Romook, ectoplasme bloguique

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 28 août 2006

En sabots

Le duc de sableplein fit un soir son petit compte de caisse, et s'aperçut que des biens paternels, manoir ancestral et terres du Languedoc, il lui restait un bon poste de quatre francs et deux billets de tombola.
Et cependant, autour de lui, s'élevaient, comme d'insolents donjons, les hautes fortunes des parvenus, arrivés à Paris en sabots.
Un tel, arrivé à Paris en sabots, avait réalisé des millions en louant chaque soir, à tous les directeurs de théâtre du monde, des appareils brevetés pour la claque métallique.
Tel autre, venu à Paris en sabots avait constaté les excellentes propriétés purgatives de l'eau de Seine. Il s'était installé à Vienne, où il avait vendu cette eau de Seine en flacons.
Il la fabriquait d'ailleurs sur place, avec de l'eau du Danube, des dessous de bras en caoutchouc et de vieux microbes.
Et le duc de Sableplein dont, depuis des temps reculés, les ancêtres étaient toujours arrivés à Paris dans de somptueux carrosses, le duc de Sableplein n'avait à lui que quatre francs en bon de poste et deux billets de tombola.
Alors, il résolut de s'acheter avec ses quatre francs une paire de sabots rustiques et de sortir, lui, de Paris, en sabots.
Vêtu d'un costume de voyage et chaussé de sabots en bois blanc, le duc de Sableplein est sorti de Paris par la porte de Flandre.
Faute d'une publicité suffisante, cette manifestation passa, d'ailleurs, totalement inaperçue.
Après avoir traversé des banlieues et des banlieues, le duc s'arrêta au bord d'une rivière, et se prit à réfléchir sur l'inanité de sa protestation, et sur l'incurable tristesse de sa position sociale.
Puis, il prit un de ces bains froids qui durent très longtemps, et d'où l'on sort, quand on en sort, un peu tuméfié et en assez vilain état.
Le duc de Sableplein est entré dans l'au-delà en sabots. Il sera le Parvenu des Félicités Eternelles, si dit vrai l'Ecriture.

Tristan Bernard, Tiré des "Contes de Pantruches et d'ailleurs"

dimanche 27 août 2006

Le futur antérieur

Très jeune, je me suis installé dans mon passé. Non dans un passé réel que je ne pouvais pas encore posséder, mais dans la vision anticipée de mon destin, comme si ma vie s'était déjà déroulée jusqu'au bout, comme si je la contemplais du haut de ma mort, dans la mélancolie du souvenir. Peu à peu, le vrai passé recouvre cette sorte d'image antérieure, à la façon d'une ombre de nuage épousant les contours et les volumes d'une montagne. Le passé prévu et le passé vécu se rejoignent lentement : la zone encore claire, pressentie, reconnue, ''acceptée'', diminue chaque jour. Elle n'est qu'une illusion de liberté et de découverte.
Ainsi quand viendra la mort, elle ne trouvera personne: il y a longtemps, très longtemps que j'ai cessé de vivre et que je me contemple avec une infinie tristesse, dans la paix des temps accomplis.

J. Tardieu, tiré de "La part de l'ombre"

samedi 26 août 2006

Je suis infidèle

Il faut que je le confesse. Après un an de bons et loyaux services, j'ai fait faux bond à ce qui a été très proche de moi pendant les bons et mauvais moments de ma vie cette dernière année. Sans aucune pitié, il y a deux jours, j'ai fait mes valises et suis parti voir ailleurs. Un flirt de quelques heures et ma vie a basculé. Ainsi va la vie. Surtout quand on est un homme.

Je dois reconnaître que ça s'est fait sans prévenir. Mais, j'avais été mécontent, ce qui explique mon incartade, qui s'avère être plus qu'une passade. Mon choix est fait. Et je ne reviendrai plus. Mon choix est fait. De toute façon, je n'aurais probablement pas le choix.

