Romook, ectoplasme bloguique

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lundi 30 octobre 2006

Comment débute l'écriture...

Suite à mes longues conversations avec mon ami beijingois sur l'écriture et la mise en oeuvre de ce processus créatif, j'ajoute une pierre à cet ensemble de discussions (que vous ne trouverez pas sur ce blog, il faut avoir le bonheur de me connaître pour avoir l'IMMENSE privilège d'en parler avec moi...), pierre spécialement destinée à Kai Ye (si vous êtes un apprenti écrivain, ce passage devrait toutefois être utile à vaincre les premières peurs qui guettent le début de tout travail d'écriture du non-initié).

"Samedi.

L'histoire de mon évolution, c'est l'histoire de mon accommodation incessante à mes oeuvres littéraires, qui me surprenaient toujours par leur naissance imprévisible, comme si elles ne venaient pas de moi... Mes livres résultent en quelque sorte de ma vie - mais ma vie s'est en grande partie formée à partir d'eux et grâce à eux. Comment ça s'est passé pour Trans-Atlantique ? Une nuit que je rentrais à pied de Cabalito, je me mis, par jeu, à ordonner sur un mode grandguignolesque les souvenirs de mes premiers jours à Buenos Aires et, ce faisant, par la force du passé même, je me suis senti anachronique, drapé d'un style archaïque, empêtré dans une sclérose presque préhistorique et cela m'a tellement réjoui que je me suis mis tout de suite à écrire quelque chose qui devait constituer mes mémoires préhistoriques de cette époque. Qu'elle est énervante, cette phrase préliminaire où il faut extraire de soi le premier jet de l'oeuvre, si maladroit, encore dépourvu de toutes ces petites inspirations que la plume ne rencontrera que plus tard. Seule l'obstination permet de percer l'abominable nébuleuse du commencement. Mais naturellement - comme toujours - l'oeuvre, une fois entamée, s'est échappée et a commencé à s'écrire d'elle-même : ce que j'avais conçu comme chronique de mes premières initiatives, à peu de frais, Dieu sait comment, sans doute par la voie de ces mille concessions faites sur la forme, en un conte bizarre sur les Polonais, avec le puto, le duel, et même la promenade en traîneau. Plus d'un an après, je me suis rendu compte que j'étais l'auteur de Trans-Atlantique. Mais qu'est-ce que c'était que ce Trans-Atlantique? Une bizarrerie, une drôlerie "prise sous mon bonnet", tissée de dix mille excitations, une oeuvre fantastique.(...)"

W. Gombrowicz, extrait du Journal, 1957, Folio

S'il était utile de le rappeler, le Journal de Gombrowicz est une mine d'or pour ceux qui veulent se forger leur âme d'artiste. Quelques autres ouvrages dont je recommande la lecture sont : "L'homme du commun à l'ouvrage" de Jean Dubuffet, "Ainsi parlait Zarathoustra" de Nietszche, "Du spirituel dans l'art et dans la peinture en particulier" de Kandinsky. Voilà une bibliographie minimale, une trousse à outil destinée à vous forer l'esprit et à tremper vos conceptions dans l'acide afin d'en ressortir un homme (femme) nouveau (nouvelle), n'ayant pas peur d'affronter les préjugés environnants de tout artiste qui débute, ou se sent "débutant".

Il est un fait que l'on est toujours un débutant en art - à mon sens - sinon, on arrêterai d'écrire, de peindre ou tout autre chose. L'homme est en perpétuelle évolution et l'artiste puise au fond de lui-même la matière de son art. Dès lors, il y a un conflit permanent entre la technique qui se forme et permet d'acquérir les codes nécessaires à l'élaboration des oeuvres et la personnalité profonde de l'artiste, source de l'art. Celui qui trouve son "style" et s'y maintient est bien souvent celui qui n'évolue plus, qui va chercher la source de la vie dans la sève d'une branche morte. Bref.

Je n'aime pas le foot. Et ça aussi, il était important que ce fut écrit.

Romook, donneur de leçon - vieux con ?

dimanche 29 octobre 2006

Sun is shining

Sun is shining: happy sunday. I will take my shoes and go outside to run. Running is an expression of freedom. For me, of course. It's so long time i haven't gone outside, especilay to run. So, now, i'll go. There is nothing to understand, i only want to run. Why i write it? Think about it, think about it...

Romook, runner

俄狄浦斯王历史:第三章

到斯芬克司碰见的地方走的时候,俄狄浦跟一位旅行者见面了。他们一起谈谈。但是 有一个问题。这样的人很老。有争论。他们想用剑。俄狄浦说这样的地方非常不好 因为他年轻,别的人老。他也告诉他:“一起打, 没有意思!“老人拿他的剑,想 跟哦狄浦一起打.就他们俩一起打.哦狄浦比老人用剑用得快,更好。这位老人死了 .没有人看他们的争论了。哦狄浦继续走。。。

下次下文。。。

羊法龙

samedi 28 octobre 2006

Des femmes...

"(...) Pourquoi s'en prendre aux hommes de ce que les femmes ne sont pas savantes? Par quelles lois, par quels édits, par quels rescrits leur a-t-on défendu d'ouvrir les yeux et de lire, de retenir ce qu'elles ont lu, et d'en rendre compte ou dans leur conversation ou par leurs ouvrages ? Ne se sont-elles pas au contraire établies elles-mêmes dans cet usage de ne rien savoir, ou par la faiblesse de leur complexion, ou par la paresse de leur esprit ou par le soin de leur beauté, ou par une certaine légèreté qui les empêche de suivre une longue étude, ou par le talent et le génie qu'elles ont seulement pour les ouvrages de la main, ou par les distractions que donnent les détails d'un domestique, ou par leur éloignement naturel des choses pénibles et sérieuses, ou par une curiosité toute différente de celle qui contente l'esprit, ou par un tout autre goût que celui d'exercer leur mémoire? Mais à quelque cause que les hommes puissent devoir cette ignorance des femmes, ils sont heureux que les femmes qui les dominent par tant d'endroits, aient sur eux cet avantage de moins.
On regarde une femme savante comme on fait une belle arme : elle est ciselée artistiquement, d'une polissure admirable et d'un travail fort recherché; c'est une pièce de cabinet, que l'on montre aux curieux, qui n'est pas d'usage, qui ne sert ni à la guerre ni à la chasse, non plus qu'un cheval de manège, quoique le mieux instruit du monde.
Si la science et la sagesse se trouvent unies en un même sujet, je ne m'informe plus du sexe, j'admire; et si vous me dîtes qu'une femme sage ne songe guère à être savante, ou qu'une femme savante n'est guère sage, vous avez oublié ce que vous venez de lire, que les femmes ne sont détournées des sciences que par de certains défauts : concluez donc vous même que moins elles auraient de ces défauts, plus elles seraient sages, et qu'ainsi une femme sage n'en serait que plus propre à devenir savante, ou qu'une femme savante, n'étant pas telle que parce qu'elle aurait pu vaincre beaucoup de défauts, n'en est que plus sage. (...)"

La Bruyère, extrait de "Les Caractères"

vendredi 27 octobre 2006

Prévisibilité, quand tu nous tiens!

La prévisibilité est la source de ce qui forme l'ennui, surtout à propos des personnes.

Il était bon que ce fut dit.

Romook, "Insipide n'est qu'une conséquence!!"

jeudi 26 octobre 2006

Le journal de Gombrowicz

Le premier blog du monde, à ma connaissance a été tenu par un écrivain polonais du nom de Gombrowicz. Evidemment, les lecteurs habitués de ce blog le connaîtront forcément, puisque j'avais présenté l'un de ses livres dans cette rubrique.

