Au moment où j'écris ces lignes, c'est avec une semi inquiétude que je m'apprête à me rendre à l'aéroport de Beijing (où je suis actuellement) pour prendre un avion qui me conduira en Corée du Sud. Cette nuit, vers deux heures du matin (heure chinoise), je pense qu'il y a eu une secousse quasi imperceptible. Néanmoins, les baromètres naturels que sont les animaux (notamment les oiseaux en l'occurence) se sont mis à crier au point de me réveiller. Sur le moment, je me suis dit : "on dirait des cadeaux qui se battent pour une charogne." Puis, toujours dans mon sommeil, je me suis dit que ce n'était pas possible car je n'avais jamais vu de corbeaux à Beijing. De toute évidence, le bruit venait de vautours...

Un peu plus réveillé, et toujours pas trop rassuré, je checke les news pour savoir si la situation est toujours "critique", non pas tant pour les conséquences qui le sont de manière évidente, mais sur la possibilité d'une nouvelle secousse. La Corée du Sud est juste en face du Japon. A l'échelle d'un tel tremblement de terre, 2000 kilomètres ne représentent pas grand chose. Paraît-il que des employés de bureau l'ont ressenti à Beijing. Tout comme un autre tremblement de terre qui avait eu lieu, je n'ai rien senti. Que voulez-vous, on ne peut pas être hypersensible à tout, mon corps a choisi d'être hypersensible aux charmes féminins, il ne reste plus rien pour les tremblements de terre.

En parlant de charmes féminins d'ailleurs, outre la mission diplomatique qui m'anime, je vais en profiter pour revoir une camarade de classe qui apprenait le chinois avec moi à Beijing. Notre langue de conversation sera le chinois. Visiblement, mon passage en classe l'a marqué étant donné tous les souvenirs qu'elle m'a relaté de notre expérience commune de l'apprentissage de la langue chinoise. Du coup, j'ai débuté l'apprentissage de la langue coréenne : cela ne fait que la sixième langue étrangère que je vais appprendre. C'est difficile, beaucoup plus à mon sens que le chinois, à cause d'une grammaire qui est extrêmement différente de nos langues occidentales. Je n'ai pas fini d'apprendre à lire le coréen, ce qui en soi n'est pas grave car cela ne sert à rien de savoir prononcer des mots dont on ne comprend pas le sens. Je suis à Seoul jusque mardi pour un séjour "retrouvaille - découverte - mission diplomatique". Si ça bouge là-bas, vous pourrez vous dire que je suis aux premières loges - en m'enviant j'espère bien.

Si Internet ne se coupe pas, je devrais avoir des choses à dire, pour une fois qu'il y a des évènements nouveaux à relater, je ne vais pas me gêner. Bien entendu, si je ne donne pas de nouvelles, en fonction des news internationales, vous serez en droit d'imaginer le pire. Dans ce cas, je lègue mon blog à JC, à charge pour lui d'en entretenir la ligne éditoriale.

Allez, je vous laisse, je dois aller finir ma valise.

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