Pizza-coke.net : Blog Linux & OpenBsd, accompagné d'une pizza

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dimanche 17 avril 2011

Ecrire en chinois (et en coréen) sous linux

Parmi mes activités, il y en a qui sont un tantinet "originales". L'une d'entre elles est notamment l'étude - pas totalement désintéressée - des langues asiatiques. Parmi les choses que je trouve pratique sous Windws, il y a notamment l'utilisation d'un logiciel qui s'appelle NJStar. Il permet d'écrire le chinois facielement. Qu'en est-il sous Linux?

A priori, il existe un concurrent qui s'appelle "scim". Je ne l'ai encore jamais utilisé. Je me rends donc dans Synaptic - le gestionnaire graphique des packages sous Debian - et installe ledit logiciel avec les polices chinoises et coréennes (deux langues que j'apprends et utilise à titre professionnel pour l'une des deux).

je lance "scim" en ligne de commande... Des processus sont lancés, mais rien ne se passe. Je dois préciser que depuis quelques semaines, je travaille sur mon ordinateur portable, avec Debian en dual boot (avec Windows), sous l'environnement graphique Xfce. Je ne sais pas pourquoi, après l'une des mises à jour, j'ai perdu la barre des tâches que je n'ai pas cherché à remattre. En l'occurence, je me dis que s'il faut utiliser "scim", peut-être que cela sera chargé dans la barre des tâches (comme sous Windows, lorsque l'on veut changer la configuration du clavier). Je passe donc sous Lxde (que j'ai redécouvert il y a trois jours en utilisant la distribution Knoppix).

J'ai essayé d'utiliser uim /scim, ça ne semble pas vouloir fonctionner. Après avoir installé toutes les polices locales correspondantes et quelques compléments à scim : je le trouve dans le menu des "préférences" (sous Lxde). Je clique sur "Configuration de la méthode de saisie scim". Après avoir redémarré le serveur X, je constate que dans la barre des tâches, il y a une nouvelle icône...

Après un clic "droit" : le menu de configuration de SCIM apparaît.
Après un clic "gauche" : le menu des langues apparaît... avec la possibilié de choisir la configuration des polices :-)

我是法国人。我叫法龙。(donc en chinois, ça marche. Si rien ne s'affiche, c'est parce que vous n'avez pas installé de police chinoise). Remarque : on est obligé d'écrire dans un éditeur de texte car on ne peut pas écrire directement dans iceweasel (firefox). Un problème sur lequel je me pencherai plus tard.

Concernant le coréen, j'ai plus de difficulté. Le logiciel fonctionne, mais je ne trouve pas le moyen d'afficher les lettres du hangul...La seule chose qui fonctionne, c'est un affichage numérique étonnant dans l'éditeur de texte. Plus surprenant, le copier-coller donne le résultat suivant : 안녕하십니까. Bon, et bien, dans iceweasel, ça fonctionne. Au moins, ça marche mieux que dans Windows, car je n'ai jamais réussi à écrire en coréen dans Windows.

Bilan : avec les téléchargements des polices et des différents logiciels liés à SCIM, arriver à écrire en chinois et en coréen ne m'a pris qu'une heure. Efficace Linux!

Bon, là dessus, il est temps de faire réchauffer une pizza.

Pizza

samedi 16 avril 2011

Connecter le samsung galaxy S à ma debian (2)

Alors, voilà... Je suis parti chercher la pizza et le coke pour accomplir ma difficile mission et, entre temps, quelques impondérables se sont présentés à moi, ce qui m'a retardé dans mon entreprise...

Il faut que j'avoue que j'étais l'heureux possesseur d'un iphone... et j'ai changé de mobile, suite à une crise existentielle libertaire aigue, dans laquelle j'ai refusé tout bonnement de continuer à travailler avec itunes. Pour diverses raisons, chacune étant suffisante en soi :

  1. Je n'aime pas être obligé de m'enregistrer pour pouvoir utiliser mon téléphone portable;
  2. Je n'aime pas être obligé de passer par une "centrale" logicielle où je dois donner mon numéro de carte bancaire pour m'inscrire;
  3. Je n'aime pas qu'on m'oblige à télécharger des logiciels qui prennent toute la place dans mon ordinateur;
  4. Je n'aime pas qu'on me propose des logiciels par défaut, différents de ceux que j'ai l'habitude d'utiliser, pour effectuer toutes les tâches qui étaient déjà configurés;
  5. Je n'aime pas avoir la sensation d'être dans un univers du "tout payant";
  6. Je n'aime pas l'absence de portabilité (tiens, je suis chez ma mère : je dois télécharger itunes sur son ordi pour connecter mon iphone...);


Tout ça, mis bout à bout, ça a fini par me peser. Donc, suite aux harcèlements de mes amis sous android, non informaticiens je le précise, qui me disaient que je trouverais dans un téléphone sous android tout mon bonheur de linuxien, je saute le pas et change de mobile (en restant chez Orange, mon opérateur historique : là aussi, ça pourrait changer).

