Je ne sais pas où il est, je ne sais pas qui a eu cette brillante idée ni qui a pris la photo, mais si je savais où le trouver, j’y courrais derechef. Ça fait partie des plaisirs communautaires dont il ne faut pas abuser a priori, mais qui ont pour effet de rendre la perception de la vie un tantinet plus euphorique, un peu comme les billets en sabliers. Bougez pas, je vous explique tout par le début.

Alors que j'annonçais - non sans honte il faut l'avouer sincèrement - déjà ma non-participation au (dernier!) billet en sablier (alors que j'avais réussi à tenir la distance, ce qui me fait l'effet d'avoir couru un marathon), me voici rappelé à l'ordre gentiment par Samantdi... Or, il y a des choses qui sont sacrés sur mon blog : ne pas décevoir les commentateurs. Aïe! aïe! aïe! Ania, wiem że nie codziennie rozlepiał fotographi. Pzykro mi ale nie masz pisał komentowy kiedy ma photographi... Ja lubię że pisasz ale teraz nie robisz. Dlaczego ? En conséquence, dans la mesure du possible, je cherche à écrire ce qu'ils me réclament le plus rapidement possible... Il me reste donc - je le confesse - un billet pour Yogi Tougoudou et Ania afin de démontrer logiquement que je suis seul à écrire sur ce blog, polémique née d'un commentaire de la devenue trop rare Ania et sur lequel j'avais évidement réagi par un haiku bloguesque. Bref.

Samantdi me suggérait donc un petit rail de co... gros dodo et ça repart, conseil que j'ai découvert ce matin juste après mon réveil. Juste avant de le lire, j'étais encore en proie à la mauvaise conscience du travail non terminé (9 billets sur 10). Feu mon père m'avait dit : "on finit toujours ce que l'on a commencé". Cette contrainte morale me pesait donc, sous la couette, bien au chaud. Je me levais la mort dans l'âme. Hier soir, j'avais trouvé le billet d'où est tiré l'amorce et j'avais compris qu'elle y était parfaitement adaptée... Mais je ne trouvais rien d'équivalent chez moi. J'ouvris l'ordinateur, direction Kozlika.

Il faut que je précise qu'étant chercheur, l'un de mes "talents" est d'inventer des théories explicatives de faits qui semblent ne pas être reliés entre eux par des liens logiques. Ainsi, prendre une phrase et la développer en quelque chose de cohérent est un exercice que j'apprécie particulièrement. Cette manière de faire que j'applique dans tous les domaines de la vie permet d'aboutir à des résultats tout à fait incongrus qui sont souvent source de rire. Mais, là, j'étais face à un obstacle rarement rencontré : le "il" du premier membre de la phrase. Est-ce un objet? Est-ce un lieu? Est-ce une personne? Toutes ces questions se posaient et bien que j'exploitais chacune des pistes intellectuellement, je n'arrivais pas à en tirer quelque chose de funny.

Et là, en lisant le commentaire de Samantdi, ce fût l'étincelle, la lumière transcendante : oui. Je pouvais le faire. J'avais en réserve ce qu'il fallait. Pas moyen de faire rentrer Alexandre, Elisabeth, Geneviève et toute la clique dans mon petit plaisir solitaire. Pourtant, je pense qu'eux aussi, y courraient derechef s'ils pouvaient s'y rendre pour trouver l'inspiration. En tout cas, ce fût la mienne et je vous la livre. Ame sensible s'abstenir.



Romook, participation au dixième sablier, sur une idée suggérée par Samantdi, avec une amorce proposée également par Samantdi, tirée du blog "La vie en rousse" de Tassili : ça vient de