vingt jours après mon retour... C'est pourquoi je ne reprends pas le rythme de mon blog probablement. J'ai eu quelques velléités d'articles, mais je n'ai pas réussi à concrétiser mes idées, alors j'ai mis au panier mes brouillons.

"Vous n'avez besoin de rien d'autres que de vacance, vous faîtes sûrement un peu de surmenage. Avec toutes vos activités, si vous n'en faîtes pas aujourd'hui, vous en ferez plus tard." Ma pharmacienne, qui a probablement une petite soixantaine d'années, est une femme d'expérience. Je lui ai fait confiance. Je me suis reposé. Je reprends aujourd'hui la plume pour que personne ne soit inquiet de ma disparition bloguesque. C'est parce que je vais bien que je n'écris pas. D'habitude, j'écris surtout quand je vais bien. Donc, justement, là, ça méritait d'être dit.

Maintenant que cette mise au point nombriliste est terminée. Je vais reprendre le cours de la vie - et probablement celui de mon blog. Je vous raconterai quelques découvertes intellectuelles que j'ai faites sur la création littéraire pendant mes vacances (parce que vous avez vraiment crû que j'étais vraiment vraiment en vacances ;-) )

Romook, le retour virtuel