De l'extérieur, ça peut paraître cruel. Surtout que je laisse derrière moi un passé, des mots, des relations. Je ne sais pas si l'on me suivra dans ma nouvelle vie. Mais mon choix est définitif. Je sais que je fais cela aussi par instinct, sans beaucoup de réflexion. Y a des moments comme ça dans la vie où on "sent" les choses. Parfois, on se trompe avec ce type de décision.

Il faut dire que, comme dans toutes les relations, il y avait eu l'étincelle des débuts. Le charme que l'on trouve aux petites imperfections. Bref. Surtout pour un perfectionniste comme moi - et j'ajouterai, sans vouloir choquer mes lecteurs, que je suis un spécialiste dans le domaine en question. D'où ma décision de changer. D'ailleurs, ma grand-mère, qui a toujours un mot à dire sur tout, dirait : "changement de pâturage réjouit les veaux." En excluant l'allusion aux veaux, qui pourrait faire sourire dans notre contexte, je rappellerai que je viens de la campagne. Même avec son côté embourgeoisé - le bon sens venant d'abord de la terre, rappelons-le - ma grand mère teinte sa phrase d'une tonalité printanière toute paysanne.

C'est vrai que les premières rencontres avaient été pétillantes... Les premières complicités qui se mettent en place... Toute la nuit, ensemble, à échafauder et construire notre avenir commun. Toute la journée à travailler à l'édification de ces rêves. La sensation d'avoir l'univers à portée de main et que rien ne peut résister à la relation naissante. Les rencontres avec mes amis qui se prennent au jeu. Les inconnus qui en nous voyant se sont pris d'amitié. Des bons moments, il y en a eu. Il y en avait encore ces derniers temps. Alors, cette terrible question qui se pose : pourquoi partir?

Je pourrais répondre que - essentiellement pour valoriser mon égo - on ne prive pas de grands espaces les grands fauves. La vie en captivité, ça va bien un temps et après on renifle l'horizon de la liberté. Un jour, le vent apporte d'anciennes odeurs connues et tout bascule...

Voilà ce que j'aurais pu écrire si je n'étais pas honnête avec moi-même. Mais, la réalité est tout autre je le crains... Je dois le confesser en ces lieux : je crois bien que je suis superficiel. Honnête, intègre mais superficiel.

Je suis le jouet de mes émotions esthétiques : voilà la réalité. On est présent. On satisfait pratiquement tous mes désirs. Alors je suis bien, je suis heureux. Un jour, j'arrive et on a changé de robe. La couleur ne me plaît pas. Et à partir de ce moment là, c'est le cercle vicieux qui démarre. Je remarque tous ces petits riens que j'avais "oublié" tout ce temps. Dès lors, tout me paraît insuportable. Et je me demande comment j'ai su rester dans une telle prison - dorée certes - pendant tout ce temps. Et lorsque l'on m'amène une nouvelle robe qui peut me plaire, c'est trop tard. Je reste sur mon lot de mauvaises impressions. Comme un abruti. Et pourquoi me direz-vous?

Pourquoi?

Simplement parce que, comme je n'aime pas perdre mon temps, le jour où cette nouvelle robe arrive, je suis déjà ailleurs. L'espace pendant lequel je remets tout en question a été suffisant pour que je m'éprenne à nouveau de ma liberté et ma rencontre avec l'ailleurs m'a fait prendre la décision de tout laisser derrière moi. J'ai laissé un mot sur la porte : pour me contacter, venez me rejoindre à ma nouvelle adresse. Je suis parti précipitamment. Et j'ai laissé derrière moi comme un album que les gens pourront aller feuilleter pour y découvrir la vie, la moelle de cette relation. J'y retournerai aussi volontiers. Même les infidèles sont doués de sentiment. Même eux se demandent parfois si leurs instincts ne leurs font pas faire des bêtises parfois.

Et pourtant, aujourd'hui, on m'a fait un beau cadeau. Mais on ne m'achète pas. Aujourd'hui, on m'avait offert ma 11 000 ème page vue. 11 000 pages vues, ça n'est pas rien. Et j'ai laissé mon univers bloguesque précédent et j'ai tout déménagé ailleurs.

