Le président chinois Hu a félicité le futur président Nicolas Sarkozy. Il a souligné que la France et la Chine avait assisté à de profonds développements dans leur relation ces derniers années. Les deux pays ont connu des progrès importants dans les domaines de la politique, économie et le commerce, les sicences et les technologies, l'éducation et le droit, et ont travaillé étroitement dans ces domaines.

Le président chinois a ajouté que la relation entre les deux pays est devenu un très bon exemple de respect mutuel et d'amitié entre deux pays connaissant une histoire, des traditions culturelles aussi bien que des stades de développements différents. La relation franco-chinoise n'est pas seulement bénéfique pour les intérêts fondamentaux deux pays et les deux peuples, mais aussi pour la paix, la stabilité et le développement du monde. Dans ces nouvelles conditions historiques, il travaillera conformément à l'esprit et aux principes des accords conclus avec la France, pour promouvoir sur le long terme les relations bilatérales, et fera tout ses efforts pour débuter cette nouvelle page des relations franco-chinoise ainsi que dans tous les domaines de coopération.

On remarquera que, dans le discours du nouveau président français, la Chine n'avait pas été évoquée. Vraisemblablement, il ne s'agit pas d'un oubli, mais la volonté de ne pas trop s'engager pour le moment par des propos. Rappelons que, lors du débat télévisé, Nicolas Sarkozy avait affirmé qu'il était du devoir de la France d'aller porter les droits de l'homme en Chine. Or, comme je l'ai indiqué à de multiples reprises dans ce blog, en d'autres pages, les droits de l'homme étant d'inspiration chrétienne, ils n'ont pas de caractère universels. La Chine, plusieurs fois millénaires dans son histoire, ne pourra jamais accueuillir les droits de l'homme car les structures sociales et philosophiques ne la prédisposent pas à les recevoir.

En revanche, il est souhaitable que la Chine laisse aux chinois une plus grande liberté d'expression et garantisse une plus grande fiabilité du système juridique. Si ces deux points étaient améliorés, nous verrions un pays qui ne souffrirait aucune critique par rapport aux droits de l'homme. Il faut pourtant se garder de jugement hâtif, en tant qu'occidental. Notre 1789 a eu des conséquences qui ne se sont pas réalisées en un jour. De même, les citoyens chinois ne sont pas prêts, dans leur grande majorité, à subir une liberté d'expression à l'occidental. Les chinois sont des personnes qui ont des sensibilités exacerbées. Dans aucune publicité vous ne voyez un couple s'embrasser sur la bouche. Ce qui n'a rien de choquant pour nous, l'est parfois franchement pour eux...

Dans ces conditions, j'espère que le président Sarkozy saura effleurer du bout des lèvres, avec beaucoup de tact, ses suggestions en matière de "liberté". Les dirigeants chinois ne lui reprocheront pas de le faire si les propos se font "à la manière asiatique".

Romook, des nouveaux paradigmes ?