Romook, ectoplasme bloguique

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jeudi 22 mai 2008

Quand la réalité se fait virtuelle...

Internet n'est pas tout à fait la réalité. Internet permet de créer des relations sociales intéressantes - et peut même permettre de développer de nouvelles amitiés et /ou de faire migrer ses amités sur de nouveaux plans. Mes lecteurs habituels se sentiront probablement visés et ils auront raison... Néanmoins, il ne faut pas croire que les relations hydilliques soient les seules que l'on rencontre. Parfois, on est agressé. On peut être déçu. On peut en mourir.

C'est ce que nous apprend l'actualité avec une effroyable nouvelle. J'écoutais la BBC lorsque ce cas international m'a intéressé. Une jeune américaine (13 ans) s'est suicidée suite à la rupture de la relation virtuelle qui était entretenue avec un jeune américain de 16 ans rencontré grâce à MySpace...

Mais l'affaire n'est pas aussi simple : la perversité humaine reste encore un sujet d'exploration qui nous réserve ici encore bien des surprises... Evidemment, j'aurais pu disserter sur une application pratique de Gombrowicz de sa fameuse phrase : "Il y a quelque chose dans la conscience qui en fait un piège pour elle-même." Subrepticement, je vous aurais abreuvé de théories complexes sur la notion de réalité, sur celle de relations subjectives interpersonnelles, sur l'emprise de l'image que l'on se fait de la réalité sur l'esprit, mais aussi de la notion de virtualité, sans oublier de parler - puisque le sujet s'y prête allégrement - de l'amour platonique (qui est finalement un condensé de tous ces concepts réunis).

Mais non, pour votre plus grand désolement, je ne traiterai pas de tout ça. Pour les curieux qui auront fait l'effort de l'article en anglais, ils sauront déjà de quoi je vais parler. Pour les anglophobes - ou les fainéants ou les non-curieux, les différentes catégories pouvant être cumulées - sachez que le garçon de 16 ans n'existe pas. Non, a priori, c'est une femme américaine de 49 ans, voisine de la petite jeune fille, qui se faisait passer pour ce jeune garçon de 16 ans. Amusant, non?

Evidemment, j'en vois déjà qui se courroucent devant tant d'infamie. Toutefois, il faut encore monter un cran dans l'horreur en précisant que cette femme était une voisine de la jeune fille... Le Procureur de la République (son équivalent américain) s'est donc saisi de l'affaire. Reconnaissant que cette petite affaire est riche en potentialité d'exploration. Je me contenterai de vous livrer l'information de manière brute, sans plus d'analyses romookiennes. Pas le courage...

Force est de constater que l'actualité est riche d'évènements dramatiques.

Romook, relais de l'information internationale

lundi 12 mai 2008

Tremblement de terre à Beijing

J'en profite tant que je ne suis pas dans les décombres d'une ville ensevelie pour vous indiquer que je prends l'avion demain matin pour la France - si tout se passe bien. Pourquoi ai- je l'air méfiant, voire suspicieux, alors que je suis d'ordinaire si optimiste et joyeux ?

Rappelez-vous donc... Mon arrivée à l’aéroport de Paris avait été difficile… Me rappelant la fois où j’ai loupé deux avions consécutifs, deux jours en suivant : je pouvais être excusé car c’était la faute des personnes qui m’accompagnaient.

Cette fois, j’arrive à la gare de Lille pour prendre mon TGV, j’arrive très exactement sur le quai au moment où le train part. Connaissant mon emploi du temps chargé, la personne qui m’avait fait les réservations ne m’avait laisser qu’une infime marge de sécurité. J’étais censé arriver une heure et quart avant le décollage de l’avion. Ceci s’explique par le fait que le TGV arrive directement dans l’aéroport Charles de Gaulle et il ne faut alors que 7 / 8 minutes pour arriver au comptoir d’enregistrement. Bref. Je vous ai raconté comment j’ai réussi à avoir mon avion.

Il semblerait que ce voyage soit placé sous le signe des turbulences car, grâce au nombreux mariages chinois le samedi et à leurs cortèges de voitures enrubannés, j’ai réussi à louper mon avion pour un vol intérieur Wuhan - Beijing. Par ailleurs, histoire de corser la difficulté, ils ont construits un nouvel aéroport : le chauffeur de taxi m'a conduit à l'ancien. La totale.

Je me dis donc "Tiens une belle aventure à raconter sur mon blog, ça change." Contrairement à ce que j'imaginais, il n'y a aucune difficulté à modifier mon billet pourtant non modifiable... 5 minutes après mon arrivée au comptoir d'enregistrement - à l'heure du décollage - j'étais pourvu d'un nouveau titre de transport pour l'avion suivant, sur une autre compagnie, à peine une heure et demi plus tard. Le rêve.

C'était sans compter sur un incident bizarre. L'avion qui devait me conduire à Beijing était sur la piste. Devant la porte d'embarquement, des hurlements, des pleurs et des cris fusaient de toutes parts. Malgré mon incompétence linguistique, je saisis rapidement qu'il y a un problème. J'essaie de comprendre de quoi il retourne et je n'arrive pas à savoir grand chose, hormis le fait que c'est très étrange.

Je m'enquiers de la situation auprès d'une autochtone, juste à côté de moi. Elle m'annonce que les personnes qui ont l'air enragées manifestent assez violemment leur mécontentement contre la compagnie d'avion. Truisme. L'avion devait les conduire à Shanghai. Malheureusement, il a dû rester au sol pour souci technique. On leur avait proposé un vol de remplacement qui comportait une escale et qui leur faisait perdre toute la journée. Leur refus pouvait se comprendre. Là où la situation semblait plus croustillante, c'est que c'était mon avion qui était resté au sol. Donc, celui qui aurait dû partir était là, sous leurs yeux, et on leur annonçait que celui-là - oui, oui, précisément celui-là, le mien - partait pour Beijing, sans problème technique... La colère était à son comble.

L'incident permit de retarder mon avion d'une heure et quart. Inutile de vous dire à quel point j'étais heureux de monter à son bord. Jusque là, plus rien de nouveau sous le soleil - ou plutôt la pluie car il pleut depuis deux jours à Beijing. Demain matin, je quitte la Chine pour quatre mois. Pour une fois, j'ai réussi à me détendre et à me reposer.

Oooops! Je viens de recevoir un sms d'une amie chinoise qui me souhaite bon voyage et qui en profite pour me dire que ce soir, à Beijing, entre 22h et 24h, un tremblement de magnitude 2 / 6 est prévu, soit 3 sur l'échelle de Richter. Qu'il faut donc que je fasse attention. La question est : vais-je donc pouvoir prendre mon avion normalement demain? Suspens.

Si je ne devais pas revenir, j'étais heureux de faire votre connaissance à tous.

Romook, un peu de fatalisme, ça donne tout de suite une dimension dramatique intéressante