Ma relation avec MSN s'est éteinte lorsque mon interface graphique a été changé sans me prévenir et sans me laisser la possibilité de retrouver l'ancienne. J'avais pourtant supporté de multiples désagréments pendant cette longue année (15 mois en fait), notamment : l'impossiblité pour le quidam non "msn-nien" de ne pas pouvoir laisser de commentaires, le non-accès au code source qui m'a empêché de développer des petits gadgets sans intérêt autres que celui de m'amuser et le fait que l'on a modifié 3 fois l'url de mon blog sans me prévenir. Bref, des petits riens que l'on supporte tout au long d'une relation lorsque l'harmonie (esthétique, faut-il le rappeler?) est au rendez-vous. Je suis quelqu'un de très patient. Mais quand je suis à bout, je suis à bout. Et mon impatience est alors sans limite.

Me sentant libéré de la crainte de la censure qui se traduisait par la fermeture pure et simple du blog, sans avertissement de la part des services de MSN, je vais pouvoir évoluer dans des sphères bien pires que celles que l'on pouvait lire auparavant. Vous jugerez par vous-même. Je vais pouvoir mettre en place le LIAR (Linking Indoctrination About Romook) aussi. Ce petit test me permettra de découvrir l'âme soeur probablement. Après avoir écumé mon entourage féminin immédiat, les sites de rencontres rapides et les boîtes de nuit échangistes, quelques bars à pute, quelques cercles d'adoration sm intellectuels, je dois reconnaître que je vais proposer un test qui me permettra de déterminer avec certitude comment je suis perçu par les autres et, surtout, me permettra probablement de découvrir celle la personne avec laquelle je serai susceptible de terminer ma vie lorsque mes hormones se seront assagies. Beau programme!

La mise en place de ce test n'aurait pas été possible sur MSN. Je suis donc parti. Et je ne reviendrai pas. Le plaisir de goûter aux joies de la mécanique interne de mon blog, de remettre les doigts dans le cambouis du PHP me rend euphorique.

Si j'ai été infidèle, j'espère que ce sera pour mieux aimer encore. Dans ce cas, on devrait toujours être pardonné. Mais c'est là un autre débat. On retiendra surtout mon inconstance due à un simple détail esthétique. Je ne suis qu'un homme après tout. Que pouvait-on attendre de plus de moi que de suivre la plus belle robe qui passe ? Et en l'occurence, je peux soulever la robe et aller fouiller à l'intérieur avec mes propres doigts. Je suis un spécialiste dans ce domaine. Plus jolie et plus pratique, qui pourrait résister ?

Romook, le regard tourné vers l'horizon

vendredi 25 août 2006

Aider autrui...

La question que l'on peut se poser est de savoir jusqu'où on peut aider les autres, dans quelle mesure c'est possible.

La seule aide que l'on peut parfois apporter est d'être l'ami de celui qui les accompagne...

Romook, en connaissance de cause

jeudi 24 août 2006

Analectes d'Elisabeth

Ce blog qui mérite vraiment qu'on s'y attarde m'a été interdit d'accès pendant plusieurs semaines : j'en suis sûr aujourd'hui. Ce matin, j'essaie d m'y connecter et ça ne marche pas. Mon hypothèse de travail est la suivante :

Il y a une mise à jour du serveur de temps à autre qui rend indisponible ce blog. Cette mise à jour s'effectuant dans ces heures-ci... Or, lorsque j'essayais d'accéder à ce blog en Chine, c'était toujours environ à des moments comme celui-là (qui arrivera à donner une définition de ce qu'est un moment comme "celui-là"). Le blog était donc hasardeusement indisponible et ça tombait toujours sur moi.

