Romook, ectoplasme bloguique

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vendredi 17 novembre 2006

Video Profs: Ségolène en off

Video Profs: Ségolène en off

La politique a un côté amusant. Une petite vidéo déposée sur Internet fait vite le tour des blogs et des journaux... Comme quoi, finalement, Internet est un outil de communication dangereux.

Sur le fond des idées présentées par Ségolène dans cette vidéo, deux points à retenir je pense :

1 - Il faut donner plus de chance à tous les élèves, en leur permettant d'avoir un soutien scolaire organisé (idée socialiste cohérente)
2 - Faire passer les profs aux 35 heures obligatoires de présence dans les lycées (alignement entreprise / service public, idée 'capitaliste')

A ces deux propositions, je vais faire une petite réflexion personnelle. Au 1 ci-dessus, je répondrais que c'est méconnaître l'investissement personnel de beaucoup d'enseignants. Pour ma part, je n'ai jamais eu besoin d'un soutien particulier. Néanmoins, j'ai toujours eu une curiosité débordante qui a obligé bien de mes enseignants à aller au-delà de leur préparation et, parfois, à leur faire faire des recherches complémentaires pour me transmettre les connaissances que je désirais apprendre. Grâce à tous ses enseignants, je considère aujourd'hui l'enseignement avec beaucoup de respect. Moi-même enseignant, je suis payé pour faire 1h30 de cours. Or, mes étudiants sont très demandeurs et donc nous sommes passés à un cours minimum de 3h, les cours durant en moyenne 4h en réalité. L'enseignement est parfois une passion, dans ce cas, pas besoin de demander aux enseignants de leur faire faire du soutien. Le problème n'est pas là. Le problème est la réaction des parents et des élèves. Les premiers protègent souvent les seconds d'une "surcharge" de travail. Tout devoir est perçu comme une punition. Résultat, à l'université, on rencontre des étudiants qui sont incapables de s'organiser lors de grosses charges de travail. Bref.

Au 2 ci-dessus, je répondrais qu'imposer les 35 heures obligatoires de présence aux enseignants n'a en soi rien de choquant. Les cours peuvent être préparés au collège ou au lycée si la documentation y est présente. Néanmoins, si c'est pour leur faire faire des heures de soutien, alors il n'y a plus de temps disponible pour la préparation des cours... La face émergée du travail de l'enseignant - donner son cours - ne représente que la plus petite partie du travail en fait. Ca, évidemment, quelqu'un qui travaille en entreprise et qui n'a jamais enseigné ne peut pas s'en rendre compte. Ainsi, énoncer des propos comme ceux-là entretient le clivage entre secteur public ('les plaqués') et le secteur privé ('les vrais travailleurs'). Vouloir rassembler les deux revient à nier la spécificité du secteur public. Je sais que c'est un autre débat, mais l'un des coeurs historiques du socialisme a été la promotion des services publics me semble-t-il... Ainsi, ces propos de Ségolène Royal ne sont choquants que sortant de sa bouche, puisqu'elle nie son idéologie politique. Mais bon, pour ma part, je ne sais pas si c'est bien ou pas bien, je ne fais qu'une tentative d'explication de texte. Sûrement mon côté prof.

L'autre partie de son discours qui me semble plus contestable, c'est le côté "mercantiliste" qu'elle attribue aux enseignants. En faisant référence au fait que certains vont se faire payer pour faire de la formation professionnelle alors qu'ils devraient être au collge ou au lycée... Pourquoi se sont certains d'entre eux qui font ça ? Peut-être parce qu'il n'y a personne d'autre qui peut le faire sur le marché... Voilà une hypothèse de réponse. Les 'travailleurs' travaillent pendant les heures de formation professionnelle, ils ne peuvent donc pas enseigner par définition. Et, malgré tout, c'est une surcharge de travail. Tout le monde n'a pas envie de le faire. En soi, ça n'a rien de choquant. Ce qui me semble étrange, c'est qu'elle pointe le doigt dessus en énonçant que ce n'est pas normal. Mais bon, encore un sujet de débat sur : faut-il ou non un clivage entre le secteur public ou privé ?

Romook, micro-contributeur au débat

lundi 6 novembre 2006

Sex lesson for prostitutes stirs debate

Sex lesson for prostitutes stirs debate

Prostitution, to be or not to be. Is it an essential activities of the social harmony. Why is it not a good activity? Only because there is some human rights perhaps... But, if you consider in the world, perhaps in ten years, Asia needs about 100 millions of women, you could understand without prostitution, it would be sure to have some new world war.

