Romook, ectoplasme bloguique

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mardi 9 mai 2006

1 an de blog déjà!

Et oui, chers lecteurs préférés et assidus de mon blog, voici déjà un an que vous suivez mes aventures sur mon blog :-)

Pour fêter cet évènement fantastique, j'aurais pu vous dévoiler les théories secrètes de Wittgenstein et les conséquences que l'on peut en déduire sur la géopolitique du monde arabe

J'aurais pu également vous enseigner comment la théorie de la relativité de Einstein trouve son application dans la différence de vitesse perçue par un individu vivant l'action et celui qui observe, notamment dans la vie quotidienne : par exemple, la vitesse à laquelle une culotte descend est perçue différemment s'il s'agit de la perception de la femme qui effectue l'action ou de celle de l'homme qui observe

J'aurais pu vous parler des conséquence catastrophiques qui attendent l'humanité si chacun continue de croire que faire des enfants a un sens. Mais, bon, y a le problème des retraites

J'aurais pu vous entretenir du problème de l'abeille qui décide de faire une sortie pour butiner alors qu'elle sait qu'elle ne pourra pas retrouver son chemin vu que le soleil se couche, ce qui est vraisemblablement un problème existentiel aussi important que celui que doit affronter Phèdre dans le secret de son coeur

J'aurais pu également vous faire une comparaison entre Romook il y a un an et Romook aujourd'hui et vous dire que j'ai compris des nouveaux trucs qui m'ont fait avancer dans la vie, etc... Mais ma plume n'est pas aussi experte que celle de Biba magazine dans ce domaine et je préfère laisser les experts psychanalyser mon blog dans ce sens. A chacun ses compétences

J'aurais également pu vous faire part de mes projets bloguesques pour les trentes années à venir, notamment la mise en place d'une version cambodgienne pour saisir le premier l'opportunité de se placer sur ce futur marché en développement. En effet, on reconnaît un futur marché en développement grâce à deux indices :

1 - le marché n'est pas encore développé
2 - Personne ne s'y intéresse

C'est là que je reconnais mon talent d'expert en entreprise, voire d'expert en général. Avec des analyses simples, je sais expliquer des concepts complexes

J'aurais également pu vous rendre compte de mes nombreuses conquêtes amoureuses réalisées grâce au web. Mais qui s'intéresse à ce genre de détail de ma vie?

J'aurais pu vous faire rêver en vous parlant de mes songes et du monde idéal auquel j'aspire. Toutefois, le sac de mon aspirateur à illusion est trop grand, je ne peux pas le soulever

Bref, en un mot, j'aurais pu vous écrire un billet intéressant et long. Mais, en fait, ce soir, j'ai un devoir à faire et je n'ai pas le temps d'écrire des trucs comme ça. Alors, je fais juste un petit mot pour dire que mon blog a un an. Désolé, il ne vous reste qu'à passer votre chemin : aujourd'hui, je n'ai rien à écrire de particulier...

Romook, une microscopique poussière dans l'univers des blogs

dimanche 7 mai 2006

Beijing : aterrissage réussi

Pour les âmes sensibles, pas d'inquiétude : le Romook est arrivé sain et sauf à Beijing. Pourtant, les obstacles étaient nombreux.

Point noir numéro 1 : Les vacances scolaires.

Cela semble être un point sans conséquence, Néanmoins! J'insiste sur le fait qu'à Wu Han, je n'ai pas trouvé de distributeur de billet acceptant une carte internationale. Les agences Bank of China étaient ouvertes, mais les employés habilités à servir des fonds aux étrangers étaient partis en VACANCES.

Point noir numéro 2 : Vais-je avoir mon avion?

Conséquence directe du point noir numéro 1, j'avais depuis deux jours 5 yuans dans ma poche. Heureusement que je suis tombé sur des personnes extrêmement gentilles qui, comprenant ma détresse sociale et financière, m'ont pris en charge. Heureusement, l'Université de Wu Han avait affrété une voiture à mon usage, me voici donc rendu à l'aéroport sans encombre.

Point noir numéro 3 : Quel temps fait-il à Beijing ?

Wu Han : environ 25° C, très humide. Et comment je m'habille pour aller à Beijing? J'envoie un sms à une amie à Beijing : réponse arrivée lorsque j'étais dans l'avion. Trop tard donc.

Et oui, car figurez-vous que la météo en Chine passe à la TV, mais la femme qui explique tout est très impolie. Elle me regarde, elle parle, alors je lui explique de parler moins vite et là... L'insolente poursuit son discours sans se préoccuper de moi. Les chinois m'ont habitué à plus de prévenance. Celle-là, je la mets donc sur la liste noire des gens à ne pas fréquenter en Chine, ou seulement dans certains domaines car elle est très jolie. Bref.

Point noir numéro 4 : Le téléphone portable.

Les chinois ne sont pas très disciplinés et, malgré les recommandations de l'hôtesse, continue à utiliser leur téléphone pendant le décollage, essaient par tous moyens de capter le réseau llorsque l'on est en pleine altitude et essaient égalementd'appeler les gens à l'atterrissage. J'ai bien cru que j'allais devenir un fait divers, ce qui en soi, est, pour moi, très humiliant. J'ai l'outrecuidance de croire que je ne suis pas quelqu'un d'ordinaire... Dès lors, me ranger dans les colonnes d'un fait divers quelconque : catastrophe aérienne en chine, gna gna, gna gna... J'espère bien finir dans une rubrique nécrologique avec mon nom écrit en caractère gras. J'ai de l'ambition, moi.

Point noir numéro 5 : le chauffeur de taxi

Il m'emmène de l'aéroport, après avoir fort heureusement rassasié mon portefeuille de quelques millers de yuan, sans savoir où il doit aller. Je m'en aperçois sur l'autoroute quand il commence à passer des coups de fil frénétiquement, en évitant de ci de là quelques bus, camions et autres véhicules terrestres à moteur, afin de trouver la route. Visiblement, mon université à Beijing est très connu des gens qui la connaissent, sinon... Enfin, quelqu'un a fini par le renseigner et je suis arrivé à bon port. Bizarrement, la course m'a coûté 20 yuans de moins qu'à l'aller. Mais comme le chauffeur a "oublié" de me rendre 10 yuans, ça ne fait plus que 10 yuans d'écart...

Romook, Beijing : comme un retour aux sources (de la pollution)