Pour en avoir le coeur net, j'ai directement demandé à la prinicpale intéressée, mon féminin se justifiant si c'est bien une femme. Finalement, sur un blog, peut -on être sûr de qui est le bloggeur? Et si Romook était la création d'une collectivité d'amies qui avaient envie de se fendre la poire :-))

Ca peut être un jeu intéressant que de retrouver dans mes billets mes traits de caractère afin de cerner Romook et de déterminer qui il peut être dans la vraie vie... D'un autre côté, la vraie vie, c'est peut être celle d'un blog, celle où l'on peut dire tout ce que l'on pense étant à l'abri de l'anonymat...

Sur ce, je vous conseille de vous jeter sur Elisabeth - pour moi Geneviève est une vue de l'esprit.

Romook, ectoplasme?

mercredi 23 août 2006

Ile de la Tentation

Je redécouvre avec lenteur les merveilles de notre civilisation... La TV et, notamment, son lot d'émission extraordianaire. Ce soir, je vois l'île de la Tentation. Pendant que des jeunes gens de toute beauté ont des gestes affectueux, voire plus vu leurs affinités. Alors hop! Je fais une recherche sur Internet et je me dis, sûrement qu'ils doivent gagner une maison dans ce jeu... Et bien a priori, non. C'est vraiment un jeu à la pierre de coubertin, juste pour la beauté du sport... Donc, si j'ai bien compris, ce sont des gens qui s'aiment qui viennent éprouver leur couple dans un cadre idyllique, avec des célibataires sympa, bien sous tout rapport... Bref, le rêve.

Le premier bon plan, c'est se trouver une bonne copine célibataire et de faire semmblant d'être un couple uni pour la production et après, wahhhhouuuuuuu!!!! Chouiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaa sur tout ce qui bouge!!!!!!!!!

CENSURE

Je veux dire que, ben non, c'està dire qu'en fait c'est bien que les gens viennent se mettre dans des situations dans lesquelles ils ont tout à perdre et rien à gagner. Bref, pour moi, cette émission est extraordinaire car elle cristallise une forme de laboratoire sociologique sur les comportements sexuels de l'être humain. Ca déjà, c'est magique.
Depuis que je suis devant l'émission, y a déjà deux couples de rayés de la carte. Je me demande bien quelles sont les commentaires que peuvent se faire les gens en regardant une émission comme celle-là.
Je vais poser quelques questions quand même :

cette émission veut démontrer que :

L'amour existe, mais est contextualisé?
La fidélité est un état naturel de l'état amoureux?
La fidélité est une question de volonté?
La fidélité est un concept ?
L'amour est un concept?
Y a quand même une question que je me pose, depuis combien de temps sont-ils sur l'île?

Enfin, voilà quelques réflexions que je me fais. Sur ce, je vais éteindre la TV pendant les pubs, afin de profiter dema non fatigue pour lire encore un peu un de mes nombreux ouvrages. J'hésite entre un manuel de droit douanier, de droit fiscal ou un livre de Go. Chacun ses loisirs Faîtes moi penser à ne jamais aller dans cette émission avec une femmme que j'aime au cas où j'oublierai...

Romook, "en fait, le pire de cette île, c'est qu'il n'y a pas de livre. Du coup, y a rien à faire à part l'amour..."

