Romook, ectoplasme bloguique

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jeudi 30 août 2007

Aveu

"Mais vous êtes d'accord pour dire que votre comportement se qualifie de violences à caractère habituelle sur personne vulnérable ?

- Non. Je ne le frappe pas tous les jours. Et je lui mets une droite que s'il me pousse à bout."

Romook, à l'écoute

mardi 28 août 2007

Romook's stress

Why Romook didn't write anything these last days ? What's a good question? Is it because he was prisoner in an Afghanistan jail ? Or three women have kept him in a sex round for many days ? More simply, maybe it's only because his computer is broken... Definitely not.

Tomorrow, I have an appointment for a job in London and I need to prepare a litle bit my speech. In the same time, I have to precise I'm also stressed. It's not very important for my future, I guess, but there is a long time I haven't use english with natives. I'm sure there is no problem, but you know how are the French... They have complex about speaking english. After few months abroad, I know I can live through this kind of situation without difficulty. But, but, but... Speaking a foreign language is like a sport, if you don't train it, you will lose your level. So, I truly ask myself to know what I'm able to do. This last year, I only use french and chinese. So, when I should to speak in english, in rare case which I need to do, my brain go through this way : french to chinese, chinese to english. Sometimes, I created some new words in chinglish... The worst situation is when I spoke with a chinese people in english. My brain turned on chinese and didn't want to switch on english. Tomorrow, I will get luck there is some chinese native speaker during this London meeting... Just to check my chinese, I guess...

So, I'm very sorry, dear reader, if I take my time for myself and didn't give you your daily intellectual foods... Next days would be better, I have some posts in mind and when this meeting is passed off, I will get the time to write for you.

Romook, on the grill...

dimanche 26 août 2007

Strange post : the backdated post 2

I think it could be a nice game to make sometimes new ancient post and to drive my readers in a labyrinth of backdated posts... Maybe, it could be amuzing to give some informations for the LIAR (for example), but, these informations could be find only in the past. How mad is this blogger?, you could ask yourself... Definitely you're right.

Probably, I need to meet a web doctor to explain I've mental illness about my blog : I don't want to publish some new posts in the future, but only in the past... Like I want to rewrite my experience or my life. I could name my illness the backdated déjà vu.

What's the idea ? When I write something on my blog, usually, it's to point some news around me or my feelings, or a new idea I caught in the day... So, briefly, I write something which has a span between me and the reality. I can sometimes write something to be publish after, in the case which I guess something could happen. By the way, I can write something after an event to mark it, to let a view - even if it's a very personal view and no one except me can understand... But, now, I will make a progress in the blog's writing technics because I will write something new in the past, only in the past, with or without link with the present.

I know what I mean when I write something to be linking with the present, even it will be publish in the future. But, what does it mean exactly if I write something new for the past? It's like rewrite my own past. So, it's backdated. This is ok on this point. Why I use déjà vu ? Because when I read it after, I couldn't understand exactly what I meant. This was in the past, with no link include in the present reality of this past... It could be strange like a déjà vu...

Now, I create a new illness for the IC century, and only for blog... I'm a creator as I want to become when I was young. Dream is reality... My own reality...

Romook, freeze hot blogger...

mardi 21 août 2007

Amitié

n. m., sent. : Mise en confiance rendant tout possible.

Romook, en poche

samedi 18 août 2007

Bonheur

n.m., phil. : Correspondance harmonieuse entre, à la fois, une représentation et une prospective phénoménologiques de la réalité et le monde dans sa réalité objective.

Romook, en poche

vendredi 17 août 2007

Les vaches

"Si le peuple auquel j'appartiens a senti un jour qu'il différait, dans son essence, du cheval, c'est seulement parce que l'Eglise lui a enseigné l'immortalité de l'âme humaine. Mais qui a créé cette âme ? Dieu. Et qui a créé le cheval? Dieu. Ainsi donc l'homme et le cheval se fondent dans l'harmonie de cette origine. On peut surmonter leur différence.

J'arrive au bout du chemin bordé d'eucalyptus. Il commence à faire nuit. Question : moi, qui n'ai pas de Dieu, suis-je en cela plus proche ou plus éloigné de la nature ? Réponse : plus éloigné. Et cette déchirure entre la nature et moi devient même, sans Lui, impossible à raccomoder. Il n'y a aucun tribunal supérieur auquel faire appel.

