J'ai décidé de raconter un peu ma vie. Hier, lever à 6h30, comme d'habitude. Travail sur internet et café, douche, me voilà sur le quai de la gare à 8h45 (en retard!!, mon cours commence à 9h). Pour une fois, le train est à l'heure, ne prend pas de retard sur le trajet et me voilà arrivé à l'école à 9h30.

Je salue l'ensemble de la classe, soit dans l'ordre : David le professeur, Anne (française), Julie (Coréenne), Julia (Hongroise), Yukari (Japonaise), Mamiko (japonaise), Marie (allemande). Me voilà assis entre Mamiko et Yukari : je ne donnerai pas de précision sur le fait que cette place est une place de choix ou non. Mais à choisir, c'est celle-là que je prends :-))

On étudie des annonces pour voir ce qu'elle raconte et savoir avec quelle style de lettre on doit répondre. 10h30 : Breaktime. Je cours me chercher un café et un Triple Chocolate Chunk (un cookie à 3 chocolats : ). La jeune fille qui sert me reconnaît et me demande si je veux la même chose... Et oui, "I'm adicted". De retour dans la classe, Yukari m'explique le lieu de notre rendez-vous ce soir, un pub dans un quartier à une heure de chez moi et avec peu de ligne pratique. Mon dernier train est à 0h15. C'est pas trop tôt ça va. C'est la première fois que je sors avec elle et je suis assez impatient de la connaître un peu plus, c'est une femme étonnante a priori. Elle est japonaise et donc imprégnée d'une culture assez rigide en théorie.

Vous connaissez mon sens de la provocation... Un prof me donne un article à résumer sur une critique d'une biographie de Jean-Paul Sartre et de Simone de Beauvoir : relations, etc... Dans cet article, il était relaté que Simone de Beauvoir était tombée amoureuse de JPS et lui avait dit. Il a répondu qu'elle pouvait rester à ses côtés si elle acceptait qu'il ait d'autres femmes dans sa vie. Elle accepta. Je ne ferai pas de commentaire sur cette proposition immorale et cette acceptation, tout aussi scandaleuse qu'indécente, inutile de vous cacher mon désarroi, cher lecteur, vous me connaissez suffisamment bien ;-)

Je tends l'article à Yukari et lui demande ce qu'elle pense de cette situation. Réponse tout aussi choquante : "je ne vois pas où est le problème. - Tu seras d'accord si ton boyfriend te proposait ça ? - Oui. Mais je suis particulière. - En effet, je n'imaginais pas qu'une japonaise puisse penser ça. - Je suis une japonaise particulière (rires)"

Suite à cet échange de propos, échange de téléphone, etc... Rien de grivois rassurez vous. Bref, c'était il y a 15 jours et ce soir, je dois appronfondir tout ça dans un pub avec des amis à elle, peut-être y aura-t-il son petit ami si elle en a un.

Reprise du cours : on doit rédiger une lettre de candidature pour une bourse étudiante en 250 mots. C'est intéressant d'être dans une école de langue pour faire des travaux écrits sur table pendant les cours.

Le midi, j'ai mangé seul comme un grand en révisant ma présentation des moyens publicitaires existants our créer du trafic sur un site web. Présentation que je devais faire en Anglais, of course. Le cours démarre, puis présentation (50 minutes à l'oral, seul, avec plein de faute de temps et des explications un peu confuses parfois). Pas facile une présentation en Anglais.

Ensuite direction Greenwich, un pub près du Cutty Sark. Le plus bel endroit de Londres que je connaisse avec le meilleur pub que je connaisse. Vu sur la Thames (je sais plus comment on le dit en français), petit endroit avec des vieille table marine... Hmmmmmm

16h00, Jamie arrive avec Dae Chun (1er dan coréen de Go). Après midi partie de Go. 19h30 et 3 pintes plus tard, direction South Kensington pour manger avec Vincent, un français du club de Go. Soirée très sympa et je doisle quitter malheureusement à 23h15 pour rentrer à ma maison. Je suis rentré à 0h30 (et oui, j'habite loin et les trains ne sont pas là très souvent, plus le temps de se rendre à la gare via le metro). Dodo : 1h30.

Voilà une journée de Romook.

Elles se suivent mais ne se ressemblent pas. Encore rien de prévu pour vendredi, mais je ne m'inquiète pas, il y aura forcément quelques pintes de bières au rendez vous

Romook, dure, dure la vie à Londres.

PS : je vous laisse apprécier la vue du pub et le pub lui même