Ceux qui sont des habitués de Kundera - et curieux intellectuellement - auront été découvrir cet auteur qui est cité dans "l'Art du Roman" comme étant l'un des sept écrivains ayant forgé un nouveau style dans l'écriture romanesque. A ce titre, je conseille - voire je recommande vivement la lecture - "la Pornographie" et "Cosmos".

Il est à noter, pour ceux déjà curieux qui avait tenté l'expérience gombrowiczéenne et qui n'en sont pas ressortis indemnes (pour ma part, après avoir lu ces deux romans à l'âge de 22 ans environ, j'ai quasiment arrêté la lecture des romans, tous me paraissant insipides après ceux-là), que si la lecture des blogs - et notamment du mien - vous intéresse que, d'un point de vue historique, à mon sens, le premier blog qui a été écrit, était le Journal de Gombrowicz.

Il y a dans ce journal tous les ingrédients du bon blog artistique à mon sens - si un blog peut être artistique bien sûr, skyblog exclu - changement de thème quasi quotidien, un nombrilisme permettant d'élever le débat vers d'autres sphères, soit en initiant une réflexion personnelle chez le lecteur, soit en provoquant un effet de catharsis sur le lecteur en lisant des horreurs. Un vrai blog initiatique, rédigé sous la forme d'un journal, journal évidemment peu sincère s'il en est (puisque rédigé par un romancier).

A cela j'ajouterai également si mon blog présente des similitudes d'esprit avec le Journal de Gombrowicz, il s'agit soit d'un fait de hasard (je viens de reprendre ce journal pour en extraire un passage que je n'ai pas retrouvé, mais ai constaté cette similitude spirituelle), soit le fait que j'ai si bien assimilé la pensée de Gombrowicz que j'écris maintenant comme lui (ha! ha! ha!), soit que nos deux esprits ont toujours été proches et qu'il m'est seulement donné de le remarquer maintenant. Bref.

Le premier blog dans l'histoire du blogging est donc, à mon sens, le Journal de Gombrowicz. Rappelons ses propos :

"Je dois devenir mon propre commentateur, mieux encore mon propre metteur en scène. Je dois forger un Gombrowicz penseur, un Gombrowicz génie, un Gombrowicz démonologue de la culture et encore beaucoup d'autres Gombrowicz indispensables."

Le Journal de Gombrowicz est l'occasion de cotoyer un être dont l'intelligence fine et rapide sait choisir et analyser ces thèmes, comme sortis du hasard, mais avec une méthode remarquable. Inutile de faire croire que tout est calculé, sur autant d'année, c'est impossible. Mais les choses sont composés de telle manière qu'il existe un fil conducteur. Celui de la pensée. Et c'est un beau voyage.

J'ai choisi la compagnie des livres il y a bien longtemps pour le plaisir de pouvoir converser, même si c'est avec des années d'intervalle et dans une discussion monologuique, avec des êtres qui ont pensé en profondeur les choses et avec lesquels, à chaque instant de ma vie, je peux reprendre la discussion. On peut d'ailleurs imaginer facilement que je suis quelqu'un dont la culture n'est qu'une surface sans relief. Certaines de mes connaissances voient en moi un type qui ne maîtrise pas rigoureusement les concepts. La plupart du temps, si j'accepte ses propos insultants avec le sourire, c'est simplement parce que je sais que leur niveau d'inculture les met hors de portée d'une vraie compréhension. Et il y a bien longtemps que j'ai cessé d'expliquer à qui ne pouvait pas comprendre. Il y a un temps pour tout. J'adore enseigner. Mais à choisir entre perdre mon temps et me cultiver, je choisis l'autarcie. Il y a un moment pour tout, l'élitisme est une nécessité si on veut que le monde continue à avancer. On trouve toujours quelqu'un à sa portée pour nous faire avancer un peu... Gombrowicz laisse transparaître un type qui ne connaît pas bien la philosophie, les concepts, etc... Or, il avait une parfaite connaissance des théories de Kant, d'Hegel et de Nietszche. L'existentialisme est une réalité romanesque pour lui. Dans son Journal, il se présente comme quelqu'un en recherche et vous invite à partager celle-ci. C'est une nouvelle forme de maïeutique, ni plus ni moins. Pour conclure, je vous laisserai sur une formule type préjugée : "L'habit ne fait pas le moine."

Voici donc un extrait de son journal : 1953 I

"Lundi.

Moi.

Mardi.

Moi.

Mercredi.

Moi.

Jeudi.

Moi."

Après, dès vendredi, jour du poisson, il y a du texte. Et ça ne s'arrête plus. Un vrai blog. Evidemment, si vous ne lisez pas dans les quatre "moi" successifs, quatre individus différents, je comprends que le Journal vous rebute. Mais alors avez-vous compris mon blog ?

Je viens de retrouver le passage que je voulais d'abord retranscrire (il est étonnant de constater que huit ans plus tard, je sais encore qu'il y avait ce passage dans ce journal à l'image de tout ce que je retrouve dans ma mémoire qui m'avait marqué et que je retranscris dans ce blog, sûrement à cause de la référence à la musique que j'ai été marqué). Voici donc l'extrait :

"Jeudi.

Concert à Colon.
Que peut bien valoir le meilleur virtuose comparé aux dispositions de mon âme ? De mon âme qui pas plus tard que cet après midi vient d'être pénétrée par un air, d'ailleurs faux, fredonné par quelqu'un? De mon âme qui, ce soir et dans cette salle, repoussée avec dégoût la musique qu'un maestro en habit essaie de lui servir sur un plat de vermeil, avec des paupiettes tout autour? Ce n'est pas toujours dans les restaurants de première classe que la chère est la meilleure. Et d'ailleurs, en ce qui me concerne, presque toujours l'art me parle avec plus de force quand il s'exprime de façon imparfaite, fortuite et fragmentaire, quand il se borne à signaler pour ainsi dire sa présence, me permettant de la pressentir à travers une interprétation médiocre. Je préfère du Chopin m'arrivant par bouffée d'une fenêtre ouverte que ce même chopin joué avec force fioritures sur une estrade de concert.
Accompagné par l'orchestre, le pianiste, un Allemand, galopait. Bercé par la musique, je vaguais dans une sorte de rêverie, tissée de souvenirs, et puis de choses terre à terre - ce dont je devais m'occuper le lendemain, et puis encore le petit fox-terrier de B.. Pendant ce temps, le concert fonctionnait, le pianiste toujours galopant. Pianiste ou cheval? J'aurais juré qu'il n'était plus question de Mozart, mais de savoir si ce coursier saurait battre au finish Horowitz ou Rubinstein. Une seule question préoccupait les types qui étaient là : quelle est la classe de ce virtuose, ses piano sont-ils à la hauteur de ceux d'Arrau, ses forte à la hauteur de ceux de Gulda? Alors, rêvant plutôt d'un match de boxe, je voyais déjà mon pianiste faucher d'un bel arpège de la gauche Brailovski, assomer Gieserking à coups d'octaves, enfin d'un trille magistral mettre Slomon knock-out. Pianiste, cheval, boxeur? Tout à coup, j'optai pour un boxeur qui avait enfourché Mozart, chevauchait Mozart, le frappant, le harcelant et tapant comme un sourd, l'éperonnant et piquant des deux. Tiens, mais que se passe-t-il? Il a touché au but! Applaudissements, applaudissements, applaudissements! Le jockey, descendu de son coursier, saluait bas, tout en s'épongeant le front.(...) Rentré dans ma loge, et tout seul, je me disais, moi le moderne, et libéré des préjugés, moi l'ennemi des salons, moi à qui le cinglant fouet du désastre a fait passer à tout jamais le goût de toute prétention et de toute lubie, je me disais donc qu'un univers où l'homme s'adore tel un dieu dans la musique est davantage à mon goût que l'univers où l'hommme fait son dieu de la musque.(...)"

