Romook Ier, Empereur de Mo Am'Gambie

samedi 28 janvier 2012

L'italien de Hong Kong

Dans toute ville, il y a ces petites places, endroits rares et uniques, où l'on découvre des merveilles. A Hong-Kong, dans le quartier Soho, à Elgin Street, il y a un restaurant italien : "Sole Mio". Cet endroit est intimiste, ressemblant vraiment à ces petits restaurants de quartier de l'Italie.

L'endroit est tenu par Alfredo. Ne vous méprenez pas sur son nom, il ne s'agit pas d'un italien. Visuellement, il pourrait être considéré comme bénéficiant d'une "a-nationalité". Il ne ressemble ni à un chinois, ni à un asiatique en général, encore moins à un italien ou à un américain. C'est très troublant. Il parle un anglais avec un accent à couper au couteau. L'origie de cet accent : indéterminée. Il semble parler le cantonais. Ma méconnaissance de cette langue ne me permet pas de l'assurer avec conviction. En tout cas, s'il parle cantonais, il semble que ce soit également avec un accent.

Une chose est certaine, lorsque vous pénétrez ce lieu, il y règne une ambiance sympathique. Les plats sont extrêmement bien préparés et sont les meilleurs plats italiens que j'ai mangé de par le monde, même en Italie. C'est donc avec une sorte de respect religieux que je me rends systématiquement, lors de mes passages à Hong Kong, dans ce lieu différent et hors de la vie trépidante que l'on rencontre dans la rue.

Comme tout bon commerçant hongkongais, Alfredo vous dit "bonjour" comme si vous veniez tous les jours, s'enquérant parfois des dernières news, alors qu'il ne sait même pas si vous êtes déjà venu ou non. Pour être honnête, c'était la 5ème fois en trois ans que je venais et il m'a accueilli comme si je venais chaque jour. Vu le nombre de clients qu'il doit avoir par an, il est peu probable qu'il se souvienne de moi, même si je dois être un des clients l'un des plus sympathique qu'il put rencontrer.

Enfin, le repas se termine toujours avec un lemoncello de l'amitié. Rien à dire, ce restaurant est vraiment super. Alors si vous passez par Hong Kong, n'hésitez pas à vous rendre dans ce charmant petit restaurant, que ce soit seul pour le plaisir gustatif, ou accompagné pour offrir à l'élu de votre coeur un repas intimiste avec de bons produits.

Romook, on the road again

mercredi 18 janvier 2012

la passagère de l'AF 183

Lors de mon vol de retour de Hong Kong, je me suis retrouvé surclassé en premium. Bonheur. Dans cette configuration, inuile de vous préciser que je ne fais pas le difficile entre l'allée et la fenêtre ou encore le centre... Saviez-vous que Romook était l'homme le plus chanceux de la terre? Peut-être pas. Si vous êtes un lecteur assidu (ou lectrice assidue, ce qui semble être plus couramment le cas) de ce blog, pour vous, c'est une évidence.

Bref, j'étais donc assis à mon siège lorsque je me suis aperçu que je n'étais pas à la bonne place. Nécessité de changer de place faisant loi, me voici un siège devant. Toujours heureux. Trois sièges derrière moi est située une femme très belle, tout au moins de visage. Elle était ce genre de beauté froide, que vous souhaitez contempler comme une statue, qui ne sourit pas, mais qui dégage un magnétisme très fort : vous comprendrez 'une putain d'envie de la baiser'. Vous me connaissez, je suis assez animal dans mon genre, et bien que mon éducation m'interdise de faire quoique ce soit, j'y pense (et c'est bien humain, me direz-vous).

Un voisin arrive dans l'avion et je m'aperçois que je dois hériter de son siège.Ce dernier est étranger, ne comprend pas bien la numérotation des sièges (ou ne souhaite pas polémiquer pour savoir qui est où) et me laisse dans l'allée. Re bonheur. 'Romook le chanceux', c'est comme ça que les indiens m'aurait appelé.

Cette passagère, située loin derrière moi, m'interpelle et je ne manque aucun prétexte pour me tourner vers elle et rassasier ainsi mon désir d'être au plus proche d'elle. Rien n'y fait : elle a bien remarqué ma présence et mon manège, mais aucun signe d'encouragement de sa part : ni sourire, ni egard affectueux (ou même sympathique). Non. Rien de rien. Nada.

Je prends donc mon mal en patience et décide d'oublier cette idiote (forcément) complètement désinteressée par ma personne. Elle ne sait probablement que je suis Romook le Grand, Romook le Chanceux et qu'elle aurait tout intérêt à me rencontrer. Enfin bref, une femme comme une autre.

J'essaie les gadgets offerts dans le cadre de la classe "premium", à savoir la tablette pour poser l'ordinateur sur lequel je vous écris en ce moment, mon écran vidéo plein de films, de musique et de jeux, mon siège qui se déplie dans tous les sens et enfin mon appuie mollet (si!si!) ... qui ne fonctionne pas! What?!

Comment?! J'aurais de la malchance. Profitant de ma bonne renommée auprès de l'équipage, je me permets d'interpeller l’hôtesse proche de moi sur cette question.

- Oui, monsieur, que puis-je pour vous aider ?
- Je crains fort que mon appuie jambe soit cassé.
- Comment? Cela serait-il possible qu'un objet défectueux soit à notre bord ?
- Puisque je vous le dis.
- Si vous permettez, je vais étudier votre situation de plus près.

