Romook, ectoplasme bloguique

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mercredi 13 janvier 2016

Wuhan, un exemple d'un futur monde ultra pollué ?

Je suis arrivé à Wuhan depuis maintenant cinq jours. Je tousse de plus en plus. Mon nez est complètement encombré et impossible à dégager. Un étau enserre mon crâne. De toute évidence, mon corps lutte contre l'environnement. Je suis épuisé et incapable de me reposer. Encore trois jours avant de quitter définitivement Wuhan. Je suis en train de faire mes adieux aux personnes que je connais depuis onze années. J'ai vécu beaucoup de beaux moments, j'ai même demandé en mariage une femme (c'est dire les expériences incroyables auxquelles j'ai dû faire face!), mais je crois que ma santé sera touchée profondément si je reste ici. Je suis évidemment triste. La Chine a été pour moi un révélateur de beaucoup de chose. J'y reviendrai dans d'autres billets. Samedi, je serai à Hong Kong, avec une connexion internet normale. Il me tarde d'être dans l'avion.

Romook, triste

samedi 9 janvier 2016

A peine arrivé, déjà dégoûté...

Cher(e), lecteur(rice),

En suivant mes aventures depuis des années tu as eu le temps de connaître une part importante de ma vie : j'aime la Chine.

  • J'y voyage très régulièrement et j'en parle la langue;
  • J'y apprécie la nourriture et la culture ancienne;
  • Je suis intrigué par les nombreux paradoxes qui traversent sa culture actuelle;
  • Je me bats régulièrement avec une connexion internet "instable";
  • J'y apprécie les femmes où mon cœur a su se laisser prendre plusieurs fois dans les délices de leurs charmes;
  • J'y ai vécu quelques-unes des plus belles aventures que je puisse imaginer dans une vie.


En un mot, j'aime la Chine.

Malgré cette amour, je pense que je m'y rends pour la dernière fois. Je prends la décision de ne plus y retourner. En effet, ce matin, en descendant à l'aéroport, j'ai eu un choc. Au mois d'avril 2015, j'avais été suffoqué par la pollution. "Suffoquer" est à lire aussi au sens propre. Problème respiratoire, visibilité réduite, maux de tête, nausée... uniquement à cause de la pollution. Wuhan est une grande ville qui n'a jamais été considérée comme belle à mes yeux, mais je reconnais que des efforts ont été réalisés depuis ces dix dernières années pour rendre cette ville plus attractive.

Lorsque je suis descendu de l'avion, l'odeur de la pollution liée à l'absence de visibilité m'ont effrayé. Nous sommes loin d'imaginer ce qu'est aujourd'hui devenue la Chine. La discussion que j'ai eue avec mon étudiant m'a informé qu'aujourd'hui était un jour de pollution moyenne, que cela lui était arrivé de ne pas voir le soleil pendant plus d'un mois consécutif (en raison uniquement de la pollution), ni même de ne pas voir à dix mètres dans la rue (en raison du brouillard de pollution)... Qu'avons-nous fait à notre monde ? Que s'est-il produit ?

Il y a deux ans, la Chine était polluée mais j'allais faire un jogging dans la rue et dans l'université avec plaisir. Depuis le mois d'avril 2015, il est tombé sur les grandes villes de la Chine un brouillard profond et mortifère. Non seulement, je suis angoissé à l'idée de développer des maladies telles que des cancers, mais en plus je crains pour notre planète.

Sans vouloir faire de fatalisme, ni être alarmiste, je pense qu'il est trop tard et que l'humanité ne pourra pas redresser la situation.

Romook, les bras par terre' et le cœur brisé