Voilà. J'ai fait mon devoir en vous présentant Gombrowicz, que vous retrouverez dans la collection Folio. L'avantage, c'est que c'est pas cher si ça ne vous plaît pas. L'autre avantage, c'est que si ça vous plaît, vous pourrez faire comme moi et en offrir plein à vos amis. C'est juste une remarque en passant : je ne suis pas actionnaire de Folio.

Romook, "un jour, j'oeuvrerai pour le bien de l'humanité, mais un jour seulement"

mercredi 25 octobre 2006

Un homme pauvre...

"(...) Veux-tu savoir ce qu'est un homme vraiment pauvre ?

Celui-là est vraiment pauvre en esprit qui supporte d'être privé de ce qui n'est pas nécessaire. C'est pourquoi celui qui était assis nu dans son tonneau dit au grand Alexandre, maître du monde entier : "Je suis beaucoup plus grand seigneur que toi, car j'ai dédaigné plus que tu n'as possédé. Ce que tu estimais grand à posséder, je le considère comme trop petit, même pour le dédaigner." Celui qui peut se passer de toutes choses et n'en a pas besoin est bien plus heureux que celui qui a pris possession de toutes choses, parce qu'il en a besoin. L'homme le meilleur c'est celui qui peut se passer de tout ce dont il n'a pas besoin. Celui qui sait dédaigner le plus de choses et supporter leur privation, voilà celui qui a laissé le plus.(...)"

Extrait des Traités, Entretiens spirituels de Maître Eckhart, trad. Alain de Libera, GF Flammarion

mardi 24 octobre 2006

I'm airline pilot

Sometimes, i see from my blog some clouds, some nice lands and i imagine the visitor's life. Blogging is like an art, you know, i explained it before, but you have to understand clearly what i mean. I want to show you my idea.

My blog is, litle by litle, a master piece of informatic, that's a natural way of developement, of course, because i'm data processing specialist: Informatic is like an art or a religion (but i think, i need to use "and", not "or", that's an another problem). In this respect, each day, i will include some new things to make it better. That's a great pleasure. Now, i'm like a repair man who needs to have a nice motor in his plane. So, after i have some good machine to travel in the sky, so happy to use it. I go inside, wait a few moment i have some free sky, have a good wheather for a little moment, start off my motor, look my way in the face and go to fly!

In the sky, i could more have a recollection and make a choice of the one i want to show, to explain. Perhaps some visitors think i write post by accident about this news or about one subject. Sometimes, it is. Sometimes, it isn't. I think i have my visitors in my airplane like guests : i need to give them some special view of my country. I take their hand and give the way to go on these lovely spots of my mind.

Did you read Gombrowicz's journal ? If yes, you could easily understand what i mean. Else, you need to read it! I have aplan of my way to explain something and i prepare some post few days before to publish them. In this way, you will know there is no innocent accident about my online publication. I have to say the truth : sometimes it's an accident. But, this not the main line of my blog. In every part, this spot is a view of my brain's work thinking.

In this respect, i have to make some choice every day : it's an art. I have to explain other thing. I want to give a new way of thinking to my visitor. To have a result, i need to shock them sometimes. But, maybe my visitors are so free in their mind now because there is no shocking problem i see. So, at first, i want to pilot their mind to a new way : why there is no possibility to make it? So strange, in my life, i shock a lot of person, but, here, there is no problem. Oh! I know! It's easy to understand, someone didn't have to think about something could switch off my blog quickly and go on other... Poor man...

Think about it, and you will find in my blog some new pleasure. After, you need to think why i write this. Here, you have a new door to open. You're welcome! Come, come, i'm so pleased to welcome you in my house's brain.

Innocent writing doesn't exist.

Romook, "there is something in the conscience which is, in fact, a trap for itself" (W. Gombrowicz)

Traduction automatique

Je prends une phrase test. Je la fais traduire en anglais, puis en chinois. A cette étape là, je fais le chemin inverse, c'est à dire retraduire en anglais et, enfin, en français. Voici le résultat.

En anglais :

I take a sentence test. I translate it into English, then in Chinese. With this stage there, I make the opposite way, i.e. to retranslate in English and, finally, French. Here the result.

En chinois :

我接受句子考试。我翻译它成英语, 然后用中文。用这个阶段那里, 我做相反方式, 即, 终于, 重新翻译用英语和法语。这里结果。

Donc, retour en anglais :

I accept the sentence test. I translate it to become English, then uses Chinese. With this stage there, I make the opposite way, namely, finally, retranslates uses English and French. Here result.

Et enfin en français :

J'accepte l'essai de phrase. Je le traduis pour devenir anglais, puis emploie le chinois. Avec cette étape là, je fais la manière opposée, à savoir, en conclusion, retraduit des utilisations anglaises et françaises. Ici résultat.

Bon, ben c'est pas si mal... :-) Mais on préfère quand même un être humain à un robot. Enfin, pour ma part, je préfère...

Romook, à la recherche de la langue

lundi 23 octobre 2006

La prison ou le Canada? Il choisit le Canada

La prison ou le Canada? Il choisit le Canada

On me trouve souvent sarcastique, parfois même outrancier dans mes raisonnements, mais là, c'est la justice américaine qui vient au secours de mes raisonnements les plus élémentaires. Reprenons donc les bases :

Un enseignant américain vient d'être condamné par un tribunal pénal américain à 1 an de prison ou à vivre au Canada 3 ans.

Evidemment votre première réflexion sera de penser que le Canada est si horrible à vivre que cela équivaut en terme de qualité de vie à être en prison pendant un an, tout au moins une prison américaine. A l'opposé, d'aucuns diront que, bien au contraire, la vie est si douce en prison aux Etats-Unis que le meilleur moyen de punir un citoyen américain, c'est de l'obliger à quitter son pays : on sait que les américains sont patriotes, mais quand même, le raisonnement semble un peu tiré par les cheveux.

Il y a un élément de fait à prendre en compte avant tout : cet homme est marié et, de surcroît, sa femme vit au Canada. Et oui, c'est ça la vraie punition, il a le choix entre être en prison pendant un an, ou devoir vivre avec sa femme canadienne pendant trois ans, sans avoir le moyen de se ressourcer au pays. Si ça ne prouve que le mariage est une prison, alors qu'est-ce que ça prouve? Je vous le demande un peu...

Romook, le sens caché des choses

Qui est le vent ?

"Ce n'est pas en s'exerçant à la fonction de plume portée par le vent qu'on se perfectionnera dans la fonction du vent."

Jean Dubuffet

Les grenouilles - Têtes à claques

Les grenouilles - Têtes à claques

Hmm... Faudrait pas qu'on croit que je lis que des trucs sérieux et que rien ne me fait rire. Je rappellerai qu'hier c'était le week end, et comme je n'ai pas la tv, faut bien que je me détende aussi. Non mais...

Romook, tombé bien bas

dimanche 22 octobre 2006

怎么变化风?

