Romook, ectoplasme bloguique

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vendredi 29 septembre 2006

26 août 2006

Il y a à peu près un mois que j'ai quitté MSN. Il y avait l'angoisse de l'habitude prise qui se révèle chaque jour plus par son absence. Ce jour là, j'avais obtenu ma 11 000ème page vue. C'était un grand moment. Un grand pas vers l'inconnu aussi. Aujourd'hui, je suis sous Dotclear où je suis heureux de pouvoir manipuler mon code source, en bon informaticien que je suis.

Aujourd'hui, j'ai franchi également la 11 000 ème page vue sur ce blog. Est-ce à dire là que la plate-forme produit plus de visiteurs ? Je pense que la performance technique n'y est pas pour peu de chose. Evidemment, le fait que j'ai un flux régulier de visiteurs sur le blog de MSN explique également les choses. Le blog n'est pas sorti de l'inconnu. Mais, enfin voilà, il y a environ 250 personnes par jour qui viennent visiter ce blog. Que tous ces visiteurs soient remerciés de leur assiduité. J'espère seulement que le foullis des langues n'est pas un obstacle à la compréhension.

Mon blog est finalement une reproduction miniature de la Tour de Babel. Le ciel n'était-il pas un symbole visant à atteindre la communication avec les hommes, à étendre au loin son regard pour tout embrasser et tout comprendre ? En hissant haut les statistiques de mon blog, j'ai une chance de pouvoir cotoyer toutes les cultures, toutes les formes de pensée et faire de mon blog un laboratoire vivant d'idées. Encore faut-il que mes visiteurs me laissent des messages... Oui, oui, c'est bien de vous dont je parle!

Enfin, il faut dire qu'avec 4 langues je ne vais pas toucher grand monde (si je me remettais à l'allemand, ça ferait 5, mais bon ne vaudrait-il pas mieux apprendre l'espagnol ou l'arabe ?). A peine 50% de la planète. Faut juste espérer que c'est la moitié qui a internet. Ca serait bon pour mes statistiques...Euh, je veux dire pour le laboratoire d'idées...

Romook, 你的中文很好

I/O Error : hard disk failed

Pour ceux qui s'intéressent à ma vie de près, je tiens à leur donner quelques nouvelles de Chine où mon séjour tire à sa fin. Hier, j'ai réalisé la superperformance de me lever à 6h du matin et me coucher cette nuit à 2h30. En tout et pour tout, j'aurais eu 3h de pause pour manger hier. Cela faisait longtemps que je n'avais pas bien travaillé comme ça.

Résumons : 3 heures de cours le matin. Et 12 heures d'informatique environ l'après midi : rédaction de mon mémoire oblige. Evidemment, ce n'est pas la rédaction de mon mémoire qui prend du temps, celui-ci étant très court (environ trente pages). C'est l'élaboration de mon programme informatique qui accapare tout mon esprit (conception d'un langage de programmation).

Je voulais donc vous faire part de l'euphorie du créateur lorsqu'à 22h il s'aperçoit qu'il a mis en place deux nouvelles fonctions qui se sont intégrées dans l'ensemble, sans que cela ne ruine l'édifice fragile des 2000 lignes de codes déjà écrites. Soit dit en passant, vive Kdevelop, le système de développement intégré de KDE qui me permet d'avancer rapidement grâce à l'affichage des numéros des lignes (comme dans Emacs) et sa fonction de recherche intégrée dans le code source (comme dans Emacs). Ca fait des années que je n'avais pas utilisé Emacs et je dois dire que je suis très heureux d'avoir découvert ce nouvel outil qui me semble plus convivial à utiliser (Emacs me semblait convivial mais j'ai tout oublié et pas le temps de m'y replonger). Enfin, bref. Bon d'accord : Vive Linux! Voilà, je l'ai dit. Je peux continuer?

Dans la liesse qui m'a pris à 22h, la question fondamentale surgit. Vais-je réécrire un partie de 25 lignes de code fonctionnant parfaitement, mais qui pourrait améliorer l'esthétique de mon programme alors que ce dernier ne réalise pas encore toutes les fonctions auquel il est destiné ? Evidemment, plutôt que de continuer à travailler pour avancer sur un projet délicat (échéance début octobre (et mais c'est presqu'après demain ?!)), je ne surprendrais probablement pas mes lecteurs coutumier de mon être en évoquant mon choix de la solution esthétique sur celle pragmatique du développement de nouvelles fonctions.

Finalement, c'est un peu à cause de ce côté un peu décalé et le non-sens de certains choix que, parfois, on est certain d'être en face d'un Romook. En même temps, je ne vous cache que, jusqu'à maintenant, l'ensemble de ces choix "étranges" m'ont toujours été bénéfiques et m'ont permis d'ouvrir des portes que je n'aurais jamais pensé ouvrir un jour. Choisissons l'esthétique, conceptuellement parlant cela va sans dire.

