Un français, étudiant en chinois, arrive dans un supermarché. Il se dirige vers un vendeur qui se décompose au fur et à mesure qu'ill comprend que l'étranger va lui adresser la parole. La question qui occupe son esprit est vais-je comprendre dans quelle langue il va me parler. Le français demande en chinois :

- Zheli you mei you shî xia dai? (Y a-t-il, ici des catastrophes?)

- Duibuqi, wo bu mingbai (Désolé, je ne comprends pas)

- Hmmm... Wo xiang mài shi xia di (je veux vendre aller aux champs). Ni dong ma? (Vous comprenez?)

- Bu dong le. (Je n'ai pas compris) Wo bu shuo yinwen. (Je ne parle pas anglais)

- Wo shi xuesheng (je suis étudiant). Wo xue Hanyu (j'apprends le chinois). Wo keyi shuo hanyu (je peux parler chinois). Ni bu shuo yinwen, mei wenti (tu ne parles pas anglais, pas de problème) Ni mâi bu mài shi xia dâi ? (tu ne passe pas de contrat sur dix aveugles méchants.)

Impassible le chinois répond:

- Wo bu dong. Ni shuo hanyu ma? (Je ne comprends pas. Vous parlez chinois?)

- Shuo le. (oui, je parle chinois). (énervé) Ni mai bu mai shi qian ? (est-ce que tu inhumes dix fossés ?)

- Bu ming bai, bu mingbai. Hen Duibuqi. (Je suis désolé, je ne comprends rien du tout.) Ni xiang mai shenme? (est-ce que vous voulez acheter quelque chose?)

- Ah oui... C'est ce mai là (acheter). Mai le, mai le (j'ai acheté , j'ai acheté).

- Ni mai le shenme ma? (vous avez acheté quoi?) You yi ge wenti ma ? (ce que dit le chinois :Il y a un problème. Ce que comprends le français : vous avez une question?)

- You. (oui, j'ai une question mais le chinois comprends : il y a un problème.) Yi ge shi qiang. (Un dix murs)

- Duibuqi. (Désolé) Zheli mei you qiang. (ici, il n'y a pas de murs (sous entendu :à vendre).

Le français, excédé par tant de mauvaise foi de la part de son interlocuteur, sort alors son dictionnaire de poche et montre les mots : shi xian (denrée fraîche).

Le chinois : You shi xian (il y a des denrées fraîches). Zou gen wo (suivez moi). Ni shi naguo ren? (vous êtes d'où?)

- Wo shi faguo ren (je suis français)

- Ni hen congming, ni de hanyu hen hao. (vous êtes très intelligent, votre chinois est très bon)

Commentaire du français quand il retrouve ses copains.

"C'est vraiment n'importe quoi ce pays, le type je lui ai demandé Trois ou quatre fois ce que je voulais, il comprenait rien du tout. Et je suis sûr que je prononçais bien parce qu'après il m'a dit que je parlais bien chinois. Je pense qu'ils le font exprès de ne pas comprendre. Quand on a un étranger qui nous parle en français, on comprend quand même ce qu'il veut dire même s'il a un accent."

Conseil aux français qui veulent apprendre le chinois et qui partent du principe que ce sont les mêmes sons qu'en français. Premièrement, ce ne sont pas les mêmes sons qu'en français: donc il faut prononcer exactement comme un chinois. Un chinois reconnaît un étranger à l'intonation de la phrase et aux structures de phrase qu'ils utilisent, pas à sa prononciation. Si on parle chinois, on a la même prononciation qu'un chinois. Sinon, c'est rien du tout, ce n'est même pas faux, c'est pire que faux, ça n'a aucun sens. Deuxièmement, un chinois ne peut pas reconnaître à peu près un sons ou un tons. Là aussi, ça n'a simplement aucun sens. Un peu d'humilité ne fait jamais de mal.

Romook, effaré d'entendre des français qui ont décidé qu'ils parlaient bien le chinois alors que personne ne les comprend

(PS : un chinois dit toujours que l'on parle très bien le chinois dès que l'on a réussi à faire deux phrases successives qu'il a compris : c'est tellement rare a priori)