La discrimination fondée sur les sexes n'a pas de limite. L'actualité nous en donne encore un exemple frappant. En matière commerciale, il est important de signaler que les prix doivent être les mêmes pour tous (ce qui sous-entend "toutes"). Pourtant la même prestation peut avoir des prix très différent selon que c'est l'homme attend un "service" ou si c'est la femme qui reçoit une prestation.

Dans le domaine des relations commerciales de charme, une fellation vaut entre 20 et 30 euros. Mais attention, cela signifie qu'un homme vient voir une prestataire de service et négocie - tant qu'il peut - la prestation. A fortiori, une femme qui voudrait faire une fellation devrait payer un prix équivalent. Cela ne semble que justice. Un tribunal de Norvège a considéré qu'une femme qui faisait une gâterie à un homme endormi au cours d'une petite fête devait être considéré comme équivalant à 9 mois de prison et 6 355$ d'amende. Bon. Si ça c'est pas un exemple de discrimination fondé sur le sexe, je ne m'y connais pas.

On peut imaginer, qu'après la fellation, l'homme ait réclamé 30 euros pour le paiement de sa prestation. La femme a refusé de payer. Il est donc allé au tribunal pour le litige commercial (inexécution du contrat). Toutefois, même dans ce cas, on a du mal à comprendre la disproportion entre le prix payé par la femme (9 mois de prison et 6 355$) et la valeur de la prestation. De plus, le fait notoire est que cette décision intervient dans un pays réputé en avance sur les droits "féminins". Bel exemple!

Pour ma part, à la prochaine soirée, il faudra que je pense, avant de m'endormir, à m'accrocher un panneau autour du cou où il sera inscrit : "Fellation : 30 euros". Il ne faudrait pas que cette décision casse le commerce et décourage les heureuses initiatives.

Romook, défenseur des droits de la femme