Poursuivant ma ténébreuse et enrichissante aventure en B & W à travers un univers nippon totalement dépaysant, voici donc encore quelques clichés que j'admire également. J'étais dans un état d'exclusion complète de la société qui m'entourait. Je ne parle pas un mot de japonais - et l'anglais des japonais, lorsqu'il existe, est tellement étrange qu'aucune communication n'est possible.



Ainsi, les points de repères les plus évidents, nom d'une rue par exemple, n'existent même pas... Tous les quartiers sont numérotés, les rues sont elles-mêmes numérotées et les buildings aussi bien évidemment. La seule difficulté à lire 4-3 - 1 (4ème quartier, 3ème rue, numéro 1) est que ces chiffres ne sont jamais indiqués nulle part. Résultat : je me suis orienté dans Tokyo, pendant les trois jours où j'y ai vécu seul, avec un plan et ma boussole.



Le seul lien qui restait avec moi-même était l'écriture de mon blog et mes appareils photo (un EOS 500 couleur et un EOS 5 N&B). Ça donnait l'impression que j'étais un photographe professionnel... L'art a toujours été pour moi une sorte de refuge, je pense. Là encore, c'était tout ce qu'il me restait puisque je ne pouvais parler avec personne. Un voyage, seul, au Japon, est une expérience presque mystique.



Heureusement, il y avait des fils électriques :-) ... Et cette touriste anglaise, en transit pour l'australie, qui m'avait proposé de l'accompagner avec son guide (mais j'ai préféré poursuivre mon chemin seul pour faire des photo : ma seule occupation journalière, devenue presqu'une méditation mystique quotidienne). Lors de ma visite du musée d'art moderne de Tokyo, j'étais dans un état presque second. Vous aurez les photos (couleurs) un autre jour...

Romook, ex japanese tourist