Elle se met donc à genoux, devant moi. La position me convient bien. Elle glisse ses mains sous mes jambes.

- Excusez mon intrusion, je me dois d'aller au plus profond pour vérifier que l'on ne peut pas passer en manuel.
- Faîtes donc, faîtes donc.
- Je vous préviens, nous n'allons pas jusqu'au massage sur cette compagnie.
- Comment ? N'est-ce pas vous qui souhaitez faire du ciel le plus bel endroit du monde ?
- Si, bien sûr, mais pas de cette manière-là.

Soupir. Dommage. Elle n'était pas mal non plus.

- Je crains fort que votre repose jambe ne soit défectueux. Si vous souhaitez changer de place, vous pouvez vous rendre trois sièges derrière vous.
- Vous voulez dire près de cette jolie femme?
- Oui, le siège à côté est disponible. Vu que l'avion est plein, je crains fort que vous ne deviez vous résigner à aller près de cette personne.
- Si on prend en compte que mon voisin est étranger et ne parle pas français, puis-je me permettre une remarque gauloise ?
- Allez-y, je vous dirais ensuite si vous pouvez vous permettre.
- Est-ce que vous pensez que, présenter dans les formes adéquates, le fait de suggérer à ma voisine que je la caresse pendant le vol, de manière discrète, sans indisposer l'équipage, on s'entend, puisse être une option envisageable?
- Sans indisposer l'équipage... Vous pouvez toujours essayer. Mais je ne suis pas sûr que vous obteniez gain de cause.
- Et si ensuite je lui suggère de me faire une fellation dans les toilettes, toujours présenter dans les formes adéquates bien sûr. Qu'en pensez-vous?
- Malheureusement, le réglement interdit que deux passagers soient présents dans les toilettes au même moment, pour des raisons de sécurité bien sûr. Mais je dois vous avertir que nous ne sommes pas là pour garder l'entrée des toilettes... Alors si vous ne bloquez pas trop longtemps l'accès, personne ne viendra vous demander des comptes. Bon vol.
- Merci. A vous aussi.

Je me lève et me rends auprès de ladite passagère, sous l’œil amusé de l’hôtesse. Je fais une intrusion pour aller à ma place. Elle me regarde sans comprendre. Elle est côté allée et je serai au centre des sièges, à ses côtés. L'avion étant bondé, il n'y a pas d'autres places disponibles.

- Veuillez m'excuser, mais mon siège est défectueux. Je dois changer de place pour des raisons de sécurité. M'acceptez-vous?

Pas de réponse. Elle se déplace un peu, tordant ses jambes, pour me laisser passer. J'en déduis qu'elle est résignée à cette situation. Pas facile d'embrancher sur la masturbation et la fellation dans ces conditions. C'est pas grave: la proximité est le meilleur ami du sexe. Si j'avais un seul conseil à donner, toucher l'autre de temps à autre pour qu'il s'habitue à vous est la meilleure façon d'obtenir de sa part un consentement en vue d'une relation sexuelle.

Je m'installe donc. J'engage la conversation.

- Et vous venez souvent ici ?
- Pardon?! Je ne comprends pas le sens de votre question. Vous voulez dire à Hong Kong?
- Non, je veux dire à cette place: 12H. Moi, c'est la première et dernière fois que je vais à la place 10L: le siège est défectueux.
- A chaque vol, on change d'avion, vous le savez?
- Ah bon. Donc, vous avez l'habitude de prendre le siège 12H sur les autres vols aussi.
- Non, pas du tout.
- Je me disais aussi... C'était la première fois que je vous voyais. Vu votre beauté, ça m'étonnait que je ne vous ai jamais remarqué avant.
- Merci...
- Vous avez déjà fait des trucs dans un avion?
- Pardon?
- Ne soyez pas surprise. Personne ne nous entend. Nous sommes seulement vous et moi. Je vous parle de quelque chose qui peut être éventuellement choquant moralement, mais comme nous ne sommes que deux, ça n'a pas d'importance. Alors?
- Alors quoi?
- Vous avez déjà fait des trucs dans un avion, comme dans le film "Emmanuelle"?
- D'abord, ça ne vous regarde pas. Et ensuite, je n'ai pas envie de répondre à une telle question. Pour qui me prenez-vous? Qu'est-ce qui vous prend?
- Si je vous demande ça, c'est que vous me plaisez. Je vous propose un deal. Je vous caresse discrètement la chatte pendant le vol. Vous mettez vos couvertures au dessus de vous, personne ne voit rien. Si ça vous a plu, vous me ferez une petite gâterie dans les toilettes du fond. - Vous êtes complètement malade. Retournez à votre place ou j'appelle l’hôtesse.
- Ne vous offusquez pas et réfléchissez avant de dire non sans réfléchir. Qu'est-ce que vous risquez? Je ne vais pas vous juger puisque c'est moi qui vous propose cette situation. Et puis, combien il existe de chance qu'un homme, inconnu, vous propose ça dans un avion? Vivez ça plutôt comme une expérience exceptionnelle que vous ne vivrez qu'une seule fois dans votre existence.
- ...
- Allez... Laissez vous tenter... Si ça ne vous plaît pas,j'arrête tout de suite.
- Oui mais ne le répétez à personne.
- Comment pourrais-je le faire? Je ne connais même pas votre nom. D'ailleurs, je m'appelle "Romook" Enchanté de faire votre connaissance. Et puis, franchement, vous me voyez en train de raconter ça à qui? Sur un blog peut-être?
- Enchanté Romook.
- Je vous appellerai "Stéphanie" puisque vous n'avez pas de nom.
- Va pour "Stéphanie".