lundi 21 août 2006

Etat de guerre

Depuis quelques jours, je produis, réfléchis, manage, projette, prépare, étudie, fabrique, conçoit, planifie... Bref, je prépare ma petite guerre sur Internet, ce qui - à mes yeux - justifie mon absence de billets mordants, tout simplement parce que mon inspiration n'y est pas. Pour donner un ordre d'idée très égocentrique de mes préoccupations : ouverture d'un nouveau blog, réalisation de chartes graphiques pour 5 sites différents, mise en place du contenu... En fait - comme toujours dans ce genre de truc où tout se fait en précipitation - après avoir fait l'acquisition d'un nombre substantiel de noms de domaine, voici que je les enregistre dans Google. Fort de mon expérience de référenceur, je sais qu'il faut un délai de 2 à 3 mois pour que cela pénètre la base de données et, ensuite, environ un mois pour que les pages soient visitées à l'intérieur... J'enregistre donc les adresses. Et bien non! 2 jours plus tard ces dernières étaient accessibles sur le web. Me voici contraint donc, de remonter mes manches, et me mettre à fabriquer du contenu, créer des graphismes au pas de course pour éviter l'horrible page blanche qui rélègue pour longtemps votre site dans les oubliettes du référencement! Sans compter qu'il vaut mieux avoir un site moyen en ligne que pas de site du tout. Donc, les premières pierres sont posées. Ce qui est inquiétant, c'est que les premières pierres sont donc du provisoire. Et dans ce domaine, j'ai un site qui a connu du provisoire pendant 5 ans et, maintenant, au moment du relooking, je m'aperçois que finalement celui-ci me rapporte 30 000 visiteurs /mois. Bref.
La vie est très différente de ce qu'imagine les créatifs des agences web. Un site beau ou laid ne change rien, c'est la qualité du contenu qui compte. Les gens viennent pour du contenu, peu importe la vitrine. Et ils reviennent s'ils trouvent ce qu'ils cherchent. Il n'y a plus de gens qui font du lèche-vitrine (je pense) sur le web, simplement pour voir un beau site. Pourquoi ? Parce que Internet est banalisé maintenant... L'essentiel est bien plus d'exister sur la Toile.
L'équation existentielle webienne (et non pas weberienne) se résume à : "je blogue donc j'existe" ou "j'homepage donc j'existe"... Ferait-elle de l'ombre à l'équation fondamentale de notre société : "je business donc j'existe"?
A méditer. L'implication du lien informatique dans la notion d'existence, voilà un beau sujet de philosophie pour les nouveaux penseurs. L'immatériel a -t-il changé notre vie? Devrons nous relire l'Ethique de spinoza en remplaçant la notion de substance par celle d'ordinateur? En arriverions-nous à la même conclusion sur "de deux maux, on choisit le moindre". Entre la TV et l'ordinateur branché sur Internet, l'alternative existentielle en terme de perte de temps peut-il confondre le quidam sur la voie de son existence, voire de son être ?
Restons pragmatique. Internet, c'est le business. J'internetise donc je business donc j'existe. Voilà la réalité de notre nouvelle société capitalistique. Donc, tout ce qui permet de posséder plus n'est pas un mal. Dès lors, poser une alternative entre la TV et Internet en terme de maux est rien moins qu'une incompréhension philosophique et culturelle fondamentale dans notre société. A titre d'exemple, que rapporte la lecture d'un livre? Alors qu'avec le fait de regarder la TV régulièrement, vous avez toujours un truc (et j'insisterai volontiers sur le terme parfaitement approprié "truc") à dire à votre voisin, qu'allez-vous échanger sur "Bazazet" de Racine ou à propos de la contextualisation historique de l'Utopie de Moore qui rend ce livre totalement obsolète (d'ailleurs, on vous remerciera de conseiller des livres à ne pas lire puisque vous éviterez aux gens de perdre du temps)... Bref, la TV est un moteur de création des liens sociaux.
De plus, l'abêtissement généralisé et l'inculture progressive qui guette le téléspectateur le rend d'autant plus semblable aux yeux de ses congénères, donc moins "suspect", donc parfaitement "intégré". Pour quel idiot passez-vous lorsque tout le monde parle et échange de la dernière real aventure story télévisé alors que vous ne savez même pas que ça existe? Il faut se tenir au courant, que diable! C'est ça la culture! Du coup, on crée des jeux culturels basés sur cette méconnaissance de la culture, en fabricant une culture de l'éphémère. A quand le Trivial Pursuit spécial "reality show"? J'imagine les questions : en quelle année Loana fit-elle l'amour dans la piscine dans l'émission "Loft Story"? Wouaaaah... Ca sera bien... D'ailleurs, je ne sais pas si le passé simple ne sera pas considéré comme une tournure moyen-âgeuse du vieux français et que la question ne sera pas plutôt libellée de cette façon : En kel ané Loana fé t el cracrac dans la piscine dans "Loft Story" ? Mélangeant ainsi le présent à un pseudo passé, hybridé dans une nouvel orthographe permettant de tuer les nuances de la langue française, je pense que le jeu sera plus "hype". Donc, la télévision n'est pas nuisible, c'est l'archétype de la culture de notre société (ne sommes nous pas tous des "enfants de la télé" ?). Et internet dans tout ça? Internet, c'est le royaume du business dans lequel, malgré les émissions de téléachat, la télévision n'avait pas réussi à s'imposer avant l'invention du sms payant pour donner de la démocratie aux téléspectateurs...
Oups! Je m'aperçois que, parti pour faire un court billet sur mon absence actuelle, je me retrouve à la tête d'un truc long qui ne va pas se terminer si je n'arrête pas rapidement... Au grand dam de mes lecteurs qui apprécieront, comme à l'accoutumée, mes dithyrambiques élucubrations, je vais cesser car si je n'écris pas en ce moment, je le rappelle, c'est que je suis très occupé: je crée mes futurs sites web, bref je "business" donc j'existe.
CQFD.