”你可以每天像一个叶用风飞,你不可进步明白风怎么刮.所以你从来不是风,只是 叶.“

我发音这句话从一个法国人,艺术家,叫 Jean Dubuffet.要是你知道他的中文的名字,情 你告诉我.

洋法龙

Repentir ou La conscience et le poète

LA CONSCIENCE, solennelle, l'index levé. - Tu ne sépareras plus de l'abeille son bourdonnement, ni de la prairie ses couleurs, ni d'une femme son image, ni de ta misère ses larmes!

Tu rentreras avec force dans le monde unique et plein - et si la source te délègue un vain bruit détaché de ses cailloux et de sa vallée, tu le reconduiras gentiment là où ta mémoire l'a cueilli!

Si tu entends le crissement de la faux dans l'herbe, tu diras : voici le moissonneur.

Répète cette prière :
"Je confesse humblement que l'erreur antique de l'esprit m'a égaré loin des choses et que toutes les images que j'ai dérobées pour ma solitude orgueilleuse se lamentent dans leur exil.

Je leur rendrai la liberté. Ô descente miraculeuse de l'oiseau sur le lac à la rencontre de son reflet qui des profondeurs monte!..."

LE POETE. - Mais alors, les mots, les mots? Plus rien à faire, quoi?

J. Tardieu, extrait de "Le démon de l'irréalité", 1946

samedi 21 octobre 2006

Friday night

I have no time to write something because i need to prepare a very important thing for tomorrow... But, i want to tell you, dear visitor, i think about you. However I know, if you're here now, it's so sad because friday night is not a time to go read my blog... You have to make party with your friends, or other funny thing. If you're on my blog, perhaps you're desesperated. In fact, if i understand you, i'm also too. Go in your bed and don't read this page. Here? Today night, no special meaning because i have no time to write some interesting story or other philosophical idea... And i had a lot of pleasure, and i don't want to tell you this, after, you could be more sad than now... In this respect, i 'll let you now and invite you to make one thing like me : go in your bed. If you're alone, don't care. It's like me. More quiet. Less funny. Who want to have fun with me ? Ania? Ania?!

Romook, maybe tomorrow i have no time to write...

vendredi 20 octobre 2006

Lève toi et marche

Avant d'ouvrir les yeux, écoute une dernière fois ma parole.

Tu trouveras au-delà des dunes l'océan des hommes. Marche vers eux, comme vers un soleil, mais prends garde à l'aveuglement, prends garde à ne pas te brûler.
Ecoute mon conseil, et fais ton choix.

Sur la plus haute dune, surplombant la grève, tu verras cet océan infini et ses multiples remous.
Ton coeur sera impatient, tu seras troublé.

Tu voudras courir les rejoindre dans leurs danses joyeuses. Mais tu devras te rappeler qu'il y aussi des musiques tristes, qu'il y a des airs qui font pleurer. Que certains airs, une fois entendus, te rendront à jamais mélancoliques.

Tu voudras te frotter à tes congénères, parce qu'ils sont beaux, parce qu'ils sont amusants et, parfois même, envoûtants. Mais n'oublie pas qu'il y en a aussi de laids, de mauvais, de méchants. Que certaines rencontres briseront à jamais la confiance que tu pouvais porter aux hommes naturellement et te rendront pour toujours méfiant.

Il faudra t'interroger, sur ce que tu as à perdre, ce que tu as à gagner.
Une fois ton choix fait, n'oublie pas encore une chose: si les hommes sont prompts à aimer celui qui va vers eux, comme leur semblable, tu devras y laisser ton identité sous peine d'être le mal aimé.

Du haut de ta dune, il faudra faire ton choix. Si ce que tu as aimé en moi était cette forme d'originalité que tu ne vois pas dans l'écume de cette mer humaine. Si ce que tu as aimé en moi, c'est une forme d'indépendance et de liberté. Alors, prends garde à toi. Entre le désir de te plonger dans les hommes et la morsure qu'ils t'infligeront si tu te détournes d'eux ensuite, il n'y a pas de commune mesure. Jamais les hommes te pardonneront d'avoir été parmi eux un temps et de t'en être allé. Ils se vexeront et te prendront pour quelqu'un de dédaigneux. Ils ne sont pas aptes à comprendre qu'on puisse les comprendre sans épouser leurs manières. Ils ne sont pas capable d'entendre qu'on les aime si on refuse leurs jeux. Ce sont des enfants. Et tu n'en es pas un. Alors, regarde bien cet océan, et réfléchis bien avant d'y plonger.

Ce n'est pas à la solitude, ni à regarder l'océan et à poursuivre ton chemin sans fin à travers les dunes que je te condamne. Parfois, du haut d'une autre dune, tu apercevras un autre toi, qui s'interroge face à cet océan. Et qui hésite. Faîtes donc vaciller ensemble vos doutes comme une flamme indécise. Et poursuivez votre chemin ensemble. Parfois, vous plongerez ensemble dans l'océan. Il est bon d'avoir quelqu'un à tes côtés pour t'empêcher de te noyer. Et vous pourrez repartir ensemble, sans craindre l'opprobre des hommes. Car, à plusieurs, on est un groupe différent. Seul, on reste un marginal. Et c'est le marginal que les hommes détestent après l'avoir adoré. Ils ne lui pardonnent pas d'avoir réalisé leur souhait.

Si tu comprends mes propos, si tu t'interroges, n'hésite pas et fais comme moi. Retourne sur tes pas.

Il est beau de reconnaître ses pas dans le sable et d'y distinguer son chemin au lointain. Même si personne n'est là pour les regarder. Ce dédale solitaire te conduira vers la jouissance de la liberté. Mais, un jour, tu seras triste de ne pas la partager. Peut être rencontreras-tu quelqu'un qui, de l'océan t'apercevant en haut de la dune, voudra te rejoindre. Accueille le comme un frère car il perdra beaucoup. Et il ne le sait pas. Si tu lui expliques, il ne le comprendra pas.

Il faudra veiller sur lui pour qu'il ne se perde pas, si tu acceptes qu'il t'accompagne sur ton chemin jusqu'au jour où il saura trouver, seul, le sien dans les dunes. Mais, jamais, jamais il ne pourra retourner dans l'océan. Car il aura oublier comment nager. Et il est criminel de laisser l'homme se perdre dans les dunes. Dès lors, lorsque tu acceptes que quelqu'un t'accompagne, tu te charges de veiller sur lui.

Maintenant que tu m'as écouté, maintenant que tu sais, ouvre les yeux, lève-toi et marche.

Romook, une île

jeudi 19 octobre 2006

告诉我的朋友

我很高兴认识你们.但是我觉得你们在中国从我很远.所以有时候我觉得最好的地方是我 住在中国.现在不可以.真遗憾!可能一天可以.每天我正工作对这样的意思.如果我可 以我非常高兴!我也知道我可能觉得法国很远,有时候我悲伤...有问题.怎么办?现 在真不知道!

我也知道我有一个好朋友.他住在北京.他是法国人有点儿.我知道你们想告诉我语法 不好...不可以说或者写”法国人有点儿“.但是他不是真法国人因为跟他说的时候, 有真意思!跟别的,有时候,我觉得没有意思.我知道我写什么因为我也是!我也是 什么,有问题...你明白什么?我也是法国人有点儿,还是我也是全法国人...呵呵! 我得回答.

但是我也不知道.可能是两意思!对每地方你只得想起来他是很好的人.他很近的地 方得回国.我知道他害怕.我懂他的想法.很近的天一前我跟他一样.没有问题凯业, 在法国有的地方跟好的意思.对你知道什么,我很感谢你!!