Et c'est ainsi que Stéphanie a accepté que j'aille glisser ma main sur sa légère toison pubienne. Une peau très douce. Et mes doigts se sont frayés un chemin progressivement vers son sillon. Humecté d'un peu de salive, ils ont glissé sur le haut de son clitoris, dans un léger va-et-vient tout en douceur. Une vraie caresse du bout du doigt.

Stéphanie a d'abord fermé les yeux, pour faire semblant de dormir, pour se donner bonne conscience. Puis, son visage a pris une teinte un plus vive, un peu plus rosé. De l'extérieur elle semblait en plein sommeil. Sous la couverture, ma main gauche s'affairait à glisser le long de ses lèvres et de son clitoris. Titillant l'entrée de son chatte par moment, juste histoire de l'exciter à avoir un peu plus. On ne sait jamais, dans certaines situations, certaines femmes trouvent le deal injuste : une caresse contre une pipe. Alors, des fois, ça se rebelle et ça réclame la pénétration. Rien que ça...

Stéphanie continuait à rester de marbre. J'étais le seul dans cette partie de l'avion à savoir et à pouvoir deviner le plaisir qui montait chez cette inconnue à la peau de pêche. J'accélérais doucement le va et vient lorsqu'une main vint prendre la mienne et pris mon doigt pour lui imprimer une légère pression sur une partie précise.

Enfin un signe d'encouragement! Je m'appliquais donc à faire ce que ma maîtresse m'indiquait. Progressivement, elle commença à bouger légèrement ses jambes, à se tordre un peu, faisant aller sa tête d'un côté, puis de l'autre. A un moment, elle bloqua sa respiration. Elle se cambra et vint tenir ma main immobile. C'était terminé.


- Merci, me dit-elle souriante.
- Content de voir que ça vous a plu.

Évidemment, la situation, son souffle, sa beauté... J'étais dans un état pas possible. Mon pantalon et mon slip avait perdu trois tailles en moins de dix minutes. Il fallait éteindre l'incendie.

- C'était pas mal. Mais ça ne vaut pas une fellation.
- Quoi? Quand même, la situation exceptionnelle, je vous ai laissé me guider, vous avez joui.
- Oui, c'est vrai. Mais une fellation, c'est quand même autre chose, non? Je vous propose de vous faire la même chose.
- C'est à dire?
- Une petite branlette, ici, sous la couverture.
- C'est gentil, mais c'est pas pareil.
- Comment ça ce n'est pas pareil... Alors nous, les femmes, on a droit à un doigt et il faut que l'on satisfasse de ça, et vous il vous faut le grand jeu...
- C'est-à-dire que l'éjaculation, c'est une considération pratique qui change la donne.
- Il y a les kleenex.
- Oui, mais... Enfin bon, va pour la branlette dans les toilettes.
- Ok. Je vous laisse passer.
- Ben... Vous ne m'accompagnez pas?
- Ah non. Ce que je vous propose: c'est la même chose que pour moi. Ici, sous la couverture.
- Mais je crois que je ne vais pas y arriver. Enfin, je ne sais pas.

Elle avait commencé à caresser mon sexe à travers mon jean. Il devenait urgent de faire quelque chose. Mais dans ces situations d'extrême urgence, le cerveau masculin le plus armé du monde devient complètement con en matière d'argumentation.

- Alors, je vous branle, oui ou non?
- Ok.

Et voici qu'elle commence à me sortir le sexe de mon slip, après déboutonné ma braguette. Tout de suite on respire mieux. Et la voilà qui active mon membre de manière ni trop rapide, ni trop lente. Bref, un rythme soutenu destiné à arriver efficacement au but.

- Où sont les kleenex?
- Euh... A ma place...
- Comment on fait alors?

Putain de bordel à cul de merde. Romook le trouduc, c'est comme ça que les indiens aurait pu m'appeler.

- Inutile de compter sur moi pour aller les chercher. C'est vous qui proposez des situations exceptionnelles, à vous d'assumer vos responsabilités.

Alors là, quelle salope! Pendant qu'elle me fixe à mon siège en me bricolant mon engin, elle se permet de me faire la leçon. Et je fais quoi, moi maintenant. Je ne peux pas aller jusqu'à mon siège car je suis dans l'incapacité de me rhabiller. Par ailleurs, je n'ai pas envie qu'elle arrête. Enfin, plus le temps passe, plus je vais avoir envie de jouir et plus dure sera la chute. Quelle situation merdique dans laquelle je me suis mis. Le pire, c'est que je ne vois aucune issue!

L'hotesse arrive alors avec son chariot. Ma voisine se retourne vers moi. Souriante, elle m'annonce qu'elle va se laver les mains. Je me retrouve en plan, le sexe sorti de mon pantalon. Incapable de me rhabiller dans un premier temps, avec l'hotesse qui me regarde avec un oeil complice, je me sens vraiment minable.

