Après des mois (bientôt des années) de silence, je reviens écrire quelques lignes. Perdu au milieu de l'océan numérique, sans lecteur, ce blog reprend cette fonction de pense-bête de mes propres pensées. L'âge avance et ma mémoire me fait parfois défaut... Et oui, on oublie, surtout dans le domaine de la pensée... Ca bouge tout le temps de forme, on revient sur ces idées, on les supprime et on les remet à jour : bref, tout un mouvement perpétuel et incessant qui fait qu'on a conscience que du dernier état de nos idées. Donc, comme je l'écrivais, la fonction du pense-bête.

Le lecteur attentif remarquera donc que :

  1. J'écris pour moi et me souvenir de mes idées;
  2. Je n'ai pas écrit depuis plusieurs mois, voire années;

Il n'est donc pas injuste d'imaginer que je n'ai pas d'idées... Néanmoins, ce n'est pas le cas : je vous rassure ! C'est plutôt qu'avec trois métiers à temps plein, je n'ai plus beaucoup de temps pour écrire. J'ai la mauvaise manie d'accepter toutes les opportunités qui se présentent au risque de me retrouver noyé sous des flots incessants d'activités.

Pour résumer ma vie - pour les rares lecteurs intéressés - je n'enseigne plus en Chine. Décision grave, mais j'ai refusé de continuer à y enseigner compte tenu du volume de pollution absolument incroyable qu'on y rencontre au quotidien. J'y allais l'équivalent de trois mois par an. C'était beaucoup trop. Par ailleurs, c'était si insupportable au quotidien que ce n'était plus un plaisir d'être dans ce pays que j'aime toujours. Cette nuit, Hong-Kong m'a manqué : sa salle d'escalade, ses sentiers de course à pied, le restaurant d'Alfredo, ma Guiness sur l'avenue des stars et cette ambiance si particulière qui rend cette ville unique dans son genre. On m'a proposé un enseignement à Dakar (que je ne pouvais pas refusé). Outre le fait que je connaisse bien le Sénégal pour y avoir voyager plus d'une vingtaine de fois, je ne suis absolument pas enchanté d'y aller. Entre la chaleur (que je n'apprécie pas) et la pollution, je ne sais pas ce qui sera le plus difficile à supporter.

J'ai lancé une troupe de théâtre où j'interviens en qualité de metteur en scène. Ca me prend énormément de temps dans la semaine (3h de répétition environ et une dizaine d'heures de préparation pour celle-ci chaque semaine). On devrait monter "Antigone" de Sophocle (représentation prévue pour le 19 mai 2017). C'est passionnant, mais en sus de mes autres activités, c'est complètement en trop. Nous devions être trois à gérer cette troupe : je me suis retrouvé seul.

Je participe à une maison d'édition où j'ai un rôle majeur. Je m'occupe de tout le côté juridique (normal), mais également de faire la promotion du site internet et de la relation avec la plupart des auteurs. Ca me prend également une vingtaine d'heures par semaine. Non rémunéré, mais c'est passionnant et avec le vrai sentiment d'oeuvrer à faire progresser l'humanité.

Le tableau ne serait pas complet sans le développement de la formation professionnelle dans le prolongement des cours que je donne à l'université. Ca me prend huit heures par semaine. C'est très enrichissant. J'aime beaucoup. Mais c'est toujours ça à préparer en plus...

Bref, pour 2017, je me souhaite un peu de temps libre pour me retrouver avec moi-même et être capable de finir tous mes chantiers littéraires entamés depuis trois années. J'ai aussi beaucoup de livres de retard.

Du coup, je vous souhaite une excellente année 2017, avec une santé à toute épreuve, que ce soit pour vous et votre entourage, ainsi que du temps disponible pour que vous trouviez le temps de mener à bien tous vos projets personnels.

Romook, on the blog again