洋法龙,很累

Retrouvaille truculente

Hier soir, dîner avec un ami de longue date.

Je m'apesantirai d'ailleurs un instant sur l'expression "longue date". Deux interprétations sont possibles :

- Cela fait longtemps que je le côtoie, de manière régulière
- Cela fait longtemps que je le côtoie, sans pouvoir exprimer cette forme de régularité

Ainsi, je rencontre quelqu'un en 1996. Je le vois environ une fois par an, voire deux. A certaines périodes, cela devient régulier 4 fois par an. En plus, échange de sms et téléphone tout aussi régulier. Bref, si la régularité doit être une caractéristique de "longue date", peut être n'est-ce pas là l'expression qui convient. Mais encore, j'ajouterai que, pendant quelques années, on s'est perdu de vue (à cause d'une femme évidemment).

Et c'est là que la caractéristique "longue date" apparaît non pas comme un concept autonome, mais bien comme une propriété que l'on peut déduire analytiquement du concept "ami". Enfin, dans notre cas, c'est le concept "ami". Le cas échéant, ce pourrait être celui de "relation", "connaissance", chacun de ces concepts imprimant la manière dont sera la régularité.

Ainsi, afin que ce soit clair pour tous, la contextualisation est un critère de définition d'un concept. En fait, "longue date" n'est pas un concept en soi, mais une propriété d'un autre concept. C'est presque du chinois en fait (au sens premier, c'est à dire ça ressemble à l'utilisation des mots faites par la langue chinoise).

J'en tire donc une conséquence philosophique redoutable, surtout à l'heure du café du matin :

La Vérité au sens absolu n'existe pas, elle est marquée par la relativité.

Pour les habitués de la Philosophie, quelqu'uns iront donc jusqu'à dire : ben oui, c'est évident.

MAIS...

La Vérité étant un concept primaire - c'est à dire qui se définit avant tout autre, comme celui de Liberté par exemple - il faut donc déduire que le concept lié à son environnement contextuel est un concept sans substance propre donc :

La Vérité n'existe pas.

Voilà la conclusion. CQFD.

Quand je pense que je suis parti d'un fait simple dîner avec un ami et que j'en aboutis à cette conclusion, ne peut-on pas dire que :

Les amis sont la négation de la Vérité.

D'où ce nouvel adage que je propose :

Méfies toi de tes amis

Bien, je retourne boire un café... Euh... Non, je retourne me coucher. Pourquoi donc se lever dans un monde dans lequel on ne plus faire confiance à ses amis?

Romook, blogueur de longue date

dimanche 15 octobre 2006

Air stewardess recruitment in Beijing

Air stewardess recruitment in Beijing

There are some jobs more difficult than others. I think some jobs aren't good for my health. One fo them is this one : judge at a air stewardess-recruiting in Beijing. You would ask me why ? I can give you an answer with ease... But i'm sure if you ask me, you don't know me very closer...

See this picture :



Is it difficult to understand ? If you need to form a jugment, you have to be clear in your mind. Judgment's process have to be dispassionate. Only objective point of view... Hmm... How could make a neutral judgment about chinese women legs ? In this respect, I'm sure I'm very unprofessional... Analogy about this subject is like about artistic pictures. It's so difficult to give a preference because there is no possible competition between artistic points of view. If it's sincere, all artistic ways are available. Know it replies the right way : no choice possible.

One point needs to be more clear, to be explained. If chinese women legs could be considerate like artistic things, they are - in the same time - some attractive objects, which could excite feeling especially in my case. More better parallel is like erotic pictures. For this reason, I think if someone would I make recruitment about air stewardess, i need to decline his offer, unfortunately... Not only because i think i couldn't make a good job, but because i know my hearth couldn't survive this special test. Every day some seductive legs under my eyes, probably with other parts of the body very pleasant to see... I could fall in love, not about women, but about their body... Sorry, i divagate : i'm only a man.

For these reasons, you know why i prefer read some philosophy books, try to find some intellectual ways to appreciate Truth. It's because if it's a subjective way of thinking, i could turn wrong easily. I trained from child age my brain to look for right in the objective way, especially about concept... Because i know i'm so poor in this particular area of thinking if there is one beautiful leg, attractive boobs, nice arse or other land i want to visit in this special country called 'babe'... It's not only i'm got sex on brain because it isn't, really!! Trust me on this point! Ha ha!, but i consider the most beautiful object in the world is a beautiful woman body... If i see some of them, i only want to shag contemplate her like a true slapper masterpiece. In this respect, you could guess i'm a bastard gentleman. Sometimes, some friends told me i'm so rude polite with women. For this reason, i give a solemn warning :

Bird, i'm so sorry if you think in the seduction way i'm so quick, i don't want to wast my time with a prudish woman romantic, so slow so boring way, i understand! I don't care about know your personnality!. It's my french culture. I only want to fuck discover you, especially your ass spirit. I wouldn't lose take your time so longer if I know you are not able to give a good blow-jobe not the one who corresponds exactly in my sexual desire love dream outlook, but to perceive this, i need to have a deep understanding of your profound personnality. I don't care about your opinions, your ideas or other boring things you want to say, suck! artificial picture of the woman. This take time but short is better, you have to give great head first, after we discuss, i hope you could understand my deep feeling : find the one for my whole life who gives me all i want in the adult way for a short period. Consider my true idea : you need to be comprehensive, if you're not a tart an intellectual woman, with artistic and cultural understanding especially in the porn way you have to change your idea about me and consider an other man. Maybe i'm so hot austere for you. So sorry, we couldn't have together a truly love relationship only a fucking one!.

I'm so happy to discover myself here. I hope some sincere woman who think i'm a nice man could know now if i'm the right one for her, or not. If you agree with my point of view, you could send me an email if you're close to Lille, north of France (London for example is very close, only one half hour by train). Before, we need to correspond together, using mail by preference if you're chinese is better, in every case, send me a snapshot of you. I could more appreciate if you're naked in an explicit attitude. Special thanks for your understanding.

Romook, well-educated man

Les Stupra

Sonnet du Trou du Cul

Obscur et froncé comme un oeillet violet
Il respire, humblement tapi parmi la mousse
Humide encor d'amour qui suit la fuite douce
Des Fesses blanches jusqu'au coeur de son ourlet.

Des filaments pareils à des larmes de lait
Ont pleuré sous le vent cruel qui les repousse,
A travers de petits caillots de marne rousse
Pour s'aller perdre où la pente les appelait.

Mon Rêve s'aboucha souvent à sa ventouse;
Mon âme, du coît matériel jalouse,
En fit son larmier fauve et son nid de sanglots.

C'est l'olive pâmée, et la flute câline,
C'est le tube où descend la céleste praline:
Chanaan féminin dans les moiteurs enclos!


***

Nos fesses ne sont pas les leurs. Souvent j'ai vu
Des gens déboutonnés derrière quelque haie,
Et, dans ces bains sans gêne où l'enfance s'égaie,
J'observais le plan et l'effet de notre cul.

Plus ferme, blême en bien des cas, il est pourvu
De méplats évidents que tapisse la claie
Des poils; pour elles, c'est seulement dans la raie
Charmante que fleurit le long satin touffu.

Une ingéniosité touchante et merveilleuse
Comme l'on ne voit qu'aux anges de saints tableaux
Imite la joue où le sourire se creuse.

Oh! de même être nus, chercher joie et repos,
Le front tourné vers sa portion glorieuse,
Et libres tous les deux murmurer des sanglots ?

