Aujourd'hui, je décide de vous avouer quelque chose de très intime, tant pis pour ma réputation. Il y a des années que je me suis mis à faire de la photo. Le premier oyage que j'ai fait et qui m'a donné ce goût et un voyage en Egypte. Alors que tous mes petits camarades prenaient en photo les pyramides, le sphinx et toutes les choss jolies choses dont regorgent l'Egypte, je me suis lancé dans la photo anti-touristique. Je prenais en photo tout ce que l'on ne trouverat jamais dans les guides touristiques. Les poubelles, les fils électriques, les gens pauvres dans la rue, les malades, les infirmes, les accidents, les charettes sur l'autoroute, les roues à eau, les "pizza huts", bref, tout sauf ce qui est "officielement" beau.

La raison? Parce que je me dis que ces belles photos, d'autres que moi les ont faites, certains ayant le temps à y consacrer. Bref, pour que ce soit parfait. Souvent, j'achète les ouvrages pour touristes. Comme ça, moi aussi, je les ai. Faire de la photo, c'est un métier - et ce n'est pas le mien malheureusement comme vous l'aviez remarqué (même si on me fait des compliments qui me touchent). Je vous inflige donc mes pauvres clichés en espérant que vous retrouverez l'émotion que j'ai pu ressentir en voyant certaines choses. Je me mets plutôt dans la peau de l'ethnologue faisant un reportage, voire un documentaire, je vise donc à faire de la photo historique. La photo du temps présent.

Parmi ses aspects du temps présent, il y a un aspect que je ne néglige dans aucun pays que je traverse. Et je revendique une certaine qualité artistique - un certain savoir-faire - pour ce type de photo. D'abord, c'est assez original d'après ce que je connaîs du monde photographique. Ensuite, ça correspond bien à mon état d'esprit documentaro-reportage du temps présent. Enfin, à mon sens, il s'agit d'un bon indice de civilisation.

Mon thème photographique préféré, ma spécialité est le pilone électrique ou le système des fils électriques. Toujours surprenant, plein de géométrie, il y a une qualité artistique indéniable. Si un éditeur de photo était intéressé, je suis sûr que je pourrais en faire un bel album maintenant entre ceux d'Egypte, du Mexique, du Guatemala, de Pologne, du Japon et de la Chine... Je dois confesser également que je m'aventure parfois, lors de journée de spleen, à photographier les systèmes de climatisation extérieurs, bien plus lourds, certes, mais toujours puissants sur une photo. Une certaine forme de majesté lourde.

Et voici donc deux extraits, en toute première, trouvés dans des rues de ShangHai :



Majestueux, aérien, rien à ajouter.



Bien dégagé derrière les oreilles, s'il vous plaît :-)

Romook, esthète du monde moderne