Je sais que la nouvelle va tomber brutalement. Alors, je le dis brutalement. D'abord, parce que je ne crois pas aux vertus des lendemains qui chantent après la tempête. Quand c'est mort, c'est mort. Quand c'est fini, c'est fini. Voilà.

Et on ne pourra pas dire que je ne vous aurais pas prévenu. Evidemment, dans mon entourage proche, on est déjà au courant de la nouvelle depuis un moment. Je sais que ça va en embêter plus d'un, mais c'est comme ça la vie d'un blog. Y a des moments d'euphorie, et puis les autres. Ceux qui ressemblent à ces moments intimes et calmes des vieux couples. Encore qu'il y a des instants où l'on peut s'interroger sur l'existence éventuelle d'une forme de tendresse larvée dans le silence. Bref. Il fallait que je le dise. Il fallait que je l'écrive.

J'espère que vous ne m'en voudrez pas de ce changement brutal. Je sais que l'on s'habitue à tout, mais mes amis savent très bien que je suis l'ennemi de la monotonie. Ainsi, quand j'ai commencé à sentir que ça partait en vrille, je me suis dit : "Ca y est, c'est le moment!" Et dans ces cas là, il ne faut pas y aller par quatre chemins.

Mercredi, c'est fini. Je quitte la France. Je pars en Chine. Je retourne vivre en Chine. Les conséquences sont importantes et nombreuses, surtout dans un tel contexte d'actualités. Donc, je vais fort probablement reprendre une écriture plus régulière de mon blog. Et puis, je vais enseigner le droit fiscal. En fait, jusqu'au 31 mars, jour de mon retour, vous devrez vous réhabituer à venir plusieurs fois par jour sur mon blog. J'en suis désolé. Mais bon, faut assumer vos passions pour mon blog. Sinon, il fallait en trouver un autre moins bizarre. Encore désolé et à très bientôt.

Romook, sur le départ...