Arthur Rimbaud

vendredi 13 octobre 2006

Salle A105

Il y a des symboles qui marquent une vie. Un cahier de texte de classe qui vole, des craies qui fusent, des phrases qui résonnent dans un cours de mathématiques. Combien d'entre nous ont eu cette terrible sensation de vivre des moments qui vont transformer votre vie en vous inculquant des pensées indélébiles.

J'ai été marqué au fer rouge par mon prof de math de 6ème, 5ème et terminale C. Le même enseignant. Jean B*. Pour mon plus grand plaisir et mon plus grand bien. Il m'a inculqué la volonté d'en savoir un peu plus. D'aller toujours un peu plus loin. Sur le terrain déjà fertile de ma curiosité naturelle, il a fait germer en moi la petite graine du chercheur avec cette phrase devenue l'étendard de mes recherches intellectuelles : "Derrière les choses les plus simples se cachent parfois des choses compliquées."

Peut-être étais-je particulièrement disposé à l'écouter. En 4ème, alors que je découvrais ce que j'avais perdu comme enseignant de mathématiques, il me croise dans un couloir et me demande :

" Alors Romook, cette année, ça se passe comment les mathématiques ?
- Rien d'intéressant, la prof veut que l'on fasse des figures soi-disant 'justes'. C'est même comme ça qu'elle nous met des notes, c'est n'importe quoi.
- Ah les programmes... Mais, ça ne vous empêche pas de réfléchir sur d'autres problèmes.
- Bah, c'est pas possible : on a déjà tout fait avec vous l'année dernière, c'est très ennuyeux les cours.
- Hmm... Vous n'avez pourtant pas tout compris.
- Si, si... On a tout fait avec vous. Cette année, c'est très facile.
- Dans ce cas, expliquez moi pourquoi on ne peut pas diviser par zéro.
- C'est facile, c'est parce qu'on peut pas.
- Vous trouvez vraiment que c'est la réponse mathématiques ?
- Ben... Euh... Oui?
- Et bien vous allez réfléchir et quand vous aurez compris pourquoi, vous viendrez me revoir et vous m'expliquerez pourquoi.
- ..."

Inutile de vous raconter dans quel dédale de réflexion cette petite question m'a plongé. Pendant 15 jours, je me suis demandé pourquoi on ne pouvait pas diviser par zéro. Avant, pour moi, c'était dans la nature des choses. Une espèce de tabou mathématique auquel il ne fallait pas toucher. D'un seul coup, je prenais conscience que, probablement, il y avait des raisons plus obscures et que la morale n'avait rien à voir avec cette science.

"Derrière les choses les plus simples se cachent parfois des choses compliquées."

15 jours plus tard, je venais revoir mon prof de math pour lui exposer le fruit de mes réflexions.

"En fait, c'est très simple. Si on prend x * 0 = 0. On a l'opération de base concernant la multiplication avec le chiffre 0. Or, la division est l'opération inverse de la multiplication. On a bien 0 / x = 0. Tout va bien. Mais, on a aussi 0 / 0 = x. Pardon ?? zéro divisé par lui-même donne x, soit n'importe quel nombre ? Oups! Voilà bien quelque chose d'étrange. Et pourtant, c'est bien le sens de cette opération puisque 0 * x = 0. Mais ça n'explique toujours pas pourquoi on ne peut pas diviser par zéro.

Raisonnons par l'absurde. Soit x et y deux entiers naturels différents de zéro. Prenons x * y = 0. Cette opération signifie l'on a x = 0 / y ou que y = 0 / x. Ce qui signifie que 0 divisé par un entier donne un nombre différent de 0. Bref, que rien divisé en plusieurs parts donne quelque chose. Hein ?!

Ou encore, on peut prendre l'opération inverse. On suppose qu'il existe un nombre x / 0 que l'on appelle y. Dans ce cas, y * 0 = (x / 0) * 0 = x. Or, la définition de la multiplication par rapport à 0 est que tout nombre entier naturel multiplié par 0 soit égale à 0. Ce qui est contraire à la définition. Comme on ne peut pas trouver de nombre qui, une fois multiplié par 0, donne autre chose que 0, la division par 0 est impossible."

Voilà comment j'ai compris à 13 ans pourquoi on ne pouvait pas diviser par 0.

S'en est suivi une explication sur la représentation des nombres sur une ligne qui était en fait un cercle infini puisque à l'endroit 0 / 0 l'infini des grand nombres positifs et l'infini des grands nombres négatifs se rejoignent. J'étais émerveillé.

Evidemment, quelques années après, après avoir compris ça plus en profondeur, je me suis dit, lorsqu'on étudiait les limites de fonction, qu'il suffirait de créer un ensemble des nombres divisibles par zéro pour simplifier mes exo de terminales. Après quelques semaines de recherches, j'ai abouti à une incohérence et j'ai donc stoppé mon activité créatrice de nombres qui n'avait pour objet que de me simplifier mes exos de terminales. De toute façon, ça ne faisait pas partie du programme de l'Education Nationale. J'aurais sûrement été considéré comme un terroriste mathématique. C'était pas bon pour le bac.

"Les mathématiques, c'est remplacer du compliqué par du simple."

Voilà une phrase qui a résonné un nombre de fois incalculable sur 3 ans de cours.

Cet enseignant était aussi philosophe. Comment ne pas se souvenir de ce moment où il a écrit au tableau : 1 + 1 = 2. Nous étions en terminale C. Il s'arrête et regarde songeur le tableau.

"Il ny a rien qui vous choque ?"

Silence.

"1 est le symbole de l'unité, de l'unique. S'il est unique, comment puis-je l'écrire deux fois ?"

Romook : "C'est la représentation graphique du symbole de l'unité, ce n'est pas l'unité elle-même. C'est pour ça qu'on peut l'écrire deux fois.

- Mais, Romook, comment pouvais concevoir la multiplicité et l'unité en même temps dans votre esprit ? On ne peut pas avoir simultanément ces deux idées présentes à l'esprit : elles sont contradictoires."

Perplexité kantienne.

Et lui de poursuivre : "Et l'infini, par hypothèse, on ne peut pas l'appréhender. Comment peut-on l'évoquer ? Ou alors ça voudrait dire que l'on parle toujours sans savoir de quoi on parle. D'ailleurs, ça me fait penser que, dans vos copies, vous devriez écrire moins. D'abord, ça fait de l'économie d'encre et de papier. Ensuite, vous écririez moins de bêtise ou de choses fausses. Et même parfois, ce n'est pas faux, c'est pire que faux, ça n'a aucun sens."

Et le cours reprenait son cours après l'intermède philosophico-didactique.

