Hier, comme chaque jour, ce fut la course avant le départ. Dernières formalités professionnelles à exécuter en tous genre, récupération des dossiers administratifs des étudiants pour pouvoir les emmener dans ma valise, préparation de la valise, coups de fil ultra-urgents-même-si-hier-c'était-déjà-trop-tard-mais-tant-pis-j'appelle-quand-même, et autres délices des choses à réaliser à la dernière minute.

Me voici donc parti à la gare avec ma valise à roulette et je marche d'un bon pas. J'ai le temps nécessaire pour prendre mon TGV qui va me conduire à Roissy, sauf imprévu of course. Un appel ultra important qui ne peut pas attendre m'oblige à ralentir mon pas. Résultat : j'arrive à la gare exactement à l'heure où part le train. Je raccroche évidemment brutalement au nez de mon interlocuteur afin de démêler mon petit problème. Il est 16h55 : je suis à Lille, l'embarquement de l'avion commence à 18h10.

Si vous ne me connaissez pas, sachez que je suis plutôt d'un naturel pas inquiet et que cette situation avait plutôt tendance à m'amuser. Deux jours auparavant, je ne savais toujours pas si j'allais obtenir un visa pour la Chine... Là, c'était plus complexe, puisque je ne savais comment j'allais me rendre en Chine le cas échéant.

J'arrive donc au comptoir TGV Air. On me donner un autre billet pour un train partant à 17h29. On m'indique qu'étant enregistré sur le vol, pas de souci. Je ne m'inquiète que moyennement, sauf lorsque j'ai découvert dans le train que j'arrivais à l'aéroport à 18h20, soit 10 minutes après le début de l'embarquement. Etant précisé que le décollage était prévu à 18h55. Et que je n'aurais bien entendu pas "déposé" mon bagage, ni passé le contrôle de police...

Me voici donc au pas de course. J'ai très exactement mis 18 minutes pour : trouver l'emplacement de dépôt de bagage, passer en zone internationale, prendre le train me menant à la zone d'embarquement et m'y rendre physiquement (évidemment, E74, l'avant-dernière). J'ai été félicité par les membres de l'équipage qui y ont vu une performance extraordinaire. Remarquons tout de même que courir avec 25 kg de bagage à main à une moyenne de 10 km/h pendant 12 minutes est effectivement un petit exploit.

Le fait est que l'avion est parti à l'heure. Et j'étais présent à son bord. Certes, j'étais en sueur et je ne devais pas être très présentable, mais ayant anticipé la situation, j'avais donc un tee shirt de rechange et tout le nécessaire pour me rendre socialement acceptable. Comme quoi, je suis bien quelqu'un d'organisé.

Il fait beau, grand soleil, 18°C. Les arbres et les femmes sont en fleurs. Tout va bien.

Romook