Il n'y a pas un moment où l'on peut se sentir plus seul que lorsque toute l'humanité qui vous entoure se rapproche, s'embrasse, s'enflamme et "fais la fête" alors que vous ne pouvez pas participer... Pourquoi ne pas participer ? Incapacité sociale : ce doit être la seule réponse acceptable.

La seule réponse véritablement sincère. Ce genre d'évènement n'est pas pour moi : je ne suis pas assez léger. J'ai trop besoin de comprendre les choses, d'aller en profondeur, d'aimer les gens pour des bonnes raisons, et voilà... De ce fait, dans ces moments fugitifs de la fête du vendredi soir, et bien, je ne suis nulle part à ma place. La première approche sera généralement sympa et socialement vivante. Mais mon interlocuteur doit se lasser je pense rapidement et me prendre pour un individu "bizarre". Dans ces moments, où il faut séduire vite, mon temps est rapidement écoulé. Pourtant, le concept de vitesse, c'est moi qui l'ai invité (presque).

Je ne parle pas seulement de la relation homme - femme, dans laquelle je me sens de plus en plus étranger, mais de tous types de relations. On ne pardonne pas aux gens de ne pas être comme tout le monde. C'est ma faiblesse et j'en fais une fierté. Je suis différent. Il y a aussi une forme d'intolérance à l'égard des gens comme moi, une sorte de racisme.

Dans la durée, je ne m'inquiète pas, les relations humaines se contruisent bien avec les individus. En revanche, c'est dans l'instantané que tout a disparu. Tout s'est envolé. J'ai passé trop d'années seul, à travailler, à m'exclure chaque jour un peu plus de l'autre en cherchant à mieux le connaître, lui que je ne sais pas (ou plus) apprivoiser.

La vie m'a trop donné. Sûrement que je dois faire une overdose...

Romook