"Parfois, j'en vois qui passe un temps important à faire une figure sur leur copie ou leur brouillon. Mais vous n'avez rien compris. Vos figures sont fausses, archi-fausses. Ce ne sont jamais des représentations mathématiques. Un point, c'est une étendue sans surface. Alors, rien que le fait de le voir signifie qu'il est trop gros. Le vrai point, c'est celui que l'on ne voit pas. Et vos parallèles, elles sont forcément fausses. Y a l'épaisseur du trait. La pointe de votre crayon n'est pas régulière alors votre trait ne l'est pas, sans compter que vos instruments de mesure sont tous faux. Si vous croyez qu'ils sont justes, c'est que vous n'avez rien compris aux mathématiques. Donc vos parallèes se rencontrent forcément à l'infini. De toute façon, l'infini vous ne savez pas ce que c'est. Et vous ne comprendrez jamais de toute façon. Et moi non plus d'ailleurs. Mais prenez Romook par exemple. C'est le plus intelligent. Et vous savez pourquoi. C'est parce que dans ces copies, il n'y a jamais de figures. Comme ça, je crois qu'il a compris les mathématiques. Mais, en fait, sur son brouillon il trace quand même une figure. Comme ça, il peut travailler quand même. Mais il n'utilise pas d'équerre pour faire ces angles droits. Il utilise un morceau de papier qu'il plie en 3. Comme j'ai déjà expliqué. De loin, comme ça, je crois qu'il travaille sans équerre et qu'il a compris que toutes les figures sont fausses. Et pourtant, il fait les mêmes figures que vous. Peut être que s'il ne recopie pas les figures sur sa copie, c'est aussi parce qu'il est fainéant. Mais, quand on fait des mathématiques, on devrait tous être fainéant. Comme ça, on aurait à chaque fois des démonstrations mathématiques plus courtes, plus simples. Moins fausses. Surtout pour vous. Vous en écrivez toujours trop. Faux pour faux. Autant en écrire moins."

Voilà le discours de 6ème et de 5ème qu'il nous tenait. Alors, évidemment, arrivé en 4ème, quand l'enseignante mettait dans son interro : "Tracer un carré de 4 cm de côté (3 points)". Je refusais de tracer ledit carré. Et je lui expliquais que je ne voulais pas perdre de point.

"Mais si tu traces la figure, tu auras les points, ce n'est quand même pas difficile.
- Mais comment voulez-vous que je trace un carré de 4 cm de côté.
- Avec ta règle et ton équerre.
- Mais les instruments de mesure sont faux.
- Pardon ?!
- Bah, les instruments sont imparfaits, mes yeux sont imparfaits, l'épaisseur de mon crayon rend la figure encore plus fausse et votre représentation du monde n'étant pas identique à la mienne, probablement que l'on aura une figure qui nous satisfera tous les deux, mais qui sera profondément fausse. Ce que je peux faire, c'est vous dessiner une figure à 4 côtés avec le symbole de l'angle droit dans 3 des angles. Comme ça, on aura la représentation symbolique parfaite d'une figure à 4 angles droits. Ensuite, sur deux côtés consécutifs, je trace un petit trait qui permet de savoir que les côtés sont de longueur identique. Comme ça, vous aurez un carré. Mais, je suis désolé, 4 cm, c'est au dessus de mes forces. Je peux justes mettre dans la marge que la figure représente idéalement un carré dont l'un des côtés par hypothèse vaut 4 cm. Ca vous va?
- Allez, prends tes affaires, tu vas dans le bureau du principal."

Et c'est comme ça que je me suis fâché contre les sciences qui n'avaient pas les mêmes principes d'un enseignant à un autre. Surtout que je ne comprends toujours pas comment l'Education Nationale peut recruter des enseignants de mathématiques qui ne savent même pas qu'une figure de mathématiques est forcément fausse.

Voilà, il était bon que cet hommage soit rendu. Et il est sincère.

Romook, toujours en admiration

jeudi 12 octobre 2006

Du grand succès qu'obtenu Don Quichotte en l'extraordinaire bataille des moulins à vent

(...)

A ce moment là, se découvrèrent sous les yeux de Don Quichotte et son fidèle escuyer Sancho Pança, trente ou quarante moulins à vent. Dès qu'il les vit, Don Quichotte tient à son escuyer ce langage fort enlevé : "La bonne fortune que voilà! Mieux que nous l'eussions imaginé, la destinée guide nos pas vers le plus beau des combats. Regarde, ami Sancho Pança, ces quelques trente ou plus gigantesques géants, qui attendent face à moi, comme des guerriers, à me livrer combat. Je m'en vais donc, sous tes yeux, afin que tu puisses relater l'histoire du Noble Chevalier à la Triste Figure et le combat qu'il livra en cette plaine, d'où d'aucun ne surviva, mon bras armé les conduisant tous de la vie au trépas. Au service de Dieu, nous débarrasserons ces mauvaises plantes de cette belle terre d'où elles ont surgi hasardeusement.

- Quels géants ? demanda avec naïveté Sancho Pança.

- Je vois combien il te reste à apprendre pour être, un jour, versé dans l'art de la chevalerie. Ecoutes et apprends donc. Ce que tu vois, devant nous, ne sont autres que des géants aux long bras, certains étant plus grand que deux lieues.

- Regardez bien, Monsieur, ce ne sont pas des géants, mais bien des moulins à vent. Ce qui vous semble des bras ne sont que leurs ailes mues par le vent.

- Sancho Pança, apprends donc que tu ce que tu crois voir n'est pas, les apparences ne suffisent pas à me convaincre qu'il ne s'agit pas là de moulin à vent, mais bien de géants qui paraissent à tes yeux sous cette forme. Probablement que la peur qu'ils t'inspirent obscurcit ton entendement. Mon coeur de Chevalier ne tressaille pas et c'est avec courage que je m'en vais affronter ces géants que tu ne reconnais pas. Ecartes toi donc, et prends garde à ne pas perdre une miette des exploits de ton maître. Tu seras le témoin du plus valeureux des combats que la chevalerie aura connu. La bataille est inégale, je le sais, mais c'est à ce prix que mon bras armé sera reconnu. Ils sont quelques trente et je suis seul. Ils sont géants, mais je suis chevalier. Regarde, Sancho, comment la chevalerie doit se comporter!

Sur ces valeureux mots, propres à transcender quiconque eut écouté ce discours chevaleresque et empreint d'élégance, Don Quichotte lança Rossinante sur les traces de ces géants, dont aucun ne semblait prendre garde au danger imminent qui arrivait au grand galop. Notre valeureux chevalier faisant fi des cris de Sancha Pança, n'écoutant que son coeur et son courage, hurlait à ses géants qui le narguaient : "Géant de pacotille! Ne vous soustrayez pas au combat, c'est le Chevalier de la Triste Figure qui vient vous faire trépas!"

Le vent se mit à souffler un peu plus fort, et l'ensemble des ailes de ces moulins se mirent toutes ensembles à se mouvoir un peu plus rapidement.

- Monsieur, faîtes attention, le vent se lève!

Le chevalier, n'ayant que faire des intempéries, et voyant les géants se préparer au combat, leur hurla : "Vous pourriez bien avoir 4 bras, mon courage ne faiblirait pas! Géants, c'est dans quelques instants que vous comprendrez qui vous attaque céans! Je graverai sur chacun de vos bras le nom du Chevalier à la Triste Figure afin que chacun sache que sur mon chemin l'on trépasse!"

Une forte bourrasque souleva une aile du premier moulin sur le chemin de Don Quichotte. Le choc fut brutal. Don Quichotte fut éjecté de Rossinante qui poursuivit sa course, seul, dans la plaine. Roulant sur le sol à quelques pas de là, il fut secouru par Sancho Pança qui n'avait pas attendu le début du combat pour lancer son âne à la suite de son maître.

- Mais qu'avez-vous donc dans la tête pour aller affronter de semblables objets?

- Ami Sacho Pança, tu es ici le témoin de ce que quelque sorcier a lancé un sortilège transformant ces géants que l'on distinguait clairement en quelques anodins moulins à vent.

Et sur ces mots, s'acheva la chevaleresque aventure de Don Quichotte contre les géants, aventure qui aujourd'hui encore est considérée comme l'une des plus belles que la chevalerie a connu, preuve toute à la fois que les sorciers et les géants ont existé. En effet, aujourd'hui encore, on peut voir dans cette plaine, les moulins à vent, qui sont autant de preuves flagrantes de la véracité de cette scène. (...)

