Hier, c'était le 1er mai en Chine, jour de fête. C'était aussi le jour où les Carrefours chinois devaient être pris pour cible d'un boycott... Certains amis chinois m'avaient même conseillé de ne pas trop sortir, au cas où. Mais hier était une journée magnifique où je n'ai pas eu cours. Résultat : j'ai oublié les conseils qui m'avaient été donnés et me suit aventuré dans la ville.

Je me suis baladé dans un jardin public pendant plusieurs heures sans rencontrer la moindre hostilité. Bien au contraire, alors qu'à mon arrivée j'avais ressenti, à Beijing essentiellement, des regards peu habituels (du genre interrogatif et méfiant, voire suspicieux), les "hello" ont fusé de toutes parts pendant mes pérégrinations de l'après-midi.

Je suis passé devant un Carrefour en fin d'après-midi. Rien à signaler d'étrange. Des personnes entraient et sortaient sans problème, muni de sacs remplis de provision. Pourtant, Wuhan avait été l'une des ville qui avait parmi celles qui ont le plus protesté il y a dix jours.

Le soir, achetant des pansements pour un pied endolori par une trop longue marche, on me félicitait pour mon niveau de chinois. La question fuse alors : "Et vous venez d'où?- Je suis français." Là, mon interlocutrice se met à rire et à dire quelque chose en chinois sur le fait que je sois français. Mais je n'ai rien compris. Ça n'avait pas l'air méchant en tout cas.

Je n'écris pas beaucoup car je suis (encore) fatigué, ce qui semble devenir le pain quotidien de mes voyages en Chine. Pas le courage d'en raconter plus, surtout qu'il n'y a rien de palpitant pour le moment. Ah si, demain j'ai un cours de ErHu. Faudrait que je travaille un peu mon instrument... Pfff...

Romook, les bras ballants