Lorsque l'on se promène à BeiJing, on a la sensation d'être dans une ville ancienne qui se modernise et dont l'urbanisation se fait de manière désordonnée et sauvage. A ShangHai, cette sensation n'existe pas du tout.



La ville semble toujours avoir été moderne, voire en avance sur son temps. Les rues et les maisons sont neuves, les très nombreux grattes-ciel sont d'un design invraisemblable.



Inutile de vous présenter plus ShangHai, tout le monde en connaît les images les plus célébres.



Voici le gratte-ciel JinMao, 410 mètres de haut et 88 étages. L'ascensceur les grimpe en 45 secondes, à une vitesse d'un peu plus de trente kilomètres /h!! Attention aux oreilles. Vu d'en bas, il est impressionnant, non ?



Juste en face est actuellement en construction une autre tour. Rapide coup d'oeil sur un chantier à plus de 350 mètres du sol...







Inutile de vous dire que ShangHai n'est pas reposante. La circulation, les buildings, la population...



Tout rend cette ville électrique, speed.



A noter qu'ici, on fait du business et que tout est bon pour en faire. Un chauffeur de Taxi m'a fait faire deux fois le tour de la ville pour gagner plus d'argent. Mission réussie : J'ai payé deux fois et demi le prix de la course. Inutile de vous dire que je lui ai vertement exprimé ma réprobation. Il pensait que j'étais un touriste que l'on pouvait arnaquer, pas que j'allais lui expliquer en chinois que pour gagner plus d'argent, il pouvait aussi passer par Beijing, c'était aussi la bonne route.

Une anecdocte ne valant rien sans une autre. Quelques heures plus tard, je paie l'addition dans un restaurant. On me fait payé deux plats que j'ai commandé et qui ne sont jamais arrivés. La chinoise qui m'accompagne explique que, dans ces conditions, j'exige le remboursement des plats. On lui annonce que l'on attendait que je finisse ma bière pour me servir les deux derniers plats.

??!

Quoi ?

"En Chine, on sert ces plats après la bière", lui annonce-t-on sérieusement. Il s'agissait d'un bol de riz et de ravioli chinois. Bien évidemment, mon interlocuteur avait bien vu qu'il était face à une jeune femme qui n'allait pas faire d'histoire et que, probablement, un con de touriste allait avaler ça en se disant que pour les 60 centimes d'euros que ça représentait, ça ne poserait pas de problème.

Je ne suis pas pour faire des esclandres, mais avec le coup du taxi quelques heures plus tôt - pour venir au restaurant soit dit en passant - je me suis dit que j'étais entouré de mauvais chinois, BeiJing et WuHan ne m'ayant pas habitué à ça. Dans ces conditions, je me lève et je commence à faire un scandale, en chinois of course. Le type a commencé à se décomposer et à m'expliquer que la caisse était fermée et qu'il n'était pas possible de rembourser. Une serveuse arrive alors en courant avec un micro bol de riz froid à la main.

Question de principe. Je la renvoie en cuisine en expliquant que je n'ai plus faim et que ce sont des gens malhonnêtes d'agir de cette manière-là. Moins de quinze secondes plus tard, je repartais, sans dire au revoir ni remerciement, avec mes 60 centimes d'euros à la main. C'était l'un des plus vieux restaurants de ShangHai, un peu plus d'une centaine d'année d'existence. Je tenais donc à faire leur pub. Voilà qui est chose faite.

Romook, town-trotter