Et même si j'arrivais à croire en Dieu, je ne pourrai pas avoir face à la nature une attitude catholique, qui serait en contradiction complète avec ma conscience, avec ma façon de ressentir. A cause du problème de la douleur. Le catholicisme a fait peu de cas de toutes les créatures autres que l'homme. On peut difficilement imaginer une indifférence plus olympienne à "leur" douleur - "leur", c'est-à-dire celle des aniaux et des plantes. L'homme qui souffre a eu son libre arbitre : sa douleur, c'est le châtiments de ses péchés et la vie future compensera plus équitablement les maux de cette vie. Mais le cheval ? Le ver? On les a oubliés. Dans leur souffrance il n'y a pas de justice. C'est un fait nu, un désespoir absolu qui se déverse à flots. Je passe sur la dialectique compliquée des saints docteurs. Je parle du catholique moyen qui, se promenant dans la lumière d'une justice qui lui distribue tout ce dont il a besoin, reste sourd devant l'abîme incommensurable de cette autre douleur, injustifiée. Qu'ils souffrent! Cela ne le regarde as du tout. Ils n'ont pas d'âme. Qu'ils souffrent donc, absurdement. Oui, il est difficile de ytrouver une doctrine qui fasse moins de cas du monde extra-humain; c'est une doctrine orgueilleusement humaine, cruellement aristocratique. Il n'est pas étonnant qu'elle nous ai plongés dans un état d'inconscience sereine et de sainte innocence devant la nature telle qu'elle se manifeste dans nos descripptions idylliques d'aubes et de couchers de soleil."

Witold Gombrowicz, extrait du Journal, 1958, Trad. par D. Autrand, C. Jezewski et A. Kosko, Folio

mercredi 15 août 2007

La petite salope

"La petite salope", groupe nominale riche de la langue française puisqu'il ne permet pas, sorti de son contexte, de déterminer s'il s'agit d'une insulte ou d'un compliment. Cette subtile variation que l'on retrouve dans le mot "salope" qui, de lui même, traduit la majeure partie de cette ambiguité. D'où la nécessité de d'abord répondre à la question : qu'est-ce qu'une salope ?

La définition du petit Robert est très simple : femme qui recherche le plaisir sexuel.

Dans toute sa simplicité et sa nudité, cette définition ne donne aucune connotation positive ou péjorative, si ce n'est le fam. et le vulg. qui laisse effectivement sous-entendre que ce n'est pas bien... Bon, je crois qu'il faut donc décortiquer le mot. Rappelons qu'il ne s'agit pas d'un adjectif mais d'un nom commun - et oui la salope est un nom commun - et donc le terme "salaud" qui pourrait laisser à penser qu'il s'agit du pendant masculin de la salope n'est pas l'équivalent masculin. Et non, ce n'est rien d'autres qu'un salaud, c'est à dire un homme méprisable, moralement répugnant (toujours le petit Robert qui cause).

La nuance est de taille. Vous remarquerez qu'il n'y a aucune connotation sexuelle dans la notion de "salaud", sauf s'il s'agit d'un homme (mais y en existe-il vraiment des hommes comme ça?) qui a menti sur ses intentions à une belle afin qu'elle lui permette de jouer avec ses appâts... Je m'offusquerai bien entendu de découvrir que certains hommes pourraient être suffisament vils pour tenir des discours dont la seule finalité est de voir tomber la culotte. Si tel était le cas,je ne cacherai pas mon indignation plus longtemps et leur lancerai un "bande de salauds!".

On remarque que l'injure se prête bien à la situation. Ceci signifie probablement que derrière ce terme de "salaud", on peut également y trouver une connotation sexuelle également, mais à la différence de la première acception relevée dans la "salope", les domaines d'application sont bien plus étendus... En fait, le terme de "salaud" peut être le pendant de la "salope" si on prend en compte une autre acception du mot : "terme d'injure, pour désigner une femme qu'on méprise pour sa conduite."

Nous sommes bien en présence de deux concepts équivalents dont l'un est le féminin de l'autre, le "salaud". A n'en pas douter, notre recherche scientifico-linguistique a fait avancer les choses. Mais qu'en est-il de la "salope", la vraie? Et bien, force est de constater qu'on ne trouve pas l'équivalent masculin de ce concept. Les mots "vicelard, vicieux, bon vivant, salace" ne rendent que très mal la notion d'homme lubrico-sensuel. Mais pourquoi?