Me voici face à un beau Galaxy S, la presque super star de sa catégorie. Changement d'outil, je le trouve pas pratique (normal, ce ne sont pas les même repères). Toutefois, après 3 semaines d'utilisation, je dois constater que je ne suis pas arrivé à me faire une idée précise de ce qui est mieux entre l'iphone et le samsung Galaxy S. Je pense que ce doit être un excellent troll à lancer...

Les deux ont des avantages et des inconvénients. J'ai des cd pour installer les logiciels d'accompagnements du Galaxy S - étant précisé qu'ils sont destinés à aller sous windows. Je cherche rapidement un équivalent linux. Je ne trouve rien. Je me dis qu'il ne doit rien y avoir de plus bête à connecter qu'un périphérique sous un dérivé de linux avec Linux. Je branche le cable USB et... Rien.

Quelques recherches sur internet plus loin, je trouve qu'il faut mettre le mobile en mode "débogage USB". Manipulation faite : toujours rien. Je continue mes recherches (je rappelle qu'il est hors de question que je passe par un émulateur windows)... Je trouve des tutoriels incompréhensibles avec des fichiers à ajouter, sans autre forme d'explication. Non, je n'essaierai pas. Je poursuis mes recherches et là, je pense, qu'il faudrait aller voir sur le site de Samsung. En attendant que la page d'accueil s'affiche, je regarde mon téléphone et je m'aperçois que je peux connecter mon téléphone pour faire un pont entre le pc et lui. Juste un petit coup de doigt et zou! C'est parti. Aussitôt s'ouvre une fenêtre me montrant le répertoire "/media/disk/". Ca marche. Rien à faire. C'était plus bête que tout.

Résumons la manipulation :

  1. Mettre en mode "débogage USB";
  2. Brancher le cable usb entre le pc et le mobile;
  3. sur la page d'accueil, faire glisser le haut de l'écran vers le bas (toutes les alertes) et choisir "débogage USB : connecter le pc pour échanger des fichiers";


Y a plus qu'à profiter... Et maintenant, je retourne chercher une verre de coke...

Pizza

lundi 11 avril 2011

Connecter le samsung galaxy S à ma debian

Aujourd'hui, pour une obscure raison que j'ignore, je décide pour la première fois de connecter mon smartphone Samsung Galaxy S à ma Debian. Je branche le cable usb, naturellement, avec l'innocence du geek qui pense que Linux voit tout, entend tout, comprend tout. Premier problème : rien ne se passe. Je fais quelques recherches sur Internet et je trouve des tutoriels avec utilisation de windows en virtualbox. Ce n'est évidemment pas satisfaisant.

En creusant plus, je trouve une page où l'on peut se connecter en faisant d'obscures lignes de commandes, sans aucune explication. Le côté vaudou de Linux m'a toujours rebuté. Depuis 10 ans que je l'utilise, j'ai rarement eu l'occasion d'écrire des lignes de comande, juste parce que ça marche et que c'est comme ça. Il y a un côté hacker en moi qui refuse de prendre la solution tout faite. Résultat : je préfère rester avec un système qui fonctionne mal plutôt que de prendre des recettes ésotériques, où seuls les gourous trouvent leur compte...

N'oublions pas que la philosophie préludant à Linux est de rendre l'informatique libre, donc accessible à tous. Si c'était pour remettre des gourous à la place des entreprises qui ferment leur code source pour le protéger, inutile que ce soit libre. Il y a parfois un mauvais état d'esprit des linuxiens qui tendent à les rendre imbuvables par manque de pédagogie et d'élitisme. Pour moi, utiliser Linux, c'est d'abord parce que je trouve qu'un pingouin, c'est plus sympa qu'un logo abstrait.

Donc, tout ça pour dire que les deux méthodes trouvés sur internet ne me satisfont pas. Comment un système basé sur Linux (android), ne pourrait-il pas communiquer directement avec un système linux via un cable USB? Ma debian détecte directement une clé USB, alors pourquoi pas un périphérique usb qu'elle devrait considérer comme un ordinateur en réseau ?

Je cherche et je reviens.