Romook, auto miroir

mercredi 16 août 2006

Under pressure...

What's about others, far from me?



Romook, alone?

mercredi 9 août 2006

Dédicace à Larry

Comme je suis loin et que la communication avec mon ami de guerre est incertaine, je me permets de lui adresser cette dédicace numérique qui restera gravée dans le marbre virtuel de mon blog. Alleluia!

Tiré du "Parti pris des choses", de Francis Ponge, un extrait de son oeuvre qui devrait donner à tous l'envie de vous y plonger. Il était temps que romook donne du grain à réfléchir, littérairement parlant on s'entend, à ces lecteurs dépités de constater l'état de latence obstiné dans lequel se trouve plongé ce blog depuis mon retour de Chine. Un extrait, donc, avais-je dit.

"Le Gymnaste

Comme son G l'indique le gymnaste porte le bouc et la moustache que rejoint presque une grosse mèche en accroche-coeur sur un front bas.
Moulé dans un maillot qui fait deux plis sur l'aisne il porte aussi, comme son Y, la queue à gauche.
Tous les coeurs il dévaste mais se doit d'être chaste et son juron est BASTE!
Plus rose que nature et moins adroit qu'un singe il bondit aux agrès saisi d'un zèle pur. Puis du chef de son corps pris dans la corde à noeuds il interroge l'air comme un ver de sa motte.
Pour finir il choit parfois des cintres comme une chenille, mais rebondit sur pieds, et c'est alors le parangon adulé de la bêtise humaine qui vous salue."
Bon, il n'y a pas de bicyclette, mais c'est bien quand même une prouesse intéressante.
Dans ma dernière phrase, ne cherchez pas à comprendre, c'est trop profond, vous ne comprendrez pas : même moi je ne vois pas où est le rapport.

Romook, retour aux sources

mardi 8 août 2006

Et...

Alors c'est très simple : j'ai pensé à un super jeu de mots aujourd'hui, mais je l'ai oublié. J'adore mon travail. Le problème est que lorsque l'on met bout à bout ces deux membres de la phrase et qu'en plus on sait que je suis ironique, impossible de faire croire que le second est vrai alors qu'en fait il l'est, n'est-il pas? Bref, tout va bien et mon silence obstiné ne s'explique que par la mise en place sur le web de nombreuses urls... Et oui, vous lisez en ce moment le blog d'un type qui possède plus de 45 noms de domaine... Ah, le rêve du propriétaire enfin réalisé... Il y en a qui collectionne les appartements, d'autres les voitures, moi, c'est les noms de domaines. Rassurez-vous, il n'y en a que 4 différents, le reste ce sont des noms de domaines avec des attributs géographiques différents c'est tout. Rien de très passionnant quoi.