Alors quand l'hotesse m'a demandé si je préférais le menu français ou chinois, j'ai choisi le menu chinois. Y en a marre de l'esprit de contradiction et de liberté des français... et surtout des françaises.

Romook, la queue entre les jambes

dimanche 15 janvier 2012

Hong Kong: arrêt sur image

Hong Kong est vraiment en endroit surprenant. A la rencontre de l'Asie et de l'Europe, on trouve cette île. De toutes les villes de Chine que je connaisse, c'est la seule où j'aurais vraiment envie de vivre. D'abord, ça bouge. On n'a pas cette sensation de temps qui se suspend comme en Chine où les voitures sont toujours bloqué dans des embouteillages ou rouent à 20 km/h en produisant du dioxyde de carbone en quantité telle qu'à chaque seconde, le trou de la couche d'ozone s'élargit. D'un point de vue écologique donc, Hong Kong est moins dangereux pour l'humanité, ce qui n'est pas le cas pour le piéton irrespectueux de la signalisation routière. D'un point de vue occidental, un environnement plus conforme à nos modes de vies sur l'environnement immédiat

Par ailleurs, les habitants de Hong Kong ont l'air moins "niais" que les chinois continentaux. Ce sont certes des roublards, prenant votre argent sans vergogne, en se trompant en rendant la monnaie, 1 $ par ci, 2 $ par là... Néanmoins, connaissant notre culture occidentale et notre éducation, on ne risque pas de tomber par terre de surprise avec des phrases du style : "L'euro est plus faible que la monnaie chinoise maintenant, c'est parce que Nicolas Sarkozy n'est vraiment pas un bon président." Le chinois continental, très nationaliste par nature, a toujours une explication sur tout, n'ayant aucune éducation ( presque) sur rien. Ce qui fait que discuter avec un chinois continental revient à peu près à discuter avec un enfant de 12 ans en Europe dans la majorité des cas, qu'il ait été ou non à l'université. Avec, en prime, une condescendance sur son interlocuteur européen, qu'il considère comme moins intelligent puisque la Chine progresse plus vite que l'Europe. Jamais il ne prend conscience que si c'est le cas, cela ne tient pas à sa personne.

Cela dit, si j'ai l'air acerbe dans mon analyse, il ne faut pas oublier qu'après plus de deux ans de séjour mis bout à bout en Chine, le fait que je parle couramment le mandarin, je continue à y aller. C'est justement parce que j'apprécie ces personnes qui sont d'une extrême gentillesse avec les étrangers. Justement, ce n'est pas le cas à Hong Kong. A Hong Kong, vous êtes une personne comme une autre, pas une curiosité, pas un pigeon, juste un autre.

J'aime bien me sentir l'égal de l'autre, tout simplement. C'est plus agréable pour tout le monde. Moi, qui suis un amoureux de la campagne, j'apprécie Hong Kong pour la tranquillité d'esprit qu'elle me procure, contrairement à une ville comme Wuhan, qui pourtant est plus aérée, avec des arbres, son grand lac... Pourquoi? Peut-être parce que l'on ne se fait pas bousculer dans les rues par les gens, alors qu'ils sont trois fois plus petits qu'en Chine, parce que l'on a des points de repères occidentaux : des feux rouges qui servent à quelque chose, tout type de restaurant, un internet non bridé...

Hong Kong, à première vue, c'est un croisement entre Monaco, Londres et Shanghai. Le cadre est agréable. La mer est proche, on peut mettre prendre une bière en terrasse, ce qui n'est pas possible (ni souhaitable compte tenu de la pollution) en Chine continentale. Alors, oui, à chaque venue ici, je me dis, et pourquoi pas ne pas aller vivre à Hong Kong ? Avec mon métier d'enseignant, je pense que je pourrais trouver une place dans une université. Je pourrais également créer une entreprise de prestations de services informatiques. Dernière idée: je fais l'école de médecine traditionnelle de Beijing et je viens m'installer ici dans une dizaine d'année. En même temps, je suis bien en France. Les allers-retours entre les deux me fatiguent mais correspondent plus sûrement à mon désir de vie.

En tout cas, j'ai décidé d'apprendre le cantonais. Apprendre une cinquième langue n'a pas vraiment de sens en soi, mais j'aimerais mieux connaître la vie hong kongaise en profondeur. Je vais donc apprendre une langue régionale (que 300 millions de locuteurs dans le monde!), mais quand on aime, on ne compte pas.

Romook, hong kong mon amour

dimanche 1 janvier 2012

Nouvelle année, nouvelle résolution ?

Bonne année chers lecteurs et chères lectrices fantômes! Après avoir travaillé pendant des années à constituer un blog sympa, original et rigolo, j'ai réussi à détruire son audience mieux que quiconque. En le laissant à l'abandon. Tous les ans depuis deux ans, je promets de revenir sur la scène, d'écrire à nouveau, d'être présent. Comme beaucoup d'homme politique, c'était de fausses promesses faites avec conviction (enfin dans mon cas c'était le cas).