Pizza, je vais chercher un coca...

dimanche 3 avril 2011

Navigation internet sous X

L'une de mes motivations étaient bien de pouvoir surfer, anonymement, depuis l'étranger. J'ai un accès ssh sur ma machine qui me permet déjà de réaliser cela sur mon réseau local. Je tape dans mon terminal "ssh -X xxx.xxx.xxx.xxx" et je me retrouve à devoir donner mon mot de passe. Une fois loggé, je n'ai plus qu'à lancer "iceweasel" et je peux surfer sur le net. Grand bonheur! J'utilise alors la machine distante pour surfer. Il me reste à configurer tout ça pour que cela soit sécurisé... car pour le moment, une attaque par force brute aurait toutes les chances d'aboutir facilement. Et puis, il me faut un dyndns en place pour récupérer l'adresse ip lorsqu'elle changera.

En tout cas, je trouve tout cela d'une grande simplicité. C'est effarant...

Pizza

jeudi 31 mars 2011

Premier assemblage de pc

Les raisons fondamentales pour lesquelles j'ai ajouté un nouvel ordinateur dans mon existence sont

  • mon précédent ordinateur souffre d'un cruel déficit de place disponible et d'une lenteur chronique exaspérante sous windows;
  • lorsque je suis à l'étranger, j'aimerais bénéficier du service d'un proxy qui me soit propre;
  • je veux bénéficier d'un ordinateur entièrement configurable, sans me soucier du fait qu'il plante le cas échéant;
  • je veux une machine pour développer mes propres programmes pour Android ou pour mon ordinateur.


Quand je regarde ma liste, je me dis qu'une machine dédiée est peut être un peu "too much" et que n'importe quel vieux coucou aurait pu faire l'affaire. Toutefois, comme la compilation des programmes et l'exécution de calculs contenant des dizaines de millions d'opérations prennent rapidement de l'énergie et du processeur, pour éviter que ça plante, il m'est apparu évident qu'il fallait passer par une machine dédiée. Pour économiser de l'argent, j'ai assemblé mon pc.

Pour une première fois, je dois reconnaître que j'étais un peu stressé. Je ne suis ni doué, ni pas doué manuellement. Je sais lire un mode d'emploi et j'avais étudié quelques tutoriels sur internet surtout celui de Assembler-pc.net). Premier constat, chaque composant est livré avec un mode d'emploi spécifique. Du coup, les tutoriels sont une aide générale plutôt qu'une aide vraiment utile. Cela aide notamment pour savoir dans quel ordre monter les composants pour que ce soit le plus simple possible. Deuxième constat, les modes d'emploi des différents composants sont succincts dans certains cas. Il n'est pas inutile d'avoir une connexion internet pour compléter par quelques photos glanées ça et là sur internet. Troisième constat, monter les composants est réellement d'une simplicité enfantine. La plupart du temps, ça se "clips" tout seul, sans effort, sans qu'il n'y ait d'outil nécessaire. Bref, un jeu presque d'enfant.

Fatalement arrive le moment tant attendu d'appuyer sur l'interrupteur "On". Et là, pour moi, rien ne se passe. Vérification des différents composants: le courant ne passe pas. Vérification des branchements des différents composants, puis quelques recherches sur internet plus tard, j'en arrive à la déduction qu'un composant doit être défectueux OU que l'alimentation n'est pas assez puissante.

Après avoir passé plus de huit heures à assembler mon pc (les lacunes des mode d'emploi sont parfois édifiantes... et parfois, c'est simplement que n'ayant jamais monté de pc, on veut être sûr et certain que c'est bien là que ça se branche. Problème : parfois ça peut se monter à différents endroits sur la carte mère. En fait, quand ça peut se monter à différents endroits, il est indifférent de le mettre à tel endroit ou tel autre... Mais quand on ne le sait pas, on se pose des questions, on cherche un exemple, une photo, etc...Résultat : on n'avance pas. D'où une perte de temps invraisemblable; C'est certain que le prochain pc que je vais monter, maintenant que j'ai vu comment ça se monte, cela ne prendra qu'une heure...

Mon alimentation est : Seasonic X-Series Fanless - 460W.
seasonic
Le mode d'emploi expliquait comment relier deux broches ATX sur la carte mère. Ce que je ne comprenais pas, c'est pourquoi il y avait autant de cables en plus. Par ailleurs, si on regarde bien, on constate que l'arrière de l'alimentation avait plein de possibilité de branchement avec des mentions du genre "CPU", "Hardrive", etc... Je lis plusieurs fois le mode d'emploi. Non, il n'y a que deux branchements prévus... De guerre lasse, à 4 heures du matin, je vais me coucher.

