Dans la catégorie "rétro billet", c'est-à-dire ceux que j'écris dans le temps passé alors que nous sommes aujourd'hui (9 janvier 2011), je vais expliquer en quelques mots pourquoi mon blog n'est pas renaît lorsque je suis revenu du salon de masse au mois de novembre 2009... Tout simplement parce qu'il ne s'est rien passé. Discussion plate, rien de trépidant. En fait, je pense que je connais maintenant tellement bien la Chine que, lorsque je discute avec un autochtone, automatiquement mon cerveau déplace les discussions vers des sujets non polémiques. Alors du coup, plus rien à dire.

Vous allez me dire, "ben quand même, il n'y a pas que les salons de massage des pieds où on peut trouver de l'inspiration ?". Et vous avez mille fois raison! Sauf que le train-train quotidien, la fatigue qui en résulte, les 35000 projets annexes font que je n'ai plus beaucoup de temps pour écrire. Quand je dis "écrire", je veux dire me pencher deux ou trois heures pour faire un billet. Non pas que je n'ai plus envie d'écrire, ça, ça n'a pas changé. En revanche, dans mon métier je passe mon temps à écrire, alors le soir, je le reconnais, des fois j'allume la télé. Je n'en avais pas jusqu'en 2009, mais maintenant j'en ai une. Au début j'étais plein de bonnes intentions : uniquement les chaînes anglophones, chinoises et polonaises. Travailler les langues en se distrayant. Et puis un jour, on se dit que le documentaire sur National géographic est génial... Doucement, on glisse sur les chaînes cinéma. On finit par se dire que, vraiment on a touché le fond, devant Koh Lanta. Et on se rend compte qu'on a délaissé le blog.

Bloguer... Pourquoi faire ? Au départ, c'était une démarche informationnelle vis-à-vis des gens que je connaissais. Puis, j'en suis venu à me dire que c'était une forme d'art. Enfin, je n'ai plus réussi à trouver l'inspiration. Ecrire que mon poisson rouge faisait des bulles, non. Je respecte trop mon lecteur pour ça. D'autant plus que je n'ai pas de poisson rouge.

En plus, mais c'est tellement ridicule que je n'ose pas le donner en justification : Elisabeth est partie. Et ça, c'est insoutenable. N'ayant aucune personnalité, je n'ai pas pu faire autrement que me mettre en deuil, mon blog avec. Voilà pourquoi je n'écris plus. Mais je ne désespère pas. Chez moi, tout est question de cycle.

Romook, ectoplasme bloguique