Romook, adaptation libre de Don Quichotte

mardi 10 octobre 2006

等你的时候

每天我起床

有时候困难

你的眼想念

我的心发狂

从来不看你

我回忆洋洋

还希望看霓

霓象你一样

但没有选择

习惯等你多

一天看叶落

是生活法则

心的眼泪落

也是心生活

等爱情等多

看不了爱伙

洋法龙,诗人

lundi 9 octobre 2006

Au Nigeria, Malam Shehu convole pour la 201e fois !

Au Nigeria, Malam Shehu convole pour la 201e fois !

"j'ai un goût exceptionnel pour les femmes, et un appétit sexuel en conséquence. Je prends toujours des voluptueuses. Les seins qui tombent, ça ne m'excite pas".

Je ne me suis pas marié 201 fois. Mais ça fait longtemps que je connais la conclusion. Que penser de ce dicton : "Ah si jeunesse savait... Si vieillesse pouvait..."

Dans son cas, je peux aussi lui dire que les fesses en goutte d'huile, c'est pas très esthétique. Les poils sous les bras ne me font pas frémir. La moustache m'arrête en chemin. Le petit ventre bedonnant me rend glacial. Les jambes, style jambonneau, je n'en mange pas non plus.

Finalement, sans avoir été marié 201 fois, j'en sais des choses. Et moi, j'ai trente ans. Avis aux amatrices qui ne se sont pas reconnues dans les micro-descriptions ci-dessus.

Sinon, je suis ouvert à tous les genres...

Romook

dimanche 8 octobre 2006

Software 1.0 available!

I'm so happy to inform you my software is now a 1.0 version! I decide to stop some specific developments to swtich it as a stable version. There are 2320 lines in my program. I could create some specific cryptographic algorithms or software easily.

I'm very happy to finish it but, in the same time, i have new ideas about this... I want to continue to create some new instructions. After i write my work documentation, probably, i have some time to do it. My life is very different now... in every part... I see my future, and i have no idea of it. It's my actual view of mine. Some others guys could tell me some points of view about it, but i know, reality is like this : no picture. One day by a day, i need to build it by myself. This is the real sense of life, my real sense of it.

Now, i need go back work to finish.

Romook, language creator

samedi 7 octobre 2006

Blog's temporaly closed to braining work...

I'm so sorry, but i haven't time before thursday to write something. I have a little problem about informatic regular expression about Perl. For example, you could have some clear view of my actual brain life seeing this :


## Search about data type

          for($h=0;$h<@ligne;$h++){


               if($n=$ligne[$h]=~m/VAR/){


                      if($k=$ligne[$h]=~m/$var/){     

                               my $vars;
my @ssvar;


                              $vars=extrac_var($ligne[$h], VAR);
@ssvar=verif_var($vars);


                                if($s_var[1] ==0){
$type="unsigned char";
last;


                                 }


                                 elsif($s_var[1] ==1){


                                        $type="int";
last;

}


                                 else{


                                       print "Unclear problem about data  : $ligne[$h]\n";
exit;


                                 }
}
}


I have a little problem, it doesn't work like i want... I like informatics, and you ?

Romook, i will drink a bloody mary : after i could see clearer this kind of problem...

vendredi 6 octobre 2006

Expérience unique

Le romook en voyage a tenté encore une fois l'expérience de demander s'il pouvait, oui ou non, voir la cabine de pilotage de son avion. Certain qu'on lui réponde qu'il n'y aurait pas accès (des précédentes expériences aériennes l'ont conduit à cette conclusion, 11 septembre et plan vigipirate obligent), il a osé demander de manière discrète et prudente en n'y croyant pas trop. Et la réponse a été positive...

Le voici donc plongé dans une atmosphère que l'on lui avait proposé naturellement quand il avait 15 ans – que j'avais alors refusé car je ne voulais pas « déranger » l 'équipage – et qui, depuis, n'avait cessé de m'intriguer... Croit-on, comme dans les films, qu'il pouvait poser toutes ses questions en quelques minutes... Et bien non. Le romook est un individu malgré tout discret, soucieux de se faire oublier dans une cabine où il n'y a que deux autres personnes...

Une forme de timidité importante a donc été à l'oeuvre et la plupart de ses questions restera sans réponse. Qu'importe! Les membres de la cabine de pilotage étaient très sympathiques et c'est un plaisir infini qu'ils ont procuré...

Sinon, je laisse derrière moi la Chine pour quelques mois – puisque je reviens au mois de janvier – et c'est avec un sentiment partagé que je la quitte. Triste car c'était un très bon moments. Gai car je sais, cette fois, que je reviendrais souvent la voir. Je la trouve jolie, amusante, intéressante, tout autant de qualificatifs qui ne sont peut-être pas très poétiques, mais qui sont écrits ici avec beaucoup de sincérité. Si les mots semblent perdre leur charme, c'est bien parce qu'on ne sait plus réellement ce qu'ils signifient. Je laisse ici le lecteur le soin de méditer sur la portée de ces qualificatifs qui ne nécessitent aucune autre enluminure, toute superflue à mon sens. Une chose est sûre, maintenant que certaines de mes obligations vont être remplies, je serai de reprendre une étude sérieuse du chinois. Les livres que j'ai ramené devraient me permettre d'obtenir des progrès intéressants si mon travail est régulier.

En tout cas, après un repas passé en compagnie de mes enseignants de chinois – où évidemment il était hors de question de parler une autre langue que le chinois – je peux affirmer que mon niveau est relativement correcte puisque je tiens une conversation courante sans dictionnaire. Il reste à acquérir le vocabulaire un peu plus élaboré de cette langue afin de pouvoir élever un peu plus le débat. J'ai appris quelques nouveaux mots de vocabulaire durant mon séjour et je vais bientôt m'attaquer au vocabulaire technique juridique et informatique, ainsi que philosophique (mais ça c'est vraiment pour me faire plaisir). Après deux mois de non-pratique, j'ai peu oublié de vocabulaire et ma fluidité est redevenu quasi-identique. On m'a dit que ma prononciation s'était « francisée ». Je veux bien le croire... En toute modestie, j'avoue que c'est le contraire qui m'eut étonné.

Un bilan de séjour en tout point positif, sauf en ce qui concerne la surcharge de mes bagages (30kg en soute et 20 kg en bagages à main... Hmm, hmm...). La surcharge pondérale affectant mes valises est évidemment due à une boulimie culturelle dont je fais l'objet. Il faut que je change d'appartement : je n'ai plus de place pour mettre les livres de mes futurs voyages, à considérer bien entendu qu'aujourd'hui les existants sont correctement rangés... D'ailleurs, avant de partir en Chine, un ami m'a demandé ce que je comptais ramener de Chine. Je lui avais répondu que j'en avais aucune idée puisque la seule chose que je ramenais de mes voyages étaient des livres. D'où ma future grande frustration dans un pays où je ne connais pas la langue, et où les livres sont donc inaccessibles... Et bien de mes deux voyages de Chine, j'aurais trouvé le moyen de ramener des livres, des livres, des livres... Un peu de matériel de calligraphie, ainsi que quelques dessins typiques, mais, sinon essentiellement des livres, des livres... Voilà, en vrac, quelques émotions qui me passent par la tête alors que Novosibirsk est en vue. C'est cette sicielienne que j'aime jouer avec les noirs. D'ailleurs, ça me fait penser à quelque chose : Eddie, ça ne te dirait pas un petit non-voyage en Sibérie ?

Romook, livrovore