Comme cette année, c'est la fin du monde: je ne vois pas l'intérêt de me casser le cul à pondre des billets, sans intérêt pour l'histoire de l'humanité, et qui disparaîtront une fois les ordinateurs détruits ou cet hébergement impayé. Alors non, je n'écrirai que je reviendrai pour écrire. L'envie ne me manque pas mais je sais que mon emploi du temps est très très chargé. De nouveaux projets vont absorbés le peu de temps libre que j'ai. A moins de trouver un moyen d'écrire 30 minutes quotidiennes, ce blog risque fort de continuer à être présent sur la toile sans l'être.

Ne pleurez pas. J'ai un second blog dont la ligne éditoriale correspond mieux à ce que je fais actuellement: de l'informatique sous linux. En tout cas, ce que je suivais, je continuera à les suivre de loin, lorsque le temps me le permettra. Je laisse la maison ouverte et je garde les clés car je compte bien m'en resservir plus tard.

Romook, sage car conscient de ses limites

jeudi 23 juin 2011

Gravir l'Everest... ou le grand plongeon dans les mathématiques

Depuis quelques temps, j'ai ouvert un nouveau blog (pas drôle, pas amusant, sur l'informatique, bref, juste geek). J'y écris de temps en temps, avec toutefois une régularité qui dépasse largement celle de ce blog-ci.

Toutefois, cher lecteur inconnu, je me dois de t'indiquer que j'ai commencé à gravir un Everest intellectuel et que j'y prends un véritable plaisir. Je fais une thèse dans un domaine éloigné des mathématiques et de l'informatique. Me connaissant, le meilleur moyen de me donner le goût de terminer cette thèse, était de prendre les chemins de traverse que représentent ces deux dernières matières. Mon stratagème a réussi puisque je me suis retrouvé face à ma thèse, sans même m'en rendre compte, avec des problèmes de logique fondamentale à résoudre qui dépasse mes espérances en terme mathématique. Pourtant, je le répète, ma thèse étant en droit, il semble que rien ne la relie à cet exercice de logique fondamentale auquel je vais devoir m'atteler.

Ce qui me paraît d'autant plus extraordinaire, c'est que j'ai retrouvé le goût pour les problèmes complexes (que dis-je, surhumain) et que je vais y confronter mon esprit et essayer de confondre mon intelligence dedans. Ce qu'il y a d'extraordinaire, c'est qu'avec ma faculté de concentration, ce problème qui a priori est irrésolu depuis toujours, dont l'existence de la solution est même niée, me semble être l'affaire de deux ou trois semaines de travail et de réflexion maximum. C'est pourquoi devant mon ambition démesurée - et corrélativement de l'orgueil encore plus démesuré qui l'accompagne - j'ai décidé de prendre à témoin l'ensemble de l'humanité (potentiellement bien sûr) de mon engagement à trouver une solution à ce problème. Le seul regret que j'ai, c'est de ne pas pouvoir partager autrement qu'au travers d'une simple phrase la problématique qui m'anime : le droit est-il un ensemble axiomatique ?

Si j'arrive à axiomatiser le droit et à y appliquer l'ensemble des règles auquel je pense, j'aurais réussi à éluder de ma thèse une grande partie de mon travail de recherche en déduisant des résultats de cette première conclusion. Comme ma thèse doit être terminée à la fin de l'été, soit j'arrive à démontrer ce que j'ai énoncé, soit je vais être contraint de travailler jour et nuit dans un travail de fourmi sans fin pour terminer ma thèse.

"Les mathématiques, c'est remplacer du compliqué par du simple" disait mon professeur de mathématiques, Jean Bertheloodt. Et il nous disait également qu'en mathématiques, il fallait être fainéant pour être efficace. Et bien j'ai toujours crû en ce qu'il disait. C'est aujourd'hui le temps de la mise en application par l'exemple.

Bons baisers de l'altitude :-)

Romook

samedi 21 mai 2011

Strauss-Khan perçu par les chinois de la rue

Les français bénéficient d'une popularité en Chine qui reste forte, malgré notre Président qui a réussi le pari presqu'impossible de rendre les chinois méfiants à son égard... J'ai même rencontré un chauffeur de taxi qui, dans ses propos habituels sur la France (énumération des sites touristiques français : la tour Eiffel, Versailles et des grandes personnalités françaises : Chirac et Zidane) a ajouté :"Le président Sarkozy, c'est un fou, non?". J'ai été atterré par cette phrase.

D'une part, parce que l'on ne critique pas un pays - ou ses institutions -, lorsqu'on est chinois, en compagnie d'un ressortissant de ce pays. C'est impoli. C'est une marque d'irrespect. Bref, ça ne se fait absolument pas.

D'autre part, parce qu'il s'agissait d'un jugement de valeur sur un individu, ce qui ne se fait pas non plus en Chine, sauf entre très bons amis - et du bout des lèvres. Vous imaginez ma stupeur. Vous imaginez également ce que cela peut représenter de la part d'une personne qui trouve que les français sont les "meilleurs amis" des chinois (merci Jacques Chirac). Cette faculté de distinguer le Président du peuple m'a vraiment surpris. Comme quoi, ce pays ne finira jamais de m'étonner.

Depuis deux jours environ, les télévisions chinoises parlent de l'affaire DSK. Avec reconstitution en image de synthèse, de ce qui a pu se produire dans la chambre, le peuple chinois est donc informé. Hier, deux chinois m'ont parlé de "Kan" (puisque c'est son nom chinois), en souriant. Les rapports que j'ai eu avec les chinois étaient toujours aussi sympathiques: ils avaient l'air d'être plutôt amusés par la situation que choqués. Ma stupeur est d'autant plus grande que "Kan", au milieu de la tourmente (en même temps, je pense qu'il n'était pas connu en Chine par le peuple avant cette affaire), semble être plus apprécié que "SaRKoQi".