Je réfléchis à cette question le lendemain matin et décide finalement de faire venir quelqu'un. Un technicien passe chez moi et regarde dans le ventre de la bête. Il me félicite pour avoir tout monté correctement et "constate" que l'alimentation n'est pas complètement raccordée. Il fallait utiliser tous les fils en question pour que l'ordinateur démarre. Les branchements faits, zou! ça démarre.

Conclusion : monter son propre pc est un jeu d'enfant, MAIS il est réellement mieux d'avoir déjà vu une personne monter un pc devant vous une fois pour avoir une idée de ce qu'il faut faire sans trop d'hésitation, surtout si comme moi, vous choisissez une configuration un peu "exotique".

Pizza

samedi 26 mars 2011

Bonheur informatique: une Debian qui fonctionne

la vie est faite de plein de petits bonheurs. L'un d'entre eux est de commencer sa journée en se disant pourquoi ça ne marche pas ?!%$!# Puis, d'installer quelques logiciels et de s'apercevoir que tout fonctionne admirablement... Le "tout linux" est un choix particulier. Quoiqu'on en dise, toute distribution nécessite quelques ajustements en fonction de l'utilisateur. Insupportable de ne pas avoir un système prêt à l'emploi, qui répond aux moindres demandes, dès l'installation terminée...

Et bien non, ce n'est pas insupportable. Pourquoi? Tout simplement parce que lorsque l'on installe Windows, il faut ajouter les pilotes et les logiciels pour son appareil photo, puis pour son smartphone, aller acheter un antivirus, télécharger la dernière mise à jour, prendre la suite bureautique... Globalement, ma dernière installation windows m'avait pris au total pas loin de deux jours (16 heures environ si on compte tous les téléchargements à faire, redémarrer l'ordinateur, etc...).

Globalement, configurer ma Debian aura pris le même temps. D'abord, parce qu'un problème de conflit de logiciel m'empêchait d'avoir le Wifi. Ensuite parce que j'ai voulu tout installer sans trop réfléchir sur mes besoins. Résultat : trois installations au total. La première en mode grand débutant, configuration minimale. Pas réussi à installer les paquets suivants pour créer un environnement me permettant de prendre mes marques. réinstallation : mode grand débutant, tous les paquets. conflit irrésoluble entre ma carte wifi et les paramètres réseaux. J'ai tous modifié pour améliorer le système, massacrer mes fichiers de configuration sans faire de sauvegarde... Un vrai barbare. Résultat : je réalise que je dois tous réinstaller. Cette fois, je choisis le mode "expert" (ça fait quand même onze ans que je travaille sur Linux, même pas peur de la ligne de commande) et installation presque minimale.

Je constate que le mode "expert" est aussi simple que le mode d'installation "grand débutant" (je ne vois pas pourquoi ils ont traduit ça par "expert"), avec une configuration par défaut presque idéale... Résultat : je sors de l'installation avec un système presque complet, peu d'ajustement à faire et tout qui fonctionne. Le bonheur.

En fait, mon installation "Debian" aurait pu ne prendre que trois heures pour avoir un système top génial qui tourne sans problème s'il n'y avait pas eu mes errements... Soit nettement plus rapide qu'avec Windows...

Je comprends mieux pourquoi on dit que Debian est un système pour "expert". Ca signifie que, pour éviter les problèmes, il faut choisir ce mode d'installation. Et après tout va bien ;-)

Pizza

vendredi 25 mars 2011

Nouvelle aventure linuxienne

Pendant longtemps, j'ai souhaité migrer entièrement sous linux. Mais, à chaque fois, il y a un logiciel qui nous en empêche, une configuration matérielle problématique... et la volonté de ne surtout rien changer. Depuis 1999, je navigue entre Windows et Linux. Aujourd'hui, j'ai définitivement sauter le pas. J'ai acheté (et assemblé) un pc. Je veux en faire une vraie station d'expérience informatique. J'ai une belle configuration pour ça... Et j'ai choisi d'installer une Debian dessus. J'ai longtemps traîner mes guêtres du côté de Mandriva (au début, c'était Mandrake). Le problème de cette distribution: c'était son système de fichiers pas toujours bien organisé qui rendait dépendant.

Aujourd'hui, je veux être indépendant et libre. Alors, je choisis Linux debian, même si ce choix entraînera des difficultés de configuration propres. En même temps, on ne peut pas vouloir choisir des vêtements sur-mesure sans passer par la prise de mensuration. Sinon, il faut rester dans le prêt à porter.

J'ai choisi la haute couture; et en accompagnement, pizza / coke.

Pizza

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