Ben, j'avais déjà fait un galop d'essai avec un site (qui marche bien d'ailleurs : 30 000 visiteurs uniques / mois), mais le nom était tellement super qu'à l'époque tout le monde y avait déjà pensé. Enfin, là, j'ai fait les choses dans l'ordre. A part un conflit avec un gros éditeur de logiciel américain et un cabinet d'avocat anglais, je ne risque rien J'attends juste la reconnaissance de mes deux marques pour les déposer au niveau communautaire. L'expansion capitaliste est en marche, je ne reculerai devant rien. Et j'adore mon métier.

Mon jeu de mots ne me revient pas, je vais donc laisser l'antenne revenir à un calme plat incroyable. Après 4 mois de chinois intensif, je n'ai plus le temps de le travailler du tout. Oh Râge! Oh Désespôir!

Ne vous inquiétez pas pour moi, je retourne en Chine dans un mois : tout va bien.

Romook, "Mais c'est vrai que j'adore mon métier!!"

samedi 5 août 2006

Feeling of moon

Romook is gone away from China, gone back France... After some days who he has professionnal meeting, he found a job : a 'goood' job...

In the same time he works, he builds some new websites (6 in the whole, whith 2 in three languages : french, english and chinese...) to do business for this new job.

It's so difficult to do these after his job : he is very tired. Two days ago, he decided to do sport (squash) with his cousin. Now, he feels like an old man as he is seventy years old. Everywhere in the body, there is a painful place. So long time without do sport, nature wants to take a revenge This morning, he wants to run but it's impossible because this is not a body he has, just muscles like wood.

He needs to read a lot of book too in special areas : law, international trade and about china... It's very interesting but it takes a long time. There is no time to work his foreign languages like english and chinese. Moreover, one friend (Kai Ye) has said after few days in France, there is no problem to speak or write in english. Romook notes everyday he could speak or write some "englinese". For chinese, there is no problem to write or speak sometimes with other person. this is the reason why Romook needs to make an effort and writes something in his blog to give news. Sorry for his blogreaders, it could be boring The first reason why it could be not so interesting is his english is not good. To make humor, it's like a mental handicap. For Romook is mental distress... The second reason is his new life is very interesting for him, but he cannot speak about that (professionnal secret). Except his job, nowadays, there is nothing. This is a good reason to write nothing. But, to make exercise, he needs to bore readers. If you want, you can just look in one minute this page on your computerscreen and go away... He could understand and have a big pleasure to see some visitors interested about his life. Or, if you want to be a very good friend, you could stay more time. To spend it, you could just open this page, and in other screen, visit others websites. In this way, for you it's very interesting i guess. For him, it's very very important and good: he could feel he has some very sincere friends.

Unfortunately, it doesn't exist one software to generate automatic coments on blog. Else, you need to have it and let a little comment on his pages without effort...

See you soon

Romook (is not dead)

mardi 1 août 2006

羊法龙的工作

有很多的时间我不写新闻.但是,没有问题.对我的法国生活都很好.我找着一个里尔地方我可以是律师.

也有别的新闻非常好,我跟我的中国朋友有约会很快因为我回去北京...好的新闻!我想念中国,我的老师,我的中国朋友...在里尔,我的心悲伤.我不习惯说中文.我认识中国人很热情.跟她们,我有时候谈谈.可是,不是每天所以我很怕我的中文走去了.

对我的新的工作,我很忙.从九点到六七点,我正工作.但是,有意思.在工作以后,我很累...在我的家,我也很忙. 因为我得准备我的武汉的课.是好的专业我得讲的,但是也很复杂的...所以我很忙...象我有两个工作...

要是我有空的时间,我不可以休息...为什么?因为我也得准备一个十月的考试...复习考试以后,正在黑天,如果我有空的时间,也不可以休息...我也得写一个上网页介绍我的律师的工作...

睡觉的时候,我也没有时间因为我得复习我的中文所以我试一试用中文梦天的时候...但是,现在,我得起床!

我走去着到我的律师的工作...从来走...从来走...