Bien sûr, il est difficile de faire des généralités sur deux personnes avec lesquelles le sujet "Kan" a été abordé. D'autant plus que toute la journée d'hier a été ponctué d'autres rencontres où ce sujet n'a pas été abordé bien que l'on sache que je sois français... Soit les personnes n'étaient pas au courant, soit elles préféraient taire un sujet "polémique" avec un ressortissant du pays, soit elles ne souhaitaient pas s'exprimer sur un sujet qui les choquait. Bref, une seule chose est sûre parce que c'est une constante quotidienne: le capital "sympathie" pour les français n'est pas tari par l'affaire "Kan".

Romook, en direct de la ligne du front

mercredi 27 avril 2011

Désespoir du coureur de fond

L'année 2010 a été l'année noire de mon sport favori : l'ultrafond. Depuis que j'ai commencé à courir, jamais je n'ai subi de tel revers. Aucune course (véritablement) terminée sur l'année. Je dois préciser le "véritablement" car j'y inclus des courses terminées au sens propre du terme, mais dont mes objectifs étaient largement atteignables et n'ont pas été atteint.

Faisons un rapide bilan :

- Les 6 heures de Loos (avril) : 49 km (au lieu des 66 km en objectif).
- Le 10 km couru début juillet : 46 minutes (au lieu de 44).
- L'ultra 6000D (juillet) : abandon au 30ème kilomètres et 6 heures de course (trop froid, trop fatigué).
- Sur la Trace des Ducs de Savoie (aout) : annulation de la course en meme temps que l'UTMB.
- Le semi marathon et le 10 km de Lille (septembre) : je termine le semi en 1h50': je ne peux pas prendre le départ du 10km. De toute façon, enrhumé, je n'étais pas capable de courir le 10 km derrière.
- Trail National de la Cote d'Opale (septembre) : Abandon au 40ème km. Il ne restait que 15 km à faire.
- Grand Trail du Nord (octobre) : Abandon au 66ème km. Epuisé et problème de cheville. Trop de boue et d'eau.

Fort de ces mauvaises expériences, pour la première fois depuis des années, j'ai choisi de faire un vrai break. J'ai complètement arreté de courir de octobre à mars. Depuis, j'ai recommencé à courir. Mais le gout n'y est pas. Je m'ennuie rapidement et je n'ai absolument plus le courage de mettre un pied devant l'autre passé une demi heure de course à pieds. Cela correspond à peu près à 7km...

Du coup, mon moral s'effondre un peu plus à chaque fois. Je peux invoquer une activité professionnelle stressante. Je peux également rappeler que je suis en période de création intense au niveau informatique (qui est (re)devenue l'une de mes préoccupations majeures ces derniers temps). Mais, en fait, je sens bien qu'il y a quelque chose de briser dans mon élan de coureur. Il faut que je trouve le moyen de rebondir. Allez Romoook, secoue toi!

Romook, à moitié lui-meme

mercredi 30 mars 2011

Insoluble contradiction

Il est des moments où l'on revient sur soi, sur sa vie, sur son nombril. On compte le nombre de personnes qui ont traversé, avec plus ou moins de bonheur, notre existence. On se rappelle ses moments de vie passionnés où l'on aurait pu mourir pour un autre, une idée ou un plaisir. On se rappelle l'odeur de ses temps de jeunesse où le temps s'écoulait sans que l'on s'en aperçoive. Les après-midi où l'on séchait les cours, avec la sensation d'exister plus, mieux, de braver un pseudo "interdit" où personne pourtant n'était dupe... Des après-midi, soirée et nuit, à jouer au tarot, à la recherche d'une consécration éphémère, être le roi ou la reine de la table, juste une fois. Des répétitions de théâtre, pour un spectacle, deux représentations au mieux, dont les gens parleront une journée, peut-être deux. Tous ces souvenirs qui remontent à la surface, alors qu'on les croyait enfouis dans les limbes de l'oubli, ravivent de leurs éclats un pâle quotidien.

Et puis, à travers tous ces moments de vie qui nous ont enrichi, fait grandir - parfois briser - il y a ce sentiment d'être seul avec son existence, qu'elle ait été merveilleuse ou non. Dans ces moments-là, j'ai envie d'être seul. Jouir de ce plaisir retrouvé des émotions que j'ai vécues, émotions incommunicables par essence. Et puis, il y a le reste du temps.

Je mène une vie très remplie, joyeuse, riche d'expérience, entouré de gens qui m'aiment et qui me veulent du bien. J'enchaîne des expériences de vie tout aussi intéressantes qu'originales constamment. Je suis contraint de faire confiance à ma bonne étoile pour me sortir de situation invraisemblable. Et ça a toujours marché. Tout va bien. J'ai beaucoup de chance. Je suis heureux.

Pourtant, les turbulences professionnelles qui m'entourent, les personnes qui me veulent du bien et qui sont toujours à l'affût d'un moment de ma liberté pour le partager avec moi, mes allers-retours entre la France et la Chine : tout ça finit par m'user. J'ai besoin d'être seul avec moi-même et de prendre des vacances. M'éloigner de cette vie infernale pour me retrouver au calme, dans mon être intérieur, pour me poser, me reposer.