A cause d'Eve bien sûr! Elle a croqué dans le fruit défendu et a découverte seule la vérité sur la nudité et tout ce qui s'ensuit. La première salope était donc Eve, après avoir mangé le fruit défendu. Avant, elle vivait dans la nudité, sans souci de distinction du bien et du mal, comme dans les sociétés primitives où les règles morales ne sont pas encore inscrites dans le développement de la société. D'ailleurs, les règles morales sont avant tout un luxe né de la civilisation. Tant que l'on doit trimer pour survivre, aucune raison de se demander ce qui est bon, bien ou mal. La seule chose qui compte est survivre.

Relisons ensemble ce passage où Eve rend le plaisir sexuel défendu.

"Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que Yahvé Dieu avait faits. Il dit à la femme : Alors, Dieu a dit : Vous ne mangerez pas tous les arbres du jardin? La femme répondit au serpent : Nous pouvons manger du fruit des arbres du jardin. Mais du fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n'en mangerez pas, vous n'y toucherez pas, sous peine de mort. Le serpent répliqua à la femme : Pas du tout ! Vous ne pourrez pas! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront et vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal. La femme vit que l'arbre était bon à manger et séduisant à voir, et qu'il était, cet arbre, désirable pour acquérir le discernement. Elle prit de son fruit et mangea. Elle en donna aussi à son mari, qui était avec elle, et il mangea. Alors leurs yeux à tous deux s'ouvrirent et ils connurent qu'ils étaient nus; ils cousirent des feuilles de figuier et se firent des pagnes.

Ils entendirent le pas de Yavé Dieu qui se promenait dans le jardin à la brise du jour, et l'homme et sa femme se cachèrent devant Yahvé Dieu parmi les arbres du jardin. Yahvé Dieu appela l'homme : Où es-tu? dit-il. J'ai entendu ton pas dans le jardin, répondit l'homme; j'ai eu peur parce que je suis nu et je me suis caché. Il reprit : Et qui t'a appris que tu étais nu ? Tu as donc mangé de l'arbre dont je t'avais défendu de manger! L'homme répondit : C'est la femme que tu as mise auprès de moi qui m'a donné de l'arbre, et j'ai mangé! Yahvé Dieu dit à la femme : Qu'as-tu fait là ? et la femme répondit : C'est le serpent qui m'a séduite, et j'ai mangé. (La Bible de Jérusalem, trad. ss la direct. L'école biblique de Jérusalem, Les éditions du Cerf, 1988)

Déplorable, Eve est déplorable. Bref. Que se passe-t-il donc dans ce texte? Faisons un peu d'exégèse ésotérique pour nous rafraîchir les neurones. Dans le jardin du Paradis, l'homme et la femme sont donc nus, sans conscience de cette nudité. A l'image des sociétés primitives, ils ne connaissent pas leur état de nudité. Pourquoi ? Parce que l'état de nudité ne peut arriver à la conscience d'un autre que lorsque cet état provoque des modifications de la réalité. Le premier état de modification est l'attirance sexuelle provoquée par la vue de l'autre. Mais, en soi, cet état n'est pas suffisant. Tant que la sexualité reste une activité saine et naturelle - c'est-à-dire sans contrainte sociale, morale et autres futilités - il n'y a pas de raison de se défier de la nudité. Ce qui rend la chose différente, le deuxième état de modification de la réalité est l'intrusion d'un tiers dans la relation. Ainsi, couvrir sa nudité est simplement le refus de l'autre sexuellement parlant. Dans une société qui serait "ouverte" sexuellement, où chaque individu pourrait faire l'amour avec un autre, sans contrainte de relations amoureuses à long terme (notre concept du "couple"), il est probable que les individus vivraient nus. Sur ce point, on pourrait étudier la doctrine de Robert d'Abryssel.

Il ne m'a pas été possible de retrouver dans mes ouvrages d'ethnographies et d'ethnologies un quelconque renseignement sur cette hypothèse. J'en suis scientifiquement désolé. Mais, donc, le point important de l'allégorie du paradis est bien que le fruit défendu est l'acte sexuel dans le paradis, dans lequel l'homme est une victime, séduit par la femme. Et de là, tout s'enchaîne, entraînant derrière ce passage des millénaires de machisme religieux, puis moral.