Me voici donc en train d'écrire une routine permettant d'éviter les redondances dans un tableau. Magnifique : ça marche du premier coup. Et là, à 23h30, je change un paramètre. Patatrac! Y a plus rien qui va dans la machine. Une erreur de logique s'est glissée dans mon programme. La boucle boucle apparamment sans raison. Vous me ferez remarquer que c'est bien là l'objet d'une boucle informatique que de boucler sans raison apparente autre celle d'exister, au même titre la roue roule ou la femme parle. Mais là, c'était quand même très étrange. Passionnant, mais étrange. Me voici donc à 23h30 à traquer, à débusquer l'erreur logique : la pire de toute dans un programme qui porte sur l'élaboration d'un compilateur puisque le programme n'est rien d'autres qu'une suite de boucle - on pourrait d'ailleurs dit de ce programme qu'il est "bouclé" - sur 2000 lignes de code. Evidemment, pas d'inquiétude, je conserve des anciennes versions de mon programme donc je peux revenir en arrière facilement.

Tout bon informaticien saura qu'il s'agit surtout d'une question d'honneur que de ne pas se laisser embrumer par une erreur logique. Je traquais donc la bête... A 2h25, j'ai découvert le problème. Perl utilise les sous-conditions avec des variables en dehors de ces parties du programme. Il s'agissait d'un problème de portée. Un my et quelques last plus tard, le problème était résolu.

O Divine Joie!

Romook, les petits bonheurs du quotidien sont à la source du divin

lundi 18 septembre 2006

Erreur de chargement de la page : Les analectes d'Elisabeth

Erreur de chargement de la page



Il fallait s'en douter : je n'avais point tort. Dès mon arrivée en Chine (merci... le voyage s'est bien déroulé, et vous, comment ça va ?), je n'ai eu de cesse que de trouver un point d'accès internet pour surfer sur le blog qui occupe vraisemblablement la plus grande partie de mon temps intellectuel disponible dans ma vie surchargée, dénommé "les Analectes d'Elisabeth", que d'aucun - n'ayant aucune culture fallait-il le préciser - pourrait croire que cela conduit à un site dont le titre évocateur ferait baver à l'envie le sodomite inculte.

Eh bien que nenni! Il n'en ait nullement question, tout au moins d'après ma connaissance de ce blog, qui semblerait être assez profonde, si j'en juge le nombre de page que j'en ai lu : que Geneviève me pardonne si tel sujet avait été abordé sans qu'il me soit donné d'avoir lu cette page, qui aurait fusionnée avec magnificence sans aucun doute les joies de la jouissances concupiscentes à l'orgie intellectuelle la plus totale.

Quoi de plus naturel d'ailleurs pour "le plaisir des dieux" que d'allier tout à la fois la "concupiscence", (Aspiration de l'homme qui le porte à désirer les biens naturels ou surnaturels) à "l'intellectualisme" (Doctrine selon laquelle tout ce qui existe est réductible, du moins en principe, à des éléments « intellectuels », c'est-à-dire à des idées (aux différents sens de ce mot), à des vérités et à des implications). C'était simplement pour clouer le bec de quelques rabats-joie en mal de critique que j'étais obligé de faire ce rappel aux définitions fondamentales, car il s'agit bien de fondement dont il s'agit lorsque nous abordons l'humanité par cette extrémité (vous remarquerez la circonlocution qui a brillamment évité l'incongruité du mot "trou du cul" qui aurait dénaturé l'harmonie poétique de ce texte).

Tenant donc par le bout l'extrémité de mon cable, je me rends au plus vite à cette autre extrémité de la planète - qu'est la France - pour vérifier l'improbable, l'intolérable, en un mot le sensationnel. Le blog des Analectes d'Elisabeth semble m'être fermé pour une durée de 21 jours environ. 21 jours sans pouvoir suivre l'éventuel agitement intellectuel qui pourrait tressaillir sur ses pages, tressaillement d'autant plus percutant qu'en Chine, il y aurait eu à cette occasion pour moi le goût de la nouveauté. 21 jours, longs, pénibles, avec pour seul horizon, un internet terne et morne, dont la seule échappatoire me semble encore être le Code Général des Impôts sur Légifrance, ou encore, quoique dans un autre registre, le blog de mon ami Kai Ye, si tant soit peu il a le temps de s'en occuper (un appel du pied étant nécessaire, le voici réalisé).

Parmi les hypothèses que j'avais évoquées sur cet incongruité bloguesque, je tiens à préciser qu'une nouvelle hypothèse m'est apparue dans l'esprit (je ne sais pas pourquoi je raconte tout ça car, finalement, les visiteurs qui ont l'heureuse faculté d'accéder à ce blog y auront déjà été, et ceux qui, comme moi, sont en Chine, privés de l'accès n'en profiteront jamais, donc pourquoi écrire?) que c'était peut être le serveur web d'hébergement des Analectes qui trient les visiteurs et faute de montrer patte blanche, on est automatiquement exclu. Mon désarroi est total.

Romook, 怎么样?