Pour les âmes sensibles, pas d'inquiétude : le Romook est arrivé sain et sauf à Beijing. Pourtant, les obstacles étaient nombreux.

Point noir numéro 1 : Les vacances scolaires.

Cela semble être un point sans conséquence, Néanmoins! J'insiste sur le fait qu'à Wu Han, je n'ai pas trouvé de distributeur de billet acceptant une carte internationale. Les agences Bank of China étaient ouvertes, mais les employés habilités à servir des fonds aux étrangers étaient partis en VACANCES.

Point noir numéro 2 : Vais-je avoir mon avion?

Conséquence directe du point noir numéro 1, j'avais depuis deux jours 5 yuans dans ma poche. Heureusement que je suis tombé sur des personnes extrêmement gentilles qui, comprenant ma détresse sociale et financière, m'ont pris en charge. Heureusement, l'Université de Wu Han avait affrété une voiture à mon usage, me voici donc rendu à l'aéroport sans encombre.

Point noir numéro 3 : Quel temps fait-il à Beijing ?

Wu Han : environ 25° C, très humide. Et comment je m'habille pour aller à Beijing? J'envoie un sms à une amie à Beijing : réponse arrivée lorsque j'étais dans l'avion. Trop tard donc.

Et oui, car figurez-vous que la météo en Chine passe à la TV, mais la femme qui explique tout est très impolie. Elle me regarde, elle parle, alors je lui explique de parler moins vite et là... L'insolente poursuit son discours sans se préoccuper de moi. Les chinois m'ont habitué à plus de prévenance. Celle-là, je la mets donc sur la liste noire des gens à ne pas fréquenter en Chine, ou seulement dans certains domaines car elle est très jolie. Bref.

Point noir numéro 4 : Le téléphone portable.

Les chinois ne sont pas très disciplinés et, malgré les recommandations de l'hôtesse, continue à utiliser leur téléphone pendant le décollage, essaient par tous moyens de capter le réseau llorsque l'on est en pleine altitude et essaient égalementd'appeler les gens à l'atterrissage. J'ai bien cru que j'allais devenir un fait divers, ce qui en soi, est, pour moi, très humiliant. J'ai l'outrecuidance de croire que je ne suis pas quelqu'un d'ordinaire... Dès lors, me ranger dans les colonnes d'un fait divers quelconque : catastrophe aérienne en chine, gna gna, gna gna... J'espère bien finir dans une rubrique nécrologique avec mon nom écrit en caractère gras. J'ai de l'ambition, moi.

Point noir numéro 5 : le chauffeur de taxi

Il m'emmène de l'aéroport, après avoir fort heureusement rassasié mon portefeuille de quelques millers de yuan, sans savoir où il doit aller. Je m'en aperçois sur l'autoroute quand il commence à passer des coups de fil frénétiquement, en évitant de ci de là quelques bus, camions et autres véhicules terrestres à moteur, afin de trouver la route. Visiblement, mon université à Beijing est très connu des gens qui la connaissent, sinon... Enfin, quelqu'un a fini par le renseigner et je suis arrivé à bon port. Bizarrement, la course m'a coûté 20 yuans de moins qu'à l'aller. Mais comme le chauffeur a "oublié" de me rendre 10 yuans, ça ne fait plus que 10 yuans d'écart...

Romook, Beijing : comme un retour aux sources (de la pollution)