En effet, la faute repose sur la femme. Dans cette perspective, la femme qui recherche du plaisir sexuel - alors qu'il semble assez naturel de faire des choses qui plaisent et de rechercher à maximiser son plaisir (principe de base de toute science économique) - est devenu une femme qui n'est pas appréciée par la société. Elle devient une salope. L'homme qui recherche le plaisir sexuel, quant à lui, n'est qu'un homme. C'est toute la distinction entre l'homme et la femme qui résulte de la faute originelle.

Mais qu'en est-il aujourd'hui que les traditions religieuses chrétiennes sont en déclin, que le nettoyage moral de mai 1968 a eût lieu, que le SIDA est arrivé ? Ben, dans l'ensemble, rien de bien particulier n'a changé car l'ennemi à abattre n'est pas dans la religion chrétienne mais son héritage dans les mentalités françaises. Nous sommes gouvernés par des principes chrétiens, que ce soit les droits de l'homme ou encore la notion de couple. Des choses ont changé, mais la salope reste majoritairement admise comme étant une femme condamnable dans la société française. Pourtant, moi, à choisir, je préfère rencontrer une salope, que ce soit bien clair entre nous.

La vérité est que si on passe sur le côté péjoratif du terme dans son acception sociale majoritaire, entre hommes, mesdames sachez-le, bien souvent c'est avec respect et envie que l'on parle des salopes. Parce qu'elles sont plus libres et que cela s'accompagne généralement d'une ouverture d'esprit appréciable, parce que le plaisir est retiré de sa gaine mystico-amoureuse et que les relations sont plus franches.

Ainsi, si ce terme est souvent une injure, il peut prendre une tournure affective, en forme de compliment détourné, la salope étant forcément - d'un point de vue strictement masculin - une femme qui fait bien l'amour. En conséquence, le terme "petite salope" devient naturellement le sobriquet affectueux que certains hommes utilisent pour indiquer à leur compagne de jeux toute la reconnaissance et le plaisir qu'ils ont de partager avec elle des moments intimes. Rarement, l'utilisation de l'adjectif "petit" a pour conséquence de renforcer le terme de salope dans un sens injurieux...

Et bien il faut savoir qu'il existe une marque de vêtement appelée "petite salope". Anna, m'interrogeant sur les subtilités linguistiques de ce terme, m'a donc avoué qu'il s'agissait pour elle de comprendre comment une marque de vêtements chics pouvait utiliser ces mots. Tout d'abord, incrédule, je pensais qu'il s'agissait d'une plaisanterie. Ensuite, j'ai crû qu'il s'agissait d'une marque de sous-vêtements qui serait vendue dans les boutiques spécialisées, avec une haute tenue en vulgarité et uniquement dans des sacs opaques.

Et bien que nenni! Les vêtements sont beaux et je peine à croire que la marque puisse être "petite salope". Vous n'avez qu'à en juger par vous-même : http://www.lapetitesalope.com/. Le site est en anglais, mais on comprend bien...

J'imagine tout de suite les françaises très chics qui font leurs courses à Londres et qui diraient : "Oh, moi, vous savez, je ne m'habille qu'en petite salope à Londres." Ou, dans les dîners en ville, les discussions : "Et vous ? Quelle est votre style ? - J'ai une nette préférence pour la petite salope, vous savez. - C'est vrai que cela vous va à ravir. Et quand on trouve son style, il ne faut plus en changer, n'est-ce pas chéri ?" Et, enfin, Monsieur s'adressant à Madame : "Pourriez-vous vous habiller en petite salope ce soir ? Nous avons un dîner chez le Préfet, chérie."

Romook, cherchez l'erreur...

lundi 13 août 2007

Raison

n. f., psy. : Justification, permettant de s'abstraire de la mauvaise conscience, de l'inexistence de ses propres rêves ou de la destruction des rêves d'autrui.

Romook, en poche

dimanche 12 août 2007

Justice doit être rendue : le 13 juillet est officiellement restauré

J'avais clamé haut et fort que cete année le 13 juillet n'aurait pas lieu. Et pourtant, bien malgré moi, je me suis retrouvé la veille de mon départ en vacances (le 13 juillet) au restaurant avec quelques amis qui avaient insisté pour que l'on se voit avant mon départ.