Men could live without liberty, without car or without good food to eat, but, however, there is no one could live without a woman to fuck sometimes. It's an hormonal way of life. In this respect, it would be essential to have prostitution in this part of the world, or to create some new rules about marriage - it could be one woman for two men ?

So, i know some of women could say i'm crazy or i dislike women to give an opinion like this. But consider how is a man who couldn't have a sexual relationship for a long time, but see everyday women around him... That's the point.

I don't believe in the fact a woman is like an animal when i tell you this idea. I've just explained man is like an animal. I know it, am I...

Romook, sometimes afraid by this crazy world

samedi 4 novembre 2006

Le Monde.fr : A Pekin, la Chine et l'Afrique forgent un nouvel axe

Le Monde.fr : A P�kin, la Chine et l'Afrique forgent un nouvel axe


En écho sur ce que j'écrivais, il y a quelques billets, sur l'ethnocentrisme dont fait preuve notre vieux-monde sur les droits de l'homme, je vous soumets cet article dont l'idéologie sous-jacente du journaliste - ce qui est tout à son honneur dans notre société, j'en conviens - montre à quel point les notions de démocratie (régime politique qui a amené Hitler au pouvoir en 1933) et de droits de l'homme (au nom duquel le principe de non-ingérence en droit international public, concernant les problèmes de politique intérieure, est régulièrement bafoué) sont présentes dans notre culture.

Pourquoi cette force manisfeste de ces deux notions dans notre culture ? Tout d'abord, il y a l'inspiration chrétienne des droits de l'homme qui les rendent "magiques". En effet, dépouillé de la notion de "Dieu", ils offrent la possibilité aux athés d'être enfermés dans une forme de symbolique sacrée qui rend les droits de l'homme universels. Si Dieu ne régule plus la moralité de la société, il faut bien qu'il y ait quelque chose. Le sentiment de justice de chacun est donc dérivé de cette interprétation des droits de l'homme. C'est pourquoi les mulsulmans ou les juifs - deux religions encore très vivaces - n'ont pas une nécessité d'avoir les droits de l'homme, et peuvent même avoir du mal à accepter certains de ses principes, ceux-ci pouvant être contraires avec des règles établies au sein de leur propre religion. Il est clair que la Loi de Dieu est supérieure à la philosophie des hommes (les droits de l'homme sont une philosophie), même si cette philosophie est devenue la loi des hommes par son application juridique. Le conflit revient donc entre la loi naturelle et la loi positive. Antigone, nous revoilà!

Là où le bas blesse est que beaucoup de personne oublie la contingence d'un système juridique avec son époque et son territoire. Imposer les droits de l'homme à l'ensemble de la planète revient à une nouvelle forme de colonisation, intellectuelle, mais pas nécessairement moins meurtrière. Je rappelle que les croisades étaient avant tout pour porter la bonne parole - la notion d'amour - sur les terres "impies". Peut-être que les problèmes que nous connaissons dans nos banlieues ne sont rien d'autres que ce décalage entre une culture autre et celle de notre société fondée sur les droits de l'homme. Croyez-vous que les jeunes des banlieues, lorsqu'ils vont visiter leur famille dans le pays d'origine de leurs parents - ou grand-parents - oseraient se comporter comme ils le font chez nous : certainement pas. Probablement que la distinction qu'ils réalisent provient de leur sentiment d'appartenir d'une certaine façon à cette autre société. En France, probablement qu'ils s'y sentent étrangers, probablement car le martèlement des droits de l'homme ne correspond pas à leur idéologie, c'est à dire leur religion ou les enseignements dans lesquels ils ont été éduqués.

Exporter les droits de l'homme dans d'autres endroits du globe est donc réaliser un double contre-sens. Tout d'abord, c'est croire à leur universalité, ce qui ne peut être. Je ne répèterai pas ce que je viens d'écrire. Ensuite, c'est vouloir mouler dans un système juridique et une culture un objet inadéquat. Un peu comme si on voulait introduire le système du trust anglais dans le système juridique français. Bref, ça ne colle pas.