En même temps, si je suis seul, j'ai très envie d'aller voir certaines personnes que je n'ai pas vu depuis longtemps, appeler des amis, bref avoir l'activité sociale qu'en même temps je cherche à fuir... Je ne cherche pas où est l'incohérence, je la connais. Il y a un paradoxe en moi qui veut que je sois un solitaire qui aime vivre en groupe. Je ne sais pas dire non, ou presque, aux services que l'on me demande lorsque j'ai la réelle possibilité de le faire. Résultat : je me prive seul, en toute bonne foi et en connaissance de cause, de mes derniers rares instants de liberté...

Alors des fois, j'ai envie de prendre un baluchon et de partir dans un pays où je ne parle pas la langue, pour tout recommencer à zéro. Goûter à cette liberté que je chéris tant pour en connaître le vrai goût, même amer, qu'elle peut avoir parfois. Je ne le fais jamais. Ca reste une envie qui traîne. Si je ne pars pas, ce n'est pas par lâcheté. C'est parce que je sais que j'emmènerai avec moi ce que je veux fuir. Je suis le seul responsable des chaînes qui m'emprisonnent. Je me les suis mises moi-même. Tout quitter sera un moyen temporaire de me libérer. Je me les remettrais dès que j'aurais appris la langue et recréer un réseau social autour de moi. En conclusion, je suis condamné. L'enfer ce n'est pas les autres, c'est moi.

Romook, pffffff...

lundi 14 mars 2011

Attracteur étrange

Je suis un incorrigible chanceux, quoi que je fasse, je finis toujours par me retrouver au centre d’une tourmente vertueuse qui n’en finit pas de me mener vers des rencontres extraordinaires ou des opportunités presque magiques.

Je viens à Seoul dans le cadre d’une mission universitaire. Cette occasion m’est offerte car – rien n’arrive par hasard presque – j’ai une amie sud coréenne, qui étudiait avec moi le chinois, qui fait partie du personnel d’une grande université coréenne avec laquelle la mienne souhaiterait établir des relations. L’occasion fait le larron : je profite de ses connaissances locales pour mettre en place une démarche stratégique de création de coopération universitaire.

De ce fait, l’université me missionne, ce qui me permet à la fois de découvrir Séoul, de revoir mon amie et, à titre professionnel, d’étendre mon champs de connaissance en matière géographico - économique. Premières crises d’angoisse : une incompréhension énorme s’installe entre mon amie et moi. Elle ne comprend pas quel type de contact je cherche à avoir. De ce fait, je pars en aveugle dans cette mission, sans que mon arrivée ne soit vraiment prévue, ni annoncée.

Je prévois que mon séjour en Chine de 10 jours me permettra de peaufiner cette recherche de contact. Or, j’avais oublié que Facebook n’était pas accessible en Chine, le seul canal de communication que j’avais avec mon amie… S’en est suivi une bataille farouche avec de multiples proxy pour ne pas réussir à rétablir un contact. Pourtant, la solution était presque dans ma main : mon iphone qui permet de se connecter à Facebook, même de Chine. Je récupère quelques infos (adresse email notamment) et je lui écris… Le temps passe, j’envoie un second email, puis un troisième : pas de réponse !

Je reste confiant dans ma bonne étoile. Elle ne m’a jamais abandonné. Ca va aller. Quatre jours avant mon départ en Corée je reçois des réponses de mon amie qui s’excuse, étant en voyage au Japon pendant ses vacances, elle n’avait pas lu ses emails. J’arrive en Corée, je la retrouve, tout va bien.

Ce matin, muni de quelques plaquettes de présentation de mon université, de mon beau costume et de mon sourire, me voici en train de partir en missionnaire. J’arrive d’abord à la Faculté de droit où le doyen est trop occupé ces deux jours. Je repars demain soir. Je me dis que vraiment ça commence mal. Direction la faculté d’économie où il y a des cours de négociation en français. La troisième faculté, potentiellement intéressée, sera le « college of liberal arts ». Mon amie, travaillant pourtant dans cette université, n’a aucune idée de ce que c’est. Je ne peux pas l’aider, je ne connais pas le nom coréen. Nous sommes dans une impasse linguistique.

En cherchant la faculté d’économie, je tombe par hasard sur le centre de langue française. Puisque je suis là, autant les rencontrer. Une étudiante m’aborde, visiblement pour aider l’étranger qui a vraiment l’air de se demander où aller… Elle n’a pas tort : je n’ai toujours pas compris comment fonctionne le classement des salles. Elle me conduit vers un homme qui me demande ce que je veux. Je lui explique que je viens de France et je viens rencontrer des personnes pour voir s’il est possible… Là, il s’adresse directement à l’étudiante en coréen. Je ne comprends rien, malgré mon début d’apprentissage de cette langue (difficile). Il m’indique qu’il sait pourquoi je suis là et on me conduit très rapidement dans un bureau.