Le mythique "13 juillet de Romook", qu'est-ce donc? C'est une idée très simple selon laquelle Romook, une fois par an, réunissait les personnes les plus importantes de son entourage (importante en terme purement relationnel, rien à voir avec une étiquette sociale) afin qu'elles se rencontrent et qu'il leurs donne une marque forte d'amitié. Il faut avouer qu'étant assez solitaire et ayant un emploi du temps chargé, le nombre de fêtes que je peux donner (qui me donne l'occasion de voir mes amis) sur une année se compte sur les doigts d'une seule main. Ainsi, le 13 juillet est devenu un rendez-vous annuel incontournable. Comme ça, il y en avait au moins un.

Certains de mes amis considèrent également que cette soirée est une sorte de laboratoire psychologique au sein duquel je ferai des expériences en mettant les personnes entre elles et où j'observerai les réactions, un peu comme un chimiste étudie les réactions de sa solution. Meuh non... Je ne suis pas comme ça, allons, allons...

C'est ainsi qu'à cette soirée spéciale, dont la date n'est un secret pour personne, les personnes invitées connaissent l'importance de cette présence et que seuls des motifs légitimes (guerre mondiale, invasion de martiens...) peuvent être pris en considération pour justifier une absence de dernière minute. Or, le fait est que les deux dernières fêtes avaient été l'objet d'une cuisante déception puisque plus de vingt personnes avaient décommandé le jour même, à moins de trois heures de l'heure fatidique. C'est ainsi que j'avais tout simplement décidé de supprimer cette fête impériale du calendrier. En considération de quoi, le 13 juillet ne devait plus avoir lieu.

Or, mon ami William et sa belle et douce compagne, ainsi que mon ami JC, m'ont "obligé" à venir passer cette soirée avec eux. Soirée particulièrement réussie, il faut bien l'avouer. Ces personnes auraient été invitées si le 13 juillet avait eu lieu, JC étant de toute fois un habitué de la première heure. Ainsi, les ingrédients de cette belle soirée étaient réunies : des personnes que j'aime, estime et admire, dans toute leur complexité humaine, étaient réunies avec moi ce soir-là. Il en manquait, bien sûr, mais cette soirée était improvisée. Le fait est que ces amis présents m'ont rappelé mes obligations "treize juillétiennes".

Dès lors, je décrète impérialement restauré le 13 juillet, avec probablement une sélection encore plus drastique que celle qui avait lieu auparavant.

J'y inviterai d'ailleurs le Sieur Kai Ye dont l'absence fait cruellement défaut à ma vie. J'étendrai mon invitation au-delà des frontières en espérant que cette période estivale permettra aux individus hors de nos frontières de pouvoir réaliser un séjour en France à cette occasion. La liste des invités sera communiquée aux intéressés en temps utile.

Il était bon que ce fût dit.

Romook Ier

vendredi 10 août 2007

China official gets death for blowing up mistress

China official gets death for blowing up mistress

La Chine n'est pas le pays des Droits de l'Homme, ça se constate encore aujourd'hui avec ce fait divers, tout à fait anodin. Il est vrai que c'est parfois dans les petits actes que l'on rencontre les signes les plus forts d'un trait de caractère ou que l'on peut déceler les traits marquants d'une personnalité. La Chine se révèle dans tout son traditionnalisme d'une grande exigence envers l'homme.

Les faits sont relativement simples. Un homme qui avait des relations intimes avec une femme - que l'on qualifiera simplement d'amante - désirait rompre cette relation. Peut-être savait-il que par delà la relation charnelle, aussi bonne fût-elle, point n'était d'avenir avec une femme que le temps ne manquerait d'abîmer et que, sans véritable amour et sentiment, le relais spirituel ne suffirait pas à combler les désastres temporels infligés à une beauté plus extérieure qu'intérieure. Ou encore, lassé de ces joutes sexuelles avec la belle et désirant poursuivre son oeuvre artistique sur quelqu'autres contrées féminines, le voyageur esthète décidait de reprendre le large vers d'autres horizons. Enfin, ne se pouvait-il pas aussi que cette homme, conscient de l'artificialité d'une simple relation physique - en effet, bouddhiste convaincu et affranchi notamment du désir physique, il était complètement lucide sur la situation - il oeuvrait dans le bien de sa partenaire en lui indiquant la voie de la sortie afin qu'elle puisse épanouir au niveau de conscience qui lui convenait le mieux dans une nouvelle relation basée sur des fondements identiques à ceux qu'elle comprenait. Nul ne le sait car personne n'est dans le coeur de l'homme.

