Il est des évènements majeurs qui affectent notre terre et qui doivent être pris en considération. Je ne vous cacherai pas que j'ai toujours été un être sensibilisé à la protection de notre environnement. C'est pourquoi je me dois de mettre en valeur un point de la plus haute importance - et ce, quelles qu'en soient les conséquences sur la vie de tout un chacun.

La polygamie officieuse - l'adultère si on doit utiliser le jargon juridique dans le cadre du mariage, ou encore la trahison, si on doit reprendre le jargon féminin dans le cadre des relations de concubinage - nuit à l'environnement. En effet, rien n'est plus difficile à supprimer que les effluves naturellement sécrétées par le sexe féminin lorsqu'il est excité. Même en utilisant du savon, l'odeur est tenace et résiste aux épreuves de propreté les plus intenses. Etre un homme infidèle revient à être spécialiste en nettoyage corporel pour faire disparaître les traces discrètes - mais tenaces - de l'activité ludosexuelle... Sans quoi, point de salut et rapidement l'activité de polygame officieux connaît un retour forcé à la monogamie, sans aucun lien avec une quelconque évolution morale, mais bien plutôt à titre de sanction ingligée par l'être qui se sent trahi.

Ainsi, l'excès d'utilisation de savon induit par la nécessité de faire disparaître les traces de l'infamie (jargon encore féminin : je m'adapte à mon lectorat) se répand nécessairement dans les canalisations et, par voie de conséquence directe, pollue l'environnement. Ainsi, les stations d'épurage doivent fonctionner d'autant plus pour corriger les erreurs commises (jargon du mari repentant), ce qui induit une activité industrielle importante, ce qui entraîne nécessairement les problèmes de réchauffement climatique. La boucle est bouclée. Voilà, on y est : l'infidélité des hommes conduit au réchauffement climatique par la faute des femmes. Simple, certes, mais il fallait y penser.

Heureusement, il y a des solutions, qu'on se le dise. La première, mais ce n'est évidemment pas la plus intéressante, est de tous devenir monogame. Cela suppose que les femmes acceptent que l'on conserve leur odeur sur nous : mais sans mélange, juste celle de celle qui nous chérit amoureusement, pas celle de la vile maîtresse ne respectant absolument pas la compagne de notre existence (ndlr : preuve encore de l'égoïsme des femmes)). Oublions cette solution qui suppose de rendre malheureuse la compagne de jeux érotiques.

La seconde solution est de modifier génétiquement les femmes pour que leur cyprine soit sans odeur sur la peau, ou se lave plus facilement. Si c'est compliqué à mettre en œuvre, on pourrait tout simplement faire ça sur 70% des femmes de l'humanité seulement. 30% destinées à devenir compagne d'existence, 70% réservées à un usage ludique et qui pourrait avoir ainsi plusieurs relations dans leur existence. Dans tous les cas, il faudrait faire un dépistage pour repérer les femmes destinées à devenir maîtresses et celles destinées à devenir épouse. Il est bien évident que la distinction entre les deux catégories est assez simple à réaliser : la plupart des potentielles maîtresses souffrent d'inconstances affectives, ou pire d'un très mauvais caractère, qui est en totale contradiction avec leur merveilleuse façon de faire l'amour. Sur cette base, on doit pouvoir trouver le gêne qui marque la distinction entre ces deux types de femme, puis on modifie génétiquement le corps pourvu de ce gêne.

Pour la reproduction du modèle de maîtresse parfaite (entendre inodore dans le jargon masculin), nulle doute que les caractéristiques génétiques se reproduiront rapidement car les hommes auront naturellement à cœur de favoriser cette nouvelle espèce, conformément aux théories darwinesques. Cette solution est idéale et permet d'être écologiquement viable à long terme. C'est la solution gagnant - gagnant.

J'en vois déjà qui pointe du doigt le défaut de cette solution : le temps nécessaire à sa mise en œuvre. Heureusement, la nature a bien fait les choses. Il y a une troisième voie : celle du non-plaisir. La femme est naturellement portée au sacrifice, et pour sauver l'humanité, il faudra encore qu'elle se plie à cette dure loi qui fait d'elle la mère-gardienne de la vie depuis la nuit des temps...

L'idéal est donc que les femmes-maîtresses - et non pas les maîtresses-femmes - cessent d'avoir du plaisir. Sans plaisir, sans excitation, elles deviendront sèches ce qui rend la situation sans danger pour les écoulements d'eaux usées et les stations d'épurage. On peut remplacer utilement la lubrification naturelle par un lubrifiant à base d'eau, ce qui est tout à fait compatible, avec l'environnement et qui aura pour avantage de ne pas brutaliser le corps de celle qui va déjà devoir serrer les dents pour le bien de l'humanité. Ainsi, la solution intermédiaire avant que l'on puisse transformer les femmes génétiquement est toute trouvée...

Romook, pour une vision scientifique et globale de la relation adultère et du réchauffement climatique