Il y a des jours où l'envie d'écrire n'y est pas. Pourquoi ?

Alors, je pioche dans mes carnets de route, ses petits carnets qui sont autant de bornes sur le chemin de ma pensée en mouvement. Des bribes de phrases, des morceaux de pensées... En voici, hors contexte, puisque celui-ci s'est évanoui dans l'instant où j'ai écrit.

"Une erreur d'Husserl a été de croire que l'on peut penser les objets en soi, d'un point de vue transcendantale. Quoiqu'il en soit, il faut nécessairement formuler le nom de l'objet pour le penser. Quelque soit le moyen de penser "abstraitement" les choses, la neutralité est impossible car le langage est l'intermédiaire. Tout langage est déjà une déviation, une déformation de la réalité, véhiculant avec lui sa philosophie, ses concepts et son histoire sous-jacente."

Je tiens tout de suite à préciser que ce n'est pas moi qui souligne, mais l'autre moi que j'étais à l'époque. Evidemment, à cette époque, je connaissais l'allemand, l'anglais et le polonais. Dès lors, ma vision du moi était extrêmement circoncise, c'est -à-dire réduite à un univers où les fondements philosophiques de la chrétienté sont présents de manière identique. Maintenant que je parle chinois, je peux affirmer qu'Husserl ne parlait pas chinois. Et le monde en eut été différent. N'empêche que j'avais déjà raison il y a six ans environ quand j'ai écrit ça. Par hasard. L'intuition de Kant ha! ha! ha!

Je vous souhaite une bonne soirée.

Romook, désopilant ce soir