L'histoire, avide de sensationnel, ne retiendra qu'une chose : elle lui réclamait de l'argent et, lassé de ses demandes répétées, ne trouvant aucune autre solution - car en gentleman il ne désirait pas faire souffrir la belle avec une rupture qu'elle ne comprendrait pas - il prit la décision de l'occire avec une bombe placée dans sa voiture, méthode autrement appelée dans les manuels de psychologie amoureuse "la rupture palestinienne".

Avec l'aide d'un technicien, dont on remarquera l'entier dévouement - et ce à quoi la justice a rendu hommage par une peine de prison à perpétuité - il réussit à mettre en oeuvre sa stratégie de rupture qui correspond bien à l'expression chinoise : 一刀两断 (yi dao liang duan), un couteau, deux morceaux.

Cette expression s'utilise, dans le cadre des relations amoureuses, pour exprimer que lors d'une rupture, la relation doit être clairement terminée. Pas question de pseudo-rabibochage, d'explications oiseuses qui n'en finissent pas et autres rencontres de pleurnicherie psycho-machin-truc, yi dao liang duan c'est yi dao liang duan, un point c'est tout. Ainsi, l'autre pleure un bon coup et puis il passe à autre chose. Le deuil est bien plus vite terminée lorsque les choses sont claires. Et, par définition même, si vous n'aimez plus l'autre et que vous le quittez, pourquoi seriez-vous gentil avec lui en lui disant : mais on restera bons amis, on se reverra encore, etc...? En soi, il faut choisir, soit vous ne l'aimez plus et pas de raison d'être un bon chrétien (car qu'est-ce d'autre comme comportement que celui d'un bon chrétien?), soit vous l'aimez encore et pourquoi vous le quittez ? Bref. yi dao liang duan est le meilleur moyen d'être gentil avec celui qu'on n'aime plus puisque cela lui permet de tourner la page plus vite. C'est ce qu'avait comprit cette homme en faisant sauter la voiture de sa belle, victime ainsi d'une tradition linguistique plusieurs fois millénaires. On n'échappe pas à sa langue, c'est la douloureuse expérience qu'en a donc fait cet homme.

Le droit chinois, plutôt proche des droits de la femme que des droits de l'homme dans cette situation, ne s'est pas laissé impressionner par la force de son propre language et est resté impuissant à la beauté esthétique du geste de l'homme, ainsi que sa détresse de ne pas savoir comment se séparer d'une femme vénale. Le voici donc condamné à mort.

Je suis donc choqué, vous l'aurez compris, par cette décision totalement partisane à l'égard de la femme, alors que, probablement, aucun juge ne s'est interrogé dans la part de responsabilité qu'elle portait dans une situation qu'elle a créé de toute pièce et où elle paraît être la victime. Vraiment, c'est choquant.

Romook, les neurones se réveillent...

lundi 6 août 2007

Baiser musical

Je viens de passer une douce nuit, chaleureuse et musicale. Accompagné par quelques femelles qui avaient dû détecter mes odeurs, roulé dans mes draps, la nuit a été torride et, pour tout avouer, très fatiguante. Alors que je faisais un rêve très étrange, elles se sont introduites chez moi, sans y être invitées, par la fenêtre laissée entr'ouverte...

C'est ainsi que, réveillé par leurs baisers musicaux, je quittais les rêves pour la réalité. Je n'hésitais pas, d'ailleurs, à écarter de ma conscience toute forme de morale pour profiter à plein du moment. Fini les doctrines bouddhistes de l'amour universel, place aux insectices anti-moustiques.

C'est ainsi, qu'au péril de ma vie et d'une asphyxie quasi-totale, j'ai lutté de minuit et demi jusqu'à six heures du matin contre les envahisseurs qui venaient me sussurer à l'oreille leur chant strident. Conscient d'être face à quelques vampires cherchant à me piéger, j'étais prêt à m'abandonner et à leur laisser, de bon gré, la contrepartie sanguine réclamée. Si je voulais bien être généreux, c'était bien évidemment à la condition que ce soit fait en silence, dans une attitude proche de la méditation, afin que je puisse dormir en paix.