En ce qui concerne la démocratie, c'est à peu près la même problématique qui se pose. Avoir une démocratie suppose avoir des citoyens éduqués et réfléchis. Or, combien d'électeurs, dans notre société, votent pour un homme politique sous prétexte qu'il "présente" bien ? Ségolène Royal a-t-elle vraiment aucune chance d'être élue ? Justement parce que c'est une femme, elle a des chances supplémentaires d'être élue... Et oui, on n'a encore jamais eu de femme, alors faudrait essayer pour voir... Comme si le sexe avait une relation avec l'intelligence ou la capacité à gouverner... Enfin bref. La démocratie se mérite, mais ne s'impose pas. La société française avec son taux de réussite aux examens si élevés - examens dont le niveau des étudiants démontrent qu'ils n'en sont pas - mérite-elle la démocratie ?

J'avancerai même l'idée selon laquelle un bon vieux système dictatorial peut correspondre à des valeurs dans une société et donc être le seul système politique acceptable pour la population. Notamment un pays dans lequel les systèmes culturels basés sur la hiérarchie dans les clans sont restés très forts. Inclure la démocratie est, pour la population, dans ces conditions, lui donner un jouet dangereux. Qu'on ne se leurre pas, cela reste un jouet. Les enfants aussi veulent conduire des voitures, des vrais. Bref.

Mais pourquoi tant de belles idées ont fleuri sur notre Vieux-Continent ? Tout simplement parce que l'émergence des droits de l'homme et de la démocratie correspondent à la fois à la fin des colonies - qui restera une époque marquée par la honte d'avoir rendu esclave des milliers de personnes à travers le monde pour les "droits de l'hommiste" - et à la fin de l'arbitraire monarchique. Voilà pourquoi ces deux idées sont si fortes dans notre société. En les imposant aux autres, on veut simplement aider les autres à ne pas commettre nos erreurs. C'est notre propre culpabilité occidentale qui est mise en avant par l'intermédiaire de nos idées. Plus on les met en avant, plus on espère que les Etats Africains ne nous rappelleront pas cette sombre période de l'histoire du colonialisme où on leur a fait tant de mal. Ainsi, cela nous déculpabilise et prouve, si on insiste avec ces deux idées, qu'on est vraiment libéré de notre passé. Un peu comme un ancien fumeur devient un véritable tyran à l'égard des fumeurs qui l'environnent car, lui, il sait.

Evidemment, mes propos n'ont pas beaucoup d'intérêt à expliquer tout ça, puisque le monde est ce qu'il est et ne changera probablement pas, même si tous les dirigeants du monde lisaient mon blog. Toutefois, je vais apporter ma micro contribution à la réflexion mondiale sur cette matière en concluant que cette idéologie des droits de l'homme et de la démocratie sont deux idées intéressantes en soi, mais qui devraient être simplement considérées en tant qu'idée en soi.

Un autre monde est-il possible? Peut-être, mais certainement pas en imposant ce modèle à toute l'humanité. En l'imposant, on prive l'univers d'une possibilité de voir émerger une pensée vraiment universelle qui tiendrait compte de toutes les cultures, de toutes les formes de société. Les droits de l'homme peuvent être améliorés. En plaçant l'individu au centre de l'univers, on oublie que "le loup est un loup pour l'homme" (Hobbes). Dès lors, on ne permet plus l'émergence d'une idée sur la solidarité collective qui devraient être le ferment d'une nouvelle idéologie plus constructrice, plus cohérente avec nos problèmes mondiaux liés à l'environnement.

Les droits de l'homme et leur fondement mercantile - la liberté du commerce et de l'industrie corrolaire du droit de propriété - vont tuer notre planète. Et la démocratie ne permettra pas la sauver. Pourquoi ? Parce que les personnes qui votent ne sont pas responsables de leur vote, mais vise leur intérêt personnel en adoptant la pensée d'Adams Smith sur la Main Invisible - la somme des intérêts particuliers réalisent le bien commun, une autre idée à laquelle il faudrait tordre le cou.

Pour toutes ces raisons, vous trouverez en moi un adversaire acharné des droits de l'homme et de la démocratie. Trouvons une autre voie! Et ne croyez pas que mes propos soient simplement lancées en l'air, sans autre fondement que celui de contester, je travaille tous les jours à l'élaboration dun nouveau système conceptuel. Quant il sera prêt je l'exposerai. Mais, en attendant, toutes les contributions sont acceptées sur ces différents points afin de faire évoluer mes pensées. Bonne réflexion à toi, visiteur!

Romook, new-age révolutionnaire