Une fois à l’intérieur, une femme coréenne m’accueille, en français, dans un bureau avec deux européens et un coréen. Il y a visiblement une réunion. On me présente en précisant que je suis l’ambassadeur qui vient d’arriver… Sur le moment, je ne comprends pas trop de quoi il s’agit. Lorsque j’explique que je viens de France, l’un des européens rectifie donc en disant « pardon, voici donc l’ambassadeur de France. » De toute évidence, je ne suis pas la personne attendue. Je m’empresse de rectifier, ce qui a pour effet de me reléguer au rang d’observateur présent. Puis arrive enfin le « vrai » ambassadeur, de Belgique… qui a lui aussi du mal à comprendre ce que je fais là. La réunion se clôture là et on m’invite à venir écouter une conférence sur Georges Simenon.

De toute évidence, il m’est impossible de refuser et je me laisse donc porter par les évènements. Rien d’inhabituel, comme d’habitude, rien ne se déroule de manière prévisible... Me voici donc en face du fils de Georges Simenon qui présente l’œuvre de son père en français. C’était l’un des européens présents dans le bureau. C’était extrêmement intéressant. J’ai découvert un auteur que je ne connaissais pas et le goût de le lire m’est venu très rapidement.

Une fois la conférence terminée, une petite séance de photo. Je me sens complètement incongru dans cette situation. Evidemment, on m’invite pour le déjeuner en me précisant qu’une fois ce dernier terminé, on pourra m’aider à accomplir ma mission. Qu’à cela ne tienne, continuons. L’une des enseignantes de français du Centre s’installe à côté de moi. Nous bavardons quelques instants sur le projet de coopération. Le temps du repas s’écoule et un rendez-vous est déjà pris avec le service des relations internationales.

A peine arrivé, on m’accueille comme un prince en déplacement. Un quart d’heure plus tard, tout était terminé. Il ne reste plus qu’à signer l’accord-cadre par mon université. Que dire de plus ? Résumons la situation : je suis arrivé sans rendez-vous et je repars avec ma mission pleinement accomplie. Entre temps, j’ai eu l’occasion de rencontrer des personnalités incroyable, d’améliorer ma culture et quelques détails (esthétiques) qui dépassent le cadre de cet exposé, mais qui me laissent penser que les coréennes sont sûrement les plus belles femmes asiatiques que je n’ai jamais vues.

Alors, qui c’est qui est le plus chanceux de la terre ?

C’est Romooooooook !

Romook, Luckyman

samedi 12 mars 2011

Tremblements de terre au Japon, départ pour Seoul

Au moment où j'écris ces lignes, c'est avec une semi inquiétude que je m'apprête à me rendre à l'aéroport de Beijing (où je suis actuellement) pour prendre un avion qui me conduira en Corée du Sud. Cette nuit, vers deux heures du matin (heure chinoise), je pense qu'il y a eu une secousse quasi imperceptible. Néanmoins, les baromètres naturels que sont les animaux (notamment les oiseaux en l'occurence) se sont mis à crier au point de me réveiller. Sur le moment, je me suis dit : "on dirait des cadeaux qui se battent pour une charogne." Puis, toujours dans mon sommeil, je me suis dit que ce n'était pas possible car je n'avais jamais vu de corbeaux à Beijing. De toute évidence, le bruit venait de vautours...

Un peu plus réveillé, et toujours pas trop rassuré, je checke les news pour savoir si la situation est toujours "critique", non pas tant pour les conséquences qui le sont de manière évidente, mais sur la possibilité d'une nouvelle secousse. La Corée du Sud est juste en face du Japon. A l'échelle d'un tel tremblement de terre, 2000 kilomètres ne représentent pas grand chose. Paraît-il que des employés de bureau l'ont ressenti à Beijing. Tout comme un autre tremblement de terre qui avait eu lieu, je n'ai rien senti. Que voulez-vous, on ne peut pas être hypersensible à tout, mon corps a choisi d'être hypersensible aux charmes féminins, il ne reste plus rien pour les tremblements de terre.

En parlant de charmes féminins d'ailleurs, outre la mission diplomatique qui m'anime, je vais en profiter pour revoir une camarade de classe qui apprenait le chinois avec moi à Beijing. Notre langue de conversation sera le chinois. Visiblement, mon passage en classe l'a marqué étant donné tous les souvenirs qu'elle m'a relaté de notre expérience commune de l'apprentissage de la langue chinoise. Du coup, j'ai débuté l'apprentissage de la langue coréenne : cela ne fait que la sixième langue étrangère que je vais appprendre. C'est difficile, beaucoup plus à mon sens que le chinois, à cause d'une grammaire qui est extrêmement différente de nos langues occidentales. Je n'ai pas fini d'apprendre à lire le coréen, ce qui en soi n'est pas grave car cela ne sert à rien de savoir prononcer des mots dont on ne comprend pas le sens. Je suis à Seoul jusque mardi pour un séjour "retrouvaille - découverte - mission diplomatique". Si ça bouge là-bas, vous pourrez vous dire que je suis aux premières loges - en m'enviant j'espère bien.

Si Internet ne se coupe pas, je devrais avoir des choses à dire, pour une fois qu'il y a des évènements nouveaux à relater, je ne vais pas me gêner. Bien entendu, si je ne donne pas de nouvelles, en fonction des news internationales, vous serez en droit d'imaginer le pire. Dans ce cas, je lègue mon blog à JC, à charge pour lui d'en entretenir la ligne éditoriale.

Allez, je vous laisse, je dois aller finir ma valise.

Romook, au coeur de l'actualité