L'absence de calme olympien me fit bientôt renoncer à ce projet, et c'est donc armé d'une bombe anti-moustique que j'ai chassé les intrus. Chasse d'autant plus longue que le gibier sait se cacher. A travers la jungle actuelle de mon appartement, entâmer une telle chasse n'était pas une partie de plaisir. Arrivé au terme de cette nuit blanche, je suis presque content.

Je n'ai pas été piqué, mais, vous l'aviez compris, ce n'était pas là l'essentiel, étant prêt à me donner en sacrifice. Non, je suis content car, ayant allumé la lumière régulièrement, les moustiques stoppaient leur danse. Ainsi, j'étais au calme. Ne pouvant pas dormir la lumière allumée, me voici pris dans le cruel dilemne de savoir s'il valait mieux être dans le noir réveillé par le vol des danseuses ou, en plein lumière, au calme...

Que la vie est compliquée. Cette expérience me le rappelle. Et donc, je suis content.

Romook, joie du matin

samedi 4 août 2007

Strange post : the backdated post

Today is tuesday 28th august in the evening. I'm tired and, tomorrow, I will go in England - at London precisely - to take my chance getting a job. Usually, I write my post before the date they are published. So, I have sometimes two or three post written, waiting to be online. It's very interesting. But I like symetrical things and I remark today, if you read my blog's calendar, from up to down, line by line, you shall discover there is two posts by vertical lines, but not for the 4th, the 26th and the 30th august...

For the 30th, I've written it today, so I don't need to be anxious about that. But for the 4th and the 26th, there is no way! It's the past and I can just make some new ancient posts to have them at these days. The first is this one which I explain - now, actually, you read it - i needto backdate some posts... Two exactly...

The problem is no reader can discover this, because there are no one to want read my ancient posts. If it's a new reader, maybe, randomly, he could get an ancient - just to see. But, if it's a regular, he just want to catch the new one, the last post...

So, dear reader, if you detect I have made this post - write a comment to explain how you discover it. If there is no comment, it's because no one before you read it...

Romook, mad blogger...

jeudi 2 août 2007

Moving professional life 2

I've found some middle-way between to stay working in France or go across the Sea. Just having an english part-time job seems to be an interesting solution. Today, I just asked this person if he has any interest in my offer. He replied immediately he needs to think about it (I offer one week a month).

In this moving world, maybe I will travel more just to work (North of France, England and China).

I'm calm about this new situation because I have all I need to work in these countries : an umbrella.

Romook, singing in the rain

Morceaux de Journal

Un français qui ne prend rien en considératiion en dehors de la France est-il plus français ? Ou moins français? En fait, être français, c'est justement prendre en considération autre chose que la France.

Trans-Atlantique ne se déglingue pas. J'ai réussi sa construction, avec cette pénétration progressive, grduelle, dans le fantastique, ce développement d'une réalité propre et autonome qui fait justement qu'une oeuvre n'est rien d'autres qu'elle-même. Ce n'est pas une satire. Ce n'est pas un réglement de compte avec la conscience nationale. Ce n'est pas de la philosophie. Ce n'est pas une réflexion sur l'Histoire. Qu'est-ce donc ? Un récit que je fais. On y trouve, entre autres, la Pologne. Mais elle n'en est pas le sujet. Le sujet, comme toujours, c'est moi, moi seul; ce sont mes aventures, pas celles de la Pologne. Mais il n'en reste pas moins que je suis polonais.
C'est une satire dans la mesure où mon existence dans ce monde est une satire.


Witold Gombrowicz, Journal, 1957

mercredi 1 août 2007

Le pilote

Je ne résiste pas à la tentation de vous mettre sous le nez les trois clips du pilote dans les têtes à claques.

C'est excellent!! C'est en trois parties.

Tête à claque : le pilote Partie 1
Tête à claque : le pilote Partie 2
Tête à claque : le pilote Partie 3

J'espère que vous apprécierez tout autant que moi (désolé Anna, l'accent risque difficile à comprendre).

Romook, "on appuie pas sur aucun bouton!"

Goujaterie

n., f., sent. : Manière brute et masculine d'exprimer la réalité à une femme.

Romook, en poche