Le Monde.fr : Avoir la silhouette d'une Betty Boop

Les femmes ont réussi à acquérir leur indépendance au prix d'un douloureux effort de déchosification. Certes. Je ne me prononcerais pas sur le caractère regrettable - ou non - de leur attitude. Quoiqu'il en soit, en s'efforçant de faire croire à l'homme que la femme était l'équivalent de l'homme, tant dans ses droits que ses devoirs envers la société, cessant ainsi de vivre dans une forme d'esclavage socialisée, elles ont acquis une autonomie et une indépendance qui sont simplemement artificielles.

En effet, l'homme, cet animal, n'a pas beaucoup évolué depuis la nuit des temps. Quand il a faim, il mange. Quand il voit un match de foot, il s'excite. Quand il a mal au ventre, il grogne. Quand il voit une femme appétissante, il bande. Alors que la femme a beaucoup évolué... Quand elle a faim, elle fait régime. Quand ele voit un match de foot, elle a envie de lire. Quand elle a mal au ventre, elle prend du spafon. Quand elle voit un homme appétissant, elle sourit. Deux sexes, deux types comportementaux très différents.

L'homme a besoin de la femme. Et la femme a naturellement besoin de l'homme pour avoir des enfants. Pas pour faire la cuisine ou la vaisselle, ça fait bien longtemps qu'elle a compris que, même toute seule, elle pouvait le faire. Pourquoi le faire pour deux quand elle peut le faire toute seule? Toutefois, après quelques temps de rebellion fort légitime au regard des droits de la femme, la voici qui prend conscience de quelque chose de basique et d'effroyable. Son chéri, son petit brutos de tous les jours, lui, est resté un animal.

Du coup, lorsqu'il y a du monde qui le regarde au balcon, il oublie quelques instants sa promise qui déambule avec lui. Et oui, mesdames, il faut l'avouer, la concurrence est sévère. Ainsi, pour conserver son mâle, inutile de le gronder. L'appel esthétique du sexe est chez lui une seconde nature. La taille fine le fait frémir dans les reins, la poitrine aguicheuse lui retourne les sens, sans compter sur ses longues jambes toutes fines et ces petits ventres plats qui lui font perdre la conscience de l'être aimé jusqu'à la fin du coït, moment salvateur d'une prise de conscience éclairée sur les rapports intersubjectifs personnels dans sa relation avec le sexe opposé : la femme est naturellement plus jalouse que l'homme. Mince.

Dès lors, la femme part en bataille contre ses congénères. Tout y passera. Le wonderbra pour lutter contre la voisine. La piscine pour affiner la taille. Le régime "tout vapeur" pour dégonfler la bedaine. Bref, opération commando "super beauté". Attention, chéri, j'arrive!

C'est ainsi que, par une interprétation malsaine, les hommes ont tendance à penser que le maquillage et tout le toutim vestimentaire qui l'accompagne est un comportement uniquement destiné à séduire l'homme. Et bien non, c'est simplement pour lutter contre les autres femmes dans sa lutte de "c'est mon homme, je le garde. Mais comme c'est une grosse brute animal, je m'adapte et luis sers le langage qu'il peut comprendre : des nibards et du cul bien emballés."

Ainsi, loin d'être un comportement ancestral, l'aspect séduction de la femme actuelle est d'une incroyable modernité car résultant de l'analyse de la structure animale instinctive d'un homme qui n'a jamais évolué depuis ses ancêtres chimpanzés. Du coup, même la lingerie s'y met. A aider la femme. Le problème, c'est la déception qui va résulter du déballage du "cadeau". Bonjour la déception. A moins de garder les sous-vêtements pendant, euh... hmm... hmm... pendant la baise ?

Les structures sociales imposent donc à la femme des comportements artificiels, d'où une pseudo-autonomie, mais elle en a conscience. N'allez donc surtout pas imaginer que la lingerie avec des fausses fesses ou des trucs comme ça soit une new réification de la femme. Pas du tout. CQFD.